Hi everyone ! :) Je ne me cache plus, je suis là avec le chapitre 1 hyper attendu !

Merci à tout ce soutien, je n'y aurais jamais cru. :3 Je vous jure que les reviews m'ont boostée pour vous pondre un chapitre digne de votre attente. J'ai eu un léger retard à cause d'un malheureux accident; je n'avais ni Apollon ni notre cher Will pour apaiser l'affreuse douleur d'une entorse à la cheville x) Et, à la suite de l'attentat purement ignoble de Nice, je n'ai pas pu me résoudre à écrire la fin. J'ai une pensée à toutes les victimes et à leur familles, et j'espère que mes adorables lecteurs se portent bien. #PrayforNice même si une simple pensée ne changera pas ce monde.

Je remercie infiniment Clem, La Sadique, Tsubasa no Yume1, Cymopolee, Cinnam, YAMIK0, TheFanne, mystery pour leur review qui m'ont fait chaud au cœur. Je remercie également ceux et celles qui m'ont mis en favoris et qui me suivent. :) J'espère sincèrement que cette suite vous plaira.

ENJOY !


Deux mois pour apprendre à aimer Ϟ CHAPITRE 1

Le Départ

Avant même de poser un pied à la colonie, Nico déprimait déjà.

Convenablement installé à l'arrière du 4x4 tout terrain de son oncle Poséidon, le brun ténébreux observaient le paysage défiler à une vitesse soutenue devant ses yeux éteints. Le front collé à la vitre fraîche, il n'esquissait même pas une grimace au choc qu'il rencontrait lorsque l'habitacle était violemment secoué. La conversation des deux autres passagers bourdonnait dans son crâne, n'y portant pas la moindre attention. Il ne songeait qu'à ces deux mois de vacances qui partaient en fumée à chaque nouveau kilomètre et l'éloignaient affreusement de sa sœur adorée. La vie pouvait vraiment se montrer cruelle, et paraissait notamment se délecter de son éternelle souffrance.

Le moteur arrêta soudainement de ronfler chaotiquement, obligeant ainsi Nico de s'intéresser à ce qu'il se passait au tour de lui. Son oncle, un quadragénaire toujours vêtu d'un bermuda et d'une chemise hawaïenne, venait de garer le véhicule dans un parking plein, près d'un bus. Son arrêt de mort était bel et bien signé, sans aucun retour possible. Détachant péniblement sa ceinture de sécurité, Nico sentait son estomac se broyer sous l'affreuse angoisse qui l'assaillait sans pitié. Cela le torturait tellement que l'envie de vomir était atroce, insoutenable. Tout en expirant calmement dans le but d'apaiser ses sens alertés, ses doigts actionnèrent la poignée de la portière qu'il poussa à contre cœur. Une bouffée de chaleur le frappa de plein fouet, passant de vingt degrés à trente en un peu moins d'une seconde. Entre la foule, le brouhaha incessant, la chaleur quasi caniculaire, ses cousins et son stress aussi affreux que permanent, l'adolescent était certain que Bianca l'envoyait se sociabiliser de force pour se débarrasser de lui. Il ne reverrait New York que dans un cercueil, enterré au fond d'un cimetière, parmi les nombreuses autres victimes de la Mort. Son ultime cri optimiste venait d'être brisé, écrasé, anéanti sous le poids colossal de la vision abominable que son cerveau, aussi pessimiste qu'irritable, déchiffrait à son grand effroi. Le brun déglutit, la gorge étranglée par l'angoisse qui accentuait sa douloureuse prise sur ses tripes déjà bien malmenées par ses griffes acérées.

Nico se figea inexorablement face à cette vue qui lui était offerte, crispant ses fragiles doigts sur les manches de sa sombre veste d'aviateur, comme un enfant apeuré. Il pâlissait à vue d'œil, lui donnant un teint plus translucide que de coutumes, alors que son cousin Percy, posté à ses côtés, ne cessait de grandir son sourire éclatant.

Proche des soutes à bagages, une trentaine de jeunes âgés entre quatorze et dix-huit ans s'accumulait avec joie et bonne humeur. Tous étaient prêts à vivre deux mois géniaux entre nouveaux et anciens potes, des rictus euphoriques et des yeux illuminés par une extrême folie incrustés sur leur visage. Feux de camp et marshmallows, nuits blanches et blagues à volonté, la plage, l'océan et le Beach Volley, les premiers baisers et les premiers amours… Non. Ce n'était pas pour lui. Nico sentait ses organes se décomposer, littéralement mort de peur, et si statufié qu'il aurait pu être la prochaine œuvre exposée dans la collection de Méduse.

- Ne fais pas cette tête, Roi Fantôme, sourit Percy en le frappant amicalement au bras. Je suis à deux doigts de t'emmener à la morgue.

La plaisanterie ne fit pas rire le concerné, encore moins esquisser un rictus.

Nico et Percy n'avaient rien en commun, ne serait-ce le noir ébène de leur chevelure toutes deux en bataille qu'arborait dignement la famille Jackson – hormis Jason. L'adolescent de dix-sept ans – à deux mois près – était l'excellent stéréotype du surfeur australien avec sa peau naturellement bronzée dont la majorité des New-Yorkais enviaient, ses iris d'un vert si intense et profond que la couleur de l'océan ne pouvait pas rivaliser. Nico avait conscience qu'il faisait pitié avec son teint explicitement pâle et son corps de gringalet, mentalement fragile et instable depuis sept mois.

Sous ses yeux bruns, noyés dans un désespoir viscéral, Percy enfila son sweet-shirt d'un gris bleuté frappé A.H.S. SWIM TEAM, son club de natation. Si son cousin s'apprêtait à rentrer en Terminale, son avenir était néanmoins un flou opaque, incapable d'atteindre le niveau nécessaire pour des études longues. Dyslexique et hyperactif, le nageur amateur avait finalement choisi de se perfectionner dans ce domaine dans l'intention d'entrer dans une équipe compétitive. Décision forte sage.

Avant que le surnommé Roi Fantôme ne puisse rétorquer au sarcasme de Percy, une furie blonde sauta sans ménagement au cou de ce dernier partiellement surpris. Ils s'embrassèrent avec passion alors que les joues de Nico s'empourprèrent inévitablement, mal à l'aise. La visible petite-amie de son cousin possédait des cheveux blonds et si bouclés que sa queue-de-cheval haute les rendait davantage rebelles, mettant toutefois en valeur son visage à la fois dur et fin. Ses iris rappelaient un ciel d'orage, mouvementés et tourmentés par le capharnaüm des pensées de la jolie blonde.

- Nico, je te présente Annabeth Chase. Ma petite-amie. Annabeth, Nico. Mon cousin.

- J'ai appris pour ta sœur, hésita Annabeth avec un petit sourire. Bianca, c'est ça ? C'est une excellente basketteuse, beaucoup l'admire pour sa stratégie époustouflante lors des jeux. J'ai une amie, Zoé Nightshade, qui joue dans son équipe et qui souhaiterait de ses nouvelles. Seule la famille proche peut avoir des contacts…

- Oui, répondit laborieusement Nico dont le sujet avait remué le couteau dans la plaie béante de son cœur meurtri. Elle est en rémission, dans un des meilleurs centres hospitaliers de l'Etat.

Percy, un bras au tour de la taille de sa copine, baissa des yeux attristés. Comme toute la famille, l'état de Bianca le préoccupait énormément. Annabeth posa une main compatissante sur l'épaule de Nico, qui frémit à ce simple contact.

- Merci, Nico, souffla-t-elle avec sincérité. J'espère de tout cœur qu'elle pourra reprendre son poste d'ici peu. Bianca était si attachée à son panier.

Sur les lèvres du brun se dessinèrent l'ombre d'un sourire, puis il saisit sa valise.

L'italien se dirigea, en traînant des pieds, le cœur enfoui à mille lieux sous terre, en direction de l'avant du transport en commun. Chaque pas était une terrible épreuve, l'estomac réduit en sang par l'angoisse tortueuse et étouffante. Son organe vital, quant à lui, se fana davantage à la seule pensée que Bianca avait eu l'audace de lui affliger cette torture psychologique. De le jeter en pâture à ses propres démons. Nico savait ce qui adviendrait de lui à la minute où il entrera dans le bus de voyage, traqué par cette maudite faux.

Le brun salua rapidement ses oncles et embrassa sa tante Beryl Grace, une célèbre actrice de feuilletons télévisés dont il n'avait jamais dénié jeter un regard – à l'instar de ses propres enfants complètement désintéressés par son travail chronophage. Si son plus jeune, Jason, lui portait un certain respect par bonté, Thalia lui menait continuellement la vie dure. La tension était assez houleuse entre eux.

Ses jambes frêles, recouvertes d'un jean noir qui le brûlait à cause de l'astre lumineux, le conduisirent au blondinet qui lui servait de cousin. Jason avait été l'un des rares à le harceler pour lui tenir compagnie après l'accident de sa douce Bianca. Il avait tenté de devenir sa nouvelle béquille, tenant à lui téléphoner chaque soir afin de prendre de ses nouvelles et de l'écouter quand le brun en ressentait un besoin viscéral et crucial. La plupart du temps, Nico se renfermait et ouvrait la bouche pour seulement répondre succinctement à ces questions pressantes. C'était loin de décourager l'adolescent de seize ans qui mettait un point d'honneur à épauler son jeune cousin dépressif dans cette cruelle épreuve. Nico n'était que la malheureuse victime du destin, après tout.

Les cheveux décoiffés du blond scintillaient, tels des pépites d'or, sous les rayons lumineux du soleil. Ses lunettes fines reflétaient ses éclats étincelants dans une vaine tentative d'éteindre la flamme qui égayait ses yeux aussi vifs et bleus que le ciel d'été dépourvu de cumulus ombrageants. Sa cicatrice, à la lèvre supérieure, s'étira avec son sourire charmeur, en chœur, lorsque son smartphone vibra entre ses doigts impatients. Le S.M.S. tant attendu atteignait enfin sa messagerie surbookée.

Ne désirant pas le déranger, Nico gravit les marches du bus alors que son corps lui criait de s'enfuir. Son cœur n'y était franchement pas. Il distingua à peine le « Profite bien, Nico ! » de son oncle Poséidon qui résonnait dans son crâne sans l'once d'un enthousiasme même mineur. Il exécuta un rictus crispé à ce dernier et s'engouffra dans le quatrième rang à sa gauche. Après Percy et Annabeth, fou amoureux, et avant les places réservées pour les deux autres Jackson/Grace.

Thalia avait le casque sur les oreilles, dandinant sa tête au rythme de la musique énergique, un pied appuyé contre le dos du siège respectif de Nico. Lequel était d'ailleurs sûr qu'elle n'entendait ni n'écoutait les personnes voisines puisque le son hard-rock lui parvenait à ses tympans agressés. Elle arborait fièrement son T-shirt « A mort Barbie ! » qui accompagnait la fameuse tête de l'effigie blonde sadiquement traversée d'une flèche. Thalia n'avait jamais été girly girly, d'où son style déconcertant et visiblement très punk et rebelle – au grand dam de sa mère. La jeune femme de presque dix-neuf ans soulignait son caractère franc par un trait noir intense au tour de ses yeux d'un bleu électrique splendide, paralysant tous ceux qui avaient la mauvaise manie de l'importuner.

Nico s'affala lourdement à sa place, sombrant dans ses pensées morbides au fil des paroles amères et puissantes de la musique de sa cousine.

- La place est libre ? lui demanda une voix inconnue à ses oreilles, le sortant de sa rêverie.

Nico se tourna en direction de l'allée centrale du bus, puis leva les yeux sur le nouvel arrivant. Il était tenté de lui dire non, qu'il attendait quelqu'un. Lorsqu'il planta cependant ses pupilles dans les plus beaux yeux intergalactiques, son cerveau grilla sans qu'il ne saisît la raison. Ses lèvres articulèrent inconsciemment un « oui » à peine audible. Son interlocuteur agrandit néanmoins son sourire chaleureux, dévoilant une dentition impeccable et éclatante de blancheur. Alors que l'inconnu rangeait, sur la pointe des pieds, son sac de voyage au-dessus de leur tête, Nico atterrit brutalement sur la terre ferme. Qu'est-ce qui lui avait traversé l'esprit ?

Il passa une main sur son visage, chassant par la même occasion ses mèches noires qui lui ombrageaient sa vision. Il allait se maudire, s'arracher les cheveux… Il n'avait pas fait ça ? Si ? La Mort semblait être parcourue d'un rire stridulent qui poignarda l'ange noir en plein poumon, suffoquant quelques instants.

L'autre adolescent, qui devait avoir à peu près son âge, s'installa dans le siège voisin, à l'aise, puis boucla sa ceinture de sécurité. Nico lui jeta un regard en coin, malgré ses pensées qui étaient toujours occupées à le traiter d'idiot. Légèrement plus grand que lui, un teint bronzé qui mettait en exergue le bleu ciel de ses iris, des cheveux aussi blonds que le Soleil d'été, un nez fin et parsemé de taches de rousseur à peine visible… Nico crut observer la réincarnation du dieu grec Apollon, et non le charmant physique de son voisin. Celui-ci présenta nonchalamment une poignée de main amicale et déclara à nouveau de sa voix mélodieuse :

- Will Solace.

- Nico di Angelo, articula péniblement le brun en serrant la main chaude du blond. Ravi de faire ta connaissance, Will.

A sa plus grande surprise, Nico croyait en ce qu'il disait. Sur ses mots chaleureux, Will lui adressa un sourire magnifique, clignant des yeux dans un ravissement réciproque.

Percy se retourna en riant et appuya son menton sur l'appuie-tête de son siège.

- Il s'appelle Nico Jackson, fit-il à l'intention du blond.

Nico lança un regard méprisant à son cousin.

- Si tu prenais le temps de réfléchir deux secondes, tu saurais que je préfère porter le nom de ma mère, Jackson.

Thalia abaissa son casque bleu, dont le volume sonore avait vraisemblablement diminué lorsque Percy s'était retourné pour ouvrir le bal à une espèce de discussion civilisée entre cousins.

- Je pousserai plus loin le délire, Nico, déclara la punk. Je ne porterai ni Jackson ni Grace. Juste Thalia.

Percy roula des yeux, puis retourna poser toute son attention sur Annabeth qui souriait, les étoiles dans les yeux, en le regardant. Un rire cristallin fit vibrer les cordes vocales des deux amoureux lorsque le brun aux yeux verts embrassa sa guerrière sur le nez.

Nico tira une grimace de dégoût, déjà dépassé par cet amour débordant de niaiserie et de romantisme à l'état pur.

- Ce sont mes cousins, souffla ce dernier à Will. Ils sont assez envahisseurs.

- C'est le domaine de Jason, ça ! s'indigna Thalia en le frappant gentiment à la tête, ébouriffant ainsi sa crinière obscure.

Nico se frotta l'arrière du crâne, agacé par la mauvaise manie de Thalia. A cet instant, il ferait tout pour ne pas être coincé dans ce bus, entre ses cousins aussi casse-pieds qu'enrageants. La solitude lui manquait cruellement.

- Qui est Jason ? demanda Annabeth.

- Mon petit frère, rétorqua Thalia en désignant d'un coup de menton le blond, à l'extérieur du transport. C'est le seul à pianoter sur son smartphone, près de nos parents. Il est à la recherche d'une fille qu'il a connu sur Facebook.

- Une fille ? s'étonna Percy en arquant ses sourcils parfaitement dessinés. Jason est amoureux ?

- Il crie à qui veut l'entendre qu'il ne l'est pas, mais croyez-moi, il rougit à chaque fois qu'il parle de cette Piper. Il en est raide dingue et il ne veut pas se l'avouer, c'est tout.

- Et toi, Thalia ? Quelqu'un à l'horizon ?

La concernée écarquilla ses iris azurs tous grands d'effroi.

- Tu rigoles, Cervelle d'Algues ?!

Le trajet n'avait duré qu'une heure trente, mais il semblait qu'un siècle long et ennuyant s'était écoulé aux yeux de Nico. Thalia et Jason avait eu une énième dispute à propos du comportement désagréable de la première envers leur mère. Percy et Will avaient fait plus ample connaissance d'un point de vue personnel. Le brun ténébreux apprit ainsi que le blond était féru de musique, pratiquait le tir-à-l'arc depuis quatorze mois et inspirait à devenir médecin. Dès qu'ils avaient engagé le sujet sur le milieu hospitalier, l'ange noir se rembrunit davantage, rivant ses iris d'un noir bruni sur la route qui défilait encore et encore. Inexorablement sur son chemin mortel.

Le bus de voyage se stoppa brusquement en haut d'une colline feuillue de Long Island, perdu dans la faune sauvage. Le volume sonore du brouhaha monta d'un niveau, assourdissant Nico qui papillonna péniblement des yeux. Il suivit Will, dont le sourire était authentique, lorsque celui-ci s'engouffra dans l'allée. La lumière extérieure l'aveugla un laps de temps, il posa sa main en revers en plissant des yeux, agressé, et attendit que sa vision s'éclaircisse.

Le paysage qui s'étalait sous ses iris abattus était surnaturel, un havre de paix au milieu d'un monde médiocre et ensanglanté. Une étendue verdoyante, sous un soleil au zénith, s'étalait jusqu'au bord de la mer miroitante, verte et profonde. De chaque côté, des champs de fraises fleurissaient à perte de vue, créant des marées de fleurs blanches. Une arène ainsi qu'un amphithéâtre en parfait état trônaient dans ce décor digne d'un péplum moderne. Nichée dans un bois imposant, une vingtaine de bungalows attendaient l'arrivée de pensionnaires exaltés. Plus près, un lac aux eaux noires servait de terrain de jeux à de nombreux cygnes, quelques canoës flottaient au large de la berge scintillante de milles éclats.

Toute cette lumière, cette joie implicite, cette convivialité et ces amitiés naissantes… Dieu que Nico allait déprimer !

- GÉNIAL ! s'écria brutalement Percy en sautant de joie. Nous sommes dans le même bungalow, les gars !

Percy tenait une feuille A4, partiellement déchirée sur les coins, en extase. Il fixa encore trois secondes le papier, comme s'il n'en revenait pas, et le brandit face aux visages dubitatifs de Jason, Will et Nico. Ce dernier crut à une mauvaise plaisanterie de la part des organisateurs. Parce qu'en plus il allait devoir supporter ses cousins pendant ces deux foutus mois ?!

Bungalow 3

ALATIR Travis

JACKSON Jason

JACKSON Nico

JACKSON Percy

SOLACE Will

VALDEZ Léo

ZHANG Frank

Bungalow 7

CHASE Annabeth

ELLEN Lou

GARDNER Katie

JACKSON Thalia

LEVESQUE Hazel

McLEAN Piper

AVILA RAMIREZ-ARELLANO Reyna

- Piper est avec ma sœur ! s'exclama Jason, tout sourire. Parfait ! On doit se retrouver à son bungalow, tout à l'heure.

- Je vais pouvoir mener ma petite enquête, sourit l'intéressée en passant une main dans ses cheveux d'ébène coupés en mèches irrégulières. Hâte de voir cette charmante Piper, comme tu le dis si bien, Frérot.

Le dit Frérot fronça les sourcils, menaçant.

- Je t'interdis de mettre ton nez dans mes affaires !

- Tu viens, Annabeth ? lança innocemment Thalia. Une jolie cherokee nous attend.

Sous les yeux éberlués de Percy, Annabeth passa un bras complice autour des épaules de la sœur du blond. Chacune tenant leur sac de voyage à bout de bras, elles descendirent la colline en riant de bon cœur face aux bouilles dépitées des garçons.

Un jeune homme, aux cheveux blonds cendrés et aux yeux bleus perçants, arriva alors près des différents groupes qui s'étaient formés. Nico lui donnait entre vingt et vingt-cinq ans, ni plus ni moins. Une cicatrice pâle balafrait son visage angélique de son œil gauche à sa mâchoire imberbe. Une étiquette, scotchée sur son débardeur d'un blanc immaculé, indiquait Moniteur Luke CASTELLAN d'une écriture grossière en marqueur indélébile noir.

- Bon, brisa finalement Will. Je dis que nous devrions aller nous installer au bungalow 3, comme le cri si bien Castellan, et ainsi rencontrer Travis, Léo et Frank.

- T'as raison, mec.

Joignant les gestes à la parole, Percy balança son sweet-shirt sur son épaule et prit sa valise imposante. Il était visiblement chiffonné que sa petite-copine ait pu l'abandonner sans aucune pitié pour sa cousine un peu – beaucoup – délurée.

Jason haussa les épaules.

- Vive ces deux mois de vacances en famille, ironisa-t-il.

Deux mois aux Enfers, oui ! songea aussitôt Nico, se morfondant sur son sort carnassier et tyrannique. L'anxiété mélangée à une dépression aiguë et précoce imposait une dictature éprouvante sur son être malmené. Pourquoi, Bianca ? Pourquoi ?!


Déçues ou pas ?

Encore merci pour vos reviews encourageantes, j'espère que ce chapitre 1 vous a plu. L'installation des relations existantes, la rencontre de Nico et Will, le renfermement de Nico... Je vous promets que la suite sera ÉPIQUE. ^^ Mouahahah ! (rire sadique d'une auteur qui sait parfaitement ce qu'il se passe dans les chapitres suivants).

Montrez-moi que vous attendez la suite avec impatience et peut-être que je me motiverais à écrire la suite pour très bientôt :)

'Helo