Auteur : Bah moi...
Prairing : T (pour l'instant en tout cas ^^)
Pov : Jean Kirchstein
Genre : Romance/Humor comme d'hab'
Résumé : Voilà comment, moi, Jean Kirchstein, me retrouve devant la maison de la prairie, dans le coin le plus reculer du monde, avec comme seuls voisins les vaches et comme cousin le mec le plus sexy que je n'ai jamais vu de toute ma vie... OMG
Chapitre 2
C'est comme ça que je me suis retrouvé à faire ma valise. Et pourtant, je n'avais fait que casser une poignée de porte Ce n'était pas la mort tout de même. Je veux dire, à mon âge, il y a des gens qui fument, qui se droguent, qui vont en prison pour vol à mains armé... Mais moi, on me vire parce que j'avais casser une poignée quoi.
Le pire, c'est que je ne les connais même pas ces soi-disant tonton et tata de la campagne. On ne m'en avait même jamais parler bon sang. Et du jour au lendemain, on m'envoyer chez eux. En plus ils habitent dans un village, un vrai. Genre comme ceux dans les films. Avec au moins un champ qui sépare chaque maisons. Rose qu'il s'appelle leur village, genre imaginez vous devez dire « bonjour, j'habite à Rose, rue des marguerites », la grande classe quoi. Heureusement pour moi, ils n'habitent pas vraiment rue des marguerites, grand bien m'en fasse.
Il paraît que y a internet là-bas mais j'ai de sérieux doute. C'était peut-être une des ruses de mes géniteurs pour que je ne fasse pas trop de scandale. Mais rassurez-vous, j'ai bien gueuler tout à l'heure, j'ai même pleurer lorsque j'ai vue mon propre père prendre la défense de ma mère lorsque je l'avais traiter de sorcière. Et le pire, c'est qu'elle en a profiter pour me dire que c'était pour mon bien. Nan mais pour mon bien quoi. Je peux savoir en quoi m'emmener dans le trou du cul du monde (excusez mon vocabulaire) est dans mon intérêt ? Pas que j'ai cent millions d'amis mais je veux dire, Connie, c'est pas un mauvais pote quoi. Enfin, il s'est bien foutu de ma gueule, en me laissant brillamment que j'allais devenir et je cite « un bouseux du feu de dieu »... La classe toujours...
J'emmène mon pc, parce que sans lui, je ne suis rien. Ma playsation parce que faut pas déconner, des fringues parce que si j'en met pas ma mère va me gueuler dessus. Mes revues pornos parce que rappelons-le il y a un risque qu'il n'y ait pas internet. Mon mp3 parce que la musique me permet de vivre. Mon skate, parce que je ne marche pas, je roule point barre. Et c'est tout. Oui, rien qu'avec ça il va me falloir trente mille sac mais je m'en fous, c'est eux qui me virent, c'est moi qui décide ce que j'emmène.
Puis je vais enfin me coucher, parce que franchement, je n'ai plus la force de rester debout. Et dire que demain, je vais être en route pour chez les paysans.
XOX
Donc, je reprend mon récit alors que je suis dans la voiture, mes écouteurs vissés à mes oreilles. Oui, je n'ai pas la moindre envie de taper la discut' à mon père. Ma mère n'est pas là. Bah oui, elle impose ses choix à la cons à tout le monde, mais dès que c'est pour les appliquer, elle n'est plus là. Non mais franchement, comment on peut décider du jour au lendemain que son gosse ira vivre à la cambrousse putain.
Et dire que je venais à peine de me faire un peu respecter dans mon bahut. Parce que depuis le collège, j'avais une foutue étiquette « looser » tatouée sur le front, et ce n'était pas avec mes bagues et mes cheveux bruns gras que j'allais emballé qui que ce soit.
Maintenant, j'ai un peu changer. Mes bagues sont parties, et j'avoue avoir eu les larmes au yeux que je me suis regardé dans la glace en sortant de chez le dentiste, et que j'ai enfin pu faire un sourire sans ressembler à un psychopathe. Je me suis aussi décolorer les cheveux pour avoir une sorte de tignasse blonde sur le haut du crâne. Bon, ça, c'était pas vraiment une super bonne idée, mais je trouvais que sur le mannequin, ça faisait classe... Ensuite, j'ai un peu grandis, ce qui fait que je ne ressemblait plus à un minimoy... Et ça aussi c'était une grande avancée... Et maintenant, je vais ressembler à un martien au milieu de tout ces campagnards. Génial. Tant d'efforts ruinés...
Je regardais la route, et grimaçai en ne remarquant que des champs. Mais genre des champs partout. Et j'avais beau ne pas regarder pendant vingt minutes, dès que je tournai la tête vers la fenêtre, je revoyais les même champs, les mêmes vaches, les mêmes tracteurs. Franchement, j'avais l'impression d'être en enfer. Même les villages, c'était encore pire que sur les photos. Et je vous raconte pas comment les paysans me regardaient mal. Du genre « Oh non petite racaille, le centre de redressement, c'est pas ici »... J'avais envie de sauter par la fenêtre.
Ca faisait au moins trois heures qu'on roulait. J'avais mal à la tête, et je voulais absolument arriver le plus vite possible, histoire de bien prendre tout le choc psychologique en pleine face d'un seul coup, et arrêter de stresser comme un con.
- P'pa... On est bientôt arrivé ?
- Oui, dans dix minutes.
- Dis, comment ça se fait que je les ais jamais vu, ces gens ?
- C'est parce que ta mère les déteste. Et que c'est réciproque. D'ailleurs avant elle n'a jamais voulu que tu les vois. Je ne sais pas quelle mouche la piquée de t'envoyer d'un seul coup là-bas... En fait tu les a déjà vu quand tu étais tout petit. Ils t'adoraient. Ils ont deux fils et une fille.
- Quels âges ?
- Marco, le plus grand à ton âge. Joshua doit maintenant en avoir 15 ans maintenant, je me souviens que vous n'aviez que deux ans de différences. Et Marine en a 10. Elle, tu ne l'a jamais connu.
Génial. Bon, la bonne nouvelle, c'est qu'il y en avait un de mon âge. Peut-être qu'avec un peu de chance, c'était un mec cool. Après tout les campagnards sont plutôt sympathiques non ? Du moins c'est ce qu'ils racontent dans les films... Putain j'ai l'impression de parler de monstres...
- Ah, on est arrivé !
Je respirai une grande bouffée d'air avant de regarder par la fenêtre, et de faire la tronche. Bon, au moins ce n'était pas une de ses maisons faîtes de bois avec un toit en paille. Oui, je sais je dramatise et alors ? Qui ne dramatiserai pas dans ma situation ?
En fait, la maison est plutôt grande vue de l'extérieur. Trois étages, une cour, un jardin. Mouais, la base quoi. Je descend de la voiture armé de mes trois sacs d'affaires plus ou moins indispensables et suis mon père qui trace jusqu'à l'entrée de la maison. Il sonne et c'est une femme qui ouvre. A peine elle voit mon père qu'elle se jette dans ses bras. Mon père rigole et la fait tournée sur elle-même. On aurait dit un couple. Au fond du couloir étroit j'aperçois un homme qui les regarde amusés. Moi perso je vois ma femme se jeter dans les bras d'un homme, même son frère, comme ça, je le tue. Non mais sérieux, surtout si ma femme ressemble à ma tante. Elle est juste sublime. Grande, brune, grands yeux verts, la copie conforme de mon père mais en mode femme, et en mode mannequin aussi.
Puis, une fois qu'elle a fini de tuer mon père avec une overdose de câlin, elle me remarque enfin, et me fait la même chose qu'à mon père. Sauf que moi je n'ai ni la force, ni l'envie de la faire tourner sur moi-même comme dans les films.
- Jean ! Comme tu as grandis. J'avais vraiment peur de ne jamais te revoir avec cette sale... Ta mère qui ne voulait plus revenir. Tu es devenu vraiment beau garçon !
Oui, je coupe maintenant pour faire le liens avec le chapitre suivant. Et parce que sinon le chapitre devenait trop long (oui je sais je me force à faire des chapitres court alors que tout le monde se force à faire l'inverse mais bon...)
Review?
