Ta Dam ! 2e chapitre.

Et merci pour les reviews


Tony jura lorsqu'il trébucha dans l'escalier.

- On y voit rien ! ajouta-t-il, y'a pas des lampes torches quelquepart ?

- Ne m'as-tu pas dit, un jour, que ta vue était tellement développée que tu voyais aussi bien de jour que de nuit ? ricana Kate.

- Ca ne devait pas être moi, répondit-il. Et puis il est où ce générateur ?

- Au niveau des garages je crois, dit McGee.

- C'est large ça, le bleu.

- Oui, ben…on est à l'étage du labo, je vais chercher Abby et je vous rejoinds après.

- Ouais c'est ça, et ramène des torches si t'en trouves, on sait jamais.

McGee ouvrit la porte et s'engouffra dans l'antre de la jeune gothique. Tony et Kate le regardèrent disparaître et reprirent leur descente.

Arrivés en bas ils explorèrent la pièce du regard.

- On ne voit toujours rien, reprit l'Italien, il faut trouver de quoi s'éclairer.

- Je crois qu'il y a des lampes de secours à l'autre bout de ce garage.

- Ok je vais voir.

Tony avançait dans la salle, une main devant lui pour éviter les obstacles, avec pour seul éclairage la lumière présente au-dessus des deux sorties de secours du garage. Il repensait à son rêve. Gibbs y était apparu, encore. C'était peut-être un signe… Rêver de son patron lui était déjà arrivé mais les rêves ressemblaient plutôt jusqu'alors à des cauchemars où son patron le poursuivait, l'arme à la main, en aboyant des ordres impossibles à réaliser. Mais cette semaine les rêves avaient été légèrement plus… Sentant une vague de chaleur l'envahir il préféra penser qu'il avait simplement besoin de vacances.

Alors même qu'il décidait de penser à autre chose, une ombre noir lui sauta dessus en hurlant. Ce cris fut très vite accompagné par celui de Kate restée à l'autre bout de la pièce. Tony tomba à terre entraînant l'ombre avec lui.

- Ouille, gémît-elle, Tony ?

- Abby.

- Tony ! appela la voix inquiète de Kate à l'autre bout de la salle. Ca va ? Je viens !

- Je vais bien ! c'est Abby ! (Puis il se tourna vers celle-ci.) Je peux savoir ce qui t'a pris ?

- C'est bon je voulais juste te faire une blague, soupira-t-elle, ce n'est pas tout les jours que le courant saute. En fait on se croirait dans une de ces histoires géniales où… mais qu'est-ce que vous faites là d'ailleurs ?

- On cherche le générateur principal, répondit Kate arrivée à leur niveau. Figure-toi que tout le monde n'aime pas vivre dans le noir, Abby.

- Whouu ! Je vais vous aider !

- Abby ça n'a rien d'une chasse au trésor, reprit Tony, Gibbs va descendre si le problème n…

- Gibbs va descendre ? Whaou ! Vous croyez qu'on pourrait faire un cache-cache dans le noir ? Et McGee ? Et McGee, il est où ?

- … Tu as encore abusé de la caféine.

- Haha ! Juste un peu mais je me sens bien.

- Abby, tu ne saurais pas où il est ? demanda Kate. Le générateur ?

- Si, bien sûr !

- Pourquoi ne pas l'avoir dit plus tôt ? grogna Tony.

- Mais parce que tu l'as pas demandé ! Suivez-moi !

Elle sauta sur ses pieds et partit en courant dans la pénombre. Kate la suivit d'un pas moins assuré. Tony eut vaguement une pensée pour le bleu que tout le monde avait oublié et les suivit.

OoOoO

Gibbs avait fait rapidement le tour des bureaux du N.C.I.S. pour se rendre compte que, comme l'avait dit Tony, les autres agents étaient tous partis. Il soupira et se résigna à partir à la recherche de ses pauvres agents à lui qui semblaient ne pas s'en sortir avec ce foutu générateur. En plus, il avait laissé Tony tout seul avec Kate, enfin, Kate toute seule avec Tony… Bon, il n'aimait pas l'idée que ses deux agents puissent être tous les deux seuls dans le noir. Pourquoi ? Aucune idée. Leroy Jethro Gibbs ne s'arrêtait pas sur ce genre de questions sans importance. Il suivait simplement son instinct. Instinct qui lui disait qu'il fallait qu'il descende le plus vite possible.

L'homme prit donc les escaliers de secours et se dirigea vers les sous-sols. Alors que son esprit s'acharnait à lui montrer l'image d'un jeune Italien endormi sur son bureau, et à lui dire qu'il ne savait en fait pas où était le générateur de l'agence, il heurta quelqu'un de plein fouet. Il fut projeté à terre et laissa échapper un grognement.

- Oh ! Pardon… monsieur, dit une voix qu'il connaissait, je suis désolé… enfin, je…

- McGee ?

- Non monsieur, c'est Palmer, je…

- Palmer ?

- Oui, l'assistant du Dr Mallard.

- Je sais qui vous êtes ! Mais qu'est-ce que vous faite encore ici ?

- Eh bien j'allais vous l'expliquer, le Dr Mallard voulait faire quelques finitions sur un de ses patients donc nous sommes restés un peu plus tard ce soir, mais les lumières se sont éteintes donc il m'a envoyé vous chercher pour savoir pourquoi. Quand je suis parti il disait que ça lui était déjà arrivé lorsqu'il était à la faculté et qu'à ce moment-là les portes étaient automatisées et que donc ils n'avaient, lui et ses amis, même pas pu sortir de leurs salles de cours, vous imaginez ? Ils étaient coincés dans le noir avec leur professeur qui était apparemment d'une humeur massacrante puisque… euh… excusez-moi.

- Ducky est resté en bas ?

- Oui monsieur.

- Bien retournez le voir et rentrez chez vous tout les deux pour ce soir, le temps qu'on résolve le problème.

- Mais, heu… bien monsieur.

Gibbs se releva et s'apprêta à suivre le jeune légiste lorsqu'il se ravisa. Il était à l'étage des laboratoires. Il gomma donc l'image de DiNozzo qui lui trottait encore dans la tête et se mit à la recherche de sa scientifique préférée. Mais à peine avait-il ouvert la porte qui menait au couloir des labos qu'il se retrouva à nouveau projeté à terre par le poids certain d'un homme. Encore.

- Mais c'est pas vrai ! jura-t-il. McGee !

- Patron ? Deso…(Le bleu coupa ses excuses en plein milieu et reprit :) J'ai réussi à ouvrir les portes automatiques, monsieur, mais Abby n'est plus dans son labo.

- Elle doit être dans le garage, on descend !

- Oui patron.

- Et je vous prévient McGee, regardez où vous marchez parce que la prochaine fois que je me retrouve parterre je donne à la personne fautive tous les vieux dossiers en retard à classer !

- Bi- Bien monsieur.

Gibbs se releva en grognant et se dit que s'il le pouvait il boirait tout le café que contenait la machine du troisième étage. Ils descendirent alors les quelques étages suivants et pénétrèrent dans le garage où Abby avait l'habitude de travailler.

OoOoO

Tony passa une nouvelle porte. La cinquième. C'était le sixième garage qu'il visitait ce soir. « C'est pas possible, le bâtiment est pas aussi grand » se lamenta Tony. Kate et lui avaient depuis longtemps perdu Abby dans la pénombre. En fait elle devait être assez loin puisqu'ils ne l'entendaient même plus chanter. Avancer à tâtons à la recherche d'un générateur perdu commençait à vraiment l'ennuyer. Dommage qu'il soit dans le noir absolu, avec de la lumière il aurait certainement pu se trouver un jeu passionnant comme chercher les différences entre les six garages ou…

- Tony ?

Kate coupa court à ses réflexions.

- Ouais, je suis là, répondit-il.

- Tu crois qu'il est encore loin ?

- De quoi ?

- Devine !

- Ah ! Sais pas. En fait ça me rappelle un film où le héros et sa copine se retrouve enfermés dans une vieille maison. La fille flippe à mort parce qu'il fait tout noir et le gars lui roule un gros patin. D'ailleurs je me suis toujours demandé, ça vous rassure vous, les femmes, lorsqu'un homme vous embrasse ?

- N'essaye même pas. Je vais retourner dans le garage d'avant pour voir si on a pas loupé une porte. Tu attends ici ? Peut-être qu'Abby va revenir.

- Ok, ça marche. Un petit bisou avant de partir ?

Pour toute réponse Kate claqua la porte. Tony ricana. « Pas drôle, toujours aussi coincée, pensa Tony, et si…? » Tony ricana une seconde fois. Tout fier de son idée, il se cacha derrière la porte bien décidé à voir quel effet avait ses lèvres sur la jeune femme. « Je vais me planquer là et lui sauter dessus quand elle reviendra. Je vais lui offrir un baiser qu'elle ne va pas oublier de si tôt. »

Tony se plaqua donc contre le mur et attendit avec un grand sourire mi-sadique mi-idiot. Il se mit à penser qu'il y avait une autre personne sur qui il aimerait tester les effets de ses lèvres. Oui, embrasser son patron ne devait pas être désagréable… « Mais qu'est ce que je raconte ? » Il soupira.

C'est alors que la porte se rouvrit. « Kate » Avec un petit ricanement Tony bondit et poussa la sombre silhouette légèrement plus petite que lui contre la porte. Puis il plaqua ses lèvres sur les siennes. « Hum » C'est que ce n'était pas désagréable! Il fut un peu étonné lorsqu'il ne rencontra aucune résistance mais décida d'en profiter. Il glissa alors sa langue entre les lèvres entrouvertes de l'autre tout en pressant son corps contre le sien. Alors que leurs langues commençaient un lent ballet, il sentit vaguement qu'on le poussait contre le mur d'en face, le prenant complètement au piège. Tony devait avouer que dans ce genre d'exercice il préférait en général garder le contrôle de la situation mais à peine avait-il touché le mur qu'il avait été dans l'incapacité total de réagir. La douceur de ces lèvres dans son cou, le petit arrière goût de café de cette langue, ce corps musclé contre le sien… Il entendit un gémissement à peine audible dont il fut incapable d'identifier la provenance.

Une seconde… Un goût de café et un corps musclé… Il n'avait jamais remarqué que Kate buvait du café. De plus on ne pouvait pas vraiment la caractériser avec l'adjectif « musclée ». Alors qu'Anthony DiNozzo prenait vaguement conscience de la personne qui était en train de remonter ses mains sous sa chemise, la lumière se ralluma brutalement faisant apparaître le visage de Gibbs juste devant le sien.

Celui-ci grogna. Puis il décolla son corps de celui de son agent. Alors qu'il arrangeait sa veste tout en s'éloignant de lui avec son flegme habituel, Tony le regarda incrédule et prit pleinement conscience de la situation : « je viens de… je viens d'embrasser… » Gibbs lui jeta un dernier regard et sortit de la pièce comme il y était entré. Tony gémit intérieurement : « Mon dieu… »


« Rire Sadique » Il faudra attendre pour la suite.

Reviews, please ? (vais devenir accro)