Chapitre 2

Les rayons du soleil filtrant par la fenêtre réveillèrent la Gryffondor. Elle se remémora les événements de la veille, puis observa autour d'elle. Elle se leva et commença à inspecter la chambre. Quelques livres étaient disposés sur le bureau, essentiellement des contes pour enfants. Un nécessaire d'écriture se trouvait dans le premier tiroir, les autres étaient vides.

La jeune femme continua son inventaire et ouvrit en grand l'armoire. Elle contenait des robes de sorcières noires. « Très bien, comme ça je vais ressembler à Rogue ! » Pensa-t-elle ironiquement. Des sous-vêtements de la même couleur que les robes avaient été rangés dans un tiroir, en bas de l'armoire.

Elle prit donc ces derniers et une robe et sortit de la chambre pour se retrouver dans un couloir. Elle se rappela des paroles de Rogue concernant la salle de bain : « La salle de bain est la porte sur votre droite en sortant. ». Elle entra dans la salle d'eau, elle était banale : une baignoire, un lavabo, au dessus un placard. Au sol, du carrelage de même couleur que les meubles, c'est à dire blanc.

Elle fit couler un bain et resta longtemps plongée dans l'eau chaude.

Une fois totalement détendue elle sortit, se sécha et décida de visiter le manoir. Elle emprunta le couloir où se trouvaient sa chambre et la salle de bain. Elle prit un escalier et arriva dans un salon, plutôt vaste avec une grande cheminée et un canapé devant celle-ci. Il y avait une grande table ronde et une commode contre un mur. Le tout était assez chaleureux, dans des couleurs rouge et chocolat.

Elle continua sa visite en empruntant de nombreux escaliers et corridors, pour enfin se trouver devant une porte entre-ouverte. Piquée par la curiosité elle l'ouvrit et, sans bruits, entra. C'était une bibliothèque. Une immense bibliothèque. Il y avait des étagères remplies de livres sur tous les murs de la pièce. Au centre, se trouvait deux grands canapés mis dos à dos. Sur l'un de ces canapés se trouvait Rogue. Lisant un gros volume très ancien.

Hermione alla se planter devant lui et attendit une réaction. Le professeur ne bougea pas pendant un moment, quand enfin, il releva la tête et dit :

-Bonjour miss Granger.

-Bonjour.

-Je pense que vous devinez assez aisément se que le Maître des Ténèbres pense que je vais vous faire.

-Oui, déglutit-elle.

Oh oui elle imaginait très bien se qu'il était censé lui faire, comme l'auraient fait les autres Mangemorts. Elle devrait être un objet, bonne à servir et à assouvir le plaisir de son maître.

-Je trouve cette idée absolument répugnante, donc vous vous contenterait de préparer les repas et de faire le ménage.

-Comme un elfe de maison, murmura la jeune femme pour elle.

-Vous préférez que je me serve de vous pour...

-NON ! Non, répéta-t-elle, bien sûr que non.

-Bien, alors vous allez commencer par préparer le déjeuner.

Elle hocha la tête et commença à partir mais se retourna en arrivant à la hauteur de la porte.

-Pouvez-vous m'indiquer la cuisine monsieur ?

-Bien entendu. Répondit Rogue sur le ton doucereux qu'il avait tant l'habitude d'employer.

Il posa le livre qu'il tenait entre ses mains et passa devant la jeune femme. Il la conduit à travers une multitude de pièces, de couloirs et d'escaliers, jusqu'à la cuisine. Il lui indiqua où se trouvaient les aliments et les ustensiles pour cuisiner et sortit.

Une fois seule, Hermione commença à préparer un repas. Elle se dit qu'un steak avec des pommes de terre iraient très bien vu qu'elle n'était pas douée en cuisine, le maître des lieux le constaterait bien assez tôt.

En épluchant les pommes de terre, elle réfléchit à un plan d'évasion. Elle ne pouvait pas espérer trouver la sortie aussitôt, ce manoir était un vrai labyrinthe.

« En le menaçant ? Non, avec quoi je le menacerais ? Et puis il fait une bonne tête de plus que moi et doit être un petit peu trop fort. » Pensa t-elle.

Elle devrait attendre de bien connaître le manoir pour pouvoir essayer de sortir.

Une demi-heure plus tard, Rogue entra par la porte, en face de celle par laquelle ils étaient arrivés,

puis il demanda :

-Le repas est prêt ?

-Oui.

-Apportez-le ici !

.

Il fit un geste vers la salle qui se trouvait derrière lui.

Hermione mit ce qu'elle avait préparé sur un plateau et suivit Rogue dans une grande salle à manger. Elle disposa le repas devant la chaise où le professeur venait de s'asseoir et repartit dans la cuisine grignoter quelque chose.

De son côté, Rogue examinait son assiette. La viande était presque noire et les pommes de terre n'étaient pas cuites. Il soupira et tenta tout de même de goûter mais recracha tout aussitôt. C'était infect. « Je vais devoir lui apprendre la cuisine en plus ! » pensa-t-il avec lassitude.

-Miss Granger ! cria-t-il

La miss en question se posta près de lui, un air amusé sur le visage.

-Vous pensez vraiment que c'est mangeable ce que vous avez préparé là ? questionna Rogue.

-Excusez-moi monsieur si je ne sais pas cuisiner.

Votre mère ne vous a donc rien appris ?

Ma mère n'a rien à voir la dedans !

-Alors la prochaine fois cuisinez mieux que ça ! dit-il en se levant.

-Vous n'avez qu'à faire la cuisine vous même si vous n'êtes pas content !

-Si vous continuez sur ce ton la je demande au Seigneur des Ténèbres de vous attribuer à un autre Mangemort, compris ? grinça-t-il en retour.

Hermione continua à le défier de regard un instant et pris l'assiette de l'homme qui la regardait de toute sa hauteur et retourna dans la cuisine.

Elle mangea le repas à peine entamé, rangea, nettoya la cuisine et allait sortir mais une main la retint fermement. Elle se retourna et fit face à l'objet de sa colère.

-Vous ne contiez pas retourner dans votre chambre avant d'avoir nettoyé le manoir ? Siffla-t-il.

Voyant qu'elle ne répondait pas, il attrapa sa baguette et d'un coup de celle-ci ouvrit un placard et amena jusqu'à la jeune femme tout le nécessaire pour nettoyer le manoir.

-J'espère que vous ferez mieux le ménage que la cuisine ! insista Rogue sarcastiquement.

La Gryffondor ne répondit pas à la provocation. Elle prit le chariot à ménage qui était devant elle et sortit de la cuisine sans un regard envers son professeur.