Elle était en cinquième année à Poufsouffle, cela faisait donc trois années que ça s'était passé mais toute l'école ne cessait de lui rappeler encore et encore cet évènement.
Elle s'en souvenait comme si c'était hier. On était Mardi matin, elle venait de se lever, difficilement à causes de ses douleurs au ventre, et, en sortant de son lit, elle avait vu des taches de sang s'étalant sur ses draps. Alors elle avait vérifié son ventre. Rien. Ses jambes. Rien. Ses bras. Rien. Elle avait haussé les épaules et s'était dit que ce devait être une blague.
Elle avait alors commencé à enlever son pantalon lorsqu'elle remarqua que lui aussi était rempli de sang. Elle avait alors fait tout ce qu'une personne saine d'esprit aurait fait, Elle avait crié. Un cri perçant qui eut le mérite de réveiller les plus réticents. Elle avait alors replacé son pantalon et était sortie de son dortoir en courant, avait dévalé les escaliers avant de bousculer un élève et de jaillir de sa salle commune. Elle avait détalé comme un lapin vers la grande salle. Rappelons que c'était un jour de cous et que donc TOUTE l'école s'y trouvait.
Bref, en arrivant à la grande salle la jeune deuxième année avait donné la peur de sa vie aux élèves puisqu'elle avait crié avec la force du désespoir : « Je suis en train de mourir ! A l'aiiide ! » Avant de faire un dérapage épique.
Bien sûr, il avait fallu qu'elle soit en chaussettes et que son dérapage rate. Bien sûr, il avait fallu qu'elle se prenne cette fichue table de plein fouet. Bien sûr, il avait fallu que le directeur s'étouffe avec sa fichue barbe. Bien sûr, il avait fallu que son verre de jus se déverse sur le professeur McGonagall. Bien sûr il avait fallu que ce soit elle, élève innocente qui n'avait rien demandé à personne, qui engendra la situation la plus cocasse de Poudlard. Et, bien sûr, il avait fallu que personne ne l'oublie.
Lorsque, plus tard, le professeur Chourave lui avait expliqué, la petite blonde s'était sentie extrêmement gênée. Elle se demanda tout de même si c'était de cela que son père avait voulu lui parlé pendant les vacances d'été. Enfin, elle comprenait qu'il ne lui ait rien dit, ce devait être très gênant pour un homme d'expliquer à sa fille ce qu'était les menstruations et avoir LA conversation.
Mais bon il lui fallait avouer que la situation avait tout de même été drôle. Si seulement les autres bouffons pouvaient l'oublier. Elle gémit de frustration et se jura de ne plus en sortir.
Salut, c'est moi (je sais que cela parait impossible mais, je le jure, je suis moi) et j'espère que ce chapitre vous a plu. En passant je voulais remercier Angel Black Potter pour m'avoir mis en favoris (j'ai failli pleurer de joie en voyant ca mdr). A bientôt !
