Bonjour à toutes !
Le prologue vous a intrigué, et vous avez été nombreuses à le dire ! Je remercie donc chaleureusement (pour compenser le temps...) à : xenarielle93, Mamanlily, odreu010, shona91, calimero, htray2000 (Je te présente officiellement mes excuses ^^), Citronade, Stella82, CeriseBella, sand91, Miss Sadique et petitelulu27.
Merci aussi pour vos mises en alerte et favoris. Et bienvenue aux nouvelles !
Petite réponse aux non-inscrites :
Chrystine : Voici le chapitre ! J'attends ton avis :) Merci pour ta review.
tia63 : La suite est là ! J'espère qu'elle te plaira. Merci pour ton message.
Bonne lecture. Je rappelle que les personnages ne m'appartiennent pas, et que l'histoire dépend de mon humeur :).
Chapitre 1
Pov Bella
Je pourrais commencer par me présenter, mais ça ne servirait à rien. En fait, je ne me souviens même pas de mon prénom, et encore moins de mon nom de famille. Je crois avoir 17 ans. Je n'ai presque plus de souvenirs de mon ancienne vie. A vrai dire, mon dernier vrai souvenir remonte au jour où je suis arrivée ici. Au manoir Cullen.
J'étais dans la forêt, et je courrais. Ne me demandez pas pourquoi, je l'ai oublié. Peut-être avais-je un ours à mes trousses ? Ou alors je faisais une course avec des amis ? Ce n'est pas le plus important. L'important, c'est que je ne regardais pas où j'allais. Mais avec le recul, même si j'avais regardé, je n'aurais jamais vu ce piège à loup.
C'est après être tombée que je perçus la douleur, une douleur insoutenable qui me fit hurler puis tomber dans l'inconscience.
Lorsque je me réveillai, il pleuvait. J'étais trempée, mes vêtements me collaient à la peau et mes cheveux gouttaient le long de mon visage. J'avais froid, très froid.
Je m'assis et regardai ce qui retenait ma jambe, m'empêchant de me lever, et qui avait provoqué ma chute. Un piège à loups écrasait ma jambe, et du sang s'échappait de la blessure. Je tentai d'ouvrir les dents d'acier qui entraient dans ma chair, en vain. J'avais beau y mettre toutes mes forces, le métal ne bougea pas d'un pouce.
La nuit tombait peu à peu, me laissant dans une relative obscurité. Si je ne faisais rien, j'allais passer la nuit ici, et je n'étais pas certaine d'y survivre. Alors je criai à pleins poumons, suppliant que l'on vienne m'aider. Mais personne ne vint.
Pleurer n'a jamais aidé personne, mais lorsque l'on est seule, blessée en pleine forêt, à la tombée de la nuit, et que personne ne vient à votre secours, les larmes sont le seul moyen d'exprimer la douleur et la détresse qui s'empare de nous.
Je pleurai longtemps, puis la fatigue eut raison de moi.
A mon réveil, le soleil se levait, ou du moins la lumière se faisait plus claire à travers les arbres. Les oiseaux diurnes piaillaient à qui mieux-mieux, et la rosée s'était déposée partout. Je me relevai, autant que le permettait la douleur de ma jambe, en position assise, et fit un nouveau tour d'horizon.
Et je n'en crus pas mes yeux. Un homme blond, habillé de vêtements de chasseurs, était assis sur un tronc d'arbre couché, et me regardait tranquillement. Il tenait entre ses mains une tasse de café fumante et m'observait attentivement.
J'ouvris la bouche pour lui crier dessus, mais rien ne vint. Son regard froid me retenait de parler, surtout pour dire des choses déplaisantes. Alors je me contentai de le détailler sans un mot.
Ses cheveux blonds étaient mi-longs, légèrement bouclés vers le bas. Ses yeux bleus étaient froids comme la glace, et je n'avais pas l'impression qu'ils pouvaient se réchauffer. Il était habillé de vêtements chauds, couleur kaki, avec une grosse veste doublée de laine. Et surtout, il semblait réfléchir. A quoi ? A ce moment-là, je ne savais pas, mais j'appris plus tard qu'il pesait le pour ou le contre de me sortir de là.
Finalement, il se leva, jeta le reste de café, reboucha le thermos et fit mine de faire demi-tour. Quoi ? Il s'en allait ?
-S'il vous plait !
Ma voix était éraillée, et j'avais eu du mal à faire sortir les mots tant ma gorge était serrée par les sanglots.
L'homme fit demi-tour et me regarda à nouveau puis, avec un grand soupir, il vint vers moi et s'agenouilla.
-Je ne veux pas un mot, commença-t-il d'une voix dure. Je ne veux plus entendre le son de ta voix tant que je ne te l'autoriserais pas. Est-ce clair ?
Je hochai la tête en déglutissant, pas certaine de comprendre dans quoi j'étais embarquée.
Mais l'inconnu se pencha et, sans me toucher, ouvrit le piège d'un coup sec, libérant ma jambe. Je me trainai sur le sol pour la dégager, ne pouvant la faire bouger de moi-même. Il ouvrit ensuite son sac à dos, en sortit une chemise et fit un garrot sur mon membre blessé. La douleur ne diminua pas, mais au moins, le sang coulait moins. Enfin il se pencha et me prit dans ses bras, me tenant à bout de bras, comme dégoûté par mon contact.
Je ne sais pas combien de temps il marcha, mais la chaleur qu'il dégageait et la certitude d'être sauvée firent que je m'endormis.
A mon réveil, nous avancions toujours, mais au loin se dessinait une grande maison. Un manoir devrais-je dire, vu les proportions gigantesques de l'édifice vu de près. Il monta les marches du perron, toujours sans un mot, ouvrit la porte tant bien que mal, puis entra.
L'intérieur était décoré avec goût, un mélange audacieux d'ancien et de moderne. Des peaux d'ours recouvraient le sol, et un frisson me parcourut en pensant à ces pauvres bêtes sûrement tuée uniquement pour leurs peaux. Des têtes de biches, de sangliers, ou même de renards servaient de trophées aux murs.
Nous passâmes l'entrée sans nous arrêter puis il bifurqua sur la droite, vers une grosse porte en bois avant de longer un immense couloir qui ouvrait sur une enfilade de portes, toutes en bois plein.
Je ne savais pas si je devais avoir peur. A vrai dire, j'étais à moitié dans un état de coton, peut-être dû à ma blessure. Nous avançâmes encore, tournant à droite, puis à gauche. On aurait dit une prison, avec toutes ces portes.
Finalement, il s'arrêta devant l'une d'elle, me déposa au sol en me soutenant toujours par le bras, sortit une grosse clé en fer et ouvrit le verrou. Puis il me reprit dans ses bras et m'amena à l'intérieur, jusque sur le petit lit placé contre un mur. Il m'y déposa en douceur, en contradiction avec sa voix dure et son air exaspéré.
-Ne bouge pas, je reviens.
Il sortit, non sans tirer le verrou de l'extérieur, qui se ferma avec un bruit lugubre.
J'en profitai pour observer les lieux. C'était une pièce assez petite. La lumière entrait doucement par une fenêtre située en face de la porte, mais atteignait à peine les murs blancs défraîchis. Pas d'autre meuble que le lit, pas de décoration aux murs. J'étais bel et bien dans une cellule de prison. Les barreaux de la fenêtre étaient assez équivoques.
Fatiguée, même si j'avais dormi dans les bras de mon sauveur, je m'allongeai, posant un bras sur mes yeux.
Qu'allait-il m'arriver maintenant ? Pourquoi m'enfermer ici ? Qui était cet homme ? Que faisait-il au milieu de nulle part ? Y avait-il d'autres personnes ici ? Que ce soit comme prisonnier, tel que moi, ou membre de sa famille ou autre…
Je n'avais aucune réponse, et je n'étais pas sûre d'en avoir un jour.
L'inconnu revint, porteur d'un thé chaud et d'une trousse de secours. Il me tendit la tasse tandis que je m'asseyais de nouveau puis il prit une paire de ciseaux et coupa la jambe de pantalon qui recouvrait ma blessure. L'odeur du sang arriva jusqu'à moi et je me sentis aussitôt défaillir.
Je pensais que l'homme, assis sur le lit, ne me regardait pas, mais au contraire il devait observer chacune de mes réactions parce qu'il m'enleva tout de suite la tasse des mains et me coucha. Le malaise passa et je me sentis rougir sous son regard scrutateur.
-Comment vous appelez-vous ? Osai-je doucement, pensant que je pouvais parler.
Je n'aurais pas dû. La gifle qu'il me donna fit pivoter ma tête d'au moins 45 °. La sensation de brûlure qui envahit ma joue me laissa un goût amer. Ses yeux étaient plus froids qu'avant, si c'était possible, et sa respiration était courte. Il était très en colère.
-Je t'ai dit que je ne voulais pas entendre le son de ta voix, gronda-t-il d'une voix froide. Veux-tu retourner dans la forêt ?
Je secouai vivement la tête, horrifiée qu'il puisse réellement penser à le faire.
-Bien. Alors bois ton thé, ça te réchauffera. Ensuite je m'occuperai de ta blessure.
Je pris la tasse qu'il me tendait après m'être assise et bus le liquide chaud à petites gorgées en regardant tout sauf lui. Il avait entièrement raison : je ne m'étais pas rendue compte que j'avais froid, jusqu'à ce que je me réchauffe petit à petit. La chaleur de la tasse réchauffait mes mains, me détendant.
-Tu as fini ? Demanda-t-il lorsqu'il ne resta qu'un fond de thé.
Sa voix était douce et contrastait totalement avec le ton qu'il employait jusqu'à présent.
J'acquiesçai d'un hochement de tête, n'osant piper mot, ma joue brûlant encore comme pour me rappeler son ordre. Il prit délicatement la tasse et la posa à terre avant de fixer son attention sur ma jambe. Ne souhaitant pas tomber dans les pommes, je regardai le mur en face de moi. Je l'entendais manipuler des instruments en ferraille, je le sentais toucher ma jambe. Parfois, il m'avertissait quand ça allait piquer ou faire mal, et je serrais les dents jusqu'à ce que la douleur passe.
J'étais à moitié dans les vapes quand il eut terminé. Le bandage était bien serré, comme fait par un professionnel. L'homme se leva, rangea ses instruments chirurgicaux et prit une seringue qu'il remplit d'un liquide transparent.
-Jasper, dit-il soudain en introduisant l'aiguille dans ma peau. Je m'appelle Jasper.
Je sentis un liquide froid me parcourir, et pendant que je me demandais ce qu'il faisait, je sentis mes paupières devenir lourdes.
Lorsque je refis surface, j'étais seule. Une maigre couverture me recouvrait mais j'avais quand même froid. Je n'osais pas me lever, de peur de faire réapparaître la douleur qui semblait être partie pour le moment.
En me surélevant sur mes coudes, je pus voir qu'il faisait encore jour, mais le peu de ciel que je voyais était couvert de nuages. Logique et normal pour la région de Forks.
Bien, et maintenant ? Qu'allait-il se passer ? Cet homme, Jasper puisque tel était son nom, ne voulait rien connaître de moi, sinon il m'aurait posé des questions. Mais peut-être savait-il déjà qui j'étais ? Allait-il prévenir mon père dans ce cas ? Je n'osai lui demander, de peur de connaître à nouveau sa colère.
Je commençais à m'ennuyer ferme. Depuis combien de temps étais-je ici ? Combien d'heures ? Ça ne pouvait pas se compter en jours, n'est-ce pas ?
Finalement, après ce qui me parut une éternité, le verrou se fit entendre, et la porte fut ouverte. Jasper apparut, porteur d'un plateau de nourriture qu'il posa sur mes genoux. Il y avait un plat de raviolis au fromage, une pomme et une bouteille d'eau. Au moins, j'avais la certitude que l'eau n'était pas droguée.
Devais-je lui dire merci ? Je décidai de me contenter d'un hochement de tête, au cas où il ne voudrait toujours pas m'entendre, signe auquel il répondit par un bref sourire.
Il me regarda manger durant quelques minutes avant de se diriger vers la fenêtre.
–Est-ce que tu vas mieux ?
Il tourna la tête vers moi, et j'en déduisis que je devais encore répondre sans parler. Aussi me contentai-je de hocher la tête. Puis je recommençai à manger tandis qu'il regardait à nouveau vers la fenêtre sans un mot.
Lorsque je relevai le regard, il était appuyé contre le mur, les bras croisés sur son buste, une jambe légèrement pliée, et m'observait. Je rougis devant son insistance à m'observer, mais ne dis rien. Ayant sûrement pitié de moi et mes rougeurs, il se redressa et vint reprendre le plateau.
-As-tu mal à la jambe ?
Je secouai la tête, pas besoin de préciser que je ne m'étais pas encore levée. Il posa le plateau près de la porte et revint vers moi puis se pencha avant de me prendre dans ses bras. Par réflexe, je mis mes bras autour de son cou. Nous sortîmes de la cellule, sans un mot, et après être passés dans un nouveau dédale de couloirs, nous arrivâmes à une luxueuse salle de bain.
Tous les murs étaient recouverts de faïence dans les tons bleus et vert émeraude, rappelant la mer. Deux vasques prenaient la moitié d'un mur, l'autre moitié étant occupée par un meuble blanc assez haut. Une grande baignoire, à bouillons semblait-il, mangeait le centre de la pièce. Un oreiller était attaché à un dossier en porcelaine, pour y reposer sa tête. Des dizaines de flacons de sels de bains colorés et odorants trônaient tout autour de cette baignoire ronde.
Une porte ouvrait sur des toilettes, et c'est là que m'emmena Jasper.
-Tu as cinq minutes, m'indiqua-t-il.
Inutile de préciser que je mis ces minutes à profit pour soulager ma vessie ! Mon sauveur, et kidnappeur de surcroît, eut la décence de me prévenir avant d'ouvrir la porte. Ensuite il me porta jusqu'à la baignoire qu'il avait remplie d'eau bien chaude.
-Je te laisse te laver, expliqua-t-il. J'ai mis une serviette ici pour te sécher. Tu as des habits là », il pointa une pile de vêtements, « et ici le savon. Si tu as besoin de quelque chose, si tu ne te sens pas bien, appelle-moi. Je te conseille de ne pas laisser ta jambe trop longtemps sous l'eau. Quand tu as terminé, tire cette ficelle. Ça ira ?
J'acquiesçai, touché par sa sollicitude. Je n'aurais jamais pensé que je pourrais me laver, et encore moins avoir le luxe de prendre un bain. Il sortit et ferma la porte. A clé, cela va sans dire. Pourtant cela ne me dérangea aucunement pour me laver, au contraire, j'avais un petit sentiment de sécurité.
Me plonger dans l'eau chaude me détendit au-delà des mots, et les sels de lavande que Jasper avait ajoutés à l'eau du bain me procurèrent un sentiment de calme. Je laissai ma jambe blessée hors de l'eau, la nettoyant seulement au gant, au cas où l'eau et les sels me brûleraient.
Un coup à la porte me réveilla de cet instant de bien-être. Jasper m'indiqua qu'il entrait d'ici une minute. Je saisis une serviette, sortis de la baignoire, me séchai rapidement et m'habillai. Jasper frappa deux coups à la porte avant de déverrouiller et d'entrer.
-Tu as terminé ? S'enquit-il.
Je hochai la tête, bien décidée à ne plus lâcher un mot. Il semblait moins tendu qu'avant, peut-être commençait-il à accepter ma présence ici ? Mais pourquoi ne pas me laisser partir si je l'embêtais ?
Il ne me laissa pas continuer de m'interroger puisqu'il me reprit dans ses bras, m'évitant de marcher, et malheureusement me ramena dans ma cellule.
Mais alors que je m'attendais à la retrouver telle que je l'avais laissée en partant, quelques changements avaient été apportés. Ou plutôt des objets avaient été rajoutés, à savoir une grosse couverture et deux livres.
Mon gardien me déposa sur le lit en douceur et me laissa m'installer confortablement.
-J'ai conscience qu'il fait plus froid ici que dans le reste de la maison. J'espère que la couverture te tiendra chaud. Et puisque tu sembles me respecter je t'ai apporté des livres, ça te permettra de moins t'ennuyer.
Eh bien ! Il était loquace maintenant ! Je le remerciai d'un signe de tête, ne voulant pas tenter le diable en ouvrant la bouche.
Jasper enlevait à présent le bandage qui recouvrait ma blessure, puis il l'examina, tâtonnant à certains endroits. Je ne pus retenir un cri à un moment, ce qui me valut un regard noir.
-Ça va encore te faire mal quelques jours, diagnostiqua-t-il. Il n'y a pas d'inflammation, et la plaie est nette.
Il s'activa à désinfecter une nouvelle fois, me faisant grimacer, puis il recouvrit la plaie d'un nouveau bandage. Etait-il médecin pour avoir des gestes aussi précis ?
Une fois qu'il eut terminé les soins, il me tendit deux cachets qu'il sortit d'un pilulier. Je regardai les médicaments, puis son visage, sans savoir que faire. A quoi servaient ces cachets ? Allait-il me droguer ? Pour quoi faire ?
-Je ne veux pas te faire de mal, sinon je t'aurais laissée dans la forêt, grogna-t-il, légèrement impatient. Prends-les, et arrête de tergiverser !
N'ayant d'autre choix que lui faire confiance, je pris les pilules que j'avalai avec l'eau d'une bouteille qu'il venait d'apporter. Je me couchai, pas sûre de savoir quel effet auraient ces médicaments.
-Ce sont des antidouleurs, expliqua finalement Jasper en rangeant son matériel médical. Je reviendrais te donner des somnifères plus tard.
Heureuse qu'il m'ait donné une explication au lieu de me laisser dans l'ignorance, j'esquissai un sourire. Il me répondit d'un signe de tête et sortit, me laissant légèrement somnolente.
Je pensais que je m'endormirais vite après le bain, mais je me rendis vite compte que cela m'avait apaisée et redonné quelques forces. Aussi pris-je le premier livre afin de m'occuper l'esprit et les mains.
Il s'agissait du Crime de l'Orient Express. Je n'étais pas forcément grande amatrice de policier, mais je n'allais pas me plaindre. Au vu de ce que j'avais jusqu'à maintenant, c'était du luxe !
J'en étais à la moitié de ma lecture lorsque je me rendis compte qu'il y avait eu un changement dans l'air. A vrai dire, c'était à peine perceptible, sauf quand le son gonflait. De la musique. Quelqu'un jouait du piano, ou écoutait un air de piano. Jasper ? Quelqu'un d'autre ? J'avais du mal à imaginer mon sauveur blond devant un piano, encore plus pour jouer l'air mélancolique que j'entendais jusqu'à présent.
Les notes se succédaient avec une facilité étonnante, donnant au morceau une fluidité parfaite. L'air était doux mais triste, et parfois, des notes de colère venaient s'incruster au milieu. C'était un mélange étonnant mais le résultat était très beau.
Je me concentrai dessus, oubliant momentanément ma lecture, et fermai les yeux pour mieux percevoir les notes. La mélodie dura longtemps, mais je ne pus déterminer si cela se comptait en minutes ou en heures. Malheureusement, après quelques notes graves, la mélodie cessa, à mon grand regret. La musique m'avait portée, et je voulais savoir qui était ce mystérieux pianiste.
Jasper arriva peu après, détendu. Il me tendit un petit cachet avec une canette de soda.
-Pour t'aider à dormir, expliqua-t-il. Tu trouveras le temps moins long.
Je pris cette pilule bienvenue, en espérant rêver de la superbe mélodie.
Alors, ce premier chapitre vous a plu ? Qui peut donc être Jasper ? Selon vous, qui est le pianiste ?
1)Jasper
2)Edward
3)C'est un disque
4)Vous donnez votre langue au chat
Un énorme merci à Evelyne-raconte pour son aide.
A dimanche pour la suite !
Bisous
