Titre : Crows Zero
Traductrice : AngealSword
Base : Crows Zero
Genre : De la baston, des prises de bec et de la romance…
Disclaimer : L'histoire de cette fic, ainsi que les personnages et l'univers ne m'appartiennent absolument pas. Je ne suis que l'humble traductrice qui a été autorisé par l'auteur à traduire et publier.
Crows Zero
Chapitre deux
By Avalon-Shiranui
Classe, classe, classe, ce n'était qu'une nuisance. La vie était trop courte pour être forcé de rester enfermé dans une classe. Bien sûr, il y avait tout le tralala sur le fait que ça aidait à avoir un avenir meilleur et brillant, mais sérieusement, c'était de la merde. Le présent était la seule garantie, et c'était tout ce dont se souciait vraiment Sumi, alors qu'elle regardait par la fenêtre de sa classe.
Parfois, elle enviait les garçons de Suzuran qui, fondamentalement, allaient à l'école pour faire ce qu'ils avaient envie de faire. Là encore, ils quittaient généralement l'école avec quelques égratignures et ecchymoses, un os cassé ici ou là, une visite à l'hôpital ou deux par mois, et ainsi de suite. Une personne avait à choisir le moindre de ces maux.
« - Serizawa-chan. »
Sumi cligna des yeux et tourna la tête. « - Hum ? »
« - J'ai demandé quand le bouddhisme avait été introduit au Japon et par qui ? »
« - Le prince Shotoku l'a fait venir de la Chine durant la période Asuka-Nara, environ 538 à 794 après JC. »
« - Bien. »
Bien, l'histoire était l'un de ses points forts, mais son talent la faisait restait assise en classe, et c'était plus un sacrilège dans son esprit.
« - As-tu entendu ce qui s'est passé à Suzuran ? » Marmonna le garçon derrière elle à son camarade de classe à ses côtés.
« - Que c'est-il passé cette fois ? » Murmura le second en retour.
« - Un nouveau a débarqué et a dit qu'il battrait Serizawa ! Mon frère dit qu'il a déjà fait irruption dans une salle de classe et qu'il a battu leur chef, Chuta Tamura. »
« - Il pense qu'il va battre Serizawa juste parce qu'il a battu Chuta ? Pff ! Serizawa c'est un monstre ! »
« - Il n'est pas juste un nouveau ! J'ai entendu dire que c'est le fils d'un chef yakusa. »
« - Quoiqu'il en soit, ça ne fera pas de différence. »
« - Je vais miser sur Serizawa, il va le battre en un rien de temps ! »
« - C'est sûr ! »
Sumi fit la moue et laissa tomber son menton dans sa paume. « Genji-san, Genji-san, Genji-san. Tu aurais pu patienter un peu avant de te donner en spectacle. » Elle soupira. « Impatience va de pair avec stupidité. Sois fort, Genji-san ! »
« - Pss ! »
Sumi se demanda si elle ne devait pas ignorer les signaux de Meiko, mais elle se doutait que Meiko persisterait alors elle tourna la tête. Meiko sourit et lança astucieusement un petit bout de papier plié sur son bureau. « - Jettes-y un œil. » Murmura-t-elle.
Sumi récupéra la note et la déballa soigneusement, faisant attention à l'enseignant avant de lire :
Nous allons faire la fête avec des étudiants de première année de Suzuran ! Tu viens ?
Elle glissa la note sous son livre et secoua la tête en regardant Meiko. Meiko haussa un sourcil interrogateur, mais Sumi fit semblant d'être soudainement captivé par le cours.
Ce soir, Sumi avait d'autres chats à fouetter qu'une masse d'étudiants de première année, odieux et impulsif. Elle avait quelque chose à récupérer pour son cher cousin.
Sumi inhala l'odeur de fumée et d'alcool. Il ne fallait pas avoir beaucoup de cervelle pour reconnaitre l'odeur particulière de la fumée, qui était de type illégal. Elle ne détestait pas l'odeur mais ne l'appréciait pas pour autant, mais ça ne ferait jamais parti de ses habitudes alors qu'elle toussait et regarda autour d'elle. Il y avait quelques habituels, d'autres nouveaux, mais elle les ignora et se dirigea vers la porte du bureau sombre.
Les lumières étaient à peine réfléchis par l'acajou foncé et les velours écarlates disposaient dans le petit espace. La pièce était de taille modeste mais spacieuse. Il y avait quelques meubles, un canapé, un bureau, une bibliothèque, deux chaises pour les invités et une table basse. Derrière le bureau se trouvait un petit homme maigre, un visage quelque peu ridé et une tête chauve rehaussait par deux yeux noirs perçants et un large sourire. Les lèvres de l'homme s'écartèrent pour montrer des dents noires ébréchées. « - Sumi-chan ! » Sa voix était rauque, comme s'il était perpétuellement en train de suffoquer.
Sumi frappa son poing sur le bureau. « - Fukuoka-sama. Donnez. »
Il rigola et leva les mains, attirant l'attention sur leur vacuité. « - Est-ce une façon de traiter un homme à qui tu dois demander quelque chose ? »
« - Oh, s'il vous plait. » Elle leva les yeux. « - Vous et moi savons que vous êtes aussi préoccupé par Tamao que moi. Mais j'ai des choses à faire, et peu de temps pour rester là et entreprendre un long discours sur la vie. Je vous aime bien, vieillard, maintenant, donnez-moi ça. »
Fukuoka rigola plus fort que jamais, fit claquer sa paume joyeusement sur le bureau, et lui fit un clin d'œil. « - Tu es une bonne fille, Sumi-chan. Tamao est un homme chanceux pour t'avoir à ses côtés. » Il ouvrit un tiroir et sorti une enveloppe jaune. « - Prend bien soin de ça maintenant, qu'en dis-tu ? Les affaires marchent bien ces derniers jours. »
Elle prit l'enveloppe. « - Arigato, Ryuichi-sama. » Elle sourit brièvement, lui fit un clin d'œil et sortit, prenant garde à retenir sa respiration alors qu'elle passait à travers le nuage de fumée.
Les toits de Suzuran étaient toujours le meilleur endroit pour trouver Tamao et son gang, mais honnêtement, Sumi n'avait jamais comprit pourquoi. Peut-être parce qu'on pouvait admirait le plein air et le couché de soleil. Son sac était lourd et elle jeta un coup d'œil à l'enveloppe jaune, elle souhaitait seulement que Tamao le verrait de cette façon.
Puis Tamao allait partir au moment où elle allait atteindre la porte du toit. Il s'arrêta sur le seuil et haussa les sourcils en la voyant. « - Sumi ? Que fais-tu ici ? Ne devrais-tu pas être au travail ? »
Sumi lui fit un clin d'œil. « - Comment pourraient-ils fonctionner sans moi ? » Elle prit l'enveloppe jaune de son sac et lui tendit. « - Ceci est pour toi. »
Il l'interrogea silencieusement mais prit l'enveloppe et regarda à l'intérieur. « - Acte de logement ? »
« - Yeap. A Hokkaido. L'appartement est prêt pour y vivre jusqu'à la fin de l'année. »
Tamao glissa les papiers dans l'enveloppe et lui tendit. « - Je n'en veux pas. »
Elle regarda autour d'elle nonchalamment, les mains cachées derrière son dos. Il soupira et elle lui sourit. « - Que fais-tu ici à cette heure, de toute façon ? Tu admires le coucher de soleil ? »
Tamao fronça les sourcils, laissa tomber l'enveloppe au sol et marcha dessus. « - Va travailler. » Lui dit-il.
Elle cligna des yeux avant de les plisser et ramassa l'enveloppe. « - Qu'est-ce qu'il lui arrive ? » Elle haussa les épaules puis se tourna vers la rambarde du toit, ravie de voir Tokio seul.
Tokio avait toujours eu son affection, non seulement pour sa loyauté envers Tamao, mais pour son calme et son intelligence. Ils étaient amoureux pendant un certains temps à l'époque où ils étaient en Première Année, mais les choses avaient changées : il avait fait un choix. Il avait choisi de se battre, alors elle avait brutalement mit fin à leur relation, mais elle ne pouvait jamais le mépriser bien longtemps. Il était, après tout, son premier amour. Maintenant, elle ressentait de la tendresse pour lui, un amour bien différent de leur romance, de la protection, ce genre de sentiment qu'elle réservait à ses amis les plus chers et sa famille.
Sumi s'approcha de lui et regarda le coucher du soleil. « - Tokio-kun ? » Il fallut qu'elle cligne des yeux pour s'habituer à la luminosité du ciel, mais quand elle vit finalement la silhouette de Tokio à travers les lueurs orange, il était accroupi au sol, se tenant la tête, les yeux fermés et les dents serrées alors qu'une froide sueur perlée sur sa peau. « - Tokio ! » Elle se précipita vers lui et posa ses mains sur ses épaules. « - Quel est le problème ? » Tokio gémit quelque chose et elle se redressa. « - Je vais appeler Tamao ! »
Mais elle ne bougea pas. les doigts du jeunes homme venait de se poser sur son avant-bras et la tenait fortement. Il haletait difficilement, essayant de contrôler la douleur et la regarda. « - Ne dis rien à Tamao. »
Sumi fronça les sourcils, mais s'agenouilla à nouveau devant lui. « - Pourquoi ? Quel est le problème avec toi ? »
« - S'il te plait, Sumi. » Tokio desserra sa prise et lui prit le poignet. « - Ne le fais pas. »
Elle n'avait pas besoin d'être plus convaincu, la voix faible et tremblante reflétait sa peur. Elle passa sa main dans ses cheveux noirs broussailleux et baissa la tête pour le regarder dans les yeux. « - Que puis-je faire ? »
Tokio continua d'haletait d'abord, puis s'effondra sur elle. Son front se posa contre le sien et il ferma les yeux alors qu'il respiration, son souffle devenant plus régulier.
Sumi serra les lèvres et prit son visage en coupe avec des mains tremblantes. « - Pourquoi fais-tu ça, Tokio ? »
Il frotta son nez contre le sien. « - Je suis désolé. »
Elle se mordit les lèvres puis le prit dans ses bras, l'attirant contre elle, pressant son front humide dans son cou. « - Ne me mens pas. » Il referma ses bras autour d'elle, mais il restait mou dans son étreinte.
Tokio se remit de sa crise, mais ne lui dit rien de plus sur ce qu'elle avait vu. Il avait eu l'intention de dissiper ses inquiétudes, sans doute dans l'idée qu'elle ne le dise pas à Tamao, mais il renonça finalement alors qu'elle le raccompagnait chez lui. il ne lui démontra plus sa tendresse, et ne souleva pas la question, ce qui ne la dérangeait pas autant que son état instable.
Sumi faillit trébucher quand son épaule entra en collision avec une autre. Elle leva les yeux depuis le trottoir puis cligna des yeux. « - Izaki-san. »
Izaki haussa un sourcil, les yeux la sondant puis il se détendit. « - Juste Sumi, non ? »
Elle hocha la tête et regarda le sac en plastique dans sa main. « - Tu as fais du shopping ? »
« - Juste à l'épicerie. »
« - Oh. » Elle avait rarement eu du mal à faire la conversation à un type silencieux, mais son esprit était trop distrait. « - Je rentre chez moi aussi. »
« - Ok. » Ils s'inclinèrent et reprirent leur chemin.
Sumi hésita après quelques pas. Ses pieds ne voulaient pas faire la même chose et elle se tourna. « - Veux-tu aller prendre un verre ? » Il s'arrêta mais ne se retourna pas. Elle haussa un sourcil. « - Je t'invite. »
Izaki bougea, il se retourna et lui sourit.
Sumi reposa sa bouteille sur la table et eut un hoquet. « - C'était vraiment louche dernièrement tu sais ? » Elle était ivre. « - Je veux dire, tous le monde vient me dire leurs secrets et tout ça, mais généralement ce ne sont pas de grands secrets. Je veux dire merde ! » Elle leva sa main. « - Suis-je une mauvaise personne ou quelque chose, hein, Izaki-san ? »
La poitrine d'Izaki se gonfla alors qu'un rot s'échapper de ses lèvres. Il plissa les yeux vers elle, son esprit à moitié ivre était encore relativement claire, mais sa vision plus trop. « - Prend soin de toi d'abord. Il peut vivre sa propre vie. »
Elle ricana. « - C'est mon cousin, que suis-je supposé faire ? Tout ce que je veux, c'est que mon cousin aille bien, loin de toute cette violence. Je veux dire, est-ce vraiment trop demandé ? Mais noooon, mon crétin de cousin préfère jouer les durs pour montrer ce qu'il vaut. Et puis son meilleur ami. » Elle porta la main à son bras, s'assurant dans son ivresse, qu'il ne partait pas dans trois directions. « - Il lui arrive je ne sais qui, mais comme personne ne l'a vu, il prétend que tout va bien. Je veux dire, je suis une bonne personne, non ? Je suis censée veiller sur mes amis et ma famille, non ? Alors pourquoi ? Pourquoi toute cette merde m'arrive ? Tu le sais ? »
Izaki avala une gorgée de sa bière, les yeux fixés sur elle et il haussa les épaules. « - Peut-être gardes-tu de mauvaises compagnie. »
« - Pff ! » Elle agita la main vers lui avec dédain. « - Je suis assise ici avec un étudiant de Suzuran. Qu'y connais-tu en "mauvaise compagnie" hein ? »
Izaki termina sa bouteille et se leva. « - Alors laisse-moi te soulager de ton fardeau oh si vertueux. » Il fit un pas vers la porte, et un bang retentit derrière lui. Il se retourna alors et fronça les sourcils. « - Ne t'évanouie pas, tu es censé payer ! »
Izaki grogna contre l'alcool dans son système, contre la fille en train de baver dans son dos et son poids qui le faisait légèrement se courber vers le bas. Il la hissa un peu plus haut et grimaça lorsque son souffle effleura son oreille et son visage. « - Ca te dérange ? » Rompit-il le silence, mais elle ne répondit pas. « - Tu as une dette envers moi pour ça. Tu es peut-être petite mais tu n'es pas une plume. Et ne pense même pas à essayer de me sortir quelque part pour que je te paye à boire en retour. » Il tituba légèrement quand une vague d'alcool embruma légèrement sa tête, mais il se stabilisa rapidement. « - Je hais cette merde de charité. » Marmonna-t-il.
« - Bien, bien, bien. »
Izaki s'arrêta et des gars émergèrent soudainement de l'obscurité, les entourant de tous les côtés. Un piège. Il fit un pas en avant pour voir le dirigeant de l'embuscade, et reconnut une silhouette familière.
L'idiot du club, Jiro.
« - C'est nos deux tourtereaux. » Roucoula Jiro. « - Ce n'est pas sûr de se promener seul la nuit. Où sont tes hommes, connard de Suzuran ? »
Izaki sourit et pinça la cuisse de Sumi, mais elle ne remua pas et resta un poids mort. Il poussa un grognement et roula des yeux. « - Ils doivent être quelque part, mais je ne pense pas avoir besoin d'aider avec des nazes comme vous. »
« - Ah ! Est-ce vrai ? »
Izaki trébucha dès que le corps de la jeune fille lui fut retiré. Il se tourna vers sa gauche pour rattraper Sumi in-extrémiste et donna un coup de poing dans le menton du premier gars. Il passa ses bras autour de la jeune fille et glissa une main derrière sa tête alors qu'ils tombaient au sol. Il se redressa. « - Sumi ? »
Elle plissa les yeux vers lui et leva les bras. « - Qu'est-ce qui y'a ? »
Izaki se redressa et fit face à un autre gars. Ces salauds commençaient vraiment à lui chauffer les nerfs, et il chargea le groupe avec des attaques en tête et les poings prêts.
Sumi siffla quand un homme lui donna un coup alors qu'Izaki se jetait dans la mêlée. « - Fils de pute. » Marmonna-t-elle avec irritation et trébucha sur ses pieds. Un autre homme chargea mais elle l'attrapa par le col et le frappa au niveau de la pomme d'Adam. Mais il répliqua en lui attrapant les cheveux et le repoussa d'un coup de pied. Elle vacilla contre le mur mais pencha la tête sur le côté aussitôt. Un poing frappa droit dans le béton, suivi par un hurlement, et elle en profita pour lui donner un coup dans le ventre et ils tombèrent tous deux au sol. Elle sentit quelqu'un l'agripper par derrière et on la retourna dans le but de lui donner un coup de poing, mais elle esquiva et le frappa entre les deux yeux.
L'alcool rendait sa vision floue, et son esprit était un peu obstrué. Quelqu'un lui attrapa le coude et elle voulut s'en défaire, mais un grognement lui permit de l'identifier comme un allié. Ses sens brièvement retrouvé, elle cligna des yeux en les levant vers Izaki. Il lui dit quelque chose, mais son esprit ne pouvait pas comprendre.
Elle capta une silhouette derrière lui et qui approchait rapidement. Elle repoussa Izaki contre le mur et leva la jambe pour frapper le gars au plein estomac. Elle atterrit en une position accroupie tandis que le gars s'écroulait à ses côtés.
Izaki s'avança. « - Sumi ? »
Sumi plissa le front, exhala et s'effondra au côté de sa victime, inconsciente.
Le soleil matinal lui brûla les paupières. Elle jeta à peine un coup d'œil vers la fenêtre de son petit balcon, mais les rideaux restaient désespérément ouverts. Sumi détourna la tête de la lumière et s'enfonça un peu plus dans le lit. Elle se tourna vers l'espace vide de son lit puis se rendormit.
Seulement, il n'était pas vide.
Ses yeux s'ouvrirent brutalement alors qu'elle se redressait et elle eut juste le temps de voir Izaki endormi avant qu'elle ne perde l'équilibre, emmêlée dans ses draps, et qu'elle tombait au sol. Elle cligna des yeux à plusieurs reprises en observant le plafond beige puis s'assit lentement. Le bruit ne l'avait pas réveillé. Ses cheveux blonds étaient ébouriffés par la nuit de sommeil et sa lèvre inférieure était un peu gonflée. Il enserrait l'oreiller alors qu'il respirait régulièrement sans ronfler. Elle baissa les yeux vers son propre corps et poussa un soupir soulagé à la vue de ses vêtements. « Rien que je ne me souviens pas. »
Sumi le regarda à nouveau et fut surprise par le vif désir de retourner dans le lit. Elle résista cependant et se redressa. Elle traversa la chambre tranquillement, referma la porte derrière elle et entra dans la cuisine. Son appartement se composait de quatre pièces : la chambre à coucher, la salle de bain, la cuisine et le salon. En vérité, sa cuisine et son salon étaient dans une seule et même pièce, mais la cuisine était séparé par un petit comptoir, donc elle considérait souvent que c'était une pièce à part entière.
Elle prit un remède pour la gueule de bois avant de se mettre à faire le petit-déjeuner. Bientôt, une agréable odeur de crêpe et de bacon emplit la pièce. Ses compétences culinaires lui permettaient d'obtenir les faveurs de son propriétaire, et plus d'une fois, il lui avait accordé un délai supplémentaire pour le loyer quand elle lui apportait de délicieux petits plats. Tamao adorait toujours ce qu'elle lui préparait quand il venait manger ici de temps en temps. Tokio avait toujours dévoré tout ce qu'elle lui préparait du temps où ils sortaient ensemble, et même maintenant parfois, elle lui cuisinait quelque chose. Ça ne la dérangeait pas. Cuisiner était amusant, et le résultat valait bien l'effort.
Un moment plus tard, elle posa une assiette remplie de crêpes sur le comptoir alors que le bacon cuisait encore.
« - Tu dois te sentir mieux. »
Sumi leva les yeux et sourit à Izaki, debout contre l'embrasure de la chambre. « - Je suis affamée. Tu peux aller t'asseoir, j'en ai fais assez pour nous deux. »
Izaki s'approcha, mais plutôt que d'aller s'installer sur la table du salon, il vint à ses côtés et attrapa une fourchette pour manger dans l'assiette déjà prête. Il ajouta un peu de sirop sur une des crêpes, coupa un morceau et le mit dans sa bouche. Il mâcha puis avala. « - Plutôt bon. »
Sumi sourit. « - Le bacon sera bientôt prêt. Mange autant que tu le souhaite. Je te dois bien ça pour m'avoir ramené ici la nuit dernière. »
Il la regarda pendant quelques secondes puis continua à manger. « - Ouais. »
Elle haussa un sourcil et retira la poêle du feu. « - Quelque chose ne va pas ? »
Il secoua la tête et se poussa un peu sur le côté pour qu'elle puisse mettre le bacon dans l'assiette. Ses cheveux lui frôlèrent le visage mais il ne se détourna pas. Lorsqu'elle se redressa, leurs yeux se croisèrent. Il la dévisagea curieusement, comme s'il s'attendait à ce qu'elle dise quelque chose mais elle pencha la tête.
Il plissa les yeux. « - Tu te souviens de quelque chose de la nuit dernière ? » Il mit sa fourchette dans sa main gauche et porta sa main droite à l'arrière de la tête de la jeune fille. « - Tu t'es cogné à la tête. Tu as toujours mal ? »
« - Ah ? » Elle leva la main pour toucher la bosse et leurs doigts se rencontrèrent. Elle rougit et ils abaissèrent leurs mains. « - Je suppose que je ne me souviens pas de tout. Je me souviens avoir bu, et je me souviens des gars qui te parlaient et… » Elle plissa les yeux en regardant le comptoir. « - Et… »
« - Nous avons était prit en embuscade. » Clarifia Izaki.
Les sourcils de Sumi se haussèrent. « - Ah bon ? Par qui ? »
« - Cet idiot du club. Celui de l'allée. »
Elle fronça les sourcils. « - Je ne m'en souviens pas. Vas-tu bien ? Ta lèvre est enflée. » Elle voulut porter une main à sa lèvre, mais il saisit fortement son poignet.
« - Je vais bien. »
Sumi haussa un sourcil. « - Laisse-moi voir. Ça ne va pas te tuer. »
« - Je ne veux pas de ton aide. »
Elle retira alors son poignet de sa prise et mit de nouvelles crêpes à cuire. « - Peu importe. »
Izaki continua à manger. « - En parlant de la nuit dernière, tu m'en dois une. Tu as réussi à t'évanouir avant de payer la note. »
Sumi haussa un sourcil narquois et se tourna vers lui. « - C'est drôle. Je suis impressionnée que tu ne m'es pas laissé là-bas. »
« - Le propriétaire à dit qu'il allait appeler les flics si je le faisais. »
Elle fit une légère moue et se détourna. « - Personne ne t'empêchait de me laisser dans la rue ! »
Izaki avala sa crêpe et se resservit un peu de bacon. Il prit alors son assiette, puis se pencha et lui embrassa la tempe. « - Merci. » Puis il partit s'installer avec son petit-déjeuner dans le salon.
Sumi regarda le comptoir, immobile comme une statue de cinq tonnes. « Vient-il juste de m'embrasser ? » Elle toucha son visage rouge mais sourit dans le vide. Puis elle fronça les sourcils et regarda vers la pendule. « - Oh mon dieu ! »
Izaki leva les yeux de son assiette et regarda la jeune fille se mettre à s'agiter partout dans l'appartement en marmonnant et trébuchant. Il ne réalisa pas ce qu'elle bafouillait jusqu'à ce qu'elle sorte de la chambre vêtu de son uniforme scolaire et qu'elle criait : « - Je suis tellement en retard pour l'école ! » Et elle fonça vers la porte d'entrée et la claqua derrière elle.
Izaki cligna des yeux. « - Hm. » Il se leva de son siège et se dirigea vers la cuisinière pour l'éteindre. Ses yeux scannèrent distraitement l'appartement.
Cela faisait à peine une minute qu'elle avait mis un pied dans la classe que Meiko lui fonça dessus comme un oiseau sur sa proie. « - Oh mon dieu, les étudiants de première année sont vraiment délicieux. » Elle prononça le dernier mot comme si c'était du chocolat en train de fondre dans sa bouche. « - Il y en a un qui était particulièrement mignon, Kirishima Hiromi, qui surpassait les autre. Il est calme et un vrai voyou, mais il est tellement hot. » Elle gloussa puis mit les mains sur les hanches. « - Et qu'as-tu fais hier soir, hein ? »
Sumi s'arrêta quelques instants, puis haussa les épaules. « - Je me suis saoulé et j'ai dormi avec un gars que je connaissais à peine. »
Meiko fut bouche bée. « - Tu as quoi ! »
Sumi roula des yeux, mais sourit alors qu'elle avançait vers son bureau. « - Nous avons juste dormi dans le même lit, Meiko. Nous nous sommes écroulés. »
« - Et alors, était-il mignon ? » Demanda-t-elle, sur les talons de Sumi.
Sumi se mordit la lèvre inférieure et rougit alors qu'elle repensait au visage endormi du blond. « - Certainement. »
Meiko battit des mains avec enthousiasme. « - Je ne t'ai jamais vu rougir pour un mec, même pas Tokio. Il doit être mignon ! Où l'as-tu rencontré ? Qui est-il ? Est-ce un élève ? »
« - Doucement. » Exhorta Sumi, levant les mains pour la faire taire, mais sa rougir et son sourire ne disparut pas. « - Nous nous sommes rencontré au club l'autre soir. Il est étudiant en même année que nous à Suzuran et il s'appelle… »
« - Très bien, classe ! » Tonna l'enseignant depuis son bureau, et les étudiants s'installèrent immédiatement. « - Nous avons beaucoup de travail et peu de temps pour le faire. Aokage-chan ! »
« - Hai ! »
« - Aso-kun ! »
« - Hai ! »
Meiko observa son amie avec impatience. « - Qui est-il ? » Sumi ouvrit la bouche pour répondre mais s'arrêta lorsque la porte de la classe s'ouvrit brusquement.
Izaki se tenait sur le seuil, vêtu de son uniforme scolaire avec une main dans la poche de son pantalon. Ses yeux bruns scannèrent la salle alors que le professeur criait face à son intrusion brusque.
Meiko sourit. « - Il est très beau ! »
Le regard d'Izaki s'arrêta aussitôt sur le visage stupéfait de Sumi et il marcha entre les pupitres jusqu'à elle. Il saisit son poignet, l'arracha de son siège et la traina vers la porte, laissant une Meiko ébahie dans leur sillage.
L'enseignant se planta entre lui et la porte comme un bloc de ciment et croisa les bras sur sa poitrine. « - Que pensez-vous faire là ? Enlever une de mes élèves en plus ! De quelle école êtes-vous ? Je vais contacter votre principal et vous dénoncer ! Ce comportement peut peut-être effrayer vos enseignants mais il n'est pas toléré ici ! Parlez, délinquant ! »
Izaki se raidit inconsciemment mais Sumi intervint. « - Sensei, euh… j'ai oublié d'éteindre ma cuisinière ! Il est juste venu ici pour me conduire à la maison avant que quelque chose de grave n'arrive ! S'il vous plait, excusez-nous Sensei ! » Elle traina ensuite Izaki derrière elle avant qu'il n'ait le temps de protester.
Quand ils atteignirent le portail, elle s'arrêta pour reprendre son souffle. « - Pouah, mon dieu ! Je pensais qu'elle allait nous poursuivre jusqu'en Amérique. » Elle pivota. « - Que penses-tu faire ? Tu n'as pas à venir chercher les gens dans leurs classes ! »
« - Je le fais si je le veux. »
Elle le fixa. « - Ce n'est pas Suzuran ici, Izaki. Tu peux penser que la vie fonctionne sur aucune règle, mais le reste d'entre nous le savons mieux. »
« - Je ne viens pas ici pour m'attirer des ennuis. » Riposta-t-il brutalement, haussant la voix.
« - Alors pourquoi es-tu venu ici ? »
« - Je suis venu pour toi, Baka ! » Elle cligna des yeux et il détourna les siens. « - Je suis venu ici pour toi. »
Sumi se mordit la lèvre mais lui prit la main. Elle sourit quand il la regarda. « - Eh bien, tu m'as. Et maintenant ? »
Izaki ne répondit pas au premier abord. Il regarda son visage rouge avec ces yeux illisibles qui fit battre son cœur. Enfin, il serra sa main et sourit. « - Maintenant, nous faisons ce que nous voulons. »
Elle sourit. « - J'aime l'école buissonnière ! »
Sumi appuya son visage contre le grillage et fronça les sourcils en voyant les enfants s'éclabousser entre eux et les adultes en train de bronzer autour de la piscine publique. Elle soupira. « - Je peux à peine me souvenir de la dernière fois où je suis allée nager. Mon cousin ne veut jamais y aller, Meiko à peur de ressembler à un raisin sec. » Elle fronça les sourcils et regarda Izaki. « - Quelle fille pourrait bien s'inquiéter de ressembler à un raisin sec quand elle va nager ? Quel intérêt ? Tss. » Elle fit la moue. « - Peu importe. Tu aimes te baigner, Izaki-san ? »
Izaki haussa les épaules. « - Bien sûr. Nous avons une piscine à l'école, mais personne ne l'utilise vraiment. »
Elle cligna des yeux. « - Oh, c'est vrai que vous en avez une, j'avais complètement oublié. » Elle le regarda pendant quelques minutes, mais son expression vide ne change pas, et elle soupira de nouveau. « - Allons, donc. Qu'aimes-tu faire Izaki-san ? Pour le plaisir ? »
« - Me battre. » Répondit-il franchement alors qu'ils s'éloignaient de la piscine.
Sumi roula des yeux. « - Et ? »
Il fit une pause, puis haussa les épaules. « - C'est tout. »
Elle essaya de ne pas trébucher sur ses pieds en signe d'incrédulité, mais elle ne put s'empêcher de répliquer. « - Que diable, Izaki ? Ne me dis pas que les étudiants de Suzuran n'ont pas de vie en dehors des combats ? Il faut aimer autre chose que des combats et conflits, alors que fais-tu d'autre ? »
« - Je fais des trucs avec les autre gars, bien sûr. »
Elle le regarda. « - Comme quoi ? »
« - La même chose que tout mec a à l'esprit. »
Sumi pâlit et s'éloigna un peu de lui. « - Que… que veux-tu dire La même chose que tout mec a à l'esprit ? »
Izaki la fixa d'un air monotone. « - Le sport. »
Elle soupira et porta une main à sa poitrine. « - Oh, ça. »
Il continua à la regarder. « - Qu'est-ce que tu pensais que je parlais ? »
« - Absolument rien. » Sumi agita la main d'un air dédaigneux. Elle ignora ses sourcils haussaient en guise de questionnement. « - Hé, le club ! Arrêtons-nous prendre un verre. »
Izaki hésita. « - Je ne sais pas. C'est un peu tôt pour aller dans le club, non ? »
« - Ce n'est pas ouvert. » Répondit-elle. « - Mais je connais le propriétaire. Il acceptera de nous servir en journée. Allez ! » Elle saisit sa main et l'entraina vers le club.
L'endroit était très différent, sans client ni spot lumineux. D'une certaine manière, cependant, Sumi pensait qu'il semblait plus confortable, sans tous les habitués et elle courut à travers le club, lâchant la main d'Izaki et grimpa les escaliers privés. « - Yoshi-sama ! Yoshi-sama, vous êtes là ? » Elle frappa à la porte du bureau, mais elle n'eut aucune réponse. « - Yoshi-sama ! » Toujours rien. « - Hm. » Elle jeta un coup d'œil dans le club alors qu'elle redescendait. « - Il doit être dehors. »
Izaki secoua la tête. « - Nous sommes déjà là. Allons boire un verre. »
Elle sourit. « - Okay ! » Elle se hâta de descendre les escaliers pour rejoindre Izaki qui passait derrière le bar et saisissait deux bouteilles. « - Qu'est-ce qui est au menu ? » Demanda-t-elle en s'installant sur un tabouret et elle regarda la bouteille qu'il lui tendait. « - Wild Turkey. Du Whisky ? »
Izaki déboucha sa propre bouteille en la cognant rapidement contre le bar et but une gorgée. « - Vu que nous sommes dans un club, autant prendre quelque chose de plus cher qu'un soda. »
Sumi pinça les lèvres, mais hocha la tête. « - Je pense que oui. » Elle s'arrêta, puis tapa sa bouteille contre le bar mais la capsule ne sauta pas. Elle jeta un regard à Izaki qui la regardait avec un sourire moqueur. Elle essaya encore, mais réussit seulement à érafler un peu le bois du bar. « - Ah ! » Elle posa la bouteille et passa ses doigts sur le petit trou. « - Merde, Yoshi va être énervé. » Elle fit la moue.
Izaki sourit, prit sa bouteille, et la décapsula contre le bar. La capsule sauta instantanément et il glissa la bouteille vers elle. « - Il te pardonnera. Dans ce vieil endroit, je ne pense pas qu'une éraflure de plus se verra beaucoup. »
Sumi prit une gorgée de whisky puis toussa. « - Mon dieu, c'est truc est dégueulasse ! »
Il rigola et souleva sa bouteille vers elle. « - Véritable test de champions. »
Elle fit une moue désapprobatrice puis reposa sa bouteille. « - Je m'en passerais volontiers. N'y-a-t'il pas quelque chose de plus simple, comme une eau ou un jus de quelque chose ? »
Il se pencha et vérifia les différentes bouteilles, et sortit une bouteille d'eau. « - Tu pourras l'ouvrir sans dégât. »
Sumi lui tira la langue et dévissa facilement le bouchon de la bouteille. Le liquide était rafraichissant après le whisky, et cela refroidit son sang. « - Beaucoup mieux. » Sourit-elle.
Izaki sourit puis regarda vers le mur du fond. Il prit une autre gorgée de sa bouteille, puis fit le tour du bar pour s'avancer entre les tables. « - Tu es bonnes aux fléchettes ? »
Sumi se tourna sur son tabouret pour le regarder, et il désigna alors les cibles accrochées au mur. « - J'ai jamais essayé. »
« - C'est aussi un test de champion. » Il revint se placer à ses côtés et lança une fléchette qui alla se planter au centre de la cible.
Elle écarquilla les yeux. « - Wow, c'était génial ! » Il lança une fléchette, puis une autre. Elles allèrent toutes se planter vers le centre de la cible. Elle le regarda s'approchait de la cible, l'expression concentrée, pour récupérer les fléchettes et il recommença. Il prenait un plaisir évident à ce jeu, et il avait certainement perfectionné ses compétences au fil des ans.
« - Tiens. » Izaki lui tendit une fléchette.
Sumi cligna des yeux et agita les mains. « - Nonono, je ne peux pas lancer de fléchettes. Je vais avoir plus de chance de me la planter dans le pied que dans la cible. »
Il roula des yeux et posa sa bouteille sur le bar. « - Il suffit de venir ici. » Il la força à se lever et l'immobilisa directement en face de lui. « - Prend la fléchette. » Elle le fit et il posa sa main sous son coude droit. « - Quand tu jettes la fléchette, tout se passe au niveau du coude, tout autant que le poignet. Beaucoup de gens ne font pas attention à leur coude quand ils jettent la fléchette. Garde ton coude stable, comme ça. » Il lui fit bouger le bras d'avant en arrière avec sa main droite, en utilisant sa main gauche pour maintenir son coude stable. « - Laisse juste venir naturellement. »
« - Mais qu'est-ce que je fais avec mon poignet ? »
« - Les actions du poignet varient d'une personne à une autre alors on voit voir ça pour cette première fois. Okay ? » Il sortit ses bras et passa derrière elle, gardant une main sur sa taille. Il se tint à ses côtés, regardant par-dessus son épaule. « - Maintenant garde ton coude stable, et vise juste un peu plus au-dessus que le centre. Et un. Deux. Trois. »
Sumi lança la fléchette, mais quand son bras commença à s'abaisser, son corps s'inclina vers l'avant très légèrement. Le bras d'Izaki passa autour de son ventre, la maintenant droite, et la fléchette s'envola et atterrit sur une case éloignée du centre, et fit dix-neuf point. Sumi écarquilla les yeux. « - Oh mon dieu ! Je l'ai touché ! » Elle leva les bras. « - C'est génial ! Je l'ai touché ! Tu as vu, je l'ai touché ! » Elle se retourna, prête à démontrer sa joie d'avoir réussi, mais s'arrêta ensuite quand elle eut conscience de son bras toujours autour d'elle, appuyant leurs corps l'un contre l'autre. Elle haleta et posa ses mains sur sa poitrine, mais ne le repoussa pas.
Izaki la regarda dans les yeux. Son attention fut détournée un moment par ses lèvres, et il s'éloigna. « - C'est assez bien pour ton premier essai. Mais continue à t'entrainer. » Il lui fit signe d'aller récupérer la fléchette.
Sumi sourit légèrement. « - Ok ! » Elle se précipita vers la cible pour prendre les fléchettes, mais son cœur battait si fort dans sa poitrine qu'elle se sentait presque au bord de la crise cardiaque. Elle prit les fléchettes puis se positionna pour lancer à nouveau. « - Coude stable. » Marmonna-t-elle pour elle-même. « - Pieds plantés. »
« - Bonne idée. » Marmonna Izaki dans un souffle, mais elle n'écouta pas.
« - Viser un peu plus haut que mon objectif. » Elle sortit sa langue entre ses lèvres, plissa les yeux, et lança la fléchette. Son corps vacille un peu mais elle réussit à rester immobile cette fois. La fléchette se planta dans la cible, dans une case à douze points. « - Très bien ! J'ai compris ! »
« - Continue à pratiquer. » Il sortit un paquet de cigarette de sa poche et l'alluma, avant de prendre une autre gorgée de whisky.
Sumi lui lança un coup d'œil. « - Tu devrais vraiment arrêter de fumer. C'est une mauvaise habitude, et ça t'affaiblit en tant que combattant. » Elle jeta la fléchette.
Izaki la regarda aller se planter dans la cible, juste en dessous du centre. « - Vas-tu aussi me faire la morale à propos de fumer maintenant ? »
« - Iie. » Répondit-elle simplement. « - Ca ne me dérange pas. Mon cousin fume aussi, mais c'est vraiment une mauvaise habitude. Je sais que ça va être un problème plus tard, et je veux que mes amis soient toujours en sécurité. »
Il sourit. « - Tu parles. Les étudiants de Suzuran ne seront jamais en sécurité. »
« - Tu peux toujours te faire transférer ailleurs, tu sais. » Elle jeta la fléchette suivante, frappant au même endroit que précédemment.
« - Pourquoi voudrais-je aller dans une école comme la tienne et recevoir une bonne éducation ? M'inscrire à la fac ? »
Sumi rigola. « - La fac n'est pas impressionnante et s'inscrire n'est pas toujours le mieux. Mais il n'y a rien de mal à vouloir mieux. » Elle en lança une autre, un peu plus haut cette fois. « - Tu ne devrais pas me juger juste parce que je ne veux pas me battre tous les jours. »
« - Tu es la seule qui pense que les gars comme moi sont une mauvaise compagnie. »
Elle arrêta de jouer, abaissa la fléchette et tourna la tête vers lui. « - Je ne voulais pas vraiment dire ça la nuit dernière. Je ne pense pas non plus que mon école est meilleure que la tienne. Je me basais surtout sur la façon dont les élèves vivent. Bien sûr, mes camarades de classe sont plus sages et ils poursuivent des objectifs sérieux pour leurs avenirs, pour leur propre profit. Les élèves de Suzuran sont des fous sans règles et sans réelle ambition, mais généralement, tout ce qu'ils font sont de leurs propres croyances, et ils agissent d'eux-mêmes. Ils se battent en équipe, et pas seulement pour le pouvoir ultime mais pour l'unité. Le défi est de réunir tout Suzuran, pas de le conquérir. » Elle regarda le sol. « - Je n'aime pas que les gens dont je me soucie se mettent constamment en danger. Ce n'est pas une tendance, je ne pourrais jamais m'y habituer. »
Izaki ne répondit pas tout de suite, mais il tira sur sa cigarette avant de reposer sa bouteille sur le bar. Il s'approcha d'elle et lui prit la dernière fléchette, levant les yeux jusqu'à croiser les siens. « - Peut-être que c'est la seule façon que nous savons être digne de quelque chose de mieux. » Il s'arrêta, son regard fixant chaque trait de son visage. « - Quelqu'un de mieux. » Elle rougit et il tourna la tête vers la cible, lançant la fléchette sans prendre le temps de viser et elle se figea au centre.
Sumi prit une lente et profonde inspiration puis elle lui sourit. « - Les gens ne choisissent pas de qui ils se soucient ou qui s'occupe d'eux. Se battre devrait être pour se protéger soi-même où ceux qui nous entourent. Pour le plus grand bien. Jamais rien d'autre. » Elle lui prit la cigarette des mains, tira une bouffée et recracha la fumée à son visage. « - Les gens doivent se battre ensemble, et non les uns contre les autres. » Elle jeta la cigarette au sol et l'écrasa avec son pied. « - Ce qui me rappelle, j'ai besoin de faire quelques courses ! Prend ta boisson et sortons ! » Elle se dirigea alors vers la porte.
Izaki baissa les yeux vers la cigarette écrasée puis regarda la jeune fille par-dessus son épaule. Il sourit. « - Maintenant, nous allons faire des courses ? »
Sumi était penchée sur un étalage de choux et se frottait pensivement le menton. « - Hmm. Ils y en a beaucoup cette semaine, c'est difficile de choisir. » Elle en prit un et le renifla. « - Hm. Il semble frais. » Elle prit un peu d'argent dans sa poche et le tendit au vendeur. « - Celui-ci, s'il vous plait ! »
Izaki se mordit la langue alors qu'il regardait les gens flânaient autour d'eux. « - Pourquoi sommes-nous là ? Tu ne peux pas aller dans un magasin comme une personne normale ? »
« - Aller au magasin n'est pas normal, c'est paresseux. Merci ! » Elle s'inclina face au vendeur et prit le sac. « - D'ailleurs, tu veux que je te fasse un cours sur les maladies qu'on peut chopper avec les aliments des supermarchés ? Beuh ! Une nourriture fraîche est la seule nourriture qui vaille la peine que je dépense mon argent, sans parler de manger. »
Il haussa les épaules. « - Peu importe. »
« - Ne te fiche pas de moi ! » Dit-elle sèchement en lui donnant un coup de coude dans les côtes.
Izaki la foudroya du regard. « - Ne pense pas que je ne vais pas te frapper juste parce que tu es une fille. »
« - Je n'ai pas peur de toi. » Elle lui tira la langue et se dirigea vers le stand suivant. Derrière elle, Izaki continuait à la tuer du regard.
Sumi inspectait rapidement la rangée de fruit, mais alors qu'elle atteignait le coin, un spectacle attira son attention. De l'autre côté de la rue, vêtu de sa longue veste blanche, Ken Katagiri courait après un groupe de femme qui s'enfuyait rapidement. Elle haussa un sourcil. « - Que diable… »
« - Tu trouve ce que tu voulais ? » Fit la voix d'Izaki derrière son épaule.
Sumi pivota rapidement. « - Euh, j'en ai fini ici ! Mais je dois rentrer à la maison et me préparer pour le travail. Manquer l'école est une chose, mais le travail s'en est une autre. »
Izaki fronça les sourcils. « - Mais l'école finit que dans deux heures. Comment peux-tu aller au travail maintenant ? »
« - Se préparer est une entreprise fastidieuse pour une femme ! Allez ! »
Son froncement de sourcil s'approfondit et il s'arrêta brusquement de marcher et se tourna vers elle. « - Que fais-tu exactement pour que tu ai besoin de passer deux heures à t'habiller ? »
« - Je pue, tu ne crois pas ? Cela peut prendre du temps ! »
Il se pencha vers son cou et inspira. Il secoua la tête. « - Iie, tu sens bon. »
Le visage de Sumi vira au rouge betterave, et il lui fallut quelques instants pour que son cerveau puisse redémarrer. « - Euh… eh bien, il faut quand même ! Viens maintenant avant que la nourriture pourrisse ! »
« - Pas avant que tu ne m'ai dis ce que tu fais. »
« - Je suis serveuse, d'accord ? Maintenant, peut-on y aller, s'il te plait ? »
Izaki médita les informations, puis hocha la tête. « - Très bien. Mais ne sois pas trop habillée. Ceux qui viennent boire ne te donne un bon pourboire que pour ton visage. »
« - Enfoiré ! »
Que diable faisait Genji ? Qu'attendait-il ? Il ne cessait de faire les cent pas, avant de s'asseoir quelques minutes sur un petit muret avant de se relever pour faire à nouveau les cent pas. Sumi fixait Genji qui était en train de fumer nerveusement. Elle l'avait vu parlé avec une fille au marché hier, mais sans plus. Puis elle l'avait croisé par hasard, il y avait quelques minutes, et elle l'avait suivie par curiosité. Et visiblement, il avait l'air d'attendre quelqu'un, mais personne ne s'était montré jusqu'ici.
« - Hm ? » Elle plissa les yeux.
Quelqu'un s'approchait, un grand garçon avec la peau bronzée et les cheveux rasés. Quelqu'un avec des petits yeux perçants et…
Elle mit sa main devant la bouche. Makise !
Takashi Makise s'approchait de Genji, ne laissant que quelques pas entre eux. « - J'ai entendu dire que tu voulais me voir. Tu as du cran. »
Genji se leva et lui fit face. « - Je voulais te voir parce que… »
« - Je sais. » Interrompit Makise. « - Mais même si tu me bats, mes hommes ne te suivront pas. » Silence. Un silence embarrassé. Puis un bruit étrange, comme un homme qui grogne, puis Makise se jeta sur Genji.
Genji éluda le coup et tendit le bras avec un morceau de papier rose à la main. « - Un rendez-vous groupé. » Fit-il calmement alors que Makise fixait le papier d'un air absent. « - Ca te dit ? »
« - Un rendez-vous avec des filles ? » Lit bêtement Makise.
Genji se redressa alors et s'éloigna de lui. « - Laisse tomber. » Mais il jeta le papier non loin de lui et Makise baissa les yeux sur lui.
Sumi écarquilla les yeux face à ce spectacle. « Genji organise un rendez-vous pour Makise ? Avec une vraie fille vivante ? » C'était trop ridicule pour le croire !
Puis ses épaules s'affaissèrent. Ca devait être une idée de Ken.
Le club était petit, mais chaleureux et rempli de gens bavard. Sumi releva ses bottes noires et se vérifia dans le miroir de l'entrée. Ses longs cheveux noirs était attachés en un chignon négligé, et des cerceaux en argent pendait à ses oreilles, ses lèvres étaient recouvertes de gloss rose et elle s'était mise un peu d'ombre à paupière. Elle portait un débardeur violet avec un cache-cœur noir qui lui découvrait légèrement les épaules, et une jupe rouge. Elle avait emprunté les vêtements à Meiko, mais en retour, avait dû raconter tous les détails au sujet d'Izaki avant qu'elle ne se prépare.
Dans un coin du club, elle aperçut alors Genji et Ken, debout, et Makise qui était assit en face d'eux. Ken et Genji étaient habillés normalement, mais Makise portait une paire de chaussette noire avec des sandales de la même couleur, un costume blanc avec un chapeau et une chemise de soie rouge. Il suait comme un porc en chaleur et elle rechigna à la pensée de s'approcher. Pourtant, elle sourit et se dirigea vers eux.
« - Mon dieu, je ne pense pas que quelqu'un d'aussi mignon que toi ait besoin d'aller à un rendez-vous arrangé, Genji-san. » Fit-elle en passant un bras autour de Ken et faisant un clin d'œil à Genji. « - Quelle est l'occasion ? »
Genji fronça les sourcils mais ses yeux s'écarquillèrent. « - Que fais-tu ici ? »
« - Je suis venue pour voir le spectacle bien sûr. »
Ken sautilla sur ses pieds et sourit à Genji. « - Qui est cette jolie fille ? »
Genji lui lança un regard irrité. « - Sumi. Elle t'a aidé lors de notre première rencontre. »
Ken eut le souffle coupé. « - Oh ouais, ouais, ouais, je me souviens ! Wow, tu es une femme sexy ! Es-tu sûre d'être encore au lycée ? »
Sumi sourit. « - Absolument sûr. Ravie de vous revoir, Ken-sama. »
Ken rougit et bougea maladroitement sur ses pieds. « - Elle m'a appelé Ken-sama. »
« - Ah ! » Makise se leva brusquement. « - Je vais que je t'avais déjà vu avant ! » Il pointa un doigt humide vers elle. « - Tu es la cousine de Serizawa ! »
Genji et Ken braquèrent leurs yeux sur elle, mais elle continua de sourire et acquiesça. « - C'est moi ! »
Genji eut une expression furieuse et Ken sursauta. « - Tu… Tu es la cousine de Serizawa Tamao ? »
Sumi acquiesça poliment en regardant Ken. « - Oui, je le suis. Mon nom est Serizawa Sumi. »
« - Tu es ici pour lui ? » Demanda Genji entre ses dents.
Elle grogna. « - Pas vraiment. Tamao a son propre agenda, tout comme toi, et tout comme moi. Le mien croise le tien par hasard. Je n'ai pas besoin que mon cousin choisisse mes amis pour moi, merci bien. » Elle lui tira la langue et se tourna vers Ken. « - Est-ce que ça veut dire que vous ne m'aimez pas parce que je suis la cousine de Serizawa ? »
Ken s'agita et passa rapidement un bras autour de ses épaules, lui prenant la main avec l'autre. « - Non, non, non, ce n'est pas ça. C'est juste que nous devions garder notre relation secrète de tout le monde, d'accord ? »
« - Ken-san ! » Aboya Genji.
Ken sursauta et Sumi fit face à Genji de nouveau. « - Ne t'inquiète pas. Je ne suis pas ici pour espionner pour le compte de Tamao. Il n'approuve pas le fait que socialise avec des étudiants de Suzuran, alors il ne m'enverrait certainement pas vers toi. » Elle tapota le coude de Genji et fit un clin d'œil à Makise. « - Je vais vous laisser profiter tranquillement de votre soirée alors. » Elle sourit à Ken avant de leur faire un petit signe de la main et d'aller s'installer à une table à quelque mètres de là, à portée d'oreille.
« - Et maintenant ? » Chuchota Genji à Ken.
Ken haussa les épaules. « - Je l'aime bien. Peut-être que nous pouvons lui faire… » Il s'arrêta face au regard que Genji lui lança. « - Euh, c'est vrai. »
« - Désolé pour le retard. » Fit une fille en s'approchant. Elle était grande et jolie avec de longs cheveux et un visage fin, vêtu d'un simple jean et tee-shirt. Deux jeunes filles la suivaient, habillée plus élégamment avec des sacs à main mignons.
Makise sortit alors une paire de lunette teinté et les mit en se levant. Il se présenta comme était Makkie, bégayant presque sur chaque mot, puis courba soudainement le corps. Genji lui grogna de se reprendre et Ken intervint rapidement en demandant à tout le monde de s'installer.
Sumi porta une main à ses lèvres pour cacher son sourire et tentait de ne pas rire devant ce spectacle. Ken était un hôte idéal, faisant la conversation et apportant une ambiance conviviale, mais la fille aux côtés de Makise essayait désespérément de garder ses distances, utilisant son sac à main comme ultime barrière. Sumi ne put retenir un rire quand elle vit la fille tentait de le fuir en changeant de place et Makise la suivre bêtement.
Genji finit alors par faire un signe à Ken et ils s'éloignèrent du groupe. « - Que veux-tu ? » Demanda Ken.
Genji s'approcha de lui et chuchota. « - Ken-san. C'est un vrai flop. »
Ken pencha la tête, feignant l'ignorance. « - Vraiment ? Je pense plutôt que ça roule… » Genji lui lança un regard noir et il acquiesça. « - Ok, j'avoue. Laisse-moi faire. » Il s'éloigna. « - C'est encore un peu tôt, mais c'est une urgence. » Il fit un petit signe vers une table, et l'un des hommes se retourna lentement sur son siège.
Genji le regarda avec confusion. « - Chuta ? »
Ken cligna étrangement des paupières en direction de Chuta, et Chuta fit exactement la même chose en retour. Puis Ken se tourna vers Makise et ils échangèrent cette même étrangement communication.
Sumi cessa rapidement de ricaner en regardant l'échange, et sentit sa bouche s'ouvrir à cette vue, prévoyant le pire.
Chuta se leva de son siège et s'approcha en se pavanant des filles et de Makise. « - Oh là là là, ça s'amuse bien ici ! Puis-je vous rejoindre ? » Les rendez-vous de Genji et Ken l'ignorèrent et il se tourna vers la fille aux côtés de Makise. « - Tu es trop mignonne toi. » Il la saisit par les bras et la leva. « - Je vais te faire plein de truc génial avec mes mains. » Fit-il en remuant étrangement ses doigts vers elle.
« - Hé toi ! » Aboya soudainement Makise. Il ôta sa veste, la jeta sur le canapé et le regarda. « - Ne touche pas à ma nana. » La fille se tourna vers lui, temporairement heureuse de sa présence et Makise hocha la tête en la regardant.
Chuta se moqua. « - Ah ouais ? » Il poussa la fille sur le côté. « - Approche ! » Avant que Makise ne puisse le faire, la fille de Genji attrapa une fourchette sur la table et se tourna vers Chuta, le poignardant légèrement au-dessus de l'œil. Chuta jappa de douleur et s'effondra au sol.
« - Chuta ! » Cria Ken et il s'approcha de lui. « - Oh mon dieu, Chuta tu n'as rien ? » Il s'arrêta et regarda la copine de Genji en portant ses mains à sa bouche.
« - Baka ! » Gronda Makise. « - Ne dis pas son nom ! Elles vont tout comprendre ! » Il haleta bruyamment alors que la copine de Genji tourna les yeux vers lui. Sumi posa une main sur ses yeux, sa crainte étant confirmée.
La copine de Genji finit par regarder ce dernier, puis à nouveau Makise. Makise détourna la tête. « - Oh, je vois. » Elle jeta la fourchette et attrapa son sac et s'éloigna. « - Venez, on y va. » Elle s'arrêta à la hauteur de Genil et le regarda. « - T'es qu'un salop. » Elle s'éloigna mais se retourna une dernière fois. « - C'est dégueulasse de faire ça ! » Et les filles disparurent.
Sumi frotta le dos de Genji avant de lui tapoter l'épaule. « - Allons, ce n'est rien. N'importe qui peut faire une stupide erreur de temps en temps. »
Makise regarda Genji alors que ce dernier s'essuyait les yeux avec sa manche. « - Tu chiales quand t'es bourré ? » Genji serra ses genoux avec acharnement et son visage se crispa alors qu'il tentait de retenir ses larmes. Makise se détourna. « - T'es bizarre. »
Genji se frappa la jambe. « - Arrête de pleurer ! »
Sumi secoua la tête. « - Allons les gars, vous auriez dû prévoir que ça ne marcherait pas. Les femmes sont plus intelligentes que les hommes en manière intuitive. » Elle jeta un regard à Genji, puis à Makise qui avait heureusement cessé de transpirer. « - Sans vouloir t'offenser, Makkie. »
Makise agita la main puis Ken s'approcha alors d'eux. « - C'est bon, j'ai raccompagné Chuta chez lui. » Il agita sa cigarette vers Makise. « - Je suis désolé pour ce soir. »
« - Pas grave. » Répondit Makise.
« - Pour me faire pardonner. » Continua Ken. « - Je t'amène dans un salon de massage. Ça te va ? »
Makise sursauta. « - Un salon de massage ? »
« - Ouais. »
« - Vraiment ? »
« - Bien sûr. » Ken regarda Genji. Il lança un regard interrogateur à Sumi, et elle haussa les épaules en donnant d'autres coups apaisant sur l'épaule de Genji. « - Genji, ça ne va pas ? »
« - Une salon de massage ? » Répéta Makise. « - Vraiment ? »
Ken le regarda. « - Oui. » Puis il regarda Genji. « - Tu pleures ? »
Genji ne répondit pas, mais Makise parla à nouveau. « - Un salon de massage ? »
Ken le regarda encore. « - Oui. » Il sourit et leva les mains. « - Tu sais, tu t'allonge nu sur une table. Puis y'a une petite nénette qui vient te passer de l'huile sur tout le corps. »
Sumi lui lança un regard noir. « - Oie ! Ne parle pas de ça comme s'il n'y avait pas de femme en face ! »
Ken hocha la tête et agita les mains vers elle. « - Okay, okay. Ne t'inquiète pas, Sumi-chan, tu es mon unique amour. »
Soudain, Makise se pencha en avant et commença à gémir de douleur. Ken recula. « - Quel est le problème ? Tu vas être malade ou quoi ? »
Makise gémit de nouveau, puis courut dans l'allée et poussa une série de cri bizarre. Sumi eut légèrement peur mais il la rassura. « - Uh… oh… désolé pour ça. »
Sumi secoua la tête. « - Baka. »
Quelques minutes plus tard, ils étaient tous les quatre en train de rire aux éclats alors que Makise était vêtu d'un nouveau pantalon fleuri et élastique et visiblement pour femme. « - Tu es un vrai modèle, mon gars. » Ricana Ken.
« - Sans aucun doute ! » Convint Makise, s'appuyant contre le mur.
« - Y'a pas d'avant ni d'arrière. »
« - Je porte un pantalon de fille ! »
Ils continuèrent à rire pendant une minute, puis Genji se redressa. « - On va y aller, Makise. » Il se retourna pour partir et Ken et Sumi le suivirent.
« - A bientôt. » Ajouta Ken.
« - Et la prochaine fois, emmène un pantalon de rechange. » Fit Sumi avec un clin d'œil.
Makise s'accroupit contre le mur, les regardant partir. « - Oie, Genji ! » Le trio se retourna vers Makise, toujours souriant. « - Tu veux ma classe, je te la donne. »
Ken et Sumi échangèrent un regard joyeux et Genji hocha la tête. « - Merci. »
Makise hocha la tête en retour. « - Nous prendrons le pouvoir ensemble. » Genji leva le poing et Makise tendit le bras vers lui en réponse.
Sumi sourit et frappa Genji dans le dos et ensuite entoura son bras autour de celui de Ken. « - Brut, mais efficace, Genji-san. »
Genji lui lança un regard noir, mais sourit en voyant son visage heureux. « - C'est seulement parce que t'es une Serizawa, alors tu n'as pas perturbé les hormones de Makise. »
Sumi voulut lui donner un coup de pied vengeur, mais il attrapa sa cheville et continua à avancer en la trainant par le pied, tandis qu'elle sautillait derrière lui pour garder son équilibre. « - Genji ! Lâche-moi, crétin ! Ken-sama, vient là et aide-moi ! »
« - Je… je ne me mêle pas de ça. »
« - Lâche ! »
Sumi déverrouilla la porte de son appartement et retira ses chaussures dans le noir. Elle referma à clef derrière elle, pendit son sac au porte-manteau et retira son chandail noir. La soirée avait été géniale, tant pour Genji que pour elle. Elle n'avait aucun intérêt à ce que Tamao apprenne ça, mais elle aimait être avec Genji et Ken. Cette paire était inhabituelle mais c'était fort entre eux. Elle admirait leur fidélité. De plus, elle était un peu curieuse de voir comment aller évolué la rivalité entre Tamao et Genji. Genji avait du potentiel, mais serait-ce suffisant ?
« - Longue journée ? »
Sumi sursauta à la voix, et la lampe de son salon s'alluma. Elle se détendit. « - Izaki-san ! Tu m'as fait peur. Comment es-tu entré ? »
Izaki pencha la tête. « - Tu as dis l'autre jour que tu n'aimais pas que les gens dont tu te soucier se mettait en danger, et je me suis demandé de qui tu parlais au juste. Tu aurais pu parler de moi, mais tu as déjà été à Suzuran avant que nous nous rencontrions, non ? Merci à ton cousin. » Il fouilla dans sa poche et jeta quelques photos sur la table. « - Bienvenue à la maison… »
Sumi baissa les yeux vers les photos où se trouvait son visage souriant et celui de Tamao. Ses yeux se relevèrent pour croiser le regard noir d'Izaki.
« - … Serizawa Sumi. »
A suivre…
