Bonjour, ou bonsoir, c'est suivant quand vous lirez ceci.
Moi c'est Naeko Miike, voilà.
Vous savez qui je suis ? J'espère, sinon c'est problématique. Et je ne sais pas comment je ferai pour m'en sortir dans ce cas là….
Bon pour ceux qui me connaissent, vous devez savoir que je suis un petit peu beaucoup amoureuse de Kazunobu Chiba. Voilà.
Heureusement, j'ai appris il n'y a pas si récemment que ça, que il ressentait aussi cet amour pour moi. C'était le plus beau jour de ma vie, j'en étais très heureuse.
Depuis le temps que je rêvais d'être avec mon gros nounours que j'aime. Pouvoir le faire en vrai, c'est vraiment, vraiment magnifique.
J'ai presque fondu en larme à ce moment là, heureusement il a pu m'aider à me relever et puis on s'est embrassé. C'était il y a quinze jours.
On est donc maintenant ensemble. Et aujourd'hui c'est Tanabata, une vieille tradition que j'ai toujours fêtée, et pour la première fois je souhaite la fêter avec Kazu.
Le problème, c'est que je ne lui ai pas encore demandé, et il est déjà 14 heures.
Il faut donc que j'aille à son bureau pour lui demander.
Ce qui va me faciliter un peu la tache, c'est que je suis justement au QG de la Police en ce moment même, et à deux étages de là où il est censé se trouver.
Oh j'espère juste qu'il n'est pas actuellement sur une enquête quelque part ailleurs, sinon c'est mort pour notre soirée en tête à tête !
Bon, allez Naeko, courage, tu peux le faire !
Que fait Yumi ?
Ah oui, j'ai pas précisé, mais je suis venue ici avec Yumi-keibu-ho, on revient de notre patrouille et elle avait envie de se prendre un noir bien serré.
D'ailleurs, elle est justement en train de râler envers la machine qui semble ne pas vouloir lui donner ce qu'elle veut. Elle ne remarquera sûrement pas mon départ.
Je me met à courir dans les couloirs, en serrant les bras et en regardant le sol, sans voir ce qu'il m'attend devant. Je me dirige donc vers les escaliers les plus proches, histoire de monter de deux étages.
Aille !
J'ai percuté quelqu'un !
Oh c'est le grand gaillard avec un air arrogant que Yumi surnomme Shishi quand elle parle de lui. A priori, c'est pas quelqu'un de très sympa à l'entendre dire.
Il n'a pas l'air si mauvais que ça, je crois même qu'il va s'excuser.
« Excusez moi, je ne vous avais pas vu, vous ne vous êtes pas fait mal ?
- Non merci je vais bien, est ce que vous savez où se trouve l'escalier menant à Chiba-chan !?
- Ah vous êtes sa copine et amie d'enfance dont il nous a tant rabâché les oreilles, c'est ça ?
Oh non ! Il a parlé de moi à tous ses collègues ! Je me sens toute gênée !
Je sens mes oreilles et mes joues qui chauffent !
« Oh calmez vous, je comprends votre situation et je…
- Où est l'escalier !?
- Juste derrière m…
- Merci ! »
Je le bouscule car il est sur mon chemin, je m'excuserai plus tard.
Là il faut que j'avance, pour voir Chiba, et surtout pour déstresser un coup.
Voici la porte, les escaliers, une autre porte, me voilà au bon étage.
Je suis dans le bon couloir, pour Chiba c'est à gauche je crois, je vais aller voir.
Des bureaux, mais pas mon Kazu.
Ah ! Je vois Sato-san et Takagi-san ! Ils doivent savoir où il se trouve !
J'espère juste ne pas trop les déranger dans leur conversation.
« Excusez moi de vous déranger, j'ai quelque chose à vous demander... -
Hey Miike-chan, s'exclama avec joie Sato-san, quelle est donc ta question !?
- Est ce que vous savez où se trouve Chiba-chan ?
- Oui, répondit Takagi-san, il se trouve dans le bureau là-bas mais... »
Je me mis à foncer comme une flèche vers le bureau qui avait été désigné, c'était un bureau fermé qui n'allait plus l'être très longtemps.
Bon, d'abord un petit peu de politesse, je toque.
C'est bon, j'entre !
Je ferme les yeux et c'est parti.
« Chiba-chan, est ce que tu veux aller au Festival de Tanabata ce soir avec moi !? »
Allez, Naeko, respire, respire, respire !
Bon maintenant ouvre les yeux, doucement.
Où est Kazu-chan ?
Il est assis sur une chaise, il me regarde, l'air gêné, comme si une extra-terrestre avait débarqué dans la pièce. En face de lui, se trouve un grand homme barbu, le teint bronzé et avec des lunettes me regardant avec un terrifiant regard.
Je crois que c'est le patron de Chiba, il m'en avait parlé une fois.
C'est vrai qu'il fait flipper, il me fiche la pétoche.
Mais attendez !? Comment ça se fait qu'il soit là !?
Je regarde le nom sur la porte.
"Hyoue Kuroda"
Oh non ! C'est son bureau…
C'est ça qu'essayait de me dire Takagi-san, que mon Chiba-chan était en réunion avec le Surintendant de son service…
Oh non, je fais tache ! Je m'excuse !
Je chauffe, je chauffe !
Je me sens pas bien !
Je… Je… Je...tombe…
…
…
Où suis je ?
La lumière ! Mes yeux ! Je les referme !
Suis je tombé dans les pommes ? Ça expliquerait pourquoi j'ai la sensation d'avoir dormi un petit temps.
Ça faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé ça, de tellement stresser que je m'en évanouie. Et Chiba a vu ça…
J'aurais voulu lui épargner cette scène.
Tiens, qui c'est qui me tient la main ?
« Naeko, tu es réveillée ? »
Cette voix…
C'est lui !
« Kazunobu ? »
Cette fois, j'ouvre vraiment les yeux, même si ça fait mal.
Oui c'est bien lui, mon Kazu-chan.
Il se tient à mon chevet, un petit sourire sur les lèvres.
Je vois à ses yeux qu'il s'est beaucoup inquiété en me voyant tomber dans les vapes comme ça. Je m'en excuse…
« Tu m'as fait peur en tombant comme ça sur le sol, j'ai cru que c'était grave, je t'ai même amené moi même à l'infirmerie aussi vite que je le pouvais... »
Il m'a amener à l'infirmerie ? OxO
Lui même, dans ses bras ?
C'est… C'est… Je l'aime…
Me voilà en train de l'embrasser, ce qui moi même me surprend, et qui semble le surprendre. Mais là il le fallait, je n'en pouvais plus.
Mais je viens de me rappeler de pourquoi je suis là à la base.
Le Festival, Tanabata !
Dois je lui redire maintenant ?
Non, ça peut encore attendre quelques minutes.
Je veux encore profiter de ce bon moment…
…
…
"Mon premier vœu pour le festival étoilé, c'est que moi et Kazunobu nous vivront heureux et en bonne santé durant le restant de nos jours."
Voilà, le papier est accroché sur les feuilles de bambou, avec ses camarades.
Beaucoup de monde semble avoir déjà fait ce geste important.
Je tiens fermement mon petit sachet contenant deux poissons rouges dans une main, et la main de mon amoureux de l'autre. Il m'a aidé à rédiger ce vœu, c'est notre vœu en commun.
Je regarde les alentours, il y a du monde cette année, et même beaucoup de touristes étrangers. J'entends principalement de l'anglais, du coréen et du français, mais il doit y en avoir d'autres.
Aaaaahhhh…
Cette chaleur se trouvant à ma gauche, accentuée par l'air chaud qui rentre dans mon yukata, ça fait du bien ! Dommage que Sakurako n'ait pas pu venir profiter de ça, son boulot l'en a empêché.
J'aimerais tellement ne plus pouvoir en sortir de cette bulle de tranquillité, je… je…
Oh non, mon pied droit me gratte d'un coup, ça doit être la sandale qui est mal mise. Ça fait con, ça gâche tout, mince…
« Naeko ?
- Oui Kazu ?
- Il y un petit coin de verdure assez sympa là bas où il n'y a personne, tu veux qu'on y aille pour observer les feux d'artifices qui ne devraient plus tarder à arriver ?
- Oui mais là j'ai un petit problème.
- Quel est il ?
- Ma sandale au pied droit, je crois qu'elle est mal mise.
- D'ac, je vais voir ça. »
Il se baisse alors pour vérifier la chose.
Oh, le voilà qui touche mon pied, ça fait bizarre.
Ça me chatouille, j'ai envie de rire mais mieux vaut que je me retienne.
Même si c'est super tentant… Oh maintenant les orteils…
Trop dur, trop dur, je ne vais plus tenir…
Ah c'est bon il se relève et je n'ai plus mon pied qui me démange.
« C'était juste la lanière qui était mal mise.
- Ah d'accord... »
Une explosion retentit.
Oh non ! Les feux d'artifices ont commencé !
Je…
Kazu-chan me prend par le bras et m'entraîne vers l'endroit qu'il avait repéré, il a de la force quand même, même si je ne suis pas très lourde non plus.
J'ai l'impression de filer aussi vite que l'air, c'est une sensation bizarre.
En tout cas, nous voilà donc sur le petit bout de terre qui offre une belle vue sur la ville au loin, et le ciel avec la pleine lune et les nombreuses couleurs qui viennent l'accompagner.
Mais le plus beau dans tout ça, c'est le ciel plus étoilé que jamais qui s'y trouve.
C'est… C'est…
« C'est magnifique !
- C'est vrai. »
Je le serre contre moi, voulant vraiment apprécier ce moment précis en sa compagnie, et il resserre encore plus mon étreinte.
Rien ne peut détruire ce beau moment entre nous.
Même si un petit détail me chiffonne quand même.
« C'est bien deux personnes sur un balai volant que je vois traverser le ciel là bas ?
- Où ça ? »
Je pointe du doigt l'objet en question qui était en train de passer devant la lune et qui semblait vraiment sortir d'une histoire de sorcières.
« Rassure moi et dit moi que je n'hallucine pas.
- Tu n'hallucines pas Naeko, et je ne sais pas quoi en dire. »
Il y a des moments comme ça où il vaut mieux de rien dire et continuer à profiter de l'instant présent, et de toutes ces sensations qu'il nous fait ressentir.
