Auteur : Patte de velours (cette fois je sors les griffes. Grrrrr….)
Titre : Ivresse. Mais au vu de leur état, ils ont dû fumer aussi. La moquette.
Chapitre 2 : Timbre
Genre : « Je te rends la monnaie de ta pièce ». Enfin, si l'on peut dire.
Pitch : oui, toujours les mêmes. Je ne me lasse pas. Parce qu'ils vont si bien ensemble. Les séparer s'avéra d'une cruauté sans nom. Crétins d'auteurs à la noix. Une séquelle à « Ivresse ». Et honteusement slash.
La scène se déroule lors de la période Light « enchaîné à L ». Pour une raison que nous imputerons à cette nouvelle cuite, la chaîne a curieusement disparu de leurs poignets (ils la retrouveront sous le lit le lendemain matin). Et non, Light ne tient toujours pas l'alcool. Et oui Ryûzaki en profite encore pour prendre le dessus. Quel vicieux, tout de même !
Genre (bis) : Yaoi. Qui s'assume. Deux hommes qui se tiennent par la main ou échangent un bisou timide sur la joue… ces gestes furtifs vous soulèvent le cœur ? Euh… N… n'allez… p-p-pas plus loin. Non, même s'il est vrai que dans cette scène L et Light ne se tiennent pas par la main. Ils font autre chose. Avec les autres parties de leurs corps. Oui, hélas. Au revoir.
Rating : M.
Pairing : LxLight
Disclaimer : Obata et Tsugumi l'ont fait exprès. Laisser plein de trous dans les épisodes. Multiplier les hors champs, les ellipses et les scènes coupées. Alors que pouvons-nous faire, nous autres pauvres fans ? Ecrire. Des cochonneries… par désespoir.
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"Ivresse"
Chap 2. Timbre
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Tour (Q.G de l'équipe d'investigation japonaise). Trente-huitième étage. Appartement n°14. Chambre. Lit. Non. Rectification. Plancher.
Et une fois de plus, bourré. La tête dodelinant, Light redressa la nuque. Tout nu, étendu de dos sur la fourrure qui tenait lieu de descente de lit, ses yeux se croisant, il heurta du front un visage qui se penchait sur lui.
« Ben L… hips !...qu'ez… Qu'ezzz… que tu fais ?! » bredouilla-t-il d'une voix pâteuse et zézayante. Ryûzaki, le souffle court, nu également, venait de s'enfouir dans son intimité suintant de lubrifiant. Comme une lettre à la poste. La fente a beau être étroite, le courrier y passe quand même. Un flacon solitaire aux trois-quarts vide gisait à quelques pas de là. Réprimant un hoquet, son regard s'obstina à regarder le bas-ventre du détective, et cette partie de son anatomie à demie enfouie dans la sienne.
« L… n'y'a un bout qui dépasse… »
La brusque poussée de Ryûzaki entre ses jambes le lui fit avaler complètement, provoquant chez Light un couinement étranglé.
« Pro… profiteur ! » suffoqua le châtain, des carillons dissonants bataillant à l'intérieur de son crâne.
« Et… avant-hier, quand tu m'as mis à plat ventre et relevé les fesses pour… pour me saillir… enfoiré… » rétorqua le détective en s'effondrant sur son torse, puis remontant sa figure le long de son cou tout en le lui mordillant « hein… sale petit… toi, tu n'as… Tu n'as pas hésité à m'en foutre plein le cul… »
Light émit quelques tentatives maladroites pour s'extirper de son étreinte.
« Chacun son tour… morveux ! »
« Oooh… Oooh héééééé !! Du bateauuu… t'as que s-s-s-s-s-ix aaaans de… de plusssssss que… que… mooââââ. Puceauuuuuuuu !! »
Oh non. Encore ? Alors qu'il était son initiateur ?
« Light, mon chéri… tu sais que je t'ai déjà mis en garde, concernant l'usage de ce mot »
Les cris lascifs du jeune Yagami-kun ruinèrent le silence paisible de cette nuit.
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Blabla de l'auteur :
Allez, une petite devinette ! Les raisons ayant motivé le choix du titre ? Le timbre de la lettre, la Poste, la boîte aux lettres… et le timbre de la voix. Celle de Light, qui monte dans les aigus à mesure que L le besogne. Veinard, va !
Parenthèse : étant donné que je lis et relis le manga et que je re-visionne l'anime, des détails me sautent aux yeux. Aujourd'hui, j'attirerai votre attention sur les glaces que Watari offre aux membres de l'équipe (anime). Matsuda, Aizawa… n'ont droit qu'à deux boules là où Souichiro Yagami a droit à trois. Parce qu'il est le chef ? C'est marrant ce type de détails mais je n'invente rien ! Une touche d'humour de la part des auteurs sans doute. Ou pas.
Encore un point : la couleur de la glace. Verdâtre. Soit c'est l'éclairage de la pièce qui la colore sous cet aspect, soit elle est parfumée à la pistache. Périmée.
(Yaoi)Note : l'évidence. L'évidence je vous dis !
Contrairement à d'autres séries qui connaissent une vie auxiliaire sous forme de doujinshi, fanfics, fanarts, amv, créations vidéastiques personnelles, cosplay à caractère YAOI, alors que ce type de relations ne sera en rien suggéré et que ce ne sera clairement pas l'orientation originelle de la série, les expressions yaoi dérivées de Death Note ne créent pas le yaoi, elles le révèlent.
Elles mettent en évidence ce qui crève les yeux. On pourrait se dire : mais non ! c'est un thriller haletant, un policier un peu mystique… mais le fait est que le manga (id. anime) est construit de manière à nous induire à nous poser ce type de questions. C'est indéniable. A chaque fois que je me disais, mais non, je me fais des idées… Paf ! Un autre détail ambivalent, une autre situation ambigüe. Le manga nous interpelle en ce sens, précisément parce qu'il a été conçu en ce sens, en plus de nous inciter à réfléchir sur la peine capitale, la responsabilité d'infliger la mort, la déchéance et la folie qui guettent l'homme frappé d'un comple démiurgique.
Cette réflexion défrisera peut-être certains d'entre vous, en particulier les pro-kira, très chatouilleux sur leur ange de la Mort qui ne perd jamais son self-control (et… aimer… c'est s'abandonner et lâcher prise n'est-ce pas ?). Mais avouez que Tsugumi et Ohba n'ont pas lésiné sur ce genre d'allusions.
