Disclaimer : Les personnages de Harry Potter sont la propriété exclusive de J.K. Rowling et de Warner Bros ©. Je ne suis en aucun cas rémunérée - ni même soudoyée - pour la publication de cette histoire.

paring : Harry Potter / Drago Malefoy

rating : M. Ce qui veut dire qu'il est fortement déconseillé aux âmes sensibles et aux lecteurs précoces de lire cette fic. De plus cette histoire traite de relations explicites entre deux hommes - Harry et Drago sont en effet deux hommes, merci pour eux - si cela vous incommode ne lisez pas le chapitre qui vient ni les suivants.

Note de l'auteur : Après "un très court aperçu" voici comme promis le premier chapitre puisque vous avez réclamé une suite pour Humiliation ce qui me fait très plaisir ^^ En ce qui concerne le rythme de parution je ne promets rien mais j'essayerai de poster un chapitre toutes les six semaines. bonne lecture ;)

[edit du 12/07/13] Pouah quelle chaleur ! Ça donne envie de s'enfermer dans une cave avec son ordinateur portable et de réécrire entièrement une fic qui date d'un autre temps... Puis de publier sur FF tiens.


[1] expression anglaise qui signifie « Quand on parle du loup on en voit la queue ». Chapitre anciennement nommé l'esprit du Mal.

[2] une référence à peine déguisée à la fic la perfidie des petites choses de D. Would dont je recommande vivement la lecture (au passage pensez à lui laisser une review, ça se fait dans le monde actuel et surtout ça fait du bien à l'auteur. Même un petit mot et j'en sais quelque chose !).

[3] Nos héros sont donc tous en septième année à l'école de Sorcellerie de Poudlard. Je profite de cette petite précision pour déclarer quelques petites choses. Premièrement je compte m'arranger avec l'histoire originale. Ça ce n'est une surprise pour personne, j'écris une fanfic. Soit. Mais je vais plus loin encore puisque je laisse complètement de côté les tomes 6 et 7. Parce que j'ai envie. Et surtout parce que c'est plus facile pour moi d'un point de vue « artistique ». On va donc considérer pour le bien de « mon » histoire que la sixième année d'étude de Harry Potter fut aussi plate et ennuyeuse que celle de n'importe quel adolescent lambda qui aurait vécu, en prime, les aventures de Harry Potter jusqu'au tome 5.


Humiliation : l'art de Nuire

Chapitre 1 : Talk of the devil and he is sure to appear [1]


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Le ciel était empli de nuages noirs, annonciateurs de la tempête à venir, quand les élèves descendirent du Poudlard express. Un vent cruel et rageur fouettait le visage des jeunes étudiants de Poudlard tout juste arrivés, faisant voler nattes et cheveux fous autour de leurs visages poupins. Les joues rougies par le froid ils se dirigèrent au plus vite vers les différents moyens de locomotion mis à leur disposition pour rejoindre le château.

Tandis que les premières années se pressaient - sans oser prononcer un mot - à la suite du garde de chasse de l'école qui se dirigeait vers le lac, Harry, Ron et Hermione se réfugièrent dans un des carrosses tirés par les sombrales. Ils partagèrent celui-ci avec deux jeunes hommes de Serdaigle qui parlaient avec entrain du nouveau livre d'un auteur français très prometteur dont seule Hermione avait entendu parler parmi les Gryffondor. Cet heureux hasard permit à Harry et Ron de parler de Quidditch sans ennuyer Hermione, qui de son côté, pu avoir une conversation à propos deLa perfidie des plus petites choses [1] de Martin Vice avec les deux garçons de Serdaigle. Bien qu'ils furent de charmante compagnie les Gryffondor se séparèrent des Serdaigle en entrant dans le château.

Harry, Ron et Hermione rejoignirent donc tous les trois - à l'instar de la multitude d'élèves qui les entourait - la Grande Salle pour assister à la traditionnelle répartition des nouveaux et profiter du buffet, tout aussi traditionnel, de début d'année. C'est ainsi que les élèves de première année se virent attribuer une maison qui deviendrait leur seconde famille pour les mois à venir. Observant Meryl Chamber rejoindre la table des Poufsouffle Harry se souvint, non sans émotion, de la première fois où il s'était assis à la table des Gryffondor. Du soulagement qu'il avait éprouvé. Des acclamations. Des visages souriants. Des grimaces des Serpentard. Il prit alors douloureusement conscience que cette année serait sa dernière à Poudlard[2] et c'est avec une attention toute particulière, empreinte de nostalgie, qu'il contempla la Grande Salle et ses occupants.

Le ciel enchanté semblait encore plus sombre et sinistre que celui gris et menaçant qu'ils avaient laissé à l'extérieur du château. On avait peine à croire que derrière ce triste décor cotonneux se cachait une myriade d'étoiles, en compétition constante pour le prix de la plus brillante du millénaire. Les élèves auraient sûrement préféré admirer leur prestation étincelante mais seul la lumière des éclairs avait été conviée à la cérémonie de répartition. Bien heureusement on n'avait pas compté sur cette unique source de clarté pour illuminer l'immense pièce les sempiternelles chandelles magiques flottaient telles des lucioles fantomatiques au-dessus des élèves, projetant des ombres étrangement rassurantes sur les hauts murs de la Grande Salle.

Le regard de Harry se posa sans but précis sur la table des professeurs qui affichaient pour la plupart des mines réjouies. Severus Rogue ne faisait évidemment pas partie de cette catégorie d'enseignants. Harry repéra également un visage inconnu : il devait certainement s'agir du nouvel enseignant de Défense Contre les Forces du Mal. En somme, rien d'inhabituel. Le Gryffondor se perdit ensuite dans la contemplation des grandes tables représentant les quatre maisons de Poudlard : Les Gryffondor, symboles du courage les Poufsouffle, synonymes de justice les Serdaigle, représentants de l'érudition et enfin les Serpentard incarnations de la ruse. Les quatre maisons étaient sans conteste très différentes mais en cet instant peu importait l'appartenance des élèves à l'une ou l'autre : tous s'adonnaient à la même occupation et de toutes les tables s'élevaient un brouhaha continu, chacun se tenant au courant des derniers potins ou tissant de nouveaux liens. Harry allait retourner aux affaires de sa propre maison quand son œil fut attiré par la chevelure blonde très familière d'un jeune homme assis au bout de la table des Serpentard. Le digne et aristocratique possesseur de cette chevelure lunaire semblait absorbé par la conservation qu'il entretenait à mi-voix avec un autre garçon de sa maison, Blaise Zabini, individu à la peau sombre et au regard perçant.

- Tu sais je ne suis pas sûr que ce que tu comptes faire soit une bonne idée. Ne pourrait-on pas obtenir le même résultat en persuadant les bonnes personnes ? questionna le jeune homme, qui plus est ton idée manque cruellement de maturité Malefoy d'après ce que j'ai pu en comprendre...

- Certaines choses nécessitent un investissement plus personnel, affirma le dit Malefoy, et je pense que c'est « son cruel manque de maturité » qui rend la chose si... Exaltante.

- Et as-tu réfléchi à la façon dont tu vas t'y prendre ? Ou est-ce que l'idée t'es subitement venue dans le Poudlard Express ?

- Ne sois pas désagréable Zabini, je sais parfaitement comment je vais m'y prendre... répondit Malefoy sur un ton hautain. Je sais comment m'y prendre mais il reste encore quelques détails à régler. La mise en place va être compliquée mais j'ai un certain nombre d'atouts dans mon jeu. Et même si les premières étapes vont certainement demander du temps mon succès est assuré. Après tout, un Malefoy a toujours ce qu'il désire...

- Que de suffisance, ricana le jeune homme à la peau mate, mais il est possible que tu aies raison. Peut-être pourrais-je apporter ma contribut- Oh... Quand on parle du loup...

Drago, intrigué, tourna la tête vers la table des Gryffondor où Blaise avait apparemment aperçu quelque chose, et vit que les yeux de Harry Potter étaient braqués sur lui. Il afficha alors un large sourire qui n'avait rien de bienveillant. Le Gryffondor fut temporairement désarçonné par le rictus de Malefoy mais il ne tarda pas à se reprendre, et lui lança un regard de défi tout en se redressant pour mieux bomber le torse dans un mouvement instinctif. Il se détourna du Serpentard quand Dumbledore s'éclaircit la voix. Ce dernier souhaita alors la bienvenue aux nouveaux arrivants et bon retour aux anciens avant d'annoncer que c'était l'heure du banquet. C'est ainsi qu'apparurent, sous les yeux surpris des plus jeunes, des mets succulents aux odeurs plus qu'alléchantes dont la variété et la qualité satisfirent aussi bien les membres du corps enseignant que les élèves. Ainsi tous profitèrent des plats que l'on leur proposait dans une ambiance chaleureuse et réconfortante. Harry avait déjà complètement oublié le Serpentard, riant avec ses amis.

Quand tous eurent mangeaient à leur faim le directeur réclama le silence. Il était temps pour Dumbledore de faire son discours. Il insista dans un premier temps sur la solidarité qui doit exister au sein de chacune des maisons mais aussi entre les maisons elles-même. De façon très solennel il rappela à tous que chaque personne qui en aurait besoin recevra soutien et protection. Qu'une aide serait accordée à qui la demanderait. Il poursuivit par une réaffirmation de quelques points du règlement intérieur - plus particulièrement sur l'interdiction formelle d'aller dans la forêt interdite – puis présenta l'homme que Harry avait, à raison, identifier comme étant le nouveau professeur de Défense Contre les Forces du Mal. Le nouvel enseignant – le professeur Parson - se leva et adressa un signe de main à l'assemblée avec un sourire poli. C'était un homme qui paraissait avoir une trentaine d'années. Il n'était ni mince ni gros et d'après ce que Harry pouvait en juger il avait les yeux clairs ainsi que des cheveux châtains qui se teintaient légèrement de reflets cuivrés à la lueur des bougies.

Puis vint l'heure de rejoindre les dortoirs. Comme le demanda Dumbledore les préfets de chaque maison, dont Ron et Hermione, se levèrent pour pourvoir à leurs devoirs en guidant des premières années excitées ou apeurées vers ces derniers. Peu de temps après que tous eurent rejoint leur lit à baldaquin aux couleurs de leur maison respective le château entier sombra dans le sommeil le plus profond à l'exception d'un certain Serpentard qui ne s'endormirait qu'une heure plus tard un sourire perfide sur les lèvres, et des plans maléfiques emplissant sa tête.


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