Chap 2

« Non ! »

C'est par ce petit mot que Castle se fit réveiller en sursaut. Son cœur bondit de sa poitrine : il reconnaissait la voix de Kate. Pensant rêver, il se redressa, s'asseya sur le lit, à moitié endormi.

« Castle, non ! »

Ce n'était pas un rêve, Beckett l'appelait réellement ! D'un coup, il bondit hors du lit, et se rua sur la porte qui séparait les deux chambres. Alors qu'il allait ouvrir la porte, il prit conscience qu'il était simplement en caleçon. Tant pis pensa-t-il, avec un petit sourire au coin des lèvres.

Lorsqu'il ouvrit la porte, il vit Beckett assis au milieu du lit, les yeux fermés comme si elle dormait encore. Elle respirait rapidement et fortement, avec des larmes qui coulaient sur ces joues toutes roses. Son visage était tout mouillé par la sueur, et ces yeux, fermés, montraient qu'elle souffrait.

« Kate, tout va bien ? » demanda Castle, inquiet de la voir dans cet état.

Sans dire un mot, les yeux à peine entre-ouvert, elle jetta ses bras autour du cou de Castle, et posa sa tête sur son épaule, brisant tout l'espace entre les deux partenaires.

Castle, surpris, déposa une main sur le dos de la jeune femme, voulant la rassurer. Son autre main, dégagea l'oreille de sa muse, où il souffla :

« Tout va bien, ce n'était qu'un cauchemar »

La jeune femme se redressa alors, sa respiration toujours rapide. Elle ouvrit enfin les yeux et dans un souffle, remercia l'écrivain.

« Merci Rick »

« Toujours »

Elle lui sourit, et reposa sa tête sur l'oreiller, encore humide, ne le quittant pas des yeux. Il luit sourit en retour, et replaça une mèche derrière l'oreille de la jeune femme. Il se leva alors, se dirigeant vers la porte pour pouvoir continuer sa nuit.

« Bonne nuit Kate, il faut vous reposer, la journée de demain s'annonce longue.» murmura Castle, la main sur la poignée de la porte.

Alors qu'il ouvrit la porte, la jeune femme le coupa dans son élan :

« Restez, s'il vous plait. Je n'arriverai pas à dormir toute seule. Restez s'il vous plait » lâcha la jeune femme, une larme parcourant sa joue.

Castle ne bougeait plus, la bouche ouverte, tellement il était surpris.

« D'accord, pas de soucis » bégaya le jeune homme.

Elle se poussa, faisant une place à côté d'elle. Alors, il se glissa sous la couette, s'allongeant à côté de la jeune femme.

Quelques minutes plus tard, la jeune femme avait l'air plus détendue, sa respiration était redevenue lente et régulière, elle est dormait paisiblement. Castle, à côté d'elle, n'arrivait pas à retrouver le sommeil. Il la dévisageait, retenait chaque détail de son visage : son petit nez qui frémissait pendant son sommeil, ses beaux cheveux qui lui tombaient sur ses épaules, et surtout ses lèvres, qu'il ne pouvait s'empêcher de regarder sans mordiller les siennes, d'envie. Après l'avoir contempler, plus d'un quart d'heure, il décida de se reposer. Plaçant ses mains sous sa tête, l'air pensif, il ferma les yeux lentement.

A cet instant précis, il pu sentir la jeune femme se blottir contre lui, la tête posée sur son épaule, et sa main, toute douce, se déposa délicatement sur son torse nu. Un frisson parcourut le corps de l'écrivain. Il ouvrit alors les yeux, pensant rêver, mais il vu la jeune femme contre lui, alors il comprit que ce n'était pas un rêve. Un immense sourire se dessina sur son visage. Encore mieux que dans mes rêves pensa le jeune homme, toujours souriant. Il plaça son bras autour de la jeune femme, délicatement pour ne pas la réveiller, et déposa sa main sur sa hanche. Il trouva alors, très facilement le sommeil.

XXXXX

Beckett fut réveillée par le soleil, qui chauffait sur sa peau. A son réveil, elle se sentit terriblement bien, comme protégée. Elle ouvrit les yeux, et vit qu'elle était blottie contre Castle, encore endormi. Elle sourit, elle n'avait pas dormi aussi bien depuis de nombreuses nuits, et même si la première partie de sa nuit avait été difficile, la seconde en revanche, avait été très agréable. Elle se sentait bien contre lui, la chaleur de son corps l'a réchauffé des frissons matinales qu'elle avait. Sa main posée sur le jeune homme, parcourait son torse nu, qu'elle caressait tendrement. Elle sentit à ce moment là, un frisson parcourir le corps du jeune homme. Sachant qu'il allait se réveiller, et qu'elle ne voulait pas briser cette proximité, cette fusion, avec Castle, elle décida de fermer les yeux, et de faire semblant de dormir.

Quelques minutes plus tard, Castle se réveilla à son tour. Il se sentait terriblement bien lui aussi. Il caressa la main de Beckett qui se trouvait sur son torse. Kate sourit, mais ne dit rien. Castle prit le téléphone qui se trouvait sur la table de chevet et appela le service de chambre :

« Bonjour, je souhaiterai commander deux petits-déjeuners s'il vous plait... Oui, pour maintenant... Chambre 202... Merci beaucoup... On vous attend. »

Castle reposa le téléphone et s'arrêta quelques secondes pour contempler la femme qu'il aimait. Il savait qu'il allait devoir la réveiller et le bien être qu'il éprouvait dans ces bras allait prendre fin. Il replaça une mèche de la jeune femme derrière son oreille, et celle-ci, ouvrit les yeux.

« Hi Castle ! Bien dormi ? » dit-elle d'une douce voix matinale

« Parfaitement bien dormi, et vous ? » répondit-il, arrêtant de caresser son bras.

« Très bien aussi. Humm.. » gémit la jeune femme.

« Quesqu'il y a ? »

« Pourquoi vous avez arrêté ? C'est agréable, surtout quand on vient de se réveiller après une si bonne nuit »

« Euh...Eh bien...Je me suis dis que... » bégaya l'écrivain.

Elle rit. Elle aimait le mettre mal à l'aise. Il est si mignon quand il est embarrassé pensait la jeune femme. Gêné, bien qu'heureux, par la situation, Castle décida de retirer son bras qui entourait la jeune femme, avec un pincement au cœur. La jeune femme, se dégagea elle aussi. Il décida de briser le silence et lança :

« Je viens de commander les petits-déjeuners. Ils seront là, d'une minute à l'autre. »

« Merci Castle. Et merci d'avoir été là cette nuit aussi... » murmura la jeune détective.

« Toujours »

Ils étaient assis sur le lit, côte à côte, se dévisageant du regard. Beckett était plongée dans les yeux bleu océan de son écrivain, alors que lui était hypnotisé par les lèvres pulpeuses de sa muse. Ils se rapprochèrent lentement l'un et l'autre.

« Kate.. » souffla l'écrivain, et alors que ses lèvres allaient effleurer celle de la jeune femme, on cogna à la porte.

« Petits-déjeuners ! »

Ils se séparèrent d'un coup. Beckett alla se changer dans la salle de bain, alors que Castle allait ouvrir à l'homme du service de chambre.

« Bonjour monsieur Castle. Voici votre commande : deux petits-déjeuners. Vous voulez du thé ou du café ? »

« Café. Merci »

Alors qu'il ferma la porte de la chambre, Beckett sortit de la salle de bain.

« Le petit-déjeuner est servi, détective. »

« Merci monsieur Castle »

Ils prirent leurs petits-déjeuners comme si rien ne s'était rien passé, comme s'ils n'avaient pas failli s'embrasser.

« Je vais appeler le lieutenant Smith pour savoir s'il a réussi à tracer le portable de John Royce » dit-elle en composant le numéro du commissariat de L.A

« Ok »

Quelques minutes plus tard, Beckett raccrocha. « Ils l'ont trouvés. Il est en salle d'interrogation, ils nous attendent. »

« Ok ! Let's go ! » dit-il en prenant au passage sa tasse de café, qu'il avala d'une traite, avant de la poser sur la table, à côté de la porte de la chambre.