Disclaimer : Personnages d'après J.K. Rowling.
Bêta-Reader : Chipuliara !
Pairing : Drarry
Rated : MA (PWP)
Auteur : Ardha
Note : Bonjour les gens ! Aujourd'hui (comme l'année dernière et l'année prochaine) en ce 14 novembre, Chip et moi ont fête notre anniversaire de collaboration, nos deux ans pour être plus précise ! Et notre cadeau cette année est ce PWP (assez pervers) J'espère que ça vous plaira :)
Bonne lecture !
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Les noces de cuir
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Le soleil se couchait à l'horizon quand Draco poussa la porte de l'appartement qu'il partageait avec Harry. L'appartement d'Harry en réalité. Mais depuis le temps, c'était un peu devenu le sien aussi. Draco se rappelait comme si c'était hier, du jour où son compagnon lui avait proposé d'emménager chez lui. Il avait accepté sans hésitation. Bien sûr qu'il avait accepté sans hésitation, il l'aimait Harry.
Un attaché-case sous le bras, il soupira en fermant le battant du bout du pied. Sa journée avait été abominablement longue et il n'avait fait que rêver de son lit. Il posa sa mallette sur le guéridon de l'entrée avec ses clés puis défit sa cape pour la jeter sur le canapé. Cela fait, Draco se figea et fronça les sourcils. L'appartement semblait vide. Vide et silencieux.
Pourtant Harry devait être là. Avait-il été retenu au Ministère ? L'avait-on appelé pour une mission à l'autre bout du pays comme on le faisait souvent ? Le Sauveur aimait son boulot. Être Auror, arrêter des criminels, ça lui plaisait. Mais il râlait de plus en plus quand les missions s'enchaînaient et qu'ils ne pouvaient pas se voir pendant des semaines.
- Harry ? appela-t-il.
Personne ne lui répondit et Draco soupira, impuissant, en imaginant passer la soirée complètement seul. D'un geste expert, il enleva ses chaussures et ses chaussettes, passa sa main dans ses cheveux. En se dirigeant vers la cuisine pour se servir un verre d'eau, l'ex-Serpentard remarqua des pétales de roses maculant le sol. Des pétales de roses ?
Des yeux, il suivit le chemin que formaient les pétales. Ça allait de la cuisine et se glissait sous la porte de leur chambre. Draco fronça les sourcils. Sérieusement ? C'était horriblement romantique. Abominablement niais. Mais indéniablement adorable.
Un délicieux sourire chatouilla ses lèvres alors qu'il marcha à grands pas vers leur chambre. Après avoir ouvert le battant, il resta paralysé de surprise sur le seuil. S'il n'avait pas été un Malfoy, pas de doute qu'il aurait bavé des litres et des litres de salive.
Harry était là. Allongé sur le lit, des pétales de roses posés sur le matelas. Cela aurait pu être banale, quoi que assez charmant. Mais le corps du brun était vêtu d'un simple petit short de cuir. Vraiment, vraiment petit, pensa Draco, envoûté. Il dut se mordiller la lèvre inférieure pour ne pas gémir quand Harry commença à se bouger avec grâce et frustration, semblait-il. Les poignets fins de l'Auror étaient retenus à la tête du lit, le mettant totalement à sa merci. Ses yeux merveilleusement verts étaient présentement fermés et des sons sortaient à intervalles réguliers des lèvres vermeilles qu'il voulait tellement embrasser.
- Que me vaux le plaisir d'un tel accueil ? dit-il finalement d'une voix rauque.
Harry sursauta et releva la tête, tirant un peu sur ses bras entravés. Ses yeux étaient embrumés par le plaisir et ses joues rosissaient délicieusement.
- Draco, souffla-t-il, le souffle un peu court. Je t'attendais.
- Je vois ça.
Doucement, le blond se détacha du seuil et avança dans la pièce en refermant la porte derrière lui. Avec des gestes aguicheurs, il desserra sa cravate et sourit quand il remarqua que les yeux de son compagnon suivaient chacun de ses mouvements. Puis il enleva prestement sa robe encombrante avant de se diriger vers le lit où il s'agenouilla, son regard voyageant sur le corps offert.
- Il y a une raison particulière ? demanda-t-il, sa gorge s'asséchant quand il tomba sur le sexe déjà à demi-dur moulé dans le short en cuir extrêmement serré.
- Je voulais te faire plaisir, sourit l'autre en bougeant un peu du bassin.
A ce geste, Harry gémit et ferma les yeux. Draco ne savait pas pourquoi il réagissait ainsi, même s'il le savait sensible, mais mit ses interrogations de côtés pour poser sa main à plat sur le torse se mouvant rapidement et la descendre jusqu'au ventre. Harry frémit sous son touché.
- Tu es toujours aussi horriblement sensible.
- Seulement quand c'est toi qui me touche.
Un sourire satisfait prit place sur les lèvres du blond qui se pencha pour poser ses lèvres sur les tétons durcis. Il les attrapa entre ses dents, les mordilla doucement, tira dessus et les lécha avec application. Harry gémissait de plus en plus fort. Doucement, Draco se redressa jusqu'à ce que sa joue touche celle de son compagnon.
- Tes gémissements sont délectables. Ils embrasent mon corps, Harry. Tu me rends fou, chuchota-t-il à son oreille.
- Draco, répondit l'autre en tirant sur les liens.
Il savait qu'il voulait le toucher, mêler ses doigts à ses mèches soyeuses, caresser son dos, le griffer sous le plaisir comme il le faisait habituellement.
- Détache-moi, supplia le brun.
- Non. Tu t'es toi-même attaché, subis les conséquences de tes actes.
Délicatement, il déposa ses lèvres sur la joue rosie, descendit le long de sa mâchoire jusque dans le creux de son cou. Avec application, il mordit, lécha et aspira la peau sensible. Harry cria de plaisir. Quand il fut satisfait de la marque rouge, il glissa sur le torse dans une ribambelle de baiser et ne s'arrêta qu'à son bas ventre, là où le short entravait son passage.
- Quand as-tu acheté cela ? demanda-t-il.
Il passa sadiquement un doigt tendu sur le tissu moulant, touchant, au travers, le pénis de son amour. Il se délecta du cri d'envie mais préféra couler sa main sur les cuisses indécemment écartées pour lui. Il les caressa, doucement, amoureusement en attendant qu'Harry lui réponde.
- Aujourd'hui, soupira le brun. Pour toi et rien que pour toi.
Son sourire s'agrandit et il baissa les yeux sur les jambes fines qui frémissaient sous ses touchers aériens. Ses yeux furent attirés par un léger éclat. Cédant à la curiosité, il avança une de ses mains vers le fessier de son compagnon et son sourire attendrit devint pervers. Une fermeture éclaire.
- Je ne te savais pas si coquin, Harry.
- Il faut bien que je te surprenne, je ne voudrais pas que tu te lasses de moi.
Draco releva les yeux vers l'ex-Gryffondor qui s'était fait étrangement sérieux. Il eut envie de le frapper face à de telles idioties. Mais ils n'étaient plus des gamins et il préféra s'allonger à demi sur lui pour venir l'embrasser passionnément. Les lèvres d'Harry étaient chaudes sous les siennes. Alors que la langue du brun venait demander l'entrer à sa bouche, Draco se fit la remarque qu'il pourrait passer sa vie à l'embrasser sans jamais en être agacé.
- Jamais je ne me lasserai de toi, Harry. On est mariés pour le meilleur et pour le pire, jusqu'à ce que la mort nous sépare. Et encore, te connaissant je ne suis même pas sûr que la mort serait un obstacle pour nous.
- On emmerde la mort, répondit-il avec un délicieux sourire.
Draco s'empressa de l'effacer en l'embrassant presque avec rudesse pour lui donner son accord. Ils emmerdaient la mort. Et pour le moment plus rien ne comptait à part eux et ce short indécent.
- Et maintenant assez parlé, passons aux choses sérieuses.
Harry haleta à cette phrase et acquiesça vivement de la tête. Lui aussi attendait ce moment depuis des heures et il était impatient. Il regrettait simplement de s'être attaché, il aurait aimé déshabiller Draco.
- Détache-moi, demanda-t-il une nouvelle fois. Pour te déshabiller.
- Non, tu es totalement à ma merci, laisse-moi jouer avant.
En réponse, le blond enleva sa chemise, laissant ses abdos au regard lubrique d'Harry. Il aimait quand les yeux verts s'assombrissaient et qu'ils vagabondaient sur son corps parfait. Dans ces cas là – et dans de nombreux autres – il se sentait aimé et désiré. Draco avait toujours apprécié plaire. Mais aujourd'hui, le seul qui comptait était Harry. Ce même type qui le bouffait du regard, allongé dans leur lit, soumis à son bon vouloir.
A quatre pattes, il avança félinement sur le matelas, enjamba le brun et l'embrassa avec toute la douceur du monde. Son corps s'arqua légèrement, juste assez pour que son excitation soit en contact avec celle entravée par le cuir. Le frottement s'accentua jusqu'à ce qu'ils cessent le baiser. A ce moment là, Draco se hissa sur les bras et s'assit sur le torse du brun. Il ouvrit son pantalon et sortit son sexe palpitant.
Sous lui, Harry leva un sourcil surpris.
- Tu n'avais pas de sous-vêtements ? demanda-t-il.
Draco eut un sourire carnassier alors que sa main commençait un lent va-et-vient. Les yeux verts s'accrochèrent au mouvement et ne le quittèrent plus. Il se demanda même si Harry attendait réellement une réponse ou s'il ne voulait que toucher sa verge.
- Non, pas aujourd'hui. Je pensais que tu allais venir me rendre visite au boulot et je voulais être prêt. Ne pas porter de boxer était plus simple.
- Mais je ne suis pas venu, objecta Harry sans lâcher son sexe des yeux.
- Mais tu n'es pas venu, approuva-t-il. Et j'ai été horriblement déçu.
- Je peux me rattraper, proposa le brun en avançant le visage.
Draco baissa le regard vers ses lèvres qui n'étaient plus qu'à quelques centimètres de son pénis. Il s'imaginait sans mal se faire aspirer par cette bouche tant aimée. Un grognement monta dans sa gorge et il avança de lui-même son bassin.
- J'y compte bien, souffla-t-il en posant un baiser sur le haut du crâne brun. Oh Harry…
Il rejeta la tête en arrière quand les lèvres chaudes entourèrent son gland pour ensuite glisser sur toute sa longueur. Par Salazar ! Jamais il ne s'habituerait à cette langue si talentueuse qui lui faisait souvent voir les étoiles.
Sous le désir que la caresse fit monter en lui, Draco se rattrapa au mur face à lui, se levant légèrement pour pouvoir donner de petits coups de bassins, imposant son propre rythme. Harry se laissa faire avec plaisir, ouvrant un peu plus la bouche pour l'accueillir tout entier.
- Regarde-moi, ordonna Draco en baissant la tête. N'évite pas mon regard.
Harry releva les yeux vers lui, sa langue s'enroulant autour de son gland sensible avec délice. Le regard vert brûlait férocement et Draco glissa sa main dans les mèches brunes pour le récompenser de la vigueur qu'il y mettait. Et Merlin ! C'était tellement bon.
Rapidement, il attrapa son sexe à sa base et vit avec satisfaction que son compagnon sortait immédiatement la langue comme pour lui redemander de revenir dans sa bouche. Merveilleux. Extatique. Il fit rouler son gland sur la langue tendue puis sur ses lèvres, les barbouillant de liquide pré-séminal, excité par les gémissements du Sauveur du Monde Sorcier.
- Tu me tues, Harry. Tu es tellement parfait, annonça-t-il d'une voix rauque en le regardant fermer les yeux de contentement.
- Draco, est-ce que tu…
- Oui, le coupa-t-il. Il est grand temps que je te prépare.
Il se releva, envoya valser son pantalon qui entravait ses mouvements puis se positionna entre les jambes écartés. Avec révérence, il embrassa d'abord les chevilles puis remonta avec une lenteur calculé jusqu'en haut de ses cuisses.
- Tu vas devoir te retourner, Harry.
- Comment je peux me retourn-aaaah !
Sans prévenir, Draco avait retourné le corps fin de son amant lançant un sort pour enlever les liens puis un nouveau pour les remettre, empêchant Harry de parlementer. Maintenant à quatre pattes devant lui, il embrassa l'arrière des cuisses, mordillât la peau halée. Le brun rejeta la tête en arrière, le suppliant de continuer. Sans jamais arrêter ses douces tortures, Draco ouvrit lentement la fermeture du short, lui donnant une vue imprenable sur une certaine partie de son anatomie qu'il désirait tant.
Seulement, quelle ne fut pas sa surprise de voir un socle noir entre les deux globes, cachant l'entrée à ce corps chéri. Draco écarquilla un instant les yeux avant de laisser un sourire pervers prendre place sur ses lèvres, d'attraper le socle et de le tourner délicatement. Merlin ! Qu'il pouvait l'aimer ce type. Il était fier de savoir qu'il était à lui et rien qu'à lui.
- Oh ! Draco, souffla Harry en cambrant son dos.
- Un plug, beau brun ? Tu es vraiment un pervers.
- C'était pour t'attendre, pour être prêt, tenta-t-il de se justifier.
Le blond tira un peu sur l'objet, sans le retirer, faisant haleter Harry qui parlait difficilement.
- Pas besoin d'excuses. J'aime ça. Je t'aime toi et ce petit côté pervers, sourit-il.
Sans être brusque, il força un peu pour sortir le plug, regardant avec fascination le trou plissé rester sensiblement dilaté. Sa langue vint lécher ses lèvres, désireux de se perdre dans le corps finalement musclé face à lui. Il se plaqua doucement contre lui. Ils gémirent en cœur quand le sexe de Draco rencontra les fesses fermes d'Harry.
Amoureusement, l'ex-Serpentard embrassa l'épaule à portée de lèvres, posa son front contre le bas de la nuque du brun et souffla doucement. Ses hanches imprimaient d'elles-mêmes un lent va-et-vient comme s'il le pilonnait déjà.
- Draco, je… te veux en moi… maintenant.
Il esquissa un sourire contre la peau en sueur et donna un coup de reins plus puissant que les précédents.
- Tu es sûr ?
- Ou-oui, s'il-te-plaît…
- Pas de préparation ?
Sa main voyageait sur le dos offert, caressant les flancs sensibles du bout des doigts. Il prit plaisir à voir la chair de poules se former sur les bras tendus. Descendant toujours plus bas, il n'attendit aucune réponse pour enfoncer un doigt dans son anus, le tournant encore et encore. Un deuxième doigt vint se rajouter au premier et Harry gémit de plaisir en baissant la tête.
Draco savait qu'il en voulait plus. Qu'il le voulait lui, comme il l'avait si gentiment demandé. Mais il ne voulait pas le blesser et il souhaitait le voir supplier. Supplier tel un drogué en manque de sa came. Tout en le doigtant, Draco alla lécher avidement le lobe de son oreille, susurrant :
- Est-ce que tu m'imaginais à la place du plug quand tu l'as enfoncé en toi ? Est-ce que tu imaginais mon sexe te remplir, t'écarter, te faire mien ?
- Oh, Dray… Oh ! Ouii…
Un vicieux doigt venait de se rajouter aux deux autres, le dilatant plus qu'il ne l'était déjà. Il le fouillait avec dextérité, le faisant crier.
- Tu verras je serai meilleur qu'un vulgaire bout de plastique, promit-il en posant un léger baiser dans le cou marqué.
- Je… j'en doute… pas, haleta Harry en se tournant légèrement pour qu'il l'embrasse.
Ce qu'il s'empressa de faire, les doigts toujours enfouis en lui. Leurs langues dansèrent ensembles pendant de longues secondes avant qu'Harry ne s'éloigne en criant, les yeux écarquillés.
- Prostate, soupira Draco avec joie.
Alors que le brun hocha violemment de la tête pour l'approuver, il chercha sur la table de nuit la bouteille de lubrifiant jamais très loin d'eux. Après l'avoir attrapée, il versa une généreuse rasade dans sa main, l'étalant sur son érection palpitante. Délicatement, il enleva ses doigts et posa ses deux mains sur les hanches fines toujours recouvertes du short. Ses doigts s'enfoncèrent dans la peau délicate.
- Je… commença-t-il.
- Vas-y, coupa Harry. Viens, maintenant.
Qui était-il pour ne pas répondre à une supplique pareille ? La voix était tellement chaude, rauque, cassée. La demande si érotique, charnelle, plaisante. Et il n'était qu'un homme. Un homme qui aimait un autre homme et qui ne rêvait que de lui faire l'amour depuis le matin même.
Alors, Draco s'accrocha au bord du short et s'enfonça dans le corps frissonnant. Les chairs l'entouraient parfaitement et il crut défaillir quand Harry les resserra subitement autour de lui. Six ans qu'ils sortaient ensembles et Salazar ! C'était toujours aussi bon de se perdre en lui.
- Si tu savais comme c'est bon d'être en toi. Tu m'inspires tellement que c'en est presque indécent. Comment fais-tu pour être aussi serré alors qu'on ne cesse de coucher ensemble ?
Il était pour le moment immobile, le temps qu'Harry s'adapte à sa longueur. La respiration de ce dernier semblait difficile et il ne savait même pas s'il l'avait réellement entendu. De toute façon, il n'attendait pas de réponse.
- Ça va ? chuchota-t-il finalement à son oreille.
- Tu es tellement gros, gémit en retour Harry.
- Je sais, rit-il. Mais tu t'adaptes très bien.
Draco se recula un peu, laissant seulement son gland à l'intérieur du brun et ne bougea plus.
- Bouge Harry, ordonna-t-il fortement. Dose toi-même de la vitesse et de la quantité que tu prends en toi.
Harry ne fut pas surpris et il recula son bassin, un peu, avant de repartir sur l'avant. Le rythme affreusement lent fit serrer les mâchoires de Draco qui subissait sans un mot la douce torture. C'était un jeu auquel ils s'adonnaient souvent. Harry lui avait rapidement révélé aimer être pris par lui et si parfois, ils échangeaient les rôles, il était courant de voir Harry être un passif actif.
- C'est bien, murmura-t-il alors que le brun prenait un peu plus de sa grosseur en lui. Tu aimes ?
- Oui, oh merlin, oui.
- Bien.
Les poignets toujours attachés au montant du lit, Harry accéléra un peu son mouvement. Il haleta librement et Draco grognait de tant à autre sous les sensations exquises qui lui brûlaient le corps entier.
D'un coup, le brun s'empala jusqu'à la garde et Draco rejeta la tête en arrière, un long gémissement sortant de sa bouche alors que ses doigts s'enfonçaient plus durement dans les hanches du plus petit.
- Salazar ! souffla-t-il. Refais-ça, Harry.
Le brun fit sûrement semblant de ne pas l'entendre puisqu'au lieu de le reprendre tout entier, il se contenta de coups rapides et peu profonds. Draco grogna et frappa la fesse droite à sa portée.
- Oh ouii, Dray ! haleta-t-il en s'empalant jusqu'à la garde.
- Continue, Harry.
Le brun arrêta de jouer avec ses nerfs et accéléra les mouvements en allant toucher son bas-ventre à chaque poussée. Les gémissements se firent plus forts, plus audibles. Draco dut se mordre la lèvre inférieure pour ne pas simplement le pilonner de toutes ses forces.
- Ah… Anh ! C'est bon, c'est…
- Jouissif, susurra-t-il à son oreille.
- Draco, je… anh ! Je peux me… toucher ?
En bon prince, le blond déboutonna le short, laissant sortir le sexe suintant de l'Auror. Il le prit en main un instant, son pouce glissant sur la fente du gland étalant un peu de liquide sur ses doigts. Après trois va-et-vient cadencés, il délaissa la verge.
- Vas-y, Harry, touche-toi, ordonna-t-il en détachant une seule de ses mains.
- Et toi, défonce-moi Dray, gémit-il en se prenant en main.
Surpris, Draco ne bougea pas. Ce n'était pas la première fois qu'Harry lui demandait cela mais jamais il ne l'avait fait si crûment. Oh, pas que ça le gênait, il n'était juste pas habitué. Mais il pourrait le faire rapidement, si Harry le désirait.
- Tu veux que je te prenne ? Fortement, violemment, brutalement ? Tu veux que je te baise, Harry ? chuchota-t-il d'une voix terriblement rauque.
- Oui, oh putain, oui je le veux ! Fais-moi jouir.
- Très bien, acquiesça Draco.
Alors Draco s'exécuta. Il sortit son sexe des fesses fermes et revint brusquement dans le corps suppliant. Chaque coup de rein faisait voir des étoiles à Harry qui se masturbait d'un simple mouvement souple et lent. Rapidement, le blond se mit à haleter et ses coups de reins devinrent de véritables coups de butoir. Même s'il sentait la jouissance monter, il ne voulait pas venir avant son amant. Il y mit alors toutes ses forces, percutant à chaque fois la prostate malmenée. Harry criait, ses yeux roulants dans ses orbites sous le plaisir grandissant.
- Jouis, Harry. Maintenant.
Comme s'il n'attendait que cela, l'ex-Gryffondor se libéra dans sa main, déversant sur le lit des jets de semences. Ses doigts se contractèrent, toujours autour de sa verge, faisant durer l'orgasme encore et encore. Il eut à peine conscience que Draco venait de jouir à l'intérieur de lui, le marquant comme sien de son sperme.
La respiration erratique, ils restèrent un long moment sans bouger, le blond toujours à l'intérieur de son amour. Quand enfin Draco s'éloigna, il passa un sort de nettoyage sur eux et détacha l'autre main de son amant qui alla s'écrouler sur le matelas, sans force. Indulgent, il s'allongea à ses côtés et le prit contre lui.
- C'était… waou ! souffla Harry en se pelotonnant contre lui.
- Je suis d'accord, sourit-il en retour.
Allongé sur le matelas, Draco caressait du bout des doigts le dos de son compagnon, les yeux fixés sur le plafond. Ils étaient bien. Vraiment, vraiment bien.
- Et c'était pour quoi, tout ça ? Je veux dire les roses, le short en cuir, les liens, cette baise phénoménale ?
Harry rit un peu avant de tourner son visage vers lui, accrochant son regard au sien. Draco avança une main tremblante et effleura sa tempe avec douceur.
- C'était mon cadeau. Joyeux anniversaire, mon amour, chuchota l'Auror.
Les deux émeraudes brillaient de malice et il ne put que se pencher pour l'embrasser longuement.
- Deux ans déjà que tu as accepté ma main. Deux ans que tu as fait de moi, le plus heureux des hommes, dit-il avec un sourire. Bon anniversaire.
Tendrement, Harry lui sourit et le regarda avec des étoiles dans les yeux. Je t'aime aussi. Ils ne se quittèrent pas du regard avant un long moment, laissant leurs cœurs reprendre un rythme normal.
- C'était encore un principe Moldu ? demanda finalement le Sang-Pur.
- Oui. Les deux ans de mariage sont les noces de cuirs. Normalement j'aurais dû t'offrir un objet qui en aurait été composé, mais je me suis dit que tu préférais m'avoir moi recouvert de cuir.
- Tu as bien fait, mon cœur.
Jamais il n'oublierait ce cadeau et, pour une fois, il remerciait les Moldus d'avoir inventé de telles fêtes. Noce de cuir. Sérieusement ? Il n'y avait que les Moldus pour avoir de telles idées.
Secouant la tête, Draco se redressa dans le lit, repoussant délicatement Harry qui le regarda faire avec surprise. Seulement il ne s'en préoccupa pas et ouvrit le petit tiroir de sa table de chevet. A l'intérieur, un écrin rouge sang reposait, attendant d'être offert à son propriétaire.
Soudainement nerveux, Draco le tourna entre ses doigts, hésitant à le donner.
- Dray ? demanda Harry en passant ses bras autour de son cou, son torse se collant dans son dos.
- C'est mon cadeau mais je… Tiens, ouvre-le. Mais on ne sera pas obligé d'y aller si tu ne le veux pas. Je veux dire, on fera comme tu voudras. Je pensais que ça pourrait être une bonne idée mais… Bref, ouvre-le.
Harry lui prit l'écrin des mains, le regarda, sourit et ouvrit la petite boite. A l'intérieur, posée sur un socle beige, une clé argentée attendait. Avec des doigts tremblants, le brun la prit et l'observa. Il serait tenté de croire que Draco avait voulu faire une métaphore. Tu détiens la clé de mon cœur. Mais ce n'était pas le genre de Dray.
- Qu'ouvre-t-elle ?
- On a fait des recherches avec Severus et… on a découvert que les Potter avaient un manoir laissé à l'abandon pas très loin de Godric's Hollow. Alors, je l'ai acheté et tout le monde m'a aidé à le remettre en état. Mais je comprendrais si tu ne voulais pas y aller, après tout on est bien ici mais je me suis dis que peut-être tu préférerais vivre dans la maison de tes ancêtres…
- Dray ? le coupa Harry, un doux sourire sur le visage.
- Quoi ?
- Tu parles beaucoup trop.
Puis Harry se jeta sur lui, l'embrassant à pleine bouche, la main crispée sur la clé nouvellement offerte. Draco se laissa faire avec joie, posant de façon possessive ses mains sur les hanches de son mari.
Et en le tenant là dans ses bras, il se dit que sa vie ne pourrait être plus fantastique et que la guerre était loin derrière, tellement loin qu'elle ne laissait plus d'ombre dans le regard des survivants. Le temps passait et, avec lui, la joie et la félicité revenaient à l'ordre du jour. De ce jour si précieux.
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Alors ? Comment vous avez trouvé ?
Merci de nous avoir lu et à l'année prochaine (ou plus rapidement pour certains ^^)
Bonne journée les gens
Ardha
PS : J'essayerai de répondre à vos reviews assez rapidement mais malheureusement je n'ai pas tout le temps que je voudrais et entre mes écrits et les réponses aux reviews sur Sans Vous, cela peut prendre un peu de temps, donc pas d'inquiétude ! Et pour les anonymes : le lien de notre site (où on vous répond) est sur notre profil.
