Note =
Merci à ceux et celles qui se sont manifestés d'une manière ou d'une autre!
Voici rapidement la suite puisque le prologue était trèèèèèèèèèèès court!
Chapitre 1 =
« Du givre ? A l'automne ? » Demanda à nouveau Emma assise au comptoir de chez Granny's. « C'est déjà arrivé ici ? »
« Non. C'est bien ça qui m'inquiète » Répondit Regina du ban où elle était installée sur le côté, une poche de glace sous sa fesse gauche. Robin était près d'elle, s'inquiétant de la voir grimacer, essayant de ne pas prêter attention aux regards mauvais que lui lançait Marianne.
D'ailleurs, celle-ci essayait vainement de comprendre pourquoi son époux s'inquiétait autant pour cette affreuse femme. Et dès qu'elle tentait d'ouvrir la bouche pour s'en plaindre, elle sentait la main de Hook se poser sur son épaule, lui faisant comprendre qu'il y avait plus important à discuter.
« Ca ne peut pas venir de la nature. C'est trop peu naturel justement » Continua Regina. « C'est forcément quelqu'un qui détient de la magie »
« Gold ? » Pensa tout de suite David.
« Il est à son mariage » Précisa Ariel. Elle voyait bien tous les regards étonnés de tout le monde « Bah quoi ? Je discute souvent avec Belle »
« Oh j'en suis heureuse » Sourit Mary Margaret
« Nous n'avons pas le temps de s'enthousiasmer Mademoiselle Blanchard » Grinça Regina lorsqu'elle sentit le froid de la poche la pincer. « Notre ville est en train de se transformer en glaçon »
« Nous devrions tous rentrez chez nous et en réfléchir demain, il s'est passé trop de choses aujourd'hui pour qu'on soit vraiment focalisé là-dessus » Dit Robin en jetant un œil à Regina.
« Non mais est-ce que tu m'as écouté ? Il faut arrêter ça tout de suite ! »
« Sans Gold on ne peut rien faire. Robin a raison, il vaut mieux attendre. On ne sait pas à quoi on doit faire face. Il ne faut pas prendre de risques inutiles » Ajouta Emma.
Ils se dispersèrent tous, chacun allant rapidement chez soi, la température extérieure baissant rapidement. Regina fut la seule à être restée devant le dinner à regarder encore une fois avec attention la trainée de glace qui passait dans la rue. Mais maintenant cela se propageait sur le côté, lentement certes, mais piétinait maintenant le trottoir. Elle fronça les sourcils, jamais dans la forêt elle n'avait rencontré de personne capable d'un tel acte, même pas elle, et probablement pas Rumpelstiltskin non plus.
« Regina… » Fit une voix derrière elle. Elle se retourna vivement, sachant pertinemment qui était là. « Robin, pas maintenant » Gémit-elle.
« Je suis vraiment désolé, mais tu peux me comprendre… »
« Oui, et c'est bien ça le problème. J'ai perdu Daniel, à jamais. Je peux le comprendre. Tu as besoin d'elle pour vivre, et elle aussi » Sa voix commençait à trembler de nouveau mais elle ne voulait absolument pas lui montrer qu'il était sa nouvelle faiblesse.
« J'ai aussi besoin de toi pour vivre Regina » Il lui attrapa la main. « Plus que jamais. J'ai besoin de toi pour traverser cette épreuve »
« Cette épreuve ? » S'insurgea-t-elle en faisant un pas en arrière, rompant ainsi le contact. « Robin, tu viens de retrouver la femme de ta vie ! »
« Je ne sais plus où j'en suis… » Murmura-t-il, les yeux fermés, dépité. Et c'était vrai, il était tombé follement, éperdument amoureux de Regina ; mais comme il lui avait dit, Marianne était la mère de son enfant et la perdre lui avait crevé le cœur.
« Est-ce que tu veux continuer avec moi ? Ou avec elle ? » Demanda Regina, le cœur brisé.
« Ne fait pas ça Regina, s'il te plait. Il me faut du temps »
« Oui, moi aussi ». Et sur ces mots, elle s'en alla aussi rapidement que ses talons lui permirent. Elle ne voulait pas montrer à Robin ses larmes couler, son cœur en bouilli. Chaque pas qui l'éloignait de lui était plus douloureux encore. A peine fut-elle chez elle qu'elle détala aux toilettes vomir de la bile. L'odeur de Robin était partout, et tout lui rappelait des moments passés avec lui. La vie allait être bien difficile maintenant. Elle avait envie de se cacher au fond de son lit, et mourir pour oublier. Oublier que son amour, le Vrai et le Bon, venait de douter de lui, mettre une autre femme au-dessus d'elle.
Oui mais ce n'était pas n'importe quelle autre femme, c'était SA femme. Se rappela-t-elle. ET cela faisait d'elle l'autre femme, celle que l'on critique, accuse ; la monstre. Et depuis les mois, voire même des années maintenant elle luttait pour ne plus avoir cette image-là, surtout pour Henri. Alors elle se devait d'être forte et passer au-dessus de lui, comme elle l'avait fait pour Daniel.
Oui mais cette fois elle s'était ouverte à lui encore plus, et d'une manière qu'elle n'avait jamais fait avec un homme. Elle lui avait donné son cœur, au sens premier du terme, et puis elle lui avait donné son âme, elle s'était abandonnée à lui pendant une nuit. Une nuit entière d'amour, rien que d'amour : ils avaient fait l'amour, c'était clair pour elle. Elle qui ne l'avait jamais vécu auparavant, même pas avec Léopold, même pas avec Graham. Il lui avait susurré des mots d'amour et elle y avait cru de ton son âme.
Et cette pensée lui fit mal, mal au cœur et la fit vomir de nouveau. Et peut-être qu'au bout d'un moment elle s'endormi à même le sol dans ses toilettes de l'entrée. Elle était épuisée, un cœur brisé était le plus grand des maux.
Robin rentra au camp, le cœur pincé. IL lui avait dit vrai, il ne savait plus où il en était. Revoir Marianne lui avait procuré une joie immense, plus qu'il n'aurait imaginé. Mais d'ailleurs, jamais il n'aurait imaginé revoir sa femme décédée un jour. Il avait fait son deuil depuis bien longtemps, et c'est ce qui lui avait permis d'ouvrir son cœur à Regina avec qui il avait espérer finir ses jours. Si bien que depuis le retour de Marianne il ne l'avait pourtant pas lâché d'un pas. Et il avait vu et ressenti les regards de sa 'femme', mais il ne pouvait pas s'en empêcher. Il avait ressenti la détresse de la maire lors de leurs retrouvailles et cela lui avait fait horriblement mal au cœur.
« Tu peux me raconter ce qu'il se passe ? » A peine fut-il arrivé au camp qu'il avait vu Marianne assise sur un rondin autour d'un grand feu. La forêt n'était pas encore imprégnée du froid, mais la nuit était glaciale.
« Tu vas attraper froid » Lui dit-il en allant lui chercher une couverture dans une tente. « Roland est couché ? » Il lui tendit la couverture qu'elle se dépêcha d'enrouler autour d'elle.
« Robin, je veux que tu m'explique »
« Je n'en sais pas plus que toi, Milady » Dit-il en s'asseyant en face d'elle.
« Ne fait pas l'idiot, tu sais très bien de quoi je parle. Pourquoi tu tutoyais l'horrible reine tout à l'heure »
« Déjà elle s'appelle Regina, et elle est charmante »
« Tu en pince pour elle n'est-ce pas ? » Cracha-t-elle. Robin ouvrit la bouche. Ce n'était pas sa femme, pas sa Marianne qui était la plus gentille et adorable des femmes. Et c'est à ce moment-là qu'il se rappela qu'il avait vécu des années sans elle et qu'ils s'étaient donc grandement séparés.
« Tu étais morte Marianne »
« Et bien tu sais quoi Robin ! » Elle se leva, lança la couverture sur le côté. « Tu sais comment je suis morte ! C'est elle, ta REGINA, qui m'a fait ça ! Qui m'a arraché à ma famille ! » Hurla-t-elle. Elle s'était rapproché de Robin et lui agrippait les avant-bras. « C'est une horrible sorcière ! »
« Non arrête, tu dis n'importe quoi » Soufflait Robin en fermant convulsivement les yeux. Il ne voulait pas la croire. « Regina n'aurait pas fait ça ». Continua-t-il.
Marianne se recula soudainement, fixant un point dans le cou de son époux. « Tu as dormi avec elle, n'est-ce pas ? » Robin leva les yeux, regardant dans les siens, embués. « Réponds-moi ! »
« Oui » Murmura Robin. C'était un homme de parole, jamais il ne mentirait, même si dans ce cas précis, ça aurait pu lui éviter de grands soucis.
Marianne se recula vivement et grimaça tout en commençant à bien pleurer. « Tu me dégoute ! Tu as dormi avec ma geôlière ! Ma meurtrière ! »
« ARRETE DE DIRE CA ! » Hurla à son tour Robin en lui attrapant les coudes. « J'en suis amoureux ! » Ajouta-t-il sur le même ton. Oups. C'était sorti tout seul.
« Quoi ? » S'insurgea Marianne, soudainement toute calme.
« J'en suis amoureux » Répéta Robin, presque aussi étonné d'avoir confessé une telle pensée. Mais maintenant il était fixé. Il prit un temps pour remettre ses idées en place, mais là c'était bien clair. « Je suis désolé Marianne »
« Oui et bien je pense que c'est clair » Hoqueta-t-elle. « Emma n'aurait jamais dû me sauver. Tu es aussi cruel que ta maîtresse »
« Marianne, cela fait des années que tu m'as été arrachée, j'ai voulu refaire ma vie, j'ai voulu penser à moi pour une fois. Et à Roland » Marianne était muette, elle encaissait mais elle avait du mal à faire le tri de tout cela dans sa tête. Hier elle pensait qu'elle allait mourir, alors toute nouvelle ne pouvait qu'être meilleure.
« Va la rejoindre. Je vais prier Emma de me ramener chez moi »
« Non Marianne, on va faire face comme les gens d'ici le font. On va trouver un accord à l'amiable et tu pourras voir Roland autant que tu voudras »
Marianne hocha la tête, incapable de répondre à quoi que ce soit. Elle voulait juste dormir, s'endormir et tout oublier. Elle n'aurait jamais dû quitter son cachot, elle s'était faite à l'idée de mourir, de perdre sa famille. Mais là elle les avait retrouvés, ce qui l'avait rendu plus heureuse que jamais, mais elle avait tout de suite senti que ce n'était pas le même homme qu'elle embrassait. Il lui échappait, lui avait échappé et elle s'était tout de suite rendu compte qu'elle ne pourrait plus le retrouver. Au fond d'elle elle le sentait, comme un pressentiment. Elle voulait dormir et se réveiller chez elle, comme avant, avec sa petite famille ; là elle se sentait étrangère de toute cette vie même si elle n'était là que depuis quelques heures. Et même ceux qu'elle connaissait lui étaient étrangers. « Va la rejoindre Robin. Tu n'es plus le même qu'avant. Je ne suis pas la même qu'avant » Lui dit-elle calmement.
Robin ouvrit la bouche pour lui répondre, mais la referma tout de suite, ne sachant absolument pas quoi dire. Elle venait en fait de résumer ce qu'il pensait. Il était différent et elle aussi. Roland ne connaissait pas sa mère et avait déjà adopté Regina comme maman. C'était sûrement la bonne solution à adopter. Il embrassa Marianne sur la joue et murmura un « merci » avant de faire demi-tour, passer quelques minutes voir si Roland dormait bien et bien emmitouflé, puis prit la direction de chez Regina, le cœur battant de nouveau plein régime.
