Hey hey !
Aujourd'hui, c'est le premier décembre. Ce qui signifie... Calendrier de l'Avent ! :)
C'est trop cool ! Je viens d'ouvrir, avec mes frères, le premier paquet. Parce qu'en fait, ma maman a fait 24 petits paquets avec, pour chaque jour, une petite chaussette de Noël et un chocolat pour chacun de nous.
Et vous, quelle sorte de calendrier avez vous ? Si vous en avez un, bien sûr ;)
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M'enfin, j'arrête de raconter ma vie, ce n'est pas pour ça que vous êtes là :)
(si ? Ooooh, c'est trop gentil :p)
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Voici donc le premier chapitre.
Bonnne lecture,
A tout de suite :)
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Réponses aux reviews :
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Laura : merci beaucoup pour ta review, elle m'a fait très plaisir :) voilà la suite, bisous.
Christel : merci, voici la suite ;) bisous.
loloparis : merci pour tout, voici un chapitre de plus dans l'histoire de Rosalie, j'espère qu'il te plaira :D Bisous.
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Disclaimer : Rien du monde de Twilight ne m'appartient, tout est à Stephenie Meyer et je ne fais que m'amuser avec les personnages. Je ne reçois pas d'argent de qui que ce soit pour la publication de cette fiction.
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Chapitre 1
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La vie n'est ni un spectacle ni une fête ; c'est une situation difficile.
George Santayana
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Je percevais tout ce qui se passait autour de moi avec une précision affolante, mais le feu qui m'attaquait était trop présent : il ravageait mon corps, chacun de mes membres l'un après l'autre. Il progressait lentement. J'avais envie de hurler. Ce que je fis lorsque l'incendie atteignit mon buste.
Une main, qui se voulait rassurante, se posa alors sur mon bras. Elle était légère, et étrangement tiède par rapport au feu qui me ravageait. Je reconnaissais ce toucher : c'était le même que celui de l'homme dans la ruelle. La différence, c'était que sa peau n'avait bizarrement pas la même température...
- Je suis désolé, fit-il, sa voix étrangement plus douce que ce que m'était imaginé, sincèrement désolé...
Désolé, mon œil, il devait se délecter de ma souffrance. Rien que cette pensée m'emplit de rage : je décidai de ne plus pousser un seul cri. S'il voulait une preuve de ma faiblesse, il se mettait le doigt dans l'œil.
Mais cette résolution s'envola aussi vite qu'elle m'était apparue : le feu avait atteint mon cœur, qui battait à présent aussi vite que les ailes d'un papillon dans ma poitrine, et il s'enflammait avec le reste de mon corps. Je hurlai.
Pour tenter d'oublier la douleur, j'essayai de me concentrer sur autre chose. Je choisis les voix qui résonnaient dans la pièce.
- Je suis désolé, répéta la voix.
- Pourquoi ? Pourquoi Carlisle ? Sais-tu ce que ça va entraîner ? Fit une deuxième voix, qui s'était énervée.
Un silence. Non pitié pas de silence ! La douleur se fit ressentir, plus forte encore qu'auparavant. Mon cœur battait la chamade. Son rythme s'accéléra encore, comme s'il faisait une course et qu'il voulait arriver le premier à la ligne d'arrivée pour enfin pouvoir se reposer. Se reposer ? Cela voulait-il dire que j'allais mourir ? Non ! Je ne voulais pas mourir ! J'étais trop jeune, trop belle pour mourir !
Afin d'empêcher un nouveau hurlement de franchir mes lèvres, je les fermai hermétiquement et j'essayai de me re-concentrer sur la conversation.
- ... réaction, quand ils auront vu qu'elle a disparu ? Celle des Hale ? Celle des King ? Avait repris la seconde voix.
- Je sais Edward, ne me crie pas ainsi dessus... (une courte pause) mais je ne pouvais pas la laisser telle quelle...
La douleur était de plus en plus insupportable, je luttais pour ne pas crier, il ne fallait pas que je crie, pas maintenant : je voulais entendre la fin de cet échange.
- Qu'aurais-tu fais à ma place ? Demanda le prénommé Carlisle.
- ... ... probablement la même chose, maugréa Edward.
Ainsi, cet Edward aurait fait la même chose que Carlisle. Ce qui voulait dire qu'il m'aurait lui aussi aussi torturé ? Ces gens étaient des monstres !
Soudain, le feu se concentra dans mon cœur, lequel battit encore plus vite. Je hurlai. Mon cœur courait à ma perte, c'était sûr : je ne pourrais jamais survivre à un tel rythme cardiaque !
Un voile noir recouvrit mon esprit, et, soudain, je fus happée par la violence de la douleur. Mon corps brûlait, se transformant certainement en une bûche calcinée. Je ne devais plus ressembler à rien. Le voile m'enveloppa toute entière, m'emprisonnant de sa brûlante étreinte. Le silence se fit. Puis des images affluèrent, leurs vives couleurs m'agressant la rétine. Je le revis soudain, silhouette fantomatique dans la noirceur de la nuit. Il s'avança à nouveau, suivi des mêmes monstres qui l'avaient toujours accompagné, toujours soutenu dans la moindre de ses décisions.
Quand il me toucha, ou plutôt, me frappa, je compris : je revivais le pire instant de ma vie. Je voulais fermer les yeux, lutter contre ce souvenir. Mais plus je m'acharnais, plus net il m'apparaissait. Je me résignai alors et subis à nouveau la douleur, la peur, la chaleur écœurante de leurs corps nus pressés contre le mien, la moiteur de leurs peaux rugueuses, la brutalité de leurs gestes, l'avidité de leurs doigts.
Puis, soudain, ce fut fini. Le voile m'enveloppa à nouveau, l'obscurité revint. Mais malheureusement pas pour longtemps : je vis affluer de nombreux souvenirs, heureux, comme le jour où mon père m'avait offert la robe dont je rêvais, ou non, comme lorsque je découvris que mon géniteur, ivre, battait ma mère tous les soirs.
J'eus l'impression que cet enchevêtrement d'images et de couleurs durait des heures. Des jours peut-être. Des jours qui me parurent le plus longs de ma triste vie.
Était-ce cela, la Fin ? Lorsque l'on voyait sa vie défiler devant ses yeux ?
.oOo.
Une porte s'ouvrit, trois pas, la porte fut refermée. Non, je n'étais pas morte. Pas encore. La voix, inquiète, d'une femme s'éleva dans la pièce.
- Carlisle, c'est bientôt la fin, fit-elle.
La fin de quoi ? De ma vie ? Ce que j'avais tant redouté, et à la fois tant espéré, afin de mettre fin à cette torture, viendrait-il enfin me trouver ?
- Comment crois-tu qu'elle réagira ? Reprit-elle.
Réagir ? Comment pourrais-je réagir si j'étais morte ? Les propos de cette femme n'avaient aucun sens. Elle était sûrement dérangée.
- Je ne sais pas. J'espère qu'elle ne m'en voudra pas trop... soupira Carlisle.
Ne pas trop lui en vouloir ? Ah, c'était bien ma veine ! Quand bien même je survivrais, comment pourrais-je ne pas lui en vouloir ? Il me torturait, et je devais passer l'éponge ? Oublier ? Pardonner peut-être même ? C'était le comble, ça ! Et pourquoi ne serai-je pas atteinte de syndrome de Stockholm pendant que l'on y était ?
- Ses pensées ne sont pas pacifiques en tous cas... souffla Edward.
Mais comment pouvait-il savoir si mes pensées étaient pacifiques ou pas ? Et qu'est-ce que ça pouvait bien lui faire ? Ils allaient me tuer de toutes façons !
- Elle croit que nous voulons la tuer ! S'exclama-t-il.
Mais que voulaient-ils faire d'autre ? Ils me torturaient, pour le plaisir en plus !
- Quoi ? Mais c'est n'importe quoi ! Pourquoi ferions nous cela ?
Mais sortez de ma tête ! Je ne veux plus vous entendre !
Il soupira.
- Qu'y a-t-il Edward ? Demanda la femme.
- Elle pense que nous la torturons pour le plaisir et que nous la tuerons ensuite. Par ailleurs, je crois bien qu'elle t'en veut à mort, Carlisle.
Ce fut au tour de Carlisle de soupirer.
À ce moment, mon rythme cardiaque s'amplifia encore, comme pour accélérer la course vers son dernier battement. Ma poitrine se souleva, cambrant mon dos. J'avais l'impression que mon cœur voulait s'envoler. J'essayai de le retenir mais me rendis soudain compte que je ne pouvais plus bouger mes bras. Ils étaient tels deux tuyaux de caoutchouc. Mous. Inutiles. Mes jambes également. Impossible de me mouvoir.
Et puis, soudain, mon cœur s'apaisa. Ses battements résonnèrent douloureusement à mes oreilles. Boum. Boum. Boum... Et puis plus rien. Le silence. Un silence de mort.
Était-ce cela, la mort ? Si douce, si paisible, si confortable ?
Je perçus un bref mouvement à ma gauche. Un pas. Puis un autre. Une main se posa sur mon cou.
Impossible. Si j'étais morte, je ne pourrais pas entendre les respirations s'arrêter. Si j'étais morte, je ne pourrais pas sentir le contact tiède d'un index et d'un majeur contre ma jugulaire. Si j'étais morte, je ne pourrais pas sentir l'odeur de miel, de soleil et de lilas qui se diffusait tout autour de moi. Si j'étais morte, je ne pourrais pas bouger les doigts. Je ne pourrais pas me lever et, à la vue, très nette, de trois silhouettes, courir aussi vite que possible pour sortir de la prison qui m'entourait.
Et pourtant, c'était ce que je faisais. Je courais dans les bois, si vite que mes pieds touchaient à peine le sol, si vite que mes cheveux volaient dans le vent, si vite qu'ils me fouettaient le visage. Mais je ne ressentais plus ni la douleur, ni la fatigue. Je n'avais jamais couru à cette vitesse, et c'était enivrant. J'éclatais de rire, un rire cristallin, dont le son me surpris. Mais je ris, encore et encore, heureuse. Plus heureuse que jamais. Je courus. Plus vite que jamais. Et je ris. La première fois depuis longtemps. Depuis une éternité me sembla-t-il.
.oOo.
Malheureusement, mon hilarité fut de courte durée : une odeur étrange se fit sentir et, me concentrant pour en déterminer la source, je trébuchai sur une racine et m'aplatis au sol. Je glissai sur plusieurs mètres dans la boue avant de me relever précipitamment pour inspecter les dégâts. Ma glissade avait creusé un fossé dans la forêt, mais je n'avais même pas une égratignure. Étrange. Et aucune douleur ne se faisait ressentir. De plus en plus étrange.
L'odeur qui m'avait tant perturbé reparut, plus forte encore. Elle déclencha en ma gorge un feu douloureusement familier : il ressemblait à celui qui m'avait ravagé durant, me semblait-il, des jours entiers. L'odeur s'intensifia encore. Le feu de ma gorge aussi. L'eau me vint à la bouche. Sauf que c'était trop fort pour être de la salive, trop acide.
Mes yeux balayèrent l'horizon, mes oreilles guettèrent le moindre bruit suspect parmi ceux qui m'entouraient, mes genoux se fléchirent et mes lèvres se retroussèrent sur mes dents ; le tout en quelques dixièmes de secondes. Je perçus un mouvement à ma droite et mon corps tout entier se tendit. Un second mouvement et je me jetai sur la chose qui portait cette si agréable odeur. Sauf que je n'atteignis jamais mon but : je percutai de plein fouet un rocher et fut éjectée à plus de dix mètres de là où je me tenais une seconde plus tôt. Je me redressai en un éclair en grondant et regardai autour de moi. Je vis alors une grande silhouette aux cheveux auburn se dresser dans la lumière du soleil. Ce que j'avais pris pour un roc était en fait un ange.
Sa si belle bouche se tordit en une moue gênée.
- Vous ne voudriez pas retourner à la villa, plutôt ?
Je te suivrai où tu voudras, mon ange... Quoi ? Retourner à la villa ? Était-ce un de mes bourreaux ? Carlisle ? Ou Edward ?
- Non.
Mon ton fut sec, froid, catégorique. Je n'y retournerais pas. Je ne retournerais pas en Enfer. Je voulais rester dans cette forêt, dans ce Paradis.
Il parut embarrassé. Puis il changea de sujet.
- Avez-vous faim ?
Je le jaugeai, suspicieuse. Si j'avais faim ? Non. Mais depuis que j'avais senti cette odeur, ma gorge me brûlait atrocement.
- Écoutez, je comprends tout à fait ce qu'il vous arrive, je suis aussi passé par là. Esmé, Carlisle et moi ne vous voulons absolument aucun mal, m'assura-t-il. Si vous vouliez bien me suivre, nous pourrions tout vous expliquer.
- Je ne vous crois pas, avançai-je. Vous m'avez torturé, comment être sûre que vous ne m'attirez pas dans un piège ?
- Vous ne pouvez pas, vous devez me faire confiance.
- C'est justement là tout le problème, je ne vous fait pas confiance.
Il soupira, et, les yeux clos, il se pinça l'arête du nez.
- Vous êtes têtue.
Puis il ouvrit si soudainement les yeux que je fis un bond d'un mètre en arrière.
- On va faire un test. Théoriquement, vous êtes plus forte que moi. Essayez donc de me maîtriser. Si vous y arrivez, et je sais que vous y arriverez, vous saurez que mes intentions envers vous sont pacifiques.
Mes sourcils se haussèrent : pensait-il vraiment que je ne sentais pas la ruse derrière sa « demande pacifique » ?
Je dus rester immobile un moment de trop, car il ouvrit la bouche, sûrement pour me convaincre de sa bonté. Mais je ne lui laissai pas le temps de parler et lui sautai dessus. J'étais on ne peut plus consciente du danger que cela devait représenter, cependant, n'avait-il pas dit : Théoriquement, vous êtes plus forte que moi ?
Nous roulâmes dans l'herbe sur plusieurs mètres avant de nous arrêter. J'étais à califourchon sur lui et lui tenais fermement la chemise.
Surpris, il ne réagit pas. Puis, progressivement, un sourire étira ses lèvres. C'était un sourire sincère, sans aucune arrière pensée. Il valait au moins tous les sourires que j'avais pu recevoir dans toute ma vie. Et il rendait le garçon qui me faisait face encore plus beau.
Alors, doucement, je lui rendis son sourire.
Je profitai de mon angle de vue pour le détailler : cheveux auburn, nez droit, pommettes saillantes, yeux dorés envoutants... Il était magnifique. Un rayon de soleil vint soudain heurter son visage et j'eus un sursaut de surprise : sa peau étincelait comme si elle était incrustée de diamants. C'était à la fois effrayant et fascinant.
Son sourire s'agrandit encore et il rit franchement quand je m'aperçus que le même phénomène s'opérait sur mes bras dénudés. Lentement, je lâchai la chemise du jeune homme et amenai mes bras à hauteur de mes yeux. Le soleil se reflétait dessus et les faisait briller de milles feux. Qu'était-ce donc ? Étais-je réellement morte ? Ou avais-je des hallucinations ?
- Ni l'un, ni l'autre, chuchota le garçon, toujours couché sous moi.
Je sursautai légèrement : j'avais presque oublié sa présence. Puis je réalisai ce qu'il avait dit et le dévisageai intensément. Pouvait-il lire dans les pensées ? Ou était-ce de la sorcellerie ?
- J'ignorais que l'on croyait toujours à cela, de nos jours, reprit-il, son sourire maintenant effacé.
Ses yeux d'or étaient sérieux.
Je ne savais que penser : ma mère avait toujours été superstitieuse et serait allée crier à la sorcellerie et au bûcher. Mais ce n'était effectivement plus actuel et je n'y croyais moi-même pas. Mon père, lui, n'aurait jamais admis que cela puisse exister, quand bien même il en aurait eu la preuve sous les yeux. Ainsi, puisque cette fois, je n'avais personne pour me guider, je devais choisir par moi-même. Mais que croire ?
Tant de questions se bousculaient dans ma tête. Où étais-je ? Qu'étais-je devenue ? Car je n'étais plus humaine, sans aucun doute. Qui étaient mes bourreaux ? Étaient-ils Esmé, Edward et Carlisle Cullen ? Étaient-ils comme moi ? Que m'avaient-ils fait ? Que me voulaient-ils ? Reverrai-je mes parents ? Véra ? Et Royce ? Et ses amis ? Et, enfin, comment s'appelait le garçon qui me faisait face ?
Ledit garçon grimaça.
- Je ne suis plus un enfant, fit-il. Et je m'appelle Edward.
Ainsi, c'était lui, Edward Cullen, frère de Carlisle Cullen.
- Pourquoi perçois-je autant de rancœur dans vos pensées ? Me demanda-t-il.
Me rendant soudain compte de la position dans laquelle je me trouvais, je me relevai subitement et époussetai la robe dont ils m'avaient habillée.
- Je ne vous comprend pas, et pourtant Dieu sait que j'essaie.
- Peut-être ne devriez-vous pas essayer, répliquai-je, acide, peut-être devriez-vous rester dans votre tête, ce serait plus simple. Pour tout le monde.
Et je tournai les talons, le plus dignement possible.
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Et voilà !
La longueur de chapitre vous convient-elle, ou est-ce trop court ?
Est-ce que je mérite une petite review ? :)
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Merci,
A bientôt
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Plume d'Ivoire
