Je m'excuse d'avance si je dis pleins de conneries dans le chapitre! ^^ J'ai essayé de faire un chapitre qui soit le plus vraisemblable possible... D'après toutes les séries policières que j'ai écouté, tout les livres policiers que j'ai lus et les informations à la TV et sur Internet que j'ai ramassé, ça l'a donné ça.. ! Si vous vous dites, que c'est complètement farfelu, impossible,... eh bien, dites-vous que c'est une fiction! Non la réalité. ;)
Merci à Pauline, babeth, alexia, nana, Juu, astrid, melody et alicia08 pour leurs reviews ! =)
ariane : Bravo pour avoir deviné qui c'était :P En même temps, j'avais laissé de gros indices, alors ce n'était pas trop dur à deviner...^^ La réponse est dans le chapitre qui suit.. Si tu as un bon sens de la déduction tu devrais trouver ta réponse... Plus amples informations à venir dans les prochains chapitres...
Sara: Wouah! ^^ Eh ben, dis donc, ta review m'a remontée à bloc! Je suis super contente que ma fic' te plaise :D ... P.S.: T'as raison pour les persos ^^
* Les inscrites, si tout s'est bien passé, je devrais vous avoir répondu, par MP.. =)
Oh! En finissant, merci à celles qui m'ont mise en alerte!
» MamzelleCaro
Chapitre 2 – La Sentence
Seattle, État du Washington
- Qu'on amène la prochaine détenue, numéro 1538!
Une porte s'ouvrit laissant entrer la prochaine détenue à être jugée. Malgré l'uniforme orange, on ne pouvait nier que la femme qui la portait était sublime. Plusieurs personnes qui étaient présents hoquetèrent de surprise en voyant telle créature pénétrer dans le tribunal. Le juge, un vieil homme d'une soixantaine d'année connu pour son impartialité et sa sécheresse lors des procès, en resta complètement bouche bée. La jeune femme se dirigea vers son siège et s'assit avec grâce à sa place. Un raclement de gorge de la part de l'assistant-procureur sortit le juge de sa contemplation. Le juge se reprit rapidement, conscient de tous les regards de la salle fixés sur lui. La détenue le regardait en souriant moqueusement, consciente de l'effet qu'elle faisait aux hommes, et donc quel effet elle lui faisait.
- Rosalie Hale, vous êtes amenée à être jugée aujourd'hui pour… (il jeta brièvement un regard sur le dossier posé devant lui)...vol de voiture, excès de vitesse, délit de fuite et conduite dangereuse pouvant causés des dommages. Est-ce exact?
L'avocat de Rosalie se leva.
- C'est exact, votre Honneur.
- Comment votre client plaide-t-il, maître Keenan?
- Coupable, dit-il après avoir consulté du regard sa cliente.
Le juge se tourna ensuite vers le procureur.
- Le ministère public propose une sentence de combien de temps, monsieur le procureur?
Le procureur se leva à son tour.
- Le ministère public estime qu'une peine de cinq ans moins un jour devrait convenir à Mlle Hale.
L'avocat de Rosalie se releva, indigné.
- Cinq ans moins un jour? Vous êtes complètement dérangé! Ça ne mérite que deux ans moins un jour maximum, s'exclama maître Keenan, outré.
- D'après les antécédents de Mlle Hale, le ministère public estime qu'une peine de cinq ans moins un jour, devrait ôter le goût à Mlle Hale de recommencer… encore une fois.
Rosalie eut un petit sourire en coin lorsque le procureur prononça ces paroles. En effet, ce n'était pas la première fois qu'elle se faisait prendre avec une voiture volée. Au moins la cinquième fois. Il y avait cette première fois, dans l'état du Nevada alors qu'elle avait à peine seize ans. C'était son "baptême du vol". Elle avait fait un pari avec un de ses meilleurs amis comme quoi elle serait capable de voler une voiture. Elle avait volé la voiture de son voisin, une Ferrari M3 et avait réussi à tenir sur la route pendant trois heures avant de se faire prendre. Elle n'avait écopé que de six mois dans un centre jeunesse étant donné son jeune âge. La deuxième fois, deux ans plus tard, c'était à Long Beach avec une Bugatti Veyron FBG. Elle avait emprunté la voiture sans aucune intention de la remettre à son propriétaire. Pendant près de quatre heures, elle avait roulé sur l'autoroute avant de se faire arrêter par une voiture de police qui passant par là avait eu un signalement de voiture volée. Cette fois-là, elle avait écopé d'une peine d'un an, étant donné que c'était sa première infraction en tant qu'adulte. Il y avait eu aussi cette fois à San José avec la voiture de son oncle. Et comment oublier cette fois à la Nouvelle-Orléans. Et maintenant, la cinquième fois, ici, à Seattle. « Tout ce qui peut rouler de 0 à 200 km/h en moins de 5 secondes mérite de se faire voler et tant pis si je dois aller en prison pour ça. » Voilà ce que se disait Rosalie en regardant son avocat, un homme d'une trentaine d'années aux traits fort peu avantageux, et le procureur en train de débattre sur son cas. Le juge, au bout de quelques secondes de débat, interrompit les deux hommes d'une voix sèche.
- Maître Keenan, monsieur le procureur, cessez donc un peu!
Les deux hommes cessèrent aussitôt de parler et s'assirent. Le juge parcourut la salle du regard, pensif. Son regard s'arrêta sur la jeune femme qui n'avait pas parlé depuis le début.
- Mlle Hale, pensez-vous que la peine de cinq ans soit exagéré pour vous? Commença-t-il.
La jeune femme, surprise, resta un moment silencieuse. Finalement, elle haussa les épaules, indifférente. Changeant de tactique, le juge reprit :
- Si l'on réduit votre peine à trois ans, avons-nous la promesse que vous cesserez toute activité de vol?
Le procureur se leva d'un bond, prêt à protester. Un mouvement de la main de la part du magistrat lui intima de se taire. Le procureur se rassit donc, mécontent.
- Alors, Mlle Hale, que pensez-vous de cela?
Deux minutes passèrent. Rosalie pensait, pesant le pour et le contre.
- J'aimerais mieux passer dix ans en prison que de vous faire une promesse, monsieur le juge, répondit finalement Rosalie, souriant froidement.
Stupéfait de la froideur de la réponse de la détenue, le juge resta quelques instants silencieux. Il se demandait ce qui poussait une si jolie femme à être si froide et si distante envers les autres personnes. Après quelques instants de silence, le juge se reprit.
- Parfait.
Il se tourna vers le procureur et déclara d'une voix ferme :
- Sentence de cinq ans moins un jour acceptée. Amenez-la à la prison du comté où elle passera la nuit. Qu'on transfère la détenue, demain dix heures à Washington Jail où elle purgera sa peine.
Deux policiers s'approchèrent de la jeune femme avant de lui demander de se lever pour qu'ils puissent lui mettre les menottes. Rosalie se leva, méprisante et regarda les deux policiers avec dédain lui mettre les menottes aux poignets. Ensuite, ils l'entraînèrent en dehors de la salle, en direction du fourgon qui s'en allait à la prison du comté.
- Qu'on amène le prochain détenu, numéro 1539!
(*)
New York, État de New York
- Prochain dossier, numéro FGJ-26!
Une jeune femme aux cheveux noirs de jais s'approcha –on aurait dit qu'elle dansait- et alla s'asseoir à côté de son avocat. Malgré la situation sérieuse dans laquelle elle se trouvait, la détenue arborait un immense sourire aux lèvres. Une joie de vivre contagieuse se dégageait de sa petite personne. La juge haussa les sourcils, étonnée, devant tel spectacle. Jamais encore elle n'avait vue de détenu à l'allure si joyeuse. Regardant rapidement le dossier devant elle, elle commença :
- Alice Brandon, vous êtes accusé de vols et d'usurpation d'identité. De plus, lors de l'exécution d'un mandat de perquisition, nous avons trouvé, pas mois d'une centaine de pièces de vêtements, d'accessoires, de souliers et autres acquis de manière illégale. Possession de marchandise volée s'ajoute donc à votre liste. Maître Miller, votre cliente sait-elle que la possession de marchandises volées est passible d'une peine d'emprisonnement de trois ans minimum?
- Oui, madame la juge, répondit l'avocat d'Alice.
La juge se tourna vers le procureur et lui demanda :
- Quel est la durée de la sentence que propose le ministère public?
- Nous estimons qu'une peine de huit ans conviendrait à Mlle Brandon…, commença le procureur.
- Ne trouvez-vous pas cela exagérez, monsieur le procureur, questionna la juge.
- Absolument pas, répliqua le fonctionnaire. Mlle Brandon a usurpé l'identité de pas moins cinq personnes ces dernières années en plus de voler impunément des accessoires, des pièces de vêtements, des articles ménagers…
Alice se pencha vers son avocat et lui murmura quelque chose à l'oreille. Maître Miller secoua la tête en souriant. La juge ayant remarqué interrompit le procureur d'un mouvement de la main.
- Pouvons-nous savoir qu'est-ce qui se passe? Demanda-t-elle.
L'avocat d'Alice sursauta et leva son regard vers la juge.
- Rien-rien, madame la juge, répondit-il en bégayant. Ma cliente me faisait part d'un commentaire sur ce qu'avait dit le procureur. Ce n'était p-pas important.
- J'insiste, répliqua-t-elle d'un ton sans appel.
Voyant que son avocat n'avait pas l'air d'être parti pour dire ce qu'elle lui avait dit, Alice se leva. Toujours sans se départir de son sourire, elle dit à madame la juge d'une voix chantante :
- Je faisais part à mon avocat de mes impressions sur ce qu'avait dit le procureur. Apparemment, il ne connait pas grand-chose relié à la mode. Qu'il ne pourrait sans doute pas différencier les vêtements quelconques- tel ceux qu'il porte- à ceux de grands couturiers. Il ne pourrait pas dire que la chemise que vous porter en ce moment est celle du designer français Yves St-Laurent de la dernière saison. Et finalement, que son costume trois boutons fait grandement années 90, autrement dit, qu'il est dépassé.
Après sa tirade, Alice se rassit, faisant un clin d'œil par la même occasion à son avocat qui se retenait grandement de rire. Les coins de la bouche de la juge frémirent, tentant sans succès de cacher son sourire amusé. Le procureur était rouge de honte et de gêne.
- D'accord, merci pour votre… euh… franchise, Mlle Brandon, déclara la magistrat. Monsieur le procureur veuillez continuer, je vous prie.
Les rougeurs toujours présentes sur ses joues, le procureur continua, comme l'avait demandé la juge.
- Alors…euhm… je disais que Mlle Brandon avait dérobé plusieurs objets de valeur à une grande quantité de magasins…en plus… en plus d'usurper l'identité de plusieurs personnes ces dernières années, commença l'avocat général. Je pense, donc, que la peine de huit ans conviendrait à Mlle Brandon pour qu'elle prenne enfin conscience de ses actes et qu'elle comprenne que dans notre société l'usurpation de l'identité et le vol doit être sévèrement puni pour éviter que les criminels recommencent infiniment. Et, finalement, pour finir je propose que nous envoyons Mlle Brandon à Washington Jail, dans l'état de Washington, où elle pourra suivre une thérapie avec la psychologue Esmé Cullen, une des plus réputés au pays qui l'aidera à surmonter sa kleptomanie et à la guérir...
L'avocat d'Alice se leva et l'interrompit avec une moue contrariée.
- Pourquoi devons-nous l'envoyer dans l'État de Washington, une de nos prisons conviendrait parfaitement. Nous n'avons qu'à prendre un autre psychologue tout aussi qualifié pour faire le travail que vous voulez donner à Mme Cullen. Je suis sûr qu'avec tous les spécialistes de la ville, il y en aurait bien un qui ferait amplement l'affaire.
Le procureur continua, sans tenir compte de l'intervention de l'avocat.
- J'ai déjà envoyé le dossier de Mlle Brandon et Mme Cullen s'est dit intéressée par le cas de mademoiselle ici présente. Elle pense qu'elle peut la guérir de sa maladie mentale…
- Sa maladie mentale? s'écria Miller, complètement abasourdi. Ma cliente n'est aucunement malade!
Le procureur se tourna enfin vers l'avocat.
- Ah bon? Pourquoi votre cliente éprouve-t-elle le besoin constant de voler les choses au lieu de les payer comme les personnes normales feraient? Pourquoi est-elle attiré inévitablement vers une pièce de vêtements et qu'elle ne peut s'empêcher de le prendre et de le glisser dans son sac avant de sortir du magasin comme si de rien n'était? Si cela ne prouve pas qu'elle ait besoin d'aide et qu'elle soit malade, dites-moi pourquoi alors elle fait ça?
Il regardait Miller, une lueur de défi dans les yeux. L'avocat d'Alice resta sans voix. Au bout d'un moment, le procureur afficha un sourire narquois.
- C'est ce que je disais.
Se tournant ensuite vers la juge, il termina.
- Voilà ce que propose le ministère public dans le dossier FGJ-26.
- D'accord. Sentence acceptée. Vous mettrez la détenue dans le prochain vol en partance de Seattle. Pour la nuit, vous l'amènerez au central de police où elle dormira.
L'avocat d'Alice regarda sa cliente, désolé, à l'annonce de la décision. Alice le rassura d'un coup d'œil et d'un sourire qui n'avait jamais perdu de son éclat pendant le procès. Elle se leva et suivit le policier qui attendait de la sortir de la salle. Il n'eut pas besoin de la menotter, elle le suivit sans montrer de résistance et elle engagea même la conversation avec lui.
- Alors, beau mec? Quel est ton nom? Tu sais que t'es plutôt sexy dans ton uniforme? Un vrai fantasme sur pattes…
Le pauvre policier rougit sous les commentaires d'Alice et bégaya une réponse incompréhensible. La juge, l'avocat et le procureur qui avait suivi l'échange haussèrent les épaules comme si la situation était normale et se sourirent entre eux. Cette jeune femme était un sacré numéro!
(*)
Phoenix, État de l'Arizona
La salle était complètement bondée. Deux ou trois caméras avaient été autorisées à pénétrer dans la salle exclusivement aujourd'hui. Une dizaine de journalistes, bloc-notes à la main, un enregistreur sur leur cuisse, se tenaient prêts, attendant l'entrée du criminel et du juge qui s'occupait de l'affaire du « Nettoyeur ». Quelques personnes, curieuses, s'entassaient dans les bancs pour voir à quoi ressemblait ce fou qui les avaient terrorisés pendant plusieurs mois. À la télévision, on ne l'avait pas décrit, ni même donné son nom, gardant jalousement ces informations. Ainsi, on ne savait pas encore qui était ce fameux « Nettoyeur ». La foule commençait à s'impatienter, tous voulait voir à quoi ressemblait le criminel. Ils y allaient de suppositions, lançant des idées en l'air mais aucun n'était près de la vérité. Qui aurait pu supposer que cette personne n'était autre qu'une femme? Une simple bibliothécaire de surcroît que ses employeurs qualifiaient de «calme», «gentille avec tout le monde, spécialement avec les jeunes enfants» quoi que «un peu timide»? Après une attente interminable pour les spectateurs et les journalistes, une porte dans le fond de la salle s'ouvrit.
Le silence complet se fit dans la salle.
Un policier apparut en premier, suivi de près par un de ses collègues qui poussait une jeune femme d'apparence fragile. Ils allèrent la porter dans le box qui lui était réservé. Personne ne parlait, personne ne bougeait. Tout le monde était choqué. C'était impensable, enfin! Ce devait être une blague. La jeune femme n'avait qu'une vingtaine d'années et semblait être mal à l'aise d'être ainsi le centre de l'attention. Ses joues rougissaient sous la gêne de tous ces regards portés sur elle alors qu'elle baissait la tête se cachant derrière ses cheveux bruns. Après le choc initial, on entendit le froissement des stylos sur les blocs-notes écrivant à toute vitesse, fébriles. Quelques personnes s'étaient penchées et discutaient à voix basse avec leur voisin en la montrant du doigt et on voyait bien qu'ils étaient vraiment surpris. D'autres restaient simplement là à la regarder sans rien faire d'autre.
Quelques minutes passèrent avant que finalement la voix de l'huissier retentisse dans la pièce.
- Levez-vous pour accueillir monsieur le juge Lewis.
Comme un seul homme, l'assistance se leva alors que par une porte près de celle où la jeune femme était entrée quelqu'un apparut.
Un homme d'une cinquantaine d'années entra. Il mesurait près d'un mètre quatre-vingt-cinq, avait une crinière de la couleur de la paille et des yeux bleus froids. Juste à le regarder, on pouvait dire qu'il avait de l'expérience. Il respirait le respect. Ses yeux balayèrent l'assistance avant de s'arrêter vers la femme qui était assis au box des accusés. S'il fut surpris, il ne le montra pas. Il se dirigea calmement vers sa place et s'assit tout aussi tranquillement. Ce fut seulement lorsqu'il fut complètement installé qu'il dit d'une voix grave :
- Vous pouvez vous asseoir.
Les personnes présentes dans la salle s'assirent. Le silence planait toujours. On aurait pu entendre une mouche voler. Le juge Lewis ouvrit le dossier posé devant lui et commença à le parcourir rapidement. Après avoir fini, il leva les yeux et parcourut encore une fois la pièce du regard. Il s'éclaircit la gorge et commença :
- Je sais qu'aujourd'hui il y a plusieurs journalistes dans la salle, des caméras et du monde du peuple, si je peux les appeler comme cela. Je demanderais aux personnes qui assistent au procès de respecter les règles établis dans ma cour, à savoir que lorsque je parle, c'est silence. Lorsque les avocats font leur plaidoyer, c'est silence. Je ne veux personne qui parle dans son enregistreur à voix basse ou qui parle avec son voisin, est-ce clair? Sinon, vous serez foutu dehors immédiatement par un des policiers qui se tient juste là, en arrière, près de la porte. Compris?... Bon, maintenant que vous êtes mis au courant de mes exigences nous pouvons commencer. Aujourd'hui, je vais être mené à juger si mademoiselle Swan, dite le «Nettoyeur», ici présente, est coupable des chefs d'accusations de terrorisme, destruction de bâtiments publics, pénétration de propriété privé, possession d'explosifs et intention de nuire et de créer une ambiance de terreur contre la population. Pour ce faire, l'offensive sera lancée par le procureur Maître Dante suivi de la défensive par l'avocate de Mlle Swan, maître Foster. Je laisse la parole à Maître Dante maintenant.
Le procureur, un homme d'une trentaine d'années aux cheveux bruns bouclés qui retombaient légèrement sur ses épaules, se leva, s'avança vers le juge avant de se tourner vers le public. Il s'éclaircit la gorge, prit une grande inspiration avant de commencer d'une voix puissante :
- Ces derniers mois, plusieurs explosions ont eu lieu dans la ville. Une personne avait décidé de faire sa justice soi-même, en s'attaquant à des lieux où elle pensait que d'autres criminels faisaient leur petit commerce de vente de drogue et d'armes. Elle a envoyé régulièrement des messages aux médias, clamant que la police ne faisait pas son travail correctement, que les policiers étaient tous des incapables corrompus. Elle a instillé un climat de peur pour les citoyens de Phoenix. Les vendeurs de drogues, les vendeurs d'armes à feu se sont terrés dans leur trou, rendant encore plus difficile le travail acharné de la police pour démembrer ces réseaux. En voulant aider, cette même personne a nuit plutôt qu'aider les forces policières.
Il se tourna brusquement vers le box des accusés et pointa du doigt la jeune femme qui était assise le regardant avec un sourire moqueur aux lèvres.
« Tout cela est tellement théâtral », se dit-elle.
- Cette personne est Mlle Swan assise ici, dans le box des accusés.
Il se tourna ensuite vers les gens qui étaient suspendus à ses lèvres.
- Avec l'aide de spécialistes, de psychologue, je vais démontrer au juge et aux autres personnes présentes au procès de la culpabilité de Mlle Swan.
Lorsqu'il eut fini son plaidoyer, il alla s'asseoir calmement à sa place alors que maître Foster se levait. C'était une grande femme d'un mètre quatre-vingt habillé d'un tailleur d'apparence coûteuse. Ses cheveux roux descendaient jusqu'à la chute de ses reins. Son regard vert était sévère et sa bouche pulpeuse. Elle semblait fragile, mais il ne fallait pas se fier aux apparences, elle était un requin dans un procès et c'était loin d'être son premier. Elle s'avança, replaçant sa jupe avant de commencer à son tour. Elle parlait haut et fort afin que tout le monde puisse l'entendre. Elle défendit sa cliente de toute ses accusations qu'elle jugeait infondées, que la seule preuve qu'il détenait, à savoir l'empreinte digitale, pouvait facilement être expliqué, sa cliente ayant perdue quelques jours plus tôt son cellulaire. Il était possible que quelqu'un l'ait pris ou volé et l'ait utilisé.
- Et pour le signal qui identifiait clairement que l'endroit d'où il provenait était la maison de Mlle Swan? Protesta le procureur Dante.
L'avocate se tourna vers le procureur, un sourire aux lèvres.
- Vous savez que de nos jours il est facile de pirater une ligne de téléphone, monsieur le procureur. Tout criminel, aussi débutant soit-il et qui s'y connait un peu en informatique peut le faire.
Les trois heures suivantes plusieurs spécialistes du FBI, du bureau scientifique de Phoenix et un psychologue défilèrent, alternant le ministère public contre la défense. Plus l'heure avançait, plus les preuves démontrés par le ministère public montrait clairement du doigt Mlle Swan comme coupable. Son avocate essayait tant bien que mal de tourner cela à l'avantage de sa cliente, mais rien n'y faisait. Le dossier qu'ils avaient monté contre le «Nettoyeur» était solide. Après que tout les preuves eut été vues, expliquées, le juge interrompit la séance afin d'aller prendre sa décision dans son bureau. Il déclara que sa décision serait prise dans deux heures et que les personnes présentes dans la salle pouvaient en profiter pour aller prendre un café en attendant. Il se leva et partit par la porte d'où il était entré. On ramena Mlle Swan en cellule alors que le monde sortait de la salle pour aller se dégourdir les jambes.
(…)
Deux heures plus tard…
Tout le monde était de nouveau réuni dans le tribunal. La présumée coupable venait juste de faire son entrée pour la deuxième fois rapidement suivi du juge Lewis. Tout le monde était impatient de savoir quel allait être le verdict. Les journalistes, excités, trépignaient sur leurs sièges en attente d'un prochain gros scoop. Le juge commença finalement après quelques instants de silence.
- Après avoir vu tout les preuves que m'a démontrées le ministère public, après avoir écouté l'avis de spécialiste du FBI et du bureau scientifique de Phoenix et après avoir écouté un psychologue donné son avis sur la personne de Mlle Swan, je me suis retiré dans mon bureau pour prendre une décision. Pendant ces deux heures, j'ai de nouveau regardé tout les arguments présentés sous plusieurs angles et finalement j'ai pris ma décision.
Les personnes assises dans la salle retinrent leur respiration. Un nouveau silence théâtral plus tard, le juge déclara :
- Mlle Swan est jugée coupable des chefs d'accusation de terrorisme, de possession d'explosifs, de destruction de bâtiments publics et d'infraction sur propriété privé. Elle écope d'une peine de vingt ans, avec possibilité de sortie après sept ans si elle a un comportement exemplaire et qu'elle suit à la lettre son programme de réhabilitation. Qu'on l'amène à la prison de Phoenix où elle purgera sa peine.
Deux policiers levèrent Isabella Swan, lui mirent les menottes et l'amenèrent à l'extérieur du tribunal. À l'extérieur de la salle, plusieurs journalistes patientaient pour pouvoir parler à la criminelle. Les flashs de photo crépitaient partout autour de la jeune femme, des micros se tendaient sous son nez. Plusieurs journalistes hurlaient leurs questions après la jeune criminelle pour attirer son attention.
- Mlle Swan? Quel effet ça fait de savoir que vous allez en prison alors que vous vous vouliez seulement aider les forces de la police?...
- Mlle Swan? Pourquoi avez-vous fait ça?...
- Pensez-vous que vos parents sont fiers de vous après ce que vous avez fait?...
Les policiers poussèrent sans ménagement les journalistes hors de leur chemin alors qu'ils mettaient Isabella Swan dans un fourgon en direction de la prison.
(*)
* Les durées de condamnation que j'ai mises sont purement fictives. Je ne sais pas exactement combien est la durée d'une sentence pour vol ou pour terrorisme... J'y suis allé au pif, en jugeant de la gravité des crimes...
Je sais, je sais, il se passe pas grand chose dans ce chapitre... Mauvaise nouvelle; dans le prochain chapitre, il n'y aura pas beaucoup plus d'actions.. :s Mais dès le 4, les choses devraient commencé à bouger ! Promis! =)
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