Celui-là non plus n'est pas très long mais déjà un peu plus que le précédent... Je fais de mon mieux mais je n'ai pas de temps ! Désolée...
Lorsqu'il arriva, il y eut un gros silence. Il franchit la porte un matin, et personne ne s'y attendait. Sauf moi.
Je ne savais pas quand il rentrerait, mais je ne croyais pas à sa mort. Alors je ne fus pas surpris. Je m'approchai de lui, lui souris, lui donnait une petite tape sur l'épaule et lui souhaitai bon retour.
Ce n'est que là que le charme fut rompu. Avec un peu de retard, les uns après les autres, ses autres amis vinrent eux aussi lui souhaiter la bienvenue. Sans attendre, je m'éclipsai : je devais préparer sa chambre pour son retour, il y avait bien longtemps que le lit n'avait pas été fait.
Je finissais d'étendre les draps lorsqu'il arriva. Je le détaillai pendant quelques instants avant de prendre la parole.
Il avait changé. Ses cheveux étaient encore plus longs que lorsqu'il nous avait quittés. Des cernes profondes couraient sous ses yeux, il avait l'air profondément abattu, et il était encore plus maigre qu'avant.
- Que s'est-il passé ? demandai-je calmement, en essayant de ne pas laisser transparaître mon inquiétude.
- Beaucoup de choses…répondit-il évasivement.
- Marth, tu sais tout aussi bien que moi que ce n'est pas une réponse…
Le prince baissa la tête. Je ne l'avait jamais vu dans un tel état. Après un instant de silence, ne pouvant supporter de le voir ainsi, je soupirai.
- On en parlera plus tard, si tu veux…
- Oui…
J'étais plus qu'inquiet. Peut-être à cause de la souffrance que je sentais en lui, en cet instant… Mais j'étais loin de m'imaginer ce qui c'était vraiment passé.
Il me lança un regard timide, comme s'il me demandait l'autorisation de faire quelque chose. Je lui passai un bras autour des épaules et le fit asseoir sur le lit.
- Qu'est-ce qu'il y a ? interrogeai-je patiemment.
- Je…
Il s'arrêta, prit une grande inspiration, et…
M'embrassa.
Dire que je ne m'y attendais pas est un doux euphémisme. J'écarquillai les yeux, ébahi, tentait de respirer sans y parvenir, et pour finir le repoussait.
- Que… Qu'est-ce que…
- Je t'aime, murmura-t-il, les yeux baissés, le rouge aux joues.
Je sentis mon cœur gonfler de bonheur devant cette chance inouïe.
Mais mon esprit me rattrapa. Il me souffla que Marth n'était pas dans son état normal. En cet instant, il ressemblait plus à une collégienne amoureuse qu'au fier prince que je connaissais… Et il ne m'aurait jamais embrassé ainsi. Il m'aurait avoué ses sentiments avant.
Quelque chose n'allait pas.
Avec toute la douceur dont j'étais capable, je repoussai ses épaules et l'allongeai sur son lit.
- Repose-toi, d'accord ? Et ne t'oblige pas à dire des bêtises…
En tentant d'ignorer son expression blessée, je sortis de la pièce.
Il me fallait y voir plus clair, et pour cela, j'avais l'intention de demander leur avis aux autres smashers. Je savais que j'en trouverais un certain nombre dans la salle d'entraînement, surtout à cette heure.
Mon entrée passa totalement inaperçue, dans le brouhaha qui régnait. D'un pas décidé, je me dirigeai vers la personne dont j'estimais le plus le jugement.
Elle était en train de se reposer. J'avais pu assister à la fin de son combat en entrant, et comprenais pourquoi elle était fatiguée néanmoins, je ne pris pas le temps de la laisser souffler.
- Zelda, peux-tu m'accorder un instant, s'il te plaît ?
- Bien sûr, Ike, accepta-t-elle avec un haussement de sourcil intrigué. Qu'y a-t-il ?
- Eh bien, je ne sais pas comment il s'est comporté avec vous quand il est arrivé, mais Marth m'a semblé étrange…
Elle se rembrunit immédiatement.
- Ah oui, Marth… En effet, il n'était pas comme d'habitude… Sais-tu pourquoi il était de mauvaise humeur ?
- De mauvaise humeur ? m'étonnai-je. Ce n'est pas l'impression qu'il m'a faite… Je l'ai plutôt trouvé…abattu.
Elle eut un petit geste de la main, agacée.
- J'ai évidemment vu son abattement ! Mais ce n'est pas de ça que je parle. Je te parle de la raison pour laquelle il nous a tous envoyés balader !
Envoyés balader ? Marth ? Plus je réfléchissais, et plus je me disais que ces actes ne pouvaient être ceux de mon colocataire.
Mais comment savoir ce qui s'était passé ?
- Qu'a-t-il fait précisément ? demandai-je, à défaut d'avoir quelque chose de plus solide à utiliser pour support de mes réflexions.
- Il a d'abord grondé Nana avec une sévérité parce qu'elle lui avait effleuré le pied. Ce n'est pas grand-chose, mais venant de Marth… J'ai voulu m'interposer pour le calmer, il m'a insultée ! Il a failli frapper Link qui voulait me défendre, et il est parti vers votre chambre à grandes enjambées. Je ne comprends pas !
- Moi non plus, Zelda…murmurai-je, plus pour moi que pour elle. Moi non plus.
Les éléments que j'avais ne me suffisaient pas. Je résolus d'aller parler avec le premier concerné.
Il était toujours sur le lit où je l'avais laissé, assis. J'eus le temps de voir deux larmes avant qu'il n'essuie précipitamment ses yeux. Je vins m'agenouiller en face de lui.
- Marth, il faut vraiment que tu m'expliques ce qui se passe. Je ne te comprends plus. Et je ne suis pas le seul.
Il baissa les yeux sans répondre. Je soupirai.
- S'il te plaît, explique-moi… Ou alors, redeviens comme avant…
- Je ne peux pas, souffla-t-il. Je ne peux pas, parce que j'ai grandis, continua-t-il avec plus de force, en relevant la tête. Et je ne régresserai pas.
- Marth ! m'exclamai-je, ce n'est pas grandir que de se comporter comme tu l'as fait ! Enfin, regarde-nous, avant c'était toi qui me sermonnais ! Et tu m'as appris à me contrôler, à respecter les autres ! Enfin, n'agis pas ainsi, je…
J'inspirai, tentant de me calmer.
- Je ne comprends plus, finis-je par lâcher.
Il eut une esquisse de sourire qui sonnait faux.
- Altea me manque. Je veux y retourner, et non plus perdre mon temps ici ! Mais je t'aime, Ike, et je voudrais que tu viennes avec moi…
- Je crois que tu ne te rends pas compte de ce que tu dis. Je ne quitterai pas cet endroit, pour rien au monde. N'essaie pas de me faire changer d'avis, tu perdrais ton temps…
- Ne dis pas ça, supplia-t-il avec une note de détresse dans la voix, laisse-moi au moins une chance de te faire changer d'avis…
Il suppliait, maintenant ? Impossible. Avec un soupire, je hochai la tête.
- D'accord, mais je t'aurais prévenu…
Au moins ceci me permettrait-il peut-être de faire mes recherches ?
Voilà, en plus je pars en camp scout pendant trois semaines, le suivant risque de vous faire attendre... Enfin, si seulement y avait des gens que mes éluccubrations intéressaient ! Je suis seule...
(je plaisante...-_-")
