Chapitre 2 - Et la guerre continue…
La porte claqua violemment. L'homme qui venait d'entrer dans la pièce était dans une colère noir. Essayer de l'importuné ou même de lui parler à ce moment précis se serait ramassé un Avada Kadavra en pleine figure. Il rejeta sa cape noir nerveusement et se dirigea vers son chaudron, au fond de la pièce. Parvenu devant celui-ci, il y jeta la lettre froissée qu'il tenait dans sa main droite et, grogna :
-Satané Malfoy !
Il y introduisit rapidement ensuite divers ingrédients mais s'arrêta lorsque ses yeux fixèrent les mots de la lettre : ils disparaissaient, petit à petit. Tout ce qu'on pouvait encore lire c'était :
… chercher pas. Je serais en sûreté là où j'irais. Peut-être que je suis lâche, mais je ne veux pas être un mangemort et vous avez déjà beaucoup à faire sans en plus vous soucier de moi. Merci pour tout cher parrain,
D.M.
L'ex- professeur de potion secoua sa tête, fatigué. Malfoy était partit sans le prévenir juste après la mort de Dumbledore, alors qu'il était censé le protégé. Il allait avoir des ennuies. Déjà qu'il croulait sous elles avec Voldemort qui ne le lâchait plus d'une semelle, l'adulant, le remerciant de toute part pour avoir tuer son pire ennemi; avec l'Ordre qui le recherchait activement pour lui faire endurer le châtiment qu'il avait bien mérité; avec Greyback qui n'en faisait qu'à sa tête; avec Potter… Potter qui maintenant le haïssait définitivement. C'était prévisible mais très ennuyeux quant au bon déroulement de ses prochains plans. Malfoy, Voldemort, l'Ordre, Greyback, Potter, il ne manquait plus que… .
Trois coups frappés à sa porte sortirent Snape de ses pensées. Il redressa la tête et se dirigea vers celle-ci pour l'ouvrir.
-Narcissa ?
La femme blonde, le visage ensanglanté et moitié caché derrière sa capuche verte, lui sourit en guise d'excuse.
-Que t'est-il arrivé ?
-Lu… Lucius est sortit d'Azkaban
-Sortit ? Viens, entre, tu vas m'expliquer tout cela plus au calme.
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-Non, je vais aller le chercher !
-Ron calmes-toi voyons ! Il nous a dit qu'il savait ce qu'il faisait et qu'il pouvait très bien se débrouiller tout seul. Fais-lui un peu confiance.
-Arrête Hermione, c'est pas la peine d'essayer, tu ne vas pas me convaincre si facilement : tu ne crois même pas ce que tu dis ! Harry, se débrouiller tout seul ? On a toujours été là pour lui, il va droit au suicide là !
Les cris de Ron résonnaient partout dans le jardin des Weasley. Dès la découverte de Dobby et du message d'Harry, tout le monde c'était arrêter de parler, la musique c'était stoppée. Il était 2h du matin et tous délibéraient encore sur l'attitude à adopter face à cet événement imprévu. Certains, tel que Remus, Mr Weasley et Hermione ne voulaient pas agir et laisser Harry avec ses plans, comme il l'avait demandé. Les autres, Ron le premier, Mrs Weasley, Tonks et Mr Flitwick ensuite, voulaient au contraire partir à sa recherche. Ginny, Fol-Œil, Mc Gonagall et les jumeaux Weasley, eux, ne disaient mot. Quant aux deux mariés, ils avaient dû laisser leur invités, au grand regret de Bill qui s'inquiétait pour son ami.
-Tu as raison, Ronald. Toi, Hermione et nous tous ici, avons toujours entouré Harry. Et je pense que Dumbledore serait contre la décision d'Harry mais est-ce une bonne chose ? Je me demande… vous ne croyez pas qu'Harry a assez souffert de la mort de proches ? Discuta calmement Remus.
-Ce n'est pas une raison ! Réfuta violemment Ron.
-Pour lui, si. Il m'a dit il y a quelques jours qu'il ne croyait pas sortir vivant de son combat avec Voldemort, mais qu'il le tuerait quoiqu'il arrive. Peut-être qu'il ne veut pas nous faire souffrir autant que lui à souffert. Il ne veut pas nous faire endurer ce que lui a dû subir.
Le silence retomba dans le jardin des Weasley après les mots du loup-garou. En fin de compte, que devaient-ils faire ?
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Snape s'assit en face de Mrs Malfoy et lui tendit un verre d alcool fort.
-J'y ai ajouté quelques gouttes de potions, pour soigner tes blessures, dit-il alors que la mangemort humait le contenu, un brin inquiète.
Lentement, mais sûrement, elle bût une, puis deux et trois gorgées du liquide.
-Bien, maintenant explique-moi.
-Lucius a réussit à s'évader. Ne me demande pas comment, je n'en ai pas la moindre idée. Seul le Maître le sait.
-C'est lui qui t'as fait ça ?
-Oui. Endoloris. Mais ce n'est pas ça l'important. Je suis venu ici pour voir Draco.
Snape ne répondit pas. Il se contenta de regarder impassiblement la mangemort, cherchant le meilleur moyen de lui avouer la vérité : il avait faillit à son devoirs, son filleul c'était enfuit.
-Alors c'est vrai ? Cette lettre vient bien de lui ?
Des larmes apparurent sur le visage de Narcissa quand elle sortit de sa cape émeraude une lettre semblable à celle qu'avait trouvé Snape dans sa poche.
-Je l'ai trouvé dans ma chambre ce matin. Je me suis dit que peut-être c'était un plan secret du Maître ou une ruse de ta part pour cacher mon Draco mais…
-C'est vrai, il est partit. Je suis désolé. Je commençais à le chercher quand…
-Non, il ne faut pas ! Je le sens, il n'est pas en danger. Laissons-le se cacher, il est mieux là où il est. Et puis maintenant que Lucius est revenu, il va reprendre son poste.
-Le Seigneur des ténèbres ne va pas l'oublier. Il le cherchera, et il le trouvera.
-Peut-être, mais ce ne sera pas sa première occupation ! Alors laissons-le.
Ses yeux étaient rouges, ses doigts crispés sur le parchemin, mais elle avait arrêté de pleurer, déterminée.
L'ex-professeur de potion relâcha sa tension et acquiesça : il ne parviendrait jamais à résisté à cette femme. Cela le fit sourire intérieurement, alors qu'il pensait que ce n'était pas la première fois.
-Très bien, dit-il.
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Draco ne dormait pas. Les yeux grands ouverts, il fixait le plafond, perdu dans ses pensées. Son attitude avait été lâche, il le savait, mais c'était la meilleure solution à ses problèmes. Il ne gênerait plus son parrain ou sa mère par ses actes irréfléchis. Voldemort pourrait mener sa guerre contre l'Ordre et le Survivant, sans ce soucier de lui.
La guerre…
Le jeune homme grimaça. Il détestait la guerre : elle le gênait ; elle bouleversait son quotidien, elle tuait des hommes au potentiel sexuelle inévitable et détournaient les autres de son lit. Tous ces cris, ces pleures, ces morts, cette peur… tout ça n'était pas pour lui. Non pas que son rang sociale lui imposait cette attitude, non. Il était né comme ça : il détestait avoir de la pitié pour quelqu'un (ou avoir une dette envers quelqu'un) et ses préoccupations ne se résumaient qu'à deux choses : être supérieur aux autres et avoir le plus de rapports sexuels possibles.
Et emmerder Potter.
Potter…
Mais quel con celui-là aussi ! Il était prêt à donner sa vie pour… pour quoi au juste ? Pour que la guerre se finisse et qu'une bande de joyeux gais lurons crient victoire avant de se taper dessus pour savoir qui prendrait le pouvoir par la suite ?
Cela était peut-être contradictoire mais il ne voulait pas que la guerre prenne fin : que deviendrait-il, lui, alors ? Un mangemort caché à l'autre bout du monde pour le reste de sa vie ? Un sorcier perdu parmi les moldus et ne pouvant utiliser ses pouvoirs magiques ? Un noble ne pouvant touché à sa richesse pour vivre ? Un homme, seul, livré à lui-même pour le reste de sa vie ?
Draco se retourna dans son lit. Tout ça ne lui plaisait guère.
« Pff, remarque, puisque je suis coincé ici à ne rien faire jusqu'à ce qu'il mette fin à cette guerre, autant qu'il en finisse vite ».
Des bruits de pas le réveillèrent très tôt le lendemain matin. Le serpentard ouvrit un œil, puis l'autre. Son réveil indiquait 7h00. Doucement et sans bruit, il se leva et s'approcha de la porte de sa chambre pour l'ouvrir. Là, par l'entrebâillement, il vit son colocataire entrer dans sa propre chambre, l'air complètement abattu. Harry avait le teint blême, les yeux cernés et rougis, les cheveux plus en bataille que jamais. Sa cape lui tombait lamentablement sur les épaules et il tenait sa baguette à bout de bras. Dans son autre main il serrait un bracelet.
Intrigué, Draco voulut le rejoindre dans le couloir mais, devant l'air ensommeillé du gryffondor, il se résigna à garder ses questions pour le lendemain.
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Draco leva son nez de son journal et choppa une brioche. Il en profita pour jeter un coup d'œil furtif à Harry. Celui-ci, encore endormit, ne s'était pas rendu compte que la moitié de son toast était tombé dans son café et apprenait maintenant à nager.. ou couler. Draco se râcla la gorge pour qu'il se réveil un peu, mais sans succès. Alors il posa son journal à plat et le fixa des yeux. Une minute. Deux minutes. Aucunes réactions. Bien, il devrait passer à quelque chose de plus direct.
-Et c'est dans cette état là que tu comptes battre Tu-sais-qui ?
-Grrrrr…, fut la seule réponse qu'il obtint.
-Très bien. Autant tous nous tuer dès maintenant alors parce que…
-Je vais aller m'allonger sur la canapé. T'as des livres à m'apporter en attendant…
Lentement, surtout parce qu'il risquait de tomber à tous moments, Harry sortit de la cuisine et se dirigea vers la salon. Draco le suivit du regard et rit une ou deux fois quand il le vit trébuché avant de s'écrouler sur le canapé le plus proche. Des livres ? Oui, Draco en avait à lui en apporter. Il était aller dès 8 heure ce matin les chercher, n'arrivant plus à dormir après son retour. Là, il était onze heure passé. Cela faisait moins de dix minutes que Potter était levé. Toute la journée il devrait s'entraîner… et c'était mal partie.
Soufflant et pestant contre l'esprit trop libre et courageux des gryffondor, Malfoy junior fit apparaître de sa baguette magique un verre. Il le remplit ensuite d'un liquide gris, boueux, qu'il gardait précieusement dans une flasque attaché à sa ceinture. Puis il utilisa le sort d'attraction pour faire venir à lui les livres dont Harry aurait besoin. Bras chargés, il partit rejoindre son colocataire.
Le brun ne s'était pas endormit. Il avait une de ses mains sur son ventre, et l'autre, côté paume, posé sur son front. Une grimace de douleur déformait son visage.
-Tiens, bois ça, lui dit Draco en lui tendant le verre.
Sans réfléchir, Harry prit la mixture et l'avala d'une traite.
-Pouah, c'est dégueulasse !
-Je sais. Mais ça va te remettre sur pied. Car là tu es aussi inoffensif qu'un nouveau né.
-Très drôle, ricana Harry.
-Tu as bu ce que je t'ai donné sans te soucier de savoir ce que c'était.
-… .
-Qu'as-tu fais la nuit dernière ?
-Pas de questions indiscrètes, répliqua Harry en se relevant difficilement.
Doucement, il se redressa en s'appuyant sur l'accoudoir du canapé. A peine fut-il droit que Draco l'attaqua, un poing dans le ventre le faisant valsé à l'autre bout de la salle.
-Mais t'es dingue ! Qu'est-ce qu'il te prends ? S'écria Harry, du sang sortant de sa bouche.
-Tu crois vraiment que le Seigneur des Ténèbres attendra que tu te sois redresser et que tu es dégainer ta baguette pour t'attaquer ! Fit le blond, sur le même ton de colère.
-Il l'a bien fait la dernière fois, essaya de se justifier Harry, alors qu'il se relevait.
-Oui, mais la dernière fois il croyait que tu mourerais ! Cette fois-ci sa survie en dépends, il ne te prendras plus pour un gamin mais pour un ennemi à sa hauteur !
Le gryffondor ne répondit pas mais, le yeux noirs, s'avança d'un pas déterminé vers le serpentard. Il ne s'arrêta qu'à quelques centimètres de son visage et dit d'une voix froide :
-Et il a intérêt car cette fois, c'est moi qui le tuerais !
Draco sourit. Voilà l'effet qu'il avait recherché sur Harry : réveiller sa colère et sa puissance. Ou le réveiller tout court.
-Bien, maintenant que tu es redevenu un tueur sanguinaire on va pouvoir commen…
Il ne pu finir sa phrase : Harry, avec une puissance identique à la sienne lorsqu'il l'avait frappé, venait de l'envoyer valdinguer sur le fauteuil le plus proche. Draco essaya d'encaisser le coup mais il avait du mal à retrouver son souffle.
-Ca c'est pour m'avoir frappé. Maintenant, nous sommes quittes.
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-… mais ce qui est sûr c'est que ça ne peut-être que lui.
Des bruits de pas. Une porte qui s'ouvre.
-Ron ? Hermione ? Vous êtes réveiller ?
-Que se passe-t-il ? Demanda le rouquin, une main dans les cheveux.
Remus regarda Maugrey, puis lui répondit :
-Ce matin un musée de Londres à été pillé. Un seul objet à été volé.
-Quoi ?
-Un bracelet. Celui que nous cherchions, à vrai dire. Nous l'avons appris que plus tard.
-Qui as fait ça ?
-Eh bien, vu que des mangemorts on été aperçu dans le coin, nous présumons que la personne qui a volé le bracelet est… Harry.
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A bout de souffle, Harry et Draco tombèrent en même temps au sol.
-Pas… mal… , haleta le blond.
Harry acquiesça. Sept, il avait appris et assimilé sept sorts différents aujourd'hui. Cinq de magie blanche et deux de magies noires. Des sorts autant pour attaquer que pour se protéger. Très utiles. Mais il n'était pas satisfait. Ce n'était pas assez, il voulait en connaître plus.
-Pas la peine de se tuer à la tâche aujourd'hui. Demain nous continuerons, dit Draco en le voyant se pencher de nouveau sur un livre. Va prendre une douche plutôt, tu pues la sueur, Potter. Moi je vais faire un tour pour voir si la zone est sécurisé.
Harry ne protesta pas ; une douche lui ferait du bien. Et elle lui permettrait autre chose aussi.
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Après sa ronde, fier d'avoir choisit un endroit sûr, l'ex-prince des serpentard rentra dans le manoir et le ferma à double-tour.
Puis il monta les escaliers et se dirigea vers la salle de bain dans l'attention de prendre lui aussi une douche. Lorsqu'il arriva devant celle-ci, il fut surpris de voir qu'Harry y était toujours. La porte, légèrement entrouverte, laissait percevoir un rayon de lumière. Une heure. Il fallait une heure entière à Potter pour se doucher ? Quoique c'était peut-être sa douche annuelle… Draco rit de sa blague. Il allait poussé la porte pour la balancer à son colocataire quand il s'interrompit dans son mouvement. Par inadvertance, il venait de voir le dos de Potter… un dos que ce dernier s'efforçait, tête tourner et mains enduites de lotions purificatrices, de soigner. Une horrible et profonde cicatrice encore sanglante lui traversait tout le travers du dos. Dès que ses doigts touchèrent celle-ci, le brun grimaça et ne put retenir un cri de douleur.
-Putain de bordel de merde Potter, t'essaye de te tuer avant l'heure ou quoi ? Se murmura Draco à lui-même, les yeux grands ouverts, horrifié par ce qu'il venait de voir.
A suivre…
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Note de l'auteur : Voilou le chapitre deux ! J'espère qu'il n'y a pas trop de fautes, je ne l'ai pas corriger ' ! Merci de m'avoir lu au moins o ! Chu à tous !
