Bien le bonjour à ceux qui se sont risqués à me lire ^^

tout d'abord, j'espère ne pas avoir été longue à mettre la suite (les cours me prennent du temps ^^")

ensuite merci à HydeAndCloser, Misaki-Kahoryu et Aeringue pour leurs review,

et grand grand merci à Aeringue pour les petits conseils =) étant débutante je prend en compte toutes les remarques ^^

sur ce, bonne lecture =)

Lorsque Lavi me laissa pour la nuit, un sourire satisfait fleurit sur mon visage. Non seulement ce cher Mikk envoyait son vœu de chasteté propre aux cardinaux aux orties (Lavi non plus ne le tenait pas, mais bon chacun possédaient son petit secret…Le mien ? Je prenais mon pied à torturer les opposants de l'église, et il fallait me croire il y en avait un bon nombre) mais en plus il osait copuler avec un homme ! L'une des choses que l'église voyait comme un acte du démon ! Oh seigneur si jamais cette information était lâchée, nous aurions le droit à une magnifique exécution en place publique avec utilisation de la poire du pape ! C'était tellement rare de nos jours, les gens se faisaient discrets… Mm, ce cher Tyki ne gardera pas son air jovial bien longtemps. Ce fut sur cette pensée que je rejoignis le pays des rêves.

Quelques coups à la porte de ma chambre me réveillèrent le lendemain matin. Toujours de bonne humeur grâce aux révélations de la veille, je me levais et allais ouvrir la porte pour laisser entrer une tornade rousse, pour ne pas changer. A peine était-il entré qu'il ordonna.

— Ne fais rien de précipité !

— Pardon ?

Je le regardais avec agacement, il continua.

— Je te connais bien Yuu. Je suis sûre que si je n'étais pas venu, tu serais parti rapidement pour trouver Tyki pour lui lancer en plein visage une de tes remarques dans le genre « alors comme ça, monsieur s'intéresse à la gente masculine ? Juste par curiosité qui est au-dessus ? j'espère que ce n'est pas vous car vu ce qu'il va vous arriver vous risquez fort de le sentir passer.»

J'aurais nié s'il ne me lançait pas un regard aussi éloquent. Il me connaissait fichtrement bien le bougre. Après un cours silence il reprit la parole.

— Pour l'instant il ne faut pas dire à Tyki que nous savons pour ses préférences, il serait capable de contacter ce fameux Allen pour lui dire de se taire, et pourrait être mit au courant pour le rendez-vous de ce soir !

— Vu de cette manière, ce n'est pas faux.

— Merci. Alors pour l'instant laissons Mikk de côté et concentrons-nous sur ce soir. De toute manière il n'y a pas de réunion avant la fin de la semaine. Donc, ne va pas voir Tyki, comprit ?

— Nh.

Dommage, moi qui voulait lui annoncer afin de voir la peur du châtiment se refléter dans ses yeux… Mais soit ! Tôt ou tard il finira la tête en bas le pantalon baissé sur la place publique ! Peut-être même qu'ils l'émasculeront… Je frissonnais d'anticipation, je vais avoir du mal à attendre, mais pour un spectacle pareil…J'acceptais. Patience était maître de vertu après tout. N'ayant pas plus de réaction que ça, Lavi demanda.

— Au fait, comment allons-nous faire pour ce soir ?

Je haussais un sourcil.

— Qu'entend-tu par ''nous'' ?

— Ben toi et moi.

— Hors de question ! J'accepte de condamner ce suppôt de Satan, mais je ne vois pas pourquoi je devrais aussi m'occuper de sa catin personnelle.

— Mais…

— Pas de mais ! Pour ce qui est de la manipulation c'est toi le maître. Moi, je me chargerais du chantage et de la rumeur s'il ose nier.

— D'accord, je te raconterais tout demain.

— Bien.

Sur ces mots, je l'invitais cordialement (à ma manière évidemment) à sortir de ma chambre. N'ayant pas d'audience avec le pape ce jour-là, je me permis à cause de la chaleur de sortir dans le jardin sans cette atroce et étouffante tenue rouge, me contentant d'un pantalon noir, d'une chemise à manche longue de même couleur et d'un lien pourpre afin d'attacher mes cheveux en une queue de cheval haute. Le calme régnait dans le jardin, illuminé par le soleil matinal, diffusant une chaleur agréable. Je m'installais tranquillement sur l'un des bancs, observant les fleurs qui commençaient à fleurir jusqu'à ce que je sois encore dérangé. Par Lavi ? Non, par Alexandre Farnèse, gentil chienchien de Cesare Borgia, futur déserteur, enfin s'il y arrivait. Lui en revanche portait sa tenue de cardinal, son couvre-chef laissant dépasser une mèche de cheveux foncées.

— Bonjour, cardinal Kanda, vous semblez être de bonne humeur ce matin.

— Je l'étais, avant que votre présence ne vienne m'importuner. Que me désirez-vous cardinal Farnèse ?

Parenthèse historique : le cardinal Farnèse était une personne dont il fallait se méfier. Non seulement c'était un homme remarquablement intelligent, mais en plus sa sœur, Julia, était la favorite de notre cher souverain pontife.

— Allons ne vous cabrer pas comme cela ! Pourquoi pensez-vous que j'ai quelque chose à vous demander ?

— Mm… Laissez-moi réfléchir… Oh oui je sais ! Peut-être parce que je suis l'un des cardinaux les plus cruels, celui dont tout le monde, ou presque, se méfis ? Vous y comprit bien sûre.

Il garda le silence un instant, avant de répondre.

— Il est vrai que votre sadisme ne m'est pas inconnu…

— Alors pourquoi venir jouer sur un terrain aussi dangereux ?

— Puisque vous le prenez ainsi je ne vais pas tourner autour du pot. Cela concerne le vote qui aura lieu de fin de semaine.

— Oh. Vous désirez acheter ma voix en faveur du jeune Borgia ?

— Pas tout à fait, j'aimerais juste savoir ce que vous en pensez.

Je fis un geste agacé de la main.

— Eh bien je m'en contrefiche ! Qu'il la rejoigne, sa dame, cela fera un Borgia en moins.

Ma réponse sembla le satisfaire, car il se leva du banc où il s'était assis.

— Bien. Dans ce cas je ne vais pas vous importuner plus longtemps. Bonne journée cardinal Kanda.

— Nh…

Et il s'en alla, me laissant tout de même songeur. D'un côté, me débarrasser de ce Cesare serait une véritable bénédiction, un homme pareil n'avait pas sa place au sein de l'Eglise. Néanmoins, ce serait le premier cardinal à renoncer à son titre, ce qui était mal vu par un grand nombre de cardinaux. Au final, je haussais les épaules. De toute manière il y avait peu de chance pour que le jeune Borgia puisse quitter sa place, pour cela il lui fallait l'accord de tous les cardinaux, sans l'intervention du pape. Mais il ne fallait pas sous-estimer la progéniture Borgia, surtout celui-là, accusé d'avoir tué son propre frère… Je secouais la tête. Toute cette histoire venait de me mettre de mauvaise humeur, espérons que Lavi puisse me redonner le moral après la rencontre avec ce fameux Allen Walker. D'ailleurs, en parlant de ce dernier, je me demandais ce qu'il lui arriverait lorsque son témoignage sera utilisé… Toute la journée ne fut qu'une succession de questions toutes plus agaçantes les unes que les autres. A l'heure du coucher, je n'arrivais pas à m'endormir, impossible de fermer l'œil. Tout cela à cause de ce fichu rendez-vous ! J'espérais de toute mon âme que ''Allen'' n'était pas un pseudonyme… « Seigneur, faites que ce soit un homme et qu'il y ai des preuves ! » Pensais-je. Des coups précipités à ma porte m'interrompirent dans mes réflexions. Je n'eut pas besoin d'aller ouvrir car mon visiteur pénétra sans autorisation dans ma chambre et m'agrippa par le poignet. Bien sûre il s'agissait de Lavi, mais il semblait étrange, légèrement affolé il essaya de m'entraîner dehors. Je le retenais.

— Mais qu'est-ce qu'il t'arrive ? Tu ne devrais pas être au rendez-vous à cette heure ?

— Justement ! Viens je t'en supplie, il faut que tu le vois c'est…Indescriptible !

— Tss…Je suis sûre que tu exagère.

— Yuu…

— Pff… Très bien je viens, mais après tu devras me laisser tranquille.

— Soit ! Mais s'il te plait dépêchons-nous.

Nous rejoignîmes rapidement les appartements de Lavi, qui ne s'était toujours pas calmé et me suppliait de marcher plus vite. Qu'est-ce qui pouvait le mettre dans un pareil état ? Enfin arrivé, j'ouvris la porte de la chambre du rouquin et pénétrais à l'intérieur. A l'inverse de la mienne, la chambre du Bookman était décorée dans les tons pourpres et jaune, des couleurs vives et gaies, qui collaient parfaitement au caractère du propriétaire.

— Alors ? Pour quelle raison m'as-tu demandé de venir ?

— Oh ? Vous êtes enfin revenus.

Ce n'était pas la voix de Lavi qui venait de résonner à mon oreille. C'était une voix douce, légèrement fluette mais clairement masculine. Je me tournais vers la source des paroles et là, le choc. Je ne pus m'empêcher de murmurer.

— Seigneur… Mais qu'est-ce donc que cela ?

voili-voilou ^^ c'est tout pour ce chapitre

au fait, personne ne m'a précisé le matériau que je dois utiliser pour les autels... pierre, bois, chocolat? qu'est-c que les reviewers préferent?

bonne journée =)