Un nouveau chapitre ! Je pense que l'histoire va se lancer doucement ! ^^ Je songe à en écrire une autre en parallèle !
Merci à tout ceux qui ont ajouté la fic en favorite et qui m'ont mis dans leurs auteurs aimés.

Mum's : Oui je suis d'accord, c'est bien de se retrouver ! J'espère que les actions d'Ari colle avec le personnage mais je pense que oui… La suite s'annonce effectivement moins rose mais… je dirais : pas aussi noir que précédemment !
Concernant la review sur Vivre ou mourir : Je ne suis pas vraiment choquée par ton âge, je me doutais, d'après tes commentaires que tu étais plus âgée que la moyenne d'âge sur FF. J'avais bien compris que « 21 ans putain » ce n'était pas péjoratif, ne t'inquiète pas. Concernant mon « talent égalant celui de la tour Eiffel », c'est gentil mais je pense que je suis loin loin loin de pouvoir écrire un bouquin… et loin d'écrire un livre que des milliers de gens s'arracheront! ^^

Pingoo : Oui, je reconnais que finir sur Ari qui s'évanouie n'est peut-être pas si doux que ça ! C'est un début tout choux mais je pense qu'il y aura plus de scène Callie/ Ari dans cette fic ! Oui je comprends ce que tu entends par marrant !
Concernant la review sur Vivre ou mourir : La tour Eiffel n'est pas démodée ! C'était purement IRONIQUE ! J'aime la TE. J'espère que tu auras autant de plaisir à lire cette fanfic… Je l'espère vraiment ! J'avais vu J.K. Rowling en interview face à D. Radcliff et effectivement, je me suis pas mal retrouvée dans ce qu'elle disait ! En revanche, je ne savais pas qu'elle avait écrit la fin en premier !

Sofia : Oui… tout est relatif ^^. Il y aura certainement une explication plus tard entre Arizona et Callie concernant le baiser avec Teddy. Si j'avais été Callie, ça ne m'aurait pas plu non plus ! Woow, non non, actuellement tout va bien avec mes parents^^. Ton caractère ? Hyperactive ? Merci pour mon « talent ». Oui « f » à Sofia ^^. Ce n'est pas grave pour le « e » de Brook, je n'avais même pas remarqué.

Swann33 : Ton commentaire m'a bien fait rire ! C'est étrange que tu penses que le côté rose ne durera pas… très étrange…

Just to read : Merci ! J'essai de vous rendre accro le plus possible ! ^^

Calzona11 : Hehe ! Eh oui c'est moi ! Merci ^^. Pour savoir qui sera amnésique je te laisse lire la suite ^^. Non… je pense que je vais garder mon sadisme encore loooooongtemps ! Pour quelqu'un qui écrivait d'un téléphone dans le train, tu t'es bien débrouillée !

Marmionne : Eh bien, je te laisse prendre place pour ce voyage, mais je te préviens, péripéties en tout genre sont attendues ! Oui Callie a été cool concernant le baiser, mais je ne sais pas si elle va continuer de l'être… Merci à toi de me lire !

Like Calzona : Oui c'est du Calzona ! Yiiipee !

Jojo or not jojo : Oui… je suis toujours sadique ! Pas de doute ! J'espère que le voyage sera intéressant pour toi !

Xcalzona :J'espère que ça sera une merveille ^^


Chapitre 1

« Personne ne choisit d'être un monstre, la plupart des gens ne réalisent même pas qu'ils en sont jusqu'à qu'il soit bien trop tard pour peu importe quel monstre on finit par devenir, il y a de grandes chances qu'il y ait toujours quelqu'un pour vous. A moins bien sûr qu'il soit déjà allé de l'avant. Parce que quand on en vient à l'amour, même les monstres ne peuvent attendre éternellement… »

Les yeux clos, Arizona poussa un soupire et se passa une main humide sur le visage. Elle essayait d'abaisser ses épaules afin d'apaiser les tensions qui appuyaient sur ses muscles. Elle avait la désagréable impression qu'un étau lui appuyait sur la nuque. Elle rajouta un peu d'eau chaude dans son bain, ainsi qu'une grande quantité d'huile essentielle.

Alors qu'elle se réinstallait confortablement, elle sentit la porte de la pièce s'ouvrir et le parfum de sa femme vint lui réchauffer les narines confirmant son ressenti. Elle garda ses yeux fermés en espérant que Callie partirait. Malheureusement pour elle, elle l'entendit prendre un marchepied pour s'assoir près de la baignoire. La pédiatre fit semblant de ne pas avoir remarqué sa présence.

-Chardonnay ? lança la chirurgienne.

Après quelques secondes d'hésitation, elle se rendit à l'évidence : elle était obligée d'ouvrit les yeux. Elle rencontra la couleur dorée de l'alcool. Elle attrapa le pied du verre et le porta à sa bouche.

-Comment tu te sens ? demanda sa femme après avoir bu une gorgée de son vin.

-J'ai… une bosse à la tête, mais je devrais m'en remettre très rapidement, répondit-elle en montrant son front rougi.

-Bien.

De toute évidence, Callie hésitait à lui poser une question et elle semblait réfléchir à comment commencer une discussion construite. Arizona pouvait presque voir les rouages tourner dans sa tête. Étrangement, elle ne fit rien pour lui rendre la tâche facile. Elle avait besoin qu'on l'interroge, elle ne voulait pas se confier, se donner. Si Callie voulait obtenir quelque chose d'elle, il allait falloir qu'elle se creuse les méninges et qu'elle pose les bonnes questions.

-Derek m'a dit qu'il n'avait pas pu te rattraper à temps, c'est pour ça que tu as cette bosse.

-Oui, je sais.

Callie hocha la tête, consciente à présent que le mutisme partiel d'Arizona était sans doute dû à quelque chose de douloureux. Sa femme était comme ça, elle ne donnait jamais rien d'elle-même. Il fallait qu'elle se dévoile petit à petit. Il fallait mériter les réponses, et chaque choses importantes étaient dites dans les temps voulus, jamais trop tôt, jamais trop tard. Elle n'était pas de ces femmes qui évoquaient la totalité de leur vie en seulement trois mois. La pédiatre laissait des zones d'ombres, de mystères. Elle laissait aussi la place aux secrets. Ils étaient primordiaux car certain n'aurait jamais dû être dévoilé.

-Derek m'a aussi dit qu'il t'avait vu passé un coup de fil à ta mère…

-Oui.

-Elle va bien ? S'inquiéta soudain Callie devant l'air stoïque de la jeune femme.

-Oui.

-Arizona, est-ce que… est-ce que ton père va bien ?

-Oui.

-Alors… est-ce que je peux… savoir ce qui t'a mis dans un tel état ?

Les yeux perçants de la pédiatre détaillèrent le visage de Callie. Visiblement, elle se demandait si elle avait droit à une réponse ou non. Mais après tout, Calliope Torres était sa femme, elle lui devait au moins une explication. Ne serait-ce que pour lui permettre de comprendre son brusque changement d'humeur. Cependant, elle ne voulait pas en parler dans la salle de bain, nue, à la merci des yeux bruns de la chirurgienne.

-Si on finissait nos verres avant ? proposa-t-elle cependant pour se laisser le temps de trouver une façon de formuler la chose pour Calliope.

-Pas de problème.

Elle s'amusa à plonger sa main dans l'eau pour la ressortir en faisant couler les gouttes qui ruisselaient sur ses doigts.

Les yeux de Callie allaient de son verre à Arizona, d'Arizona à son verre. L'attitude de la blonde était plus qu'étrange, et pourtant, elle reconnaissait quand même celle qu'elle connaissait depuis des années. Il y avait une lueur éteinte dans les yeux de la pédiatre mais Callie n'aurait pas pu dire si Arizona était triste, ou non.

Elles terminèrent leur verre et Callie laissa Arizona se rincer.

Dans le salon, la latine s'était assise dans le canapé et jouait distraitement avec une mèche de cheveux. Elle regardait les petites lumières de la ville scintiller devant elle et se félicita intérieurement d'avoir acheté cet appartement.

Arizona se laissa tomber à côté d'elle et posa possessive ment une main sur la cuisse de sa femme.

-Alors ? demanda Callie en portant toute son attention vers la pédiatre qui passa ses cheveux sur une de ses épaules. Elle laissa un côté libre, comme pour accueillir des baisers qui ne viendraient pas. Elle ajusta plusieurs fois sa position, mal à l'aise. Elle n'avait pas du tout envie d'aborder cette discussion, sachant pertinemment qu'elle tournerait mal parce que Callie la forçait plus ou moins à lui en parler. Du moins, elle se sentait forcée.

-Je t'ai déjà parlé de Timothy, mon frère…

-Oui bien sûr, affirma Calliope.

-Mais… je ne t'ai jamais parlé de Tyler… mon… mon autre frère, avoua-t-elle un demi-ton en dessous de celui qu'elle employait habituellement.

-Ton… quoi ? Mais, pourquoi je ne l'ai jamais rencontré ? Et tes parents ne m'ont jamais dit que… et puis… pourquoi tu ne m'en parle que maintenant ? Enfin ! Je pense que c'est une chose importante !

Robbins ferma les yeux afin d'évacuer le stress qui montait peu à peu en elle. Callie allait déraper, elle allait la pousser dans ses retranchements et la blonde se sentirait acculer. La mexicaine était comme ça et si ce côté rentre-dedans avait d'abord plu à Arizona, elle devait avouer maintenant, qu'il lui tapait souvent sur le système.

-Oui… je ne t'en ai jamais parlé parce que… je ne considère pas réellement Tyler comme mon frère.

-Oh… pas de problème mais… pourquoi ?

-C'est juste que… ce n'est pas la personne la plus gentille de la terre et…voilà.

Elle espérait que sa femme se contente de cette explication, mais c'était bien mal la connaître. Elle savait que dans peu de temps, elle allait s'énerver, et que Callie, en ferait de même, se sentant repousser. La crise n'était pas loin.

-C'est-à-dire ?

-Calliope, c'est une longue histoire !

-Et alors ? Je pense que je devrais connaître cette histoire ! Tu es ma femme, c'est une chose que je devrais savoir ! Ca te concerne, on n'est pas en train de parler d'un épisode d'une série que j'aurai loupé ! On parle de toi, de ta vie, de ce que tu es ! Je suis prête à entendre cette histoire !

-Je… je….

Arizona secouait la tête, elle n'était pas prête à parler de tout ça ce soir-là, c'était beaucoup trop tôt. Elle se leva, vacillante et posa une main sur son front afin de calmer ses vertiges.

-Ari ? S'inquiéta la chirurgienne en l'accompagnant dans son geste pour qu'elle ne tombe pas.

-Non ! Souffla-t-elle en se dégageant promptement.

-Quoi non ? Ari ! hey ! mais qu'est-ce que tu me fais là ?

-Laisse-moi ! cracha la jeune femme d'une voix sèche.

Callie l'oppressait et elle ne savait pas comment se défaire de ses questions. Elle préféra jouer la carte de l'enfant gâtée et se dirigea d'un pas assuré vers leur chambre.

-Quoi ? non ! non ! Attends, tu comptes me laisser là-dessus ! « Au fait, Callie, j'ai un autre frère, il s'appelle Tyler et c'est le diable » ? imita Callie ironiquement. C'est tout ! Pas d'explication, ça sort comme ça et tu t'en vas ?

-Ne… ne me force pas Calliope ! prévint Arizona en tirant les couvertures pour se mettre au lit.

-Mais je veux savoir ! Tu n'as pas répondu à ma principale question !?

-…qui est ? interrogea Arizona sincèrement.

-Qu'est ce qui t'a mis dans un tel état ?

-Tyler !

-Pourquoi ?

Arizona poussa un gros soupir et s'enfonça un peu plus dans ses oreillers. Il lui fallait du temps pour rassembler une phrase qui ne soit pas trop brutale à entendre, pas trop compliquée pour ne pas avoir à l'expliquer. Elle sentit une certaine nausée l'envahir mais elle reprit le dessus sur ses émotions et regarda sa femme droit dans les yeux. L'air qui était plaqué sur le visage de la brune lui donna envie de la gifler. Elle avait cette figure qui voulait dire « moi, j'ai le droit de savoir, je ne suis pas n'importe qui ! Je suis ta femme ! Rien ne peut me choquer ! Ce n'est certainement pas bien grave ! ». Remplie de colère, elle lança d'un ton hargneux :

-Mon frère est sorti de prison ce matin ! Il y était depuis 13 ans ! Contente ? Tu veux plus de foutus détails ou ta putain de curiosité de merde est satisfaite !?

-Hey ! Qu'est ce qui t'autorise à me parler comme ça ! s'écria l'orthopédiste.

-Toi ! Callie ! Toi ! Tu agis comme si rien n'avait d'importance, tu me… tu me surprotèges ! Je…

Elle s'arrêta avant d'aller trop loin, se leva, prit son oreiller et déserta la chambre à coucher pour aller se planter sur le canapé.

Elle était fatiguée des plaintes de sa femme, de son insatisfaction permanente, de ses caprices à longueur de journée. Elle aurait voulu quitter l'appartement mais au fond, elle devait reconnaître qu'elle aimait Calliope Torres et que rien ne pourrait jamais l'éloigner d'elle.

Deux heures plus tard, elle ne dormait toujours pas et ne cessait de se tourner et se retourner. Elle avait une furieuse envie de réveiller Calliope pour qu'elle la rassure. Mais pour cela, il aurait fallu qu'elle lui raconte toute l'histoire… Une histoire enfouie depuis des années…

Elle retapa son oreiller afin d'être mieux installée. Soudain, elle sentit quelque chose se poser sur son épaule. Elle serra la main de la mexicaine et l'amena vers sa bouche afin de l'embrasser.

-Ari, qu'est ce qui ne va pas ? demanda la brune en se mettant à genoux devant sa compagne afin d'avoir une meilleure vue de son visage.

-Tu ne dors pas ? répondit simplement la jeune femme en essuyant la larme qui coulait contre son oreiller.

Elle était touchée, même en colère, Callie avait attendu qu'elle se calme un peu pour venir la rassurer, prendre soin d'elle. Arizona s'attendait plutôt à ce qu'elle parte le lendemain sans lui adresser un seul mot.

-Bien sûr que non je ne dors pas ! Tu n'es pas à côté de moi, tu n'es pas là où tu devrais normalement être ! Il y a clairement quelque chose qui te tracasse et qui te fait peur dans la sortie de prison de Tyler.

-Non Callie ! Je ne veux pas te mêler à ça…Je… Calliope, mon but n'était pas de te faire du mal ! Mais… dis-moi… dis-moi que quoi qu'il arrive, tu m'aimeras ! Je… je t'en supplie Callie !

Dans la pénombre, la latine chercha les prunelles d'Arizona afin d'être sûre de ce qu'elle venait d'entendre.

-Quoi ?

-J'ai besoin que tu me dises que tu m'aimes ! répéta Robbins en serrant la main qu'elle tenait.

-Je t'aime.

Arizona garda ses yeux rivés à ceux de Callie se demandant si elle pouvait lui avouer maintenant. Elle tira un peu sur le bras de la jeune femme et la fit se pencher vers elle pour l'embrasser.

-C'est à cause de Tyler que Tim s'est engagé dans l'armée très tôt. Mon père nous élevait à la baguette, on ne manquait de rien, on avait des règles strictes, un cadre solide, et notre mère était débordante d'amour pour nous trois. Chacune de nos journées était organisée à la minute près. Chez les Robbins, il n'y avait pas la place pour les temps morts. Tim et moi, on le vivait bien ! Au lycée, on s'arrangeait pour faire coïncider différents horaires afin de se trouver des moments libres, des moments où on n'était pas obligé de faire ce que nous imposait papa. Ce… ce n'est pas qu'on était malheureux parce qu'on vivait comme des rois, mais… Tim et moi, on voulait vraiment de la place pour respirer. On était vraiment semblable, bien qu'à l'époque j'étais plus proche de Tyler… mais lui… à partir d'un certain moment, il s'est mis à ne plus vouloir de cette éducation. Il lui fallait des journées où il pouvait fumer, boire… baiser. Il lui fallait des heures et des heures de liberté. Et peu à peu, il s'est mis à devenir violent. D'abord envers moi, j'étais la plus petite, et puis.. envers ma mère parce que… Tyler était le plus agé de la fratrie et qu'il voulait le montrer en remplaçant papa lors de ses missions. Il prenait sa place à table et… s'inventait un rôle qu'il n'avait pas à tenir. Lorsque papa n'était pas là, il fallait faire comme s'il était mort. Il… il a commencer à frapper ma mère alors que Timmy et moi on passait notre temps ensemble. Il ne voulait pas qu'on puisse échapper à sa surveillance, alors il venait nous chercher à l'école… et puis… un jour, il a fini par déraper.

-Par déraper ?

-Oui…

Elle n'était pas capable d'en dire plus. Elle ne voulait pas retomber dans l'horreur du procès. Elle ne voulait pas que des images remontent brusquement à la surface, et surtout, elle ne voulait pas avoir à se reconstruire encore une fois. Pas sans Tim. De plus, elle ne supportait pas l'idée que Callie soit emportée dans ce tourbillon de douleur.

De son côté, Callie sentait des larmes venir à ses yeux pour la piquer intensément. Elle fit assoir Arizona et, toujours agenouillée devant elle, elle se plaça entre les genoux de la jeune femme. Ses bras se posèrent sur ses cuisses et Callie embrassa le menton de sa belle. Une question lui brûlait les lèvres mais elle ne savait pas s'il était trop tôt pour la poser ou non.

-Arizona, commença-t-elle en gardant ses mains sur ses cuisses, est-ce que…

-Non, ne demande pas…

-Est-ce qu'il t'a fait du mal ? Acheva-t-elle tout de même.

Manquant d'air, Arizona leva sa tête vers le plafond et ferma fortement les yeux afin qu'aucune larme ne tombe. Enfin, d'une voix tremblante, elle répondit :

-Je… je crois que oui…

« Notre ADN ne compte pas pour nous tous, pourtant… Nous sommes humains, la vie nous change. On développe de nouveaux traits, on devient moins sectaires, on arrête de rivaliser, on apprend de nos erreurs, on fait face à nos plus grandes peurs. Pour le meilleur et pour le pire.
On trouve des moyens de devenir plus que notre biologie. Le risque évidemment, est qu'on change trop jusqu'au point où on se reconnait pas. Trouver le moyen de revenir en arrière peut être difficile, il n'y a ni compas, ni carte. On a juste à fermer nos yeux, faire un pas et espérer qu'on y arrive…
»


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