Chapitre 2

Pendant que Tom ruminait contre lui-même et contre l'incapacité de ce « fichu miroir tout juste bon à faire de la glace pilé », Harry continuait ses tâches ingrates afin de satisfaire au mieux celui à qui il croyait devoir la vie, il pensait ainsi que son « beau-père » serait fier de lui et lui permettrait enfin de sortir un peu de ce château qui, bien que d'une beauté indescriptible, n'en était pas moins extrêmement froid aux yeux du jeune homme. Une fois n'est pas coutume, le prince, seigneur des lieux se montra extrêmement insatisfait du travail, pourtant parfait de son esclave…. Pardon: de son très cher beau-fils. A la différence que cette fois ci Tom était encore pire que d'habitude si cela était possible, probablement que sa récente découverte n'avait pas encore été digérée par le « plus beau après Harry », tant et si bien que pour le punir de son « incompétence » , il fit enfermer Harry dans sa chambre, qui se résumait à 9 m² avec un lit et une table. Une fois ceci fait Tom se sentit tout de suite mieux,

'après tout quoi de mieux pour se remonter le morale que d'enfoncer un peu plus ce bon à rien.'

Un sourire mauvais naquis sur ces lèvres tandis que mille et un mauvais tours prenaient forme dans son esprit tordu afin de lui permettre de se débarrasser de celui qui avait osé lui ravir son titre. Afin de célébrer cette bonne résolution il fit organiser un gigantesque bal le soir même. Pour Tom, un bal digne de ce nom devait être à la mesure de sa magnificence ,autrement dit pour nous, à la hauteur de son ego surdimensionné. C'est pourquoi, à la dite fête, étaient conviés les plus riches et les plus puissant nobles du pays entier ce qui conduisait à des centaines, parfois même à des millier de convives et à des gala très riches au sens premier du terme. La seule tache qu'il y avait sur ce fantastique projet était le problème des repas car aussi difficile que se soit pour Tom de l'admettre, Harry était le seul dans tout le pays à avoir ce que ses invités qualifiaient de « mains en or », autrement dit: un formidable don pour la cuisine et ce même si son beau-père ,de si légère mauvaise fois, dénigrait chacun de ces plats comme si ils étaient indigne d'être mangés par lui. Certains d'entre vous constaterons sûrement que ce seigneur du mensonge faisait très attention à ce que jamais Harry ne le croit satisfait et ils n'aurons pas tord et ce pour deux raisons: la première est que ce petit jeu l'amusait au plus haut point, que voulez-vous: a chacun ses passe-temps , la deuxième et non la moindre est qu'il ne pouvait se permettre de laissé Harry sortir du château pour aller on ne sait où et dévoiler ainsi sa beauté à couper le souffle à qui voudrait bien la voir ce qui signifierait bien sur la fin de son règne en tant qu'homme le plus beau de la terre, et ça bien sur il ne l'accepterait jamais. Pour en revenir au problème du repas au bal, il serait obligé de libérer le jeune homme afin qu'il se mette au travail et cette idée ne l'enchantait guère , et voila comment on se prend de nouveau la tête alors que tout semblais bien aller…

'ce gamin me pose des problèmes même lorsqu'il n'est pas à porté de main!!'

La colère le fit entrer en trombe dans la chambre d'Harry où il lui agrippa les cheveux , le fit sortir de force de la chambre et le traîna dans les cuisines où il l'y jeta brutalement.

« Que se soit bien clair, je te laisse sortir pour que tu prépare le repas du bal de se soir, à la moindre erreur je veillerais à ce que tu sois sévèrement punis, une fois que tu auras terminé les gardes te reconduiront à ta chambre ou tu resteras pour toute la duré du bal, est-ce clair?? Et je t'avertis que je ne tolérerais pas le moindre bruit ou signe de ta présence! » cracha-t-il à l'intention du jeune homme.

« bien père… tout sera près, je ne vous décevrait pas . » répondit le jeune home avec révérence, il était habitué aux colères de son beau-père et avait apprit à faire avec.

Légèrement apaisé par l'attitude servile de Harry, Tom quitta les cuisines où le jeune homme se mit aussitôt à la tâche: pain, soupe, et mets tous plus exquis les uns que les autres se succédèrent entre les mains expertes du brun, il travailla tant et si bien qu'au bout de quelque heures tout était près, juste à temps pour l'arrivé des invités, aussi il fit se qu'on lui avait ordonné et retourna dans sa chambre dont la porte fut fermé à clef de l'extérieur. N'ayant pour l'heure rien de mieux à faire, il se plaça devant la petite fenêtre afin d'observer l'afflux des convives arrivants , il en vit passé une centaine voire deux lorsque son attention fut captée par l'un d'eux: c'était un jeune homme de son âge environ, blond au yeux d'orage, un visage si pale et parfait qu'il semblait être sculpté dans du marbre , ses vêtement mettaient en valeur son corps mince et élancé, il devait être un peu plus grand en taille que Harry et ses cheveux longs attachés en catogan lui conféraient une allure aristocratique qui lui allait à merveille car délicatement contredite par son air doux. Harry était sous le charme de ce jeune homme et ne parvenait par à détaché son regard de lui mais y fut obligé trop tôt à son goût lorsque l'objet de son attention entra dans le château.

Pendant les minutes qui suivirent cet instant volé, jamais vécu par le principale concerné mais à jamais gravé dans la mémoire d'Harry, ce dernier ne pouvait s'empêcher de repasser cette vision en boucle dans sa tête sans pour autant comprendre ce qui lui arrivait, il faut dire qu'un beau père tyrannique et perpétuel insatisfait ne facilitait pas la compréhension du désir qu'un adolescent peut ressentir devant un tel charme.

« qu'il est beau…comment est-ce possible? Une telle splendeur ne peut venir d'un humain, c'est un ange…envoyé par le ciel, envoyé afin de nous montrer à nous, créatures viles et vaniteuses, la véritable signification des mots « perfection » et « magnificence ». » se dit il à voix haute.

Il en était là de ses réflexions lorsqu'une silhouette en contre bas de sa fenêtre attira son attention. Même avec l'obscurité qui l'entourait, il la reconnue immédiatement et aussitôt son cœur fit un bond dans sa poitrine.

'c'est lui!!!' fut la seule pensé cohérente qu'il fut alors capable de formuler

Il resta là pendant des heures, qui lui parurent seulement quelques minutes, à observer son bel inconnu qui semblait lasse de toute cette fête qui ne rimait à rien, Harry remarqua cependant que le blond avait avec lui une assiette remplie des divers plat qu'il avait préparés et qu'il semblait énormément apprécier ce repas bien qu'il dénigre la fête en elle-même. Le jeune brun sentit alors une vague de fierté le submerger et sans qu'il s'en aperçoive , un sourire heureux naquis sur ses lèvres purpurines. Le jeune aristocrate se sentant observé se décida à regarder autour de lui puis en l'air, c'est là qu'il le vit: des cheveux noir ébène, de splendides yeux vert et un sourire à faire fondre la terre entière, qu'il était beau cet inconnu, ce bel oiseau de paradis caché par des barreaux.

« comment peut on enfermer un tel bijou? C'est un crime impardonnable! »

C 'est sur cette constatation que le jeune brun disparut derrière son rideau.

Harry en avait encore le souffle court, comment était il possible d'avoir de si beaux yeux? Il avait bien failli s'y noyer lorsque leurs regards s'étaient croisés, si bien qu'il fut obligé de se cacher derrière le mince tissu qui lui servait de rideau, il ne pouvait pas soutenir ce regard sans rougir c'était impossible pour l'adolescent qu'il était, de plus son satanique de père lui avait formellement interdit de faire acte de présence pendant la durée du bal, il n'osait imaginer quelle serait sa punition si cet inconnu venait à en parler, il en frémis d'avance.

Un peu plus bas, le jeune prince, car tel était son titre, se demandait toujours s'il n'avait pas rêvé cet échange magique bien que si bref. Une voix se fit alors entendre, le sortant quelque peut de sa réflexion:

« Draco, fils, que fais tu ici alors que tout les convives festoient dans la demeure de notre hôte? »

Un grand homme venait lui-même de sortir du château, il ressemblait beaucoup au jeune blond, peut être un peu plus froid de visage mais la douceur parvenait sans peine à s'y faire déceler. Au moment où il posa cette question il remarqua que son fils paraissait rêveur, étrangement attiré par l'une des nombreuse fenêtres du château, celle-ci semblait néanmoins plus petite et moins luxueuse que toutes les autres. Sorti de sa contemplation, Draco tenta de paraître naturel lors de sa réponse:

« ne vous tourmenter pas ainsi père, je ne faisait que prendre l'air car toutes ces festivités m'ennuis »Loin d'être dupe, le père de Draco arqua un sourcil dubitatif devant la réponse de son fils, il n'ajouta cependant pas un mots et vint même s'asseoir à coté de lui. C'est alors qu'il remarqua l'assiette que le jeune homme avait prise avec lui, un sourire pris place sur son visage.

« la fête t'ennuis mais visiblement il en est tout autre pour le repas »

Le principale concerné éclata de rire devant la remarque de son père puis, reprenant contenance, il lui répondit:

« en effet père, j'avoue que ces mets sont les meilleurs qu'il m'est été donné de manger »

Derrière son rideau , Harry n'avait rien perdu de la conversation et bien qu'il fut plonger dans un états second en entendant le rire de 'son prince' il était maintenant entrain de rougir furieusement: Le grand Draco Malfoy, prince du royaume, fils du roi Lucius Malfoy, trouvait sa cuisine à son goût? Il en était fière mais il se sentit bizarre également: de drôles de papillons faisaient à présent leur propre bal dans son ventre. Bien que jeune , le brun sentit qu'il était amoureux, il venait d'avoir le « coup de foudre », comme certains l'appelle, pour quelque un qu'il ne connaissait que de nom et maintenant de vue ….Mais qu'est-ce qui clochait chez lui??