Chapitre II : La Fuite

Voldemort détourna le regard et commença à examiner son propre corps. Il contempla ses mains, semblables à de grandes araignées blafardes, puis caressa de ses longs doigts blanchâtres sa poitrine, ses bras, son visage. Ses yeux rouges, aux pupilles verticales comme celles d'un chat, paraissaient encore plus brillants dans l'obscurité. Il tendit les mains devant lui, plia et déplia les doigts avec une expression de ravissement. Il n'accorda pas le moindre regard à Queudver qui se tortillait sur le sol, le bras ruisselant de sang, ni au serpent qui était revenu et sifflait en décrivant des cercles autour de Harry. Voldemort glissa dans une poche de sa robe une de ses mains aux doigts d'une longueur surnaturelle et en sortit une baguette magique. Il la caressa doucement, la leva et la pointa sur Queudver qui fut soulevé au sol et projeté contre la pierre tombale à laquelle Harry était attaché Il s'effondra par terre et resta là, recroquevillé, gémissant. Voldemort tourna alors ses yeux écarlates vers Harry et éclata d'un rire aigu, glacial, sans joie.

Du sang luisait sur la cape de Queudver. Il avait enveloppé son moignon dans un pan d'étoffe.

-Maître…, sanglota-t-il. Maître… vous aviez promis… vous aviez promis…

-Tend ton bras, dit Voldemort d'un ton nonchalant.

-Oh, Maître… Merci, Maître…

Il tendit son moignon sanglant, mais Voldemort éclata d'un nouveau rire.

-L'autre bras, Queudver.

-Maître, s'il vous plait… s'il vous plait…

Voldemort se pencha et saisit Queudver par son autre bras. Il lui remonta la manche jusqu'au-dessus du coude et Harry vit quelque chose sur la peau, une sorte de tatouage rouge, éclatant, qui représentait une tête de mort avec une serpent qui sortait de la bouche - la même image qui était apparue dans le ciel le jour de la Coupe du Monde de Quidditch : la Marque des Ténèbres. Voldemort l'examina attentivement, sans prêter attention aux sanglots incontrôlables de Queudver.

-Elle est de retour, dit-il à voix basse. Ils l'auront tous remarquée… Maintenant, nous allons voir… Nous allons savoir…

Il appuya son long index blanchâtre sur la marque que portait le bras de Queudver.

Aussitôt; une douleur aiguë transperça à nouveau la cicatrice de Harry et Queudver poussa un long gémissement. Voldemort retira son droit Harry vit alors que la marque était devenue d'un noir de jais.

Avec une expression cruelle et satisfaire, Voldemort se redressa, rejeta la tête en arrière et scruta l'obscurité du cimetière.

-Combien auront le courage de revenir lorsqu'ils la sentiront ? murmura-t-il, ses yeux rouges flamboyant vers les étoiles. Et combien seront assez sots pour rester à l'écart ?

Il se mit à faire les cent pas devant Harry et Queudver, son regard balayant l'étendue du cimetière. Au bout d'un long moment, il se tourna à nouveau vers Harry et un sourire féroce déforma son visage de serpent.

- Harry Potter, tu te tiens sur les restes de mon père, dit-il d'un voix sifflante. C'était un Moldu et un imbécile… très semblable à ta chère mère. Mais tous deux ont eu leur utilité, n'est-ce pas ? Ta mère est morte pour te protéger quand tu étais enfant… et moi, j'ai tué mon père. Mais regarde comme il m'a été utile dans la mort…

Une nouvelle fois, Voldemort éclata de rire. Il recommença à faire les cent pas en jetant des regards tout autour du cimetière et le serpent continua de décrire des cercles dans l'herbe.

-Tu vois cette maison sur la colline, Potter ? Mon père y habitait. Ma mère, une sorcière qui vivait ici, dans ce village, est tombée amoureuse de lui. Mais il l'a abandonnée quand elle lui a révélé ce qu'elle était… Mon père n'aimait pas la magie… Il l'a donc quittée avant ma naissance pour retourner chez ses parents moldus. Ma mère est morte en me donnant le jour et j'ai été élevé dans un orphelinat moldu… mais j'avais juré de retrouver mon père… et je me suis vengé de lui, de cet idiot qui m'avait donné son nom… Tom Jedusor…

Il continuait inlassablement de faire les cent pas, ses yeux rouges allant d'une tombe à l'autre.

-Écoute-moi ça, voila que je suis entrain de revivre l'histoire de ma famille…, dit-il à voix basse. Je deviens sentimental… mais regarde, Harry ! Ma véritable famille revient…

S'élevant de partout, Harry entendit soudain des bruissements d'étoffe. Entre les tombes, derrière l'if, dans chaque coin d'ombre, des sorciers vêtus de capes arrivaient en transplantant Tous avaient le visage masqué par des cagoules. Et un par un, ils s'avançaient… lentement, précautionneusement, comme s'ils avaient du mal à en croire leurs yeux. Debout au milieu du cimetière, Voldemort les regardait venir vers lui. Puis l'un des Mangemorts tomba à genoux, rampa vers Voldemort et embrassa l'ourlet de sa robe.

-Maître… Maître…, murmura-t-il.

Le Mangemort qui se trouvait derrière lui fit de même. Chacun d'eux s'avança ainsi à genoux vers Voldemort, embrassa le bas de sa robe puis rejoignit les autres qui formaient à présent un cercle autour de la tombe de Tom Jedusor, de Harry, de Queudver qui n'était qu'un petit tas de chiffon secoué de sanglots. Les Mangemorts avaient laissé des espaces libres dans leur cercle comme s'ils attendaient de nouveaux arrivants. Voldemort, lui, ne semblait attendre personne d'autre. Il regarda les visage masqués de ses fidèles et, bien qu'il n'y eût pas de vent, un frémissement parcourut le cercle, comme s'il avait été saisi de frissons.

Cedric lança un regard en biais à Kiel qui contemplait la scène avec dégoût. Son attention était particulièrement dirigée vers un Mangemort de grande taille, mince et sombre. Celui-ci souriait, ses dents blanche étincelantes et visibles malgré l'obscurité de la nuit et la présence d'un masque sur les trois quatre de sa face.

-Kiel… qui est-ce?

-Leto Coldblood… le meurtrier de mes parents…

La pression qu'exerçait la main de Cedric sur celle de Kiel s'intensifia. Kiel tourna la tête vers le Poufsouffle et lui adressa un sourire, faible, mais sincère.

-T'en fais pas Cedric, reprit-il, Tout vient à point à qui sait attendre.

-Soyez les bienvenus, Mangemorts, dit Voldemort à voix basse. Treize ans ont passé depuis la dernière fois que nous nous somme vus. Pourtant, vous avez répondu à mon appel comme si nous nous étions quittés hier… Cela signifie que nous sommes toujours unis sous la marque des Ténèbres ! Mais est-ce bien sûr ?

Il rejeta en arrière son horrible tête et renifla, élargissant ses narines en forme de fentes.

-Je sens les effluves de la culpabilité, dit-il. Une terrible culpabilité qui empeste l'atmosphère.

Un nouveau frisson parcourut le cercle, comme si chacun d'eux avait voulu, sans l'oser, faire un pas en arrière.

-Je vous vois tous en parfaite santé, avec des pouvoirs intacts - vous avez été si prompts à transplaner ! -et je me demande… comment se fait-il que tous ces sorciers ne soient jamais venus au secours de leur maître à qui ils avaient juré une fidélité éternelle ?

Personne ne répondit, personne ne fit un geste, à part Queudver qui continuait de sangloter sur le sol en serrant contre lui son moignon sanglant.

-Je peux donner la réponse moi-même, murmura Voldemort. C'est sans doute qu'ils m'ont cru brisé, parti, disparu. Ils sont donc retournés parmi mes ennemis, ils ont plaidé l'innocence, l'ignorance, ils ont prétendu avoir été ensorcelés… Je me demande alors… Comment ont-ils pu penser que je ne reviendrais pas ? Eux qui savaient tout ce que j'ai fait, il y a déjà longtemps, pour me garantir contre la mort? Eux qui avaient eu la preuve de l'immensité de mes pouvoirs, au temps où j'étais le plus puissant des sorciers? Cette fois encore, je peux avancer une réponse. Peut être ont-ils cru qu'un pouvoir plus grand encore pouvait exister, un pouvoir qui aurait pu vaincre Lors Voldemort lui-même… Peut être ont-ils juré fidélité à un autre? Peut-être à ce défenseur des gens du commun, des Sang-de-Bourbe de des Moldus, Albus Dumbledore ?

A la mention du nom de Dumbledore, le cercle frémit et certains murmurèrent en hochant la tête.

Mais Voldemort ne leur prêta aucune attention.

-C'est pour moi une déception… Je m'avoue déçu…

L'un des sorciers masqués se jeta alors en avant, brisant le cercle. Le corps parcouru de tremblements, il se laissa tomber aux pieds de Voldemort.

-Maître ! s'exclama-t-il d'une voix perçante. Maître, pardonnez moi ! Pardonnez-nous !

Voldemort se mit à rire et leva sa baguette.

-Endoloris ! dit-il.

Le Mangemort se tordit sur le sol en poussant des hurlements. Harry était sûr qu'on devait l'entendre dans toutes les maisons alentour… « Pourvu que la police vienne, songea-t-il désespérément… Cedric…quelque chose… »

Voldemort leva à nouveau sa baguette et le Mangemort endolori resta étendu à plat ventre, la respiration saccadée.

-Lève-toi, Avery, dit Voldemort d'une voix douce. Lève toi. Tu demandes mon pardon ? Sache que je ne pardonne pas. Et que je n'oublie pas. Treize longues années… Je veux que tu me rendes treize ans avant de te pardonner. Queudver , ici présent, a déjà payé une partie de sa dette, n'est-ce pas, Queudver ?

Il baissa les yeux vers le petit être prostré qui continuait de sangloter.

-Tu es revenu vers moi non par loyauté, mais par crainte de tes anciens amis. Tu as mérité cette souffrance, Queudver. Tu le sais, n'est-ce pas ?

-Oui, Maître, gémit Queudver. S'il vous plait, Maître…s'il vous plait…

-Mais tu m'as aidé à retrouver mon corps, poursuivit Voldemort de sa voix glacée en regardant Queudver sangloter par terre. Bien que tu sois une canaille et un traître, tu m'as aidé… et Lord Voldemort récompense ceux qui l'aident…

Une nouvelle fois, Voldemort leva sa baguette et la fit tournoyer au dessus de sa tête. Une volute qui semblait faite d'argent fondu apparut dans les airs, jaillissant dans le sillage de la baguette magique. La volute tournoya sur elle-même en prenant peu à peu la forme d'une main humaine qui brillait sous la lune. La main fondit alors sur Queudver et se fixa à son, moignon sanglant.

Queudver cessa brusquement de sangloter. La respiration rauque et précipitée, il releva la tête et contempla d'un air incrédule la main d'argent attachée à son bras sans qu'on ne puisse distinguer la moindre cicatrice, comme s'il portait un gant étincelant. Il plia et déplia ses doigts scintillants puis, d'un geste tremblant, il ramassa une brindille sur le sol et la réduisit en poussière.

-Maître, murmura-t-il. Maître… Elle est si belle… Merci.. Oh, merci…

Il se précipita à genoux et embrassa la robe de Voldemort.

-Que ta loyauté ne vacille plus jamais, Queudver, dit Voldemort.

-Oh non, Maître… Plus jamais, Maître…

Le visage encore luisant de larmes, Queudver se releva et alla prendre sa place dans le cercle, sans quitter des yeux sa nouvelle main à la poigne puissante. Voldemort s'approcha alors de l'homme qui se trouvait à la droite de Queudver.

-Lucius, mon cher ami si fuyant, murmura-t-il en s'arrêtant devant lui. On m'a dit que tu n'as pas renoncé aux anciennes pratiques, bien que tu présentes aux yeux du monde un visage respectable. Tu es toujours prêt à prendre l'initiative quand il s'agit de persécuter des Moldus, semble-t-il ? Pourtant, tu n'as jamais essayé de me retrouver, Lucius… Tes exploits à la Coupe du Monde de Quidditch étaient amusants, je n'en disconviens pas… Mais ton énergie n'aurait-elle pas été mieux employée à tenter de retrouver et d'aider ton maître ?

-Maître, je me tenais prêt à tout moment, répondit précipitamment la voix de Lucius Malefoy sous la cagoule. Au moindre signe de vous, au moindre murmure qui aurait pu me renseigner sur le lieu de votre refuge, je serai immédiatement accouru, rien n'aurait pu m'empêcher de…

-Et pourtant, tu as pris la fuite devant ma Marque lorsqu'un fidèle Mangemort l'a fait apparaître dans le ciel, l'été dernier ? répliqua Voldemort d'une voix nonchalante qui fit taire Mr Malefoy. Oui, je sais tout cela, Lucius… Tu m'as déçu… J'attends de toi une plus grande fidélité à l'avenir.

-Certainement, Maître, certainement… Je vous remercie de votre clémence.

Voldemort avança d'un pas et s'arrêta devant la silhouette longiligne que fixait depuis une dizaine de minutes Kiel.

-Ah Leto, mon cher Leto! déclara le Seigneur des Ténèbres .

Voldemort avança sa main en direction du visage encapuchonné du Mangemort attend que celui-ci l'embrasse.

-Tu ne m'as jamais déçu et aujourd'hui encore, tu es là, fidèle à tes croyances, fidèle à ton maître.

-Maître, c'est trop d'honneur que vous me faites, répondit Leto de sa voix grave et sensuelle.

Voldemort tendit alors ses deux mains vers le visage de son disciple afin de le mettre à nu. Le capuchon tombé, il contempla le visage de Leto. C'était un visage carré et masculin, orné de cheveux aussi noir que l'ébène contrastant singulièrement avec la peau d'ivoire du Mangemort. Un sourire glacial flottait sur ses lèvres et lui donnait un charme cruel et subjuguant.

-Il y a treize ans…, reprit Lors Voldemort, je t'avais ordonné quelque chose de très spécial. Et j'espère que cette mission fut un succès, Leto ?

Leto hocha affirmativement la tête, offrant à Voldemort l'occasion d'éclater à nouveau de rire. Le cercle des Mangemorts devint plus bruyant, on pouvait entendre des murmures d'incompréhension quant à la nature de cette mission.

- Oui maître, j'ai trouvé la famille Virgo, l'ai défié, l'ai vaincu et… prit la dernière vierge en guise de trophée.

-Vraiment Leto ? Je ne m'attendais pas à autre chose venant de toi. Et, qu'en as tu fais ? Demanda Voldemort, sa voix ne cachant pas son intérêt.

-Je l'ai élevé comme mon fils. Kiel, est son prénom , répondit le Mangemort.

-Kiel ? Un prénom signifiant lumière, un prénom digne d'être porté par l'héritier de la première famille de sorcier de l'histoire.

Cédric tourna machinalement sa tête vers le Virgo, ne sachant s'il devait en avoir peur où s'il devait au contraire se sentir rassuré d'être avec un tel être. Kiel était un être noble de l'histoire de la magie, héritier de la première famille de sorcier, héritier du sang de la Vierge, Virgo. Tous le monde connaissait cette famille mais n'étudiant ni à Poudlard, ni a Dumstrang, ni nulle part ailleurs, le nom Virgo était devenu légendaire, et n'avait ainsi, pas frappé immédiatement l'esprit de Cédric.

-Tu… es le fils…adoptif de ce Mangemort ?

- C'est un bien jolie mot pour remplacer trophée, rétorqua Kiel avec dégoût.

Plus loin l'action battait déjà son plein, Harry luttait avec acharnement contre le Seigneur des ténèbres. Leurs baguettes liées ensemble par un fils d'or émettaient des hurlements déchirants. A mesure que l'intensité du duel gagnait en force, des spectres issue des atrocités de Voldemort faisaient leurs apparitions. Bientôt, se fut les parents de Harry qui se trouvèrent à côté de lui.

-Lorsque le lien sera rompu, dit le père de Harry, nous ne resterons que quelques instants… Mais nous te donnerons le temps… Il faut que tu retournes auprès du Portoloin, il te ramènera à Poudlard… Tu as compris Harry ?

-Oui , haleta Harry.

Il luttait pour maintenait sa prise sur la baguette magique qu'il sentait glisser entre ses doigts.

-Vas-y maintenant, murmura la voix de son père. Tiens-toi prêt à t'enfuir… Maintenant…

-MAINTENANT ! S'écria Harry.

De toute façon, il n'aurait pas pu tenir sa baguette plus longtemps. Il la leva brutalement, de toutes ses forces, et le fil d'or se brisa. Le dôme de lumière s'évanouit aussitôt, le chant du phénix s'interrompit - mais les silhouettes fantomatiques des victimes de Voldemort étaient toujours présentes et entouraient leur assassin, dérobant Harry à son regard…

Harry courut alors comme il n'avait jamais couru dans sa vie, renversant au passage deux Mangemorts abasourdis. Il courut en zigzag parmi les tombes, sentant derrière lui les sortilèges qu'ils lui lançaient et qui s'écrasaient contre les pierres tombales.

Kiel se redressa et afficha un sourire crispé alors qu'il sortait à son tour sa baguette magique. C'était une baguette longue de trente deux centimètres et demi. En bois de Sureau elle était étonnamment claire et inscrite de runes anciennes. Kiel était très proche de sa baguette comme l'est tout sorcier mais, pour le Virgo c'était autre chose, cette baguette faisait partie de son corps, peut être parce qu'aussi loin qu'on le lui avait dit : La substance que contenait sa baguette magique n'était autre qu'un de ses propres cheveux.

-Harry par ici ! hurla-t-il de vive voix alors que le survivant peinait à trouver la direction à prendre.

Leto sentit son cœur chutait dans sa poitrine à la vue de son « fils ». Il serra le poing et dégaina sa baguette. Il préférait voir le Virgo mort plutôt que du côté adverse. Le seigneur des Ténèbres avait compris lui aussi qui était le jeune garçon qui venait de se dresser contre eux.

-Stupéfixez-le !

C'était la voix de Voldemort qu'il entendait hurler depuis la tombe de Tom Jedusor.

Parvenu à trois mètres de Cédric, Harry plongea derrière un angelot de marbre pour éviter les jets de lumière rouge et vit une aile de statue se fracasser sous le choc des sortilèges. La main serrée sur sa baguette Kiel se mit à courir aux côtés des deux étudiants de Poudlard.

-Impedimenta ! S'écria-t-il en pointant sa baguette magique à l'aveuglette par-dessus son épaule, en direction des Mangemorts qui les poursuivaient.

Un cri étouffé lui indiqua qu'il en avait arrêté au moins un, mais il n'avait pas le temps de regarder en arrière pour vérifier. Il sauta par-dessus le trophée et se jeta à terre en entendant de nouveaux crépitements derrière lui. D'autres traits de lumière lui passèrent au-dessus de la tête tandis qu'il tombait en avant, tendant la main à Cedric qui tenait lui-même Harry.

-Écartez-vous ! Je vais tuer Potter ! Il est à moi ! Hurlait Voldemort d'une voix perçante.

De son côté Leto voulait en faire de même avec Kiel.

La main de Kiel s'était refermée sur le poignet de Cedric. Une seule pierre tombale les séparait à présent de Voldemort mais le trophée restait hors d'atteinte.

Les yeux rouges de Voldemort flamboyèrent dans la nuit. Harry vit sa bouche se retrousser en un sourire, sa baguette se lever…

-Accio hurla Kiel en pointant sa baguette magique sur la coupe.

Le trophée des Trois Sorciers s'éleva dans les airs et s'envola vers lui. Kiel l'attrapa par une anse.

Harry entendit le hurlement de fureur de Voldemort à l'instant même où il sentait, au niveau de son nombril, la secousse qui signifiait que le Portoloin avait fonctionné. Il les emmenait au loin, dans un tourbillon de couleurs. Cedric à côté de lui en compagnie du Virgo qui venait de les sauver… Ils retournaient d'où ils étaient venus.