Bonjour à tous !

La dernière fois je n'ai pas mis de message avant l'histoire (je ne savais pas comment faire), vous deviez vous dire que j'étais vraiment antipathique haha. Enfin bref, merci à ceux qui ont laissé une review, je ne savais pas si cette histoire était bien commencée donc ça m'a rassuré d'avoir des reviews. C'est ma première donc j'espère vraiment que vous allez aimer!

Je sais que j'ai mis du temps à publier ce chapitre mais avec les exams c'est compliqué d'écrire. Le prochain chapitre devrai arriver en milieu ou en fin de semaine prochaine puis ça devrait devenir plus régulier (un chapitre tous les 3 jours si j'y arrive). Dans ce chapitre, l'inspiration n'était pas vraiment au rendez-vous donc je ne sais pas du tout ce que ça donne, j'espère que vous allez aimer. Maintenant, les remerciements !

Marionpc84 : Merci beaucoup. Cette histoire va peut-être se transformer, qui sait ?

Audrey1986 : Merci, j'espère que la suite va te plaire !

Sabby78 : Oui, j'adore ça également donc j'ai essayé d'en mettre le plus possible mais sans en faire trop.

Emi : Merci, la suite n'est pas allée très vite mais j'essaierais de me rattraper :).

Vick13 : Merci beaucoup, elle arrive ! :)

Guest : Merci beaucoup, j'espère que je n'ai pas mis trop de temps !

Guest : Merci, je suis d'accord, ça fait partie intégrante de leur relation. Merci pour le compliment, ça me touche beaucoup !

La-petite-folle : Merci beaucoup. Comme Beckett l'a dit, à partir d'un certain âge, on commence à oublier des choses haha. :)

Fool15 : La voilà, merci beaucoup !

Marjolaine : quelque chose me dit que tu as du flair, en espérant qu'elle en soit capable ! Merci :)

Disclaimer : malheureusement, rien ne m'appartient.


Le réveil sonna. Il était 6 heures. Beckett éteignit son réveil, marmonna quelque chose d'incompréhensible, se retourna dans son lit pendant plusieurs minutes puis se leva. Elle avait dormi comme un bébé, chose qui ne lui était pas arrivé depuis un bout de temps.

Beckett fila sous la douche après avoir allumé sa machine à café, elle savait que le café qu'elle était sur le point de prendre serait le moins bon de la journée. Mais bon, un mauvais café était mieux que pas de café du tout. Après en avoir fini avec sa douche, elle se dirigea vers son armoire et prépara sa tenue de la journée.

Ce n'était pas le genre de femme à passer une heure devant son miroir, en train d'hésiter entre un foulard cyan ou bleu nuit. Cela ne signifiait pas qu'elle s'habillait n'importe comment. Katherine Beckett était une femme très classe, elle avait beaucoup de goût mais elle considérait qu'un personne qui passait deux heures à choisir une tenue était une personne futile.

Elle s'habilla puis se déplaça vers le salon. Une fois que sa tasse à café fut terminée, elle regarda l'heure : il était sept heures vingt. Il lui restait une dizaine de minutes pendant lesquelles elle put se brosser les dents et descendre tranquillement récupérer sa voiture.

Trente minutes plus tard, elle arrivait devant le loft de Castle. Elle ne savait pas encore s'ils ne seraient qu'entre-eux ou si Alexis et Martha seraient là et elle se rendit compte qu'elle serait contente dans les deux cas. Elle croisa le portier dans le hall, Maurice. Un homme charmant mais Beckett avait toujours l'impression qu'il la regardait bizarrement. Elle prit les escaliers et une fois devant la porte, elle toqua. Elle entendit des talons avancer vers la porte. Cela ne pouvait être qu'une seule personne.

« Katherine ! Comment allez-vous?

Je vais bien, merci. Et vous ? Vous avez l'air paniquée.

En effet, je le suis. Je devais prendre le petit-déjeuner avec vous deux mais un de mes employé a fait une erreur dans la commande de costumes. Résultat, au lieu de costumes pour « la pièce dont on ne doit pas prononcer le nom », j'ai des costumes de carottes. » Martha était une femme très extravagante, elle était toujours en train de théâtraliser sa vie ce qui était toujours amusant pour les personnes qu'elle fréquentait. Mais elle était également bienveillante, elle avait le cœur sur la main et son fils avait une très bonne éducation. Un jour, elle lui avait dit que son rôle de mère avait été le rôle de sa vie.

Oh, et bien bon courage avec ça !

Merci ma chère, ne faîtes pas de bêtises tous les deux ! »

C'était un commentaire comme elle aimait les faire. C'était tellement subtile, tellement fin, tellement Martha ! « Comptez sur moi ! » lui répondit Kate juste avant que la femme claque la porte en partant.

Elle fit quelques pas dans l'entrée et vit que Castle avait observé la scène depuis le début. Il ne put s'empêcher de lui dire « Ais-je bien entendu détective ? Comptez sur moi ? »

« Oui, Castle » lui répondit-elle, « on ne peut pas vraiment compter sur vous pour ne pas faire de bêtise, je sais très bien comment cela se finirait si j'étais comme vous. »

« Comment ça si vous étiez comme moi ? Mes intentions sont pures vous concernant mademoiselle Beckett. C'est plutôt vous dont il faudrait se méfier. En revanche, je ne démens pas le fait que je me laisserais probablement faire, j'aurais trop peur des représailles. Vous êtes la seule personne qui a une arme entre-nous et vous aimez bien me le rappeler quotidiennement. » Il la regardait avec son petit sourire malicieux en coin.

« Donc vous êtes la victime dans cette histoire ? Très bien, je me souviendrais que je peux faire absolument ce que je veux de votre corps. » Le jeu était lancé, une fois encore. Leur arrivaient-ils de ne pas flirter ?

« - Mon corps est à vous si vous le souhaitez, je suis prêt à faire ce sacrifice si ça peut contribuer à votre bonheur. Toutes les femmes ont envie d'y accéder et je vous en donne l'occasion. Mais en échange, je souhaite pouvoir accéder au vôtre au moins un petit peu.

« Un homme est prêt à me donner son corps si je lui donne une rétribution. Voyons voir, si c'était un métier, qu'est-ce que ce serait ? » Beckett était plutôt fière de sa remarque et cela se faisait sentir, un sentiment de victoire illuminait son visage.

« C'était très bien trouvé de votre part. Depuis quand êtes-vous devenue une femme amusante détective ? Serais-je en train de déteindre sur vous ?

Ha, double ha ! Il y a tellement de choses que vous ne savez pas à mon sujet... Je meurs de faim.

Je devrais dans ce cas vous nourrir, laisser une femme le vendre vide peut devenir très dangereux.

L'expérience a parlé. Mais plus important Castle, il faut que je vous dise quelque chose d'important. »

Elle était devenue sérieuse. Castle ne savait pas à quoi s'attendre, il pensait qu'une mauvaise nouvelle était le point de s'abattre sur lui. Est-ce que Gates ne voulait plus de lui ? En avait-elle marre qu'il la suive toute la journée ? Après tout, cela ne pouvait être qu'à ce sujet. Les secondes parurent être des heures pour l'écrivain.

Elle était en train de chercher les bons mots. Devait-elle lui avouer qu'elle sait ce qu'il lui a dit au début de l'été dernier ou était-il préférable de lui dire ce qu'elle ressent pour lui puis improviser ? Tout était flou, ses pensées se bousculaient et il fallait qu'elle fasse un choix.

« Je voudrais manger des gaufres. » Elle était sur le point de lui avouer ses sentiments et tout ce qui sortit de sa bouche fut des gaufres. Décidément, elle ne tournait vraiment pas rond. Elle passait la journée à terrifier les criminels mais elle était incapable de faire face à ce genre de situation. Elle écrirait peut-être un livre à ce sujet, il s'appellerait : « les choses les plus stupides que j'ai jamais dites ». Entre hier et aujourd'hui, elle était sur la bonne voie.

Castle trouvait que Beckett arborait une expression bizarre. Il l'avait déjà vue sur son visage juste avant qu'il soit parti dans les Hamptons avec Gina deux années auparavant. Ce visage signifiait pour lui « je voudrais vous parler de quelque chose mais je ne sais pas comment le dire. » Il avait souvent repensé à ce fameux jour et à chaque fois qu'il y songe, il a des regrets. Il n'aurait jamais dû partir avec son ex-femme pour deux raisons. La première était que Gina et lui en avait tout de même un peu souffert en se séparant. Ce n'était pas n'importe qu'elle femme et même si ils n'avaient plus de sentiments l'un pour l'autre, se dire au revoir était douloureux. La deuxième et la plus importante pour lui, c'est qu'il avait l'impression d'avoir abandonné en ce qu'il souhaitait le plus obtenir, Beckett. Bien sûr ce n'était pas un trophée, il ne la voyait pas comme une femme de plus à amener chez lui. Il était amoureux d'elle à l'époque et même s'il ne le s'avouait pas encore, il le ressentait.

La voir avec Demming était trop difficile pour lui. Ils n'étaient pas ensemble, il le savait mais il avait l'impression qu'ils partageaient quelque chose d'unique qui signifiait qu'un jour ils le seraient. Enfin, c'est ce qu'il se disait à l'époque mais maintenant, après Josh, il se faisait des illusions. Il ne serait jamais plus qu'un partenaire pour elle.

« C'est la chose importante dont vous vouliez me parler ? Les gaufres ? » Il n'arrivait pas à la comprendre à cet instant, il n'était pas dupe, il savait très bien qu'il y avait quelque chose d'autre. Cependant, avec Rick, elle pouvait toujours prendre son temps, il attendait toujours qu'elle soit prête. Attendre, il ne faisait que ça.

« - Oui Castle, vous m'avez très bien entendue. Je vous rappelle que le petit-déjeuner est le repas le plus important de la journée. » Elle ne pouvait plus reculer à présent, il fallait qu'elle aille au bout de cette histoire.

Dans ce cas, c'est parti pour des gaufres!

Castle, je voudrais que l'on parle un peu de vous... De vous et de moi... De nous deux.

Il était désormais à la fois surpris et confus. Elle ne pouvait plus revenir en arrière désormais, ils étaient que tous les deux et il était temps qu'ils aient cette discussion. Ils avaient beau être au commissariat toute la journée, ils n'avaient jamais l'occasion d'en parler.

« Très bien, je vous écoute.

J'ai beaucoup réfléchi, j'ai même pesé le pour et le contre comme si j'avais quinze ans et j'en ai déduit qu'il était temps que je vous dise ce que je ressens. Vous vous souvenez de la fois où nous sommes partis à Los Angeles? Ou plutôt la fois où vous m'avez suivi à Los Angeles? Vous m'aviez dit ce que vous aviez pensé de moi lorsque nous nous sommes rencontrés.

Je m'en souviens très bien, je n'avais fait que dire la vérité. J'avais eu l'impression d'avoir dit ce qu'il fallait et vous m'aviez laissé sur le canapé sur un « bonne nuit Castle » ». Ok, ce n'était pas exactement la partie dont elle voulait lui parler. Elle aurait peut-être dû évoquer un autre moment. C'est ce qu'elle allait faire, elle allait juste lui parler d'autre chose et finir avec la conclusion qu'elle avait imaginé.

« Ok, vous vous en souvenez apparemment très bien.

Je ne suis pas si vieux que ça, n'est-ce pas détective?

Vous faîtes des progrès. Ecoutez, je vais juste vous dire et vous le prendrez comme vous le voudrez. La vérité, c'est que... »

La porte d'entrée s'ouvra et elle ne put pas finir sa phrase.

« - Salut papa ! Finalement je n'ai pas cours ce matin, mon prof est absent, je vais pouvoir déjeuner avec vous ! Salut Kate, comment vas-tu ?

« Je vais bien. », répondit Kate.

C'était la première fois que Castle n'était pas ravi de voir sa fille. Alexis, le boulet! Martha jouait généralement ce rôle à la perfection mais Alexis venait de remporter l'oscar.

« Je ne vous dérange pas j'espère. » À cet instant, le mot déranger était un euphémisme. Elle n'aurait pas pu les déranger plus que ça. Beckett allait enfin réussir à avouer ses sentiments. Mais Alexis était adorable, comment lui dire que ce serait bien si elle pouvait les laisser seuls?

« Tu ne nous déranges pas du tout ma puce ! » lui dit Castle ce qui fit sourire Beckett. À cet instant, ils partagèrent cette connexion, ils comprirent qu'ils devraient parler de ça plus tard, au calme, et de préférence chez Beckett.

Le déjeuner se passait très bien. Alexis leur racontait la semaine qu'elle venait de passer. Entre Ashley qui ne l'appelait plus beaucoup depuis qu'il était parti à Stanford et Paige qui faisait une dépression amoureuse, elle n'arrivait plus à se concentrer en cours. Elle tentait de se remémorer les instants les plus humiliants qu'elle avait vécu à cause de son père ce qui donna à Beckett du fil à retordre pour se moquer de lui avec sa fille. Elles se liguaient toujours contre lui, il ne pouvait donc jamais gagner.

Lorsque l'horloge sonna 8 heures, Beckett et Castle se dirigèrent vers le commissariat. Le trajet avait été très silencieux, aucun d'entre-eux n'avait osé faire le premier pas. Une fois arrivés devant le poste, ils montèrent dans l'ascenseur, et Beckett lui lança un « on se voit chez-moi à 19 heures? » Castle hocha la tête juste avant que les portes ne s'ouvrent. Une fois entrés dans le commissariat, ils faisaient comme si rien ne s'était passé et agissaient aussi normalement que d'habitude. Enfin, pour eux, normalement signifiait bizarrement.

« Beckett, pouvez-vous venir dans mon bureau un instant? Monsieur Castle également. » C'était le capitaine Gates. Gates et Castle n'étaient pas ce que l'on pouvait qualifier d'amis. Il n'était pas flic et peu importe ce qu'il faisait, même si cela permettait de démasquer le tueur, il n'en serait jamais un à ses yeux.

Beckett entra dans le bureau de Gates.

Les détectives Ryan et Esposito ont été appelé cette nuit. Eva Chester et Ron Miller, récemment fiancés, ont été tués à Central Park cette nuit. Il était attaché sur un banc pendant qu'elle se faisait violer par notre meurtrier. Cela vous fait-il penser à quelque chose?

Non, à rien du tout capitaine. » Castle avait encore une fois manqué une occasion de se taire. Beckett se contenta de lui donner un coup de coude pendant que Gates se mordait les doigts de l'avoir intégré à cette opération.

Mary Williams et Frank O'Donell, Quentin Brown et Elena Fitz, Owen et Patricia Cohen. Ces affaires datent d'environ cinq ans. Le tueur est encore dans la nature.

La différence est qu'aujourd'hui, il n'a pas aussi bien couvert ses traces. On sait où il se cache.

Vous avez trouvé Bennett? Mais il est porté disparu depuis le jour où j'ai récupéré l'affaire, ça fait trois ans!

Beckett se souvenait de cette affaire comme si c'était hier. Elle l'avait récupéré d'un collègue qui était parti à la retraite. Il n'avait pas beaucoup de pistes et comme l'affaire datait d'un peu plus de deux ans, elle n'avait pas beaucoup d'espoir. Cependant, elle avait réussi à identifier le meurtrier après plusieurs mois, elle avait découvert qu'il revenait une heure après les meurtres pour faire une tresse à la femme. Cet homme s'appelait Josh Bennett, c'était une ordure de premier ordre. C'est ce qui faisait d'elle un aussi bon flic, elle ne laissait jamais tomber. Elle s'engageait auprès des proches des victimes pour que le tueur paie pour ce qu'il avait fait. Lorsqu'elle avait découvert que Bennett était responsable du meurtre de ces personnes, elle l'avait traqué mais impossible de le retrouver, c'est il s'était comme évaporé dans la nature.

Le détective Ryan est parvenu à le localiser grâce à un témoin. Cependant, on ne sait pas combien de victimes il a fait pendant toutes ces années. Votre job est de vous infiltrer à la soirée d'anniversaire de son cousin. Vous irez avec Castle. L'objectif est de découvrir si il a fait d'autres victimes. Vous vous en sentez capable?

C'est une des missions les plus cool que... » Beckett lui donna un nouveau coup de coude. Décidément, cet homme ne savait vraiment pas la boucler. Il regardait Gates qui lui faisait ce qu'il appelle le « regard de la mort ». C'était un regard qui signifiait: « mon arme est à portée de main, ne m'obligez pas à m'en servir ». Beckett lui avait fait ce regard un nombre incalculable de fois mais celui de Gates était plus froid. Beckett se disait que Castle devrait apprendre à contenir sa joie un jour où l'autre. Surtout en présence d'Iron Gates. Mais au fond, elle trouvait ça plutôt cool aussi. Et puis, jouer un couple amoureux avec Castle n'était pas la chose la plus désagréable au monde, surtout en ce moment.

Vous pouvez compter sur nous capitaine.

Encore une chose, je ne sais pas si vous vous en souvenez mais les descriptions que les proches font des victimes sont toujours les mêmes « ils étaient très amoureux, ils n'arrêtaient pas de dire que l'univers les avaient envoyés sur cette terre pour se rencontrer. » Les victimes sont convaincues que le destin est la raison pour laquelle ils étaient ensemble.

Ne vous inquiétez pas capitaine, le destin, c'est un sujet que je maîtrise à la perfection » répondit Castle. Beckett esquissait sourire en le regardant du coin de l'oeil. Elle se souvenait du jour où Castle lui avait dit que l'univers les avaient rapprochés pour résoudre une affaire ensemble, leur première depuis le départ de Rick dans les Hamptons.

« Parfait, donc n'hésitez pas à en rajouter et à montrer à tout le monde à quel point vous vous aimez bla bla bla.

Très bien capitaine, je vais préparer des affaires pour ce soir

Bon courage détective. Oh et monsieur Castle, essayez de ne pas la faire tuer. »

Ils sortirent de la pièce et ils se dirigèrent vers l'ascenseur.

Ce fut la plus courte journée de travail que j'ai jamais vécu.

Vous voulez dire la plus longue, n'est-ce pas?

Très drôle détective.

Je viens vous chercher à 18 heures?

Non Beckett, cette fois c'est moi qui passe vous prendre. Votre voiture est très jolie mais je pense que ma Ferrari est plus de circonstance pour ce soir.

Vous faites des progrès Castle, c'est la première fois que vous prononcez « votre voiture » et « jolie » dans la même phrase, je suis impressionnée !

Je peux vous impressionner de bien des manières détective. Vous souvenez-vous de ma proposition de ce matin? Mon corps peut vous faire énormément d'effet.

Je n'en suis pas si sûre writer-boy, cela reste à prouver.

Je vous le prouverais dès que vous le souhaiterez. A cet instant, vous serez obligée de m'appeler writer-man. Vous verrez que je n'ai rien d'un petit garçon." Elle en était persuadée et elle espérait qu'elle pourrait voir ça très prochainement.

« C'est ce que l'on verra Castle! Pour le moment, vous êtes toujours writer-boy » rétorqua-t-elle.

Ils étaient arrivés au rez-de-chaussée. Lorsque Beckett fut sortie de l'ascenseur, Castle put enfin reprendre son souffle. Venait-elle juste de lui dire qu'elle verrait son corps un jour où l'autre? C'est ce à quoi ça ressemblait. Bon sang, cette femme lui faisait vraiment tourner la tête !

Beckett se rendit rapidement compte que Castle n'était pas à ses côtés. Elle pivota, fit un demi-tour, et lui lança un de ses fameux « vous venez Castle? ». Il la rejoignit en courant et lui fit un sourire.

Lorsqu'ils arrivèrent devant le loft de Castle, Beckett lui lança un « à tout à l'heure writer-boy » avant de rentrer chez elle.

En arrivant à la maison, elle ne savait pas comment est-ce qu'elle allait s'habiller. Elle avait des tonnes de robes, mais elle voulait vraiment que cette soirée soit spéciale. Après une heure d'essayage de tenues, elle se servit un verre de vin. Rien ne lui plaisait de toute façon. Lorsqu'elle partit se faire couler un bain, elle reçu un colis. Elle savait très bien qui c'était avant même de l'avoir ouvert car il y avait un mot : « C'est pour mieux te regarder mon enfant ». La dernière fois qu'elle avait reçu un colis dans ce genre, il y avait une allusion à Cendrillon. Cette fois, c'était un clin d'oeil au petit chaperon rouge. Décidément, Castle était un homme surprenant. Elle ouvrit le colis et vit une robe noire, elle était simple mais magnifique. Celle-ci avait deux bretelles et arrivait au dessus des genoux. Elle moulait son corps à la perfection et avait un dos nu qui ferait sans aucun doute le bonheur de tous les hommes présents ce soir.

Cependant, ce n'était pas pour cela qu'elle était ravie. Elle se fichait complètement de plaire aux autres hommes de la pièce, elle voulait seulement lui plaire à lui. Beckett se fit couler un bain et se plongea dans un dossier qu'elle n'avait pas vu depuis longtemps. Elle avait beau se souvenir de toutes ses affaires irrésolues, elle voulait toujours connaître les dossiers sur les doigts de la main. Beckett avait du mal à se concentrer sur l'affaire, elle savait que cette soirée allait tout changer et était prête à prendre ce nouveau tournant dans sa vie. La question était : l'était-il toujours ?