Merci à Aesalys, DarKAngel466, Eladora, Mimosa et Erika Nathaniella.
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Il ne savait pas pourquoi mais il l'avait fait. Il avait pris la cravache et l'avait ramené dans sa chambre.
Idée complètement idiote puisque maintenant il ne savait plus quoi en faire, étant presque tenter de la remettre dans le capharnaüm qu'était le salon.
Et puis il lui avait finalement trouvé une place, pratiquement abandonnée dans le dernier tiroir de la commode. Comme un secret un peu honteux.
Plusieurs jours passèrent sans que John ne repense à l'objet et Sherlock n'avait pas l'air d'avoir remarqué sa disparition.
Jusqu'à ce que l'enquête qu'ils avaient en cours ne les pousse dans cette direction.
Sherlock avait passé plusieurs minutes à expliquer pourquoi malgré tous les indices l'arme du crime n'était *pas* la cravache de la victime mais plutôt la piqûre qu'elle avait reçu deux jours plus tôt.
Et même si la houssine n'était que partiellement responsable, John se sentait de plus en plus captivé par elle.
Arrivé à l'appartement il n'avait qu'une idée en tête, essayé de comprendre comment se maniait l'objet.
C'était une envie aussi irrépressible que ridicule, globalement ça n'allait en rien changer sa vie de savoir ça mais il avait dépassé ce stade.
Il alla récupérer la cravache puis l'observa à nouveau avec une certaine révérence.
Ne prêtant alors plus guère attention au monde qui l'entourait, le médecin commença hasardeusement ses mouvements.
-Ah ! Tu l'as retrouvé. Merci John !
-De… Quoi ?!
Lui extirpant prestement la cravache des mains, Sherlock roula les yeux.
-Ceci de toute évidence.
Le médecin fit tout son possible pour calmer son rougissement grandissant.
-Pourquoi tu en as besoin ? Je pensais que tu avais déjà résolu l'enquête ?!
Haussant hautainement un sourcil, le brun répondit.
-L'enquête évidement, l'affaire qui me tracasse pas encore.
-Quelle affaire ?
-Pourquoi *toi* tu as besoin de cette cravache John ?!
Rapidement le blogueur se défendit.
-Je n'en n'ai pas besoin Sherlock !
-Alors pourquoi tu l'as prise !?
-Pour… Ecoute j'en sais rien. Laisse tomber.
Les yeux bleu acier du détective scrutèrent sans relâche Watson.
-Non.
Une sorte de communication silencieuse passa entre les deux hommes, jusqu'à ce que Sherlock rende la baguette.
-Prends-la.
-Pourquoi ?
-Parce que je t'ai dit que si tu voulais savoir comment t'en servir je t'apprendrai.
Le blond fronça les sourcils.
-Non tu ne m'as pas dit ça. Tu m'as dit ça quand ?!
-Le soir où tu as subtilisé ma cravache.
-Je n'ai pas…
-Ça n'a pas d'importance John ! Ce qui est important c'est que tu meurs d'envie d'essayer !
-Comment…
-Pas important !
John soupira, abandonnant la question.
-Bien. Qu'est-ce que…
-Frappe-moi !
-Quoi ?! Avec la cravache !?
-Bien sûr avec la cravache !
-Où ça ?
Exaspéré, Sherlock arracha une nouvelle fois l'objet des mains de John et la frappa, presque instantanément, au sternum et en haut de la cuisse droite.
-Oh !
-Rapidement et avec précision. A toi !
Le médecin sembla perdu une seconde, alternant regard consterné sur son ami et envieux sur l'objet qu'il détenait à nouveau.
Le coup qu'il porta au ventre ne fût pas aussi précis qu'il l'aurait voulu.
Sans réaliser il recula d'un pas et modifia sa position avant d'encore attaquer.
La cravache s'abattit dans une succession de petits coups. Le poignet, le ventre, la hanche puis la cuisse.
Le souffle saccadé Watson s'arrêta de lui-même et focalisa son regard dans celui de Holmes.
Le sourire narquois, le détective nota.
-Je vois que tu apprends vite quand tu es intéressé John.
Le médecin écarta alors doucement les doigts et laissa tomber le stick dans un bruit sourd. C'était… beaucoup trop et ça allait trop vite.
Son pouls. Ses envies. Son début d'érection. Ce que tout ça pouvait vouloir dire.
-Merci pour le cours. Bonne nuit Sherlock.
Le détective resta plusieurs instants les yeux rivés dans le vide, le sourire toujours au coin des lèvres, se félicitant d'une avancée qu'il ne s'attendait pas à désirer.
Étrange et excitant à la fois… il en arriva à la conclusion que la situation serait à explorer dans un futur assez proche.
Descendant vers la cuisine John se fustigea à cause du ridicule de la situation. Il venait de quitter sa chambre, y laissant seul Sherlock pour aller se préparer un thé dont il n'avait pas envie. Tout ça pour éviter un malaise qui ne serait sans doute plus là demain, le détective aura eu vite fait de supprimer la scène de sa mémoire.
Enfin c'était tout ce que John espérait pour le moment en tout cas.
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