Bonjour tout le monde!

Voilà le chapitre 2! Je vous souhaite une très bonne lecture, en espérant que ça vous plaise!

Amitié, TidusHermione.

PS: MERCI à tous pour vos reviews, je ne pensais pas en recevoir autant pour un premier chapitre. Désolé pour les fautes d'orthographes, l'inattention est ma plus grande qualité!=D

CHOUBIE! Ton message d'encouragement est trop cool! Tu me dis toutes les erreurs à ne pas faire! Le seul problème maintenant, c'est que j'ai plus de pression sur les épaules que frodon saquet dans le seigneur des anneaux! Mais bon, c'est cool, je suis plus fort qu'un hobbit donc tout va bien!

En tous cas merciiiiiiiii beaucoup!

Kiss

Rencontres.

La lumière du soleil couchant éclairait la cime des arbres lorsque Harry arriva au parc de son quartier. Comme à son habitude, il s'installa au pied d'un saule noueux dans le fond du parc. Les dernières familles présentes pour leur promenade hebdomadaire quittèrent les lieux alors qu'il sortait de sa besace un livre dont la couverture indiquait «Les Misérables», «Victor Hugo». A l'intérieur, rien de tout cela. On pouvait trouver des formules arithmétiques très poussées que Harry mettait un temps fou à déchiffrer. Le livre en question était en faite une étude sur les phénomènes directement liés à la Magie. Attention à ne pas confondre une magie avec LA Magie. C'est la base de toutes les magies. Ni noire ni blanche, universelle, belle, puissante, dévastatrice... Dans ce recueil, le jeune homme espérait dénicher la solution qui lui permettrait de se débarrasser de la malédiction dont il était victime. Appelée la décadence du sorcier, elle annihilait une partie de la magie du sorcier ciblé.

Depuis sa première utilisation sous Lord Killian, la malédiction de la décadence du sorcier n'a trouvé jusqu'alors aucun remède. Les quelques personnes ayant subit cette magie n'ont jamais retrouvé leur pouvoir. Les études menées à ce sujet ont été abandonné en 1806, après que les derniers livres traitant de ce sujet ait été brulé...

Super... Comment vais-je faire... Ca annihile la magie? Ca veut dire que je ne peux pas la récupérer? Impossible... Comment aurais-je pu faire le patronus dans ce cas?

Harry se plongea dans une longue réflexion sur les différentes altérnatives qu'il lui restait.

...Si j'ai reçu cette malédiction, c'est qu'il existe encore un exemplaire traitant de la méthode, non? Sûrement en Angleterre d'ailleurs... Et s'il parle de la méthode de lancement, il parle peut être de la façon de s'en débarasser!

L'étude de la Magie sur les victimes de cette malédiction a prouvé que cela affecté directement ce que l'on appelle la clef, le coeur de la magie en chacun de nous, sorciers.

Harry ne vit pas arriver un groupe de gens, tant il était concentré dans sa lecture.

-Tu te crois moins idiot parce que tu lis un livre Potter? Lança une voix grave face à lui.

Levant les yeux, il identifia Dudley et sa bande.

-C'est ce qui me différencie de ceux de ton genre Grabble! Cracha Harry en s'adressant au grand brun qui l'avait importuné. Je suis quand même étonné que tu connaisses l'existence de cette chose, lança-t-il alors qu'il désignait le roman d'un geste. Tu saurais peut-être également me dire de quel livre il s'agit? ...Hum? Non il ne faut pas rêver...

-Ta Gueule Potter! On va te refaire le portrait, hein les gars!

Dudley n'en menait pas large face à Harry, qui n'était pas non plus franchement confiant lui aussi, venant de se lever pour faire face.

-Les gars inutile de rester ici plus longtemps, ce type m'insupporte, lança rageusement le chef de la bande.

-Hé Big D, on dirait que t'as peur de la fiotte qui te sert de cousin! Pour une fois éclate-le! Dit Hopkins.

-Tu es sûr de vouloir ça Dudley? Demanda Harry avec un sourire narquois. Tu es sûr de vouloir t'en prendre à quelqu'un «comme moi»?

Dudley, aussi idiot fut-il, releva dans les paroles d'Harry un message qui ne pouvait pas le tromper. Mais s'effacer devant une provocation directe de ses amis lui ferait perdre la crédibilité qu'il avait eu tant de mal à gagner...

Harry vit le poing de Dudley s'écraser contre sa joue, sans qu'il n'ait pu faire quoi que ce soit. Projeté violemment au sol, il se releva d'instinct, légèrement sonné. Il encaissa deux autres coups de pieds des amis de son cousin, puis s'écarta rapidement pour voir Dudley s'écraser lourdement sur l'herbe, emporté par son poids lorsqu'il voulut lui donner un coup de poing. En profitant de la surprise qu'avait causé son esquive, Harry frappa violemment la tempe de Grabble qui s'étala au le sol sur le coup. Encaissant à nouveau un coup au visage, il para le poing de Dudley qui allait vers son ventre en le déviant légèrement. Il en profita pour faire un croche pied à son cousin qui, une fois de plus emporté par son poids, alla mordre la poussière. Finley, qui se trouvait derrière le survivant, passa un bras autour du coup de ce dernier, et le maintînt fermement alors que Dudley se relevait pour le marteler de coups de poing et de pied.

Il tomba à genoux, alors que Dudley et sa bande partaient rapidemment, voyant quelqu'un pénétrer dans le parc.

C'était un homme d'une vingtaine d'année, de long cheveux blonds tombant sur ses épaules, un regard vert pénétrant. Il portait une longue cape bleue nuit. Harry, qui s'était assis dans l'herbe et tentait de stopper le sang qui coulait sur son visage, ne put se tromper sur sa nature. Il en eut la confirmation lorsque celui-ci s'accroupit devant lui avec une baguette à la main.

-Laissez-moi regarder ça, dit-il en écartant la main de Harry. Il lança quelques sortilèges, puis se releva en tendant la main au survivant, qui la saisit ne sentant plus aucune douleur.

-Je m'appelle Maël Gordon, lança le blond en relevant Harry. Vous êtes Harry Potter c'est cela?

-Oui, merci de votre aide. Vous tombez à pic!

-Ravis de faire enfin votre connaissance. Vous pouvez me tutoyer. Je suis à votre recherche depuis quelques temps à vrai dire...

-Tutoie-moi également Maël. Tu me cherchais donc... Depuis quand? Et que puis-je pour toi?

-Et bien je t'ai suivit en sortant de la gare, donc une semaine jour pour jour. Puis j'ai vu ton quartier, donc j'ai attendu de te croiser dans les rues. C'est assez délicat, mais laisse moi t'expliquer...

Ils s'assirent dans l'herbe, et Maël fit apparaître deux bouteilles de bièraubeurre, puis en tendit une à Harry.

-Ma famille est l'une des familles sorcières les plus influentes des Etats-Unis. Le seigneur des ténèbres essai de nous avoir sous sa coupe pour étendre sa domination. Nous avons toujours refusé. Seulement... Il y a un mois de cela, mon père qui devait avoir un entretien avec quelques sorciers d'Angleterre, nous a emmené avec lui, ma soeur, ma mère et moi.

Deux jours après notre arrivée sur le territoire, Tu-sais-qui nous a capturé. Depuis mon père est sous son influence. Il me croit mort, tout comme tu-sais-qui. Je me suis échappé sans qu'il ne le remarque. J'ai voulu aller porter secours à ma soeur et ma mère. Mais impossible de leur mettre la main dessus. J'ai donc chercher à retrouver mon père. Fouillant le manoir, chateau ou que que cela était, j'ai finit par l'entendre au travers d'une porte. J'ai écouté, et appris que Tu-sais-qui avait couvert ma mère et ma soeur de serpents venimeux et les retenait prisonnières dans la cellule en face de celle de mon père pour le faire rager...

Au fur et à mesure du récit, le visage d'Harry s'assombrissait de fureur et de dégout.

- Il tient mon père comme cela. S'il fait une seule chose de travers, une morsure suffira à tuer ma soeur ou ma mère. Et si au contraire il fait quelque chose de bien, Tu-sais-qui retirera un serpent d'une des deux prisonnières.

-Je comprends... Dit Harry. Mais que veux-tu que je fasse exactement. Je suis bloqué ici, surveillé... Si je quitte le quartier il le verrons très vite.

-S'il te paît Harry. Seul un fourchelangue peut les sauver. Et tu es le seul dont je connaisse l'existence à part tu-sais-qui.

-Je ne peux vraiment rien faire pour lui... L'ordre va me tuer si je fais ça... à moins que...

-Dis-moi, lança Harry soudain pris de doute. Comment as-tu fait pour t'échapper?

-J'étais dans une cellule située dans les cachots de la résidence. En descendant les escaliers menant aux prisons pour la première fois, j'ai sentit des odeurs en tout genre. Des ingrédients. J'en ai déduis qu'un laboratoire se trouvait juste à côté de nos cellules. J'ai tout de suite élaboré un plan dans ma tête. Tous les jours, ils essayaient de me soumettre à l'imperium, pour que je puisse les servir. Dommage pour eux, il ont mit un idiot pour essayer de me «dresser», comme ils aimaient le dire... J'ai résisté des jours et des jours, puis enfin j'ai trouvé le plan qu'il me fallait. J'ai fait semblant de céder. L'homme qui me surveillait, Lokric, est rentré dans ma cellule pour m'apporter un morceau de pain. Croyant qu'il m'avait sous son contrôle, il s'est approché sans crainte. D'habitude ils étaient deux, mais là, je pense que le fait de croire qu'il m'avait «apprivoisé» la mis en confiance. Avant qu'il n'ai pu atteindre la porte après m'avoir infligeait son coup de pied plus que quotidien, j'étais sur son dos à l'étrangler d'un bras. Ses deux mains étant occupé à essayer de décrocher mon bras, je pu lui subtiliser sa baguette...

Il sembla refléchir un instant, essayer de se remémorer l'exactitude de la scène.

-Quand êtes-vous arrivé ici?

-Il y a un peu plus de deux semaines. Répondit-il avant de redevenir silencieux.

-Et ensuite... le poussa Harry.

-Ensuite on a inversé les rôles. Je lui ai jeté un imperium digne de ce nom, il ne m'a pas résisté dix secondes...

-Intelligent, remarqua Harry recevant un signe de remerciement de la tête.

-Je lui ai d'abord demandé d'aller chercher ma baguette. Deux minutes plus tard, il était de retour, et je retrouvais ma précieuse baguette. Ensuite je l'ai obligé à se rendre dans le laboratoire lorsqu'il était vide pour y dérober des potions de polynectar et un bocal de griffes de Manticore en poudre. Ainsi...

-Mais la griffe de Manticore en poudre mélangée au polynectar fait... Harry s'interrompit, son visage s'éclairant de compréhension. Tu as délibérément ajouté cet ingredient dans la potion, y ajoutant un de tes cheveux et tu lui as fait boire, n'est-ce pas?

-Oui, répondit Maël avec un regard malicieux.

-Très intelligent, vraiment brilliant. Je suppose qu'il s'est transformé en ton double et toi en son double à lui?

Maël acquiesça une nouvelle fois alors que Harry poursuivait le résonnement.

- Tu n'as pas ajouté la griffe en poudre dans ta potion... Et donc... Tu as pu reprendre ton apparence une heure plus tard sans aucun problème. Lui par contre, ça ne s'est pas passé ainsi... Il est mort une heure plus tard, n'est-ce pas? En plus de ça, il a gardé ton apparence à cause de la griffe.

-Exactement! Déclara le jeune homme blond en souriant.

-Mais oui, c'est bien sûr. La griffe de Manticore en poudre ajoutée au polynectar créé ce que l'on appelle le polynectar éternel. Eternel car le bénéficiaire de la potion mourra une heure après l'avoir bu, gardant l'apparence que lui a donné la potion.

-C'était vraiment incroyable de ta part d'avoir pensé à cela Maël, souffla Harry épaté.

-Ce Maël à l'air d'être quelqu'un de puissant et d'intelligent. Resister plusieurs jours à une tentative de soumission n'est pas donné à tout le monde... Il pourrait m'être du grande aide.

-Maël écoute... J'ai peut être une idée concernant ta famille.

-Vraiment? S'exclama Maël.

-As-tu toujours la baguette du mangemort?

Le visage du blond se rembrunit soudainement, déçu.

-Non, j'ai dû la métamorphoser pour contrer le moindre soupçons. Le seigneur des ténèbres aurait vu l'absence de ma baguette, alors j'ai métamorphosé celle du mangemort pour qu'elle ait l'apparence de la mienne...

-Hum... Dommage...

Harry chercha une autre solution qui lui vint rapidement.

-Tu sais quoi, ce n'est pas grave. Est-ce que tu as de l'argent?

Maël fit non de la tête. Ecoute je vais te passer de l'argent, tu devras te rendre sur le chemin de traverse pour te procurer une ne peux pas bouger d'ici pour l'instant, mais dès que j'aurais une baguette «cachée» je pourrais servir à quelque chose...

-Où est-ce qu...

Harry l'interrompit d'un geste de la main. Maël surprit par le charisme qui émanait du simple geste du jeune homme se tut.

-Tu chercheras l'allée des embrumes. Je vais te prêter une robe noire à capuche pour pas te faire reconnaître. Une fois là-bas, tu t'adresses aux passants... toujours avec une voix menaçante. Si ils ne marchent pas tu insistes, quitte à leur lancer un petit maléfice pour leur prouver que tu ne plaisantes pas et que tu n'as pas que ça à faire. S'il te propose des baguettes parmi un lot de plusieurs, tu en demandes une entre vingt-sept et trente centimètres en boix de houx ou d'acajou, composée soit de plume de phénix, soit de ventricule de dragon. Si on te propose autre chose tu refuse et tu reviens me voir. On se rencontrera toujours ici, sous ce saule. Prêtes moi ta baguette s'il te plaît.

Maël la lui tendit encore soufflé de l'indication aussi précise sur une éventuelle baguette qu'il n'était pas sûr de trouver. On lui avait parlé d'Harry Potter comme d'un crancre plutôt doué en DCFM, mais plutôt banale dans l'ensemble, et surtout capricieux. Mais pour ce que Maël avait pu voir, Harry Potter n'avait rien à voir avec la description. Il était... impressionnant. Froid, généreux, aimable, imposant le respect. Pour tout dire, il intriguait Maël au plus haut point.

Harry attrappa la baguette et la dirigea dans les airs.

-Accio robe de Poudlard, pensa-t-il. Il attendit une dizaine de secondes avoir de voir un point noir se rapprocher dans le ciel. De plus près, on aurait pu croire qu'un détraqueur arrivait. Harry rattrappa sa robe et fouilla les poches. Il en sortit une bourse.

-Bon cinquante gallions pour une baguette interdite devrait être largement suffisant. Pensa-t-il en piochant dans sa bourse, il la mis dans son jeans avant de se diriger vers un arbuste non loin de là. Attrappant une feuille plutôt grande, il la métamorphosa en un tissu noir, puis il fit de même avec une brindille du même arbuste, qu'il changea en ficelle. Nouant le tissu avec la ficelle, il glissa les cinquante gallions dedans, puis referma. Il la lança à Maël.

-Tiens Maël. Cinquantes Gallions d'or. tu auras suffisamment pour te déplacer, acheter la baguette et même prendre une chambre au Chaudron Baveur pour te reposer, ce qui te ferait du bien. Si pour la baguette on te dit qu'elle arrivera plus tard, qu'il ne l'ont pas sûr eux, ce qui à mon avis sera le cas, alors je veux que tu demandes précisément une baguette de 27.7 centimètres en bois d'acajou, avec du ventricule de dragon. Ils essairont sûrement de t'arnaquer. Tu leur dit que tu leur donnera 30 gallions maximum. Tu pourras négocier à quarante éventuellement. Ils accepteront, ils manquent cruellement d'argent.

-D'accord Harry, je m'en souviendrais, dit-il en se concentrant pour s'en rappeler.

Ils marchèrent vers une ruelle déserte, et Harry d'un grand geste de baguette fit apparaître, sous le regard époustoufflé du blond, un bus violet de trois étages.

-Comment as-tu fait?

-C'est le magicobus, une fois au bord d'une route, si tu fais un lumos et que tu agites ta baguette, le magicobus reçoit ton appel. Demande leur de te déposer au Chaudron Baveur, dit Harry alors que Maêl enfilait la robe de sorcier du brun. Harry lui rendit sa baguette. Le jeune homme blond, d'un geste gracieux, agrandit la robe à sa taille.

-Enlève les décorations sur la robe, sinon tu n'obtiendras pas ce que tu veux dans l'allée des embrumes. Surtout n'oublie-pas. Ne parle pas de la baguette en dehors de l'allée des embrumes, et tu ne parles de l'allée des embrumes à personne, même si tu es perdu, sinon tu paraîtras louche. Adresse toi au barman pour qu'il t'amène sur le chemin de traverse. Encore une chose, sois prudent, l'allée des embrumes est un repère de mangemort et de magie noire, garde bien ta capuche, même lorsque tu t'adresses au gens. Bon courage.

-Merci Harry, à plus tard.

Harry fit demi-tour et prit le chemin pour privet drive alors que Maël montait dans le bus. Le bus disparut d'un un craquement sonore, laissant Harry seul dans le quartier.

Lorsqu'il monta les escaliers du 4 Privet Drive, il entendit une porte s'ouvrir à l'étage, dans le couloir, Dudley l'attendait, un sourire moqueur sur le visage. Sourire qu'il perdit instantanément en voyant que Harry ne portait plus aucune marque de l'affrontement pourtant violent.

-Tu as fais une grave erreur Big D. Tes amis et toi allez vous rendre compte que vous vous êtes attaqué à la mauvaise personne, cracha-t-il en le toisant froidement.

Dudley perdit des couleurs mais ne se démonta pas pour autant.

-Tu n'as pas le droit de faire de la magie, tu ne peux rien contre nous!

-La vengeance est un plat qui se mange froid... Tu croyait vraiment que cette interdiction durerait tout le temps? Demanda-t-il en souriant, jubilant de voir l'expression de stupeur apparaître sur le visage de son cousin.

Il rentra dans sa chambre sans un mot. La venue de Maël était plus bénéfique que tout ce qu'il aurait pu espérer. Bientôt il aurait une baguette non répertoriée par le ministère, bientôt, il pourrait faire de la magie...

**************Maël Gordon**************

Maël faisait face au Chaudron Baveur, le Magicobus disparaissant derrière lui aussi rapidement qu'il était apparut. En pénétrant dans le Chaudron Baveur, il put constater qu'il n'y avait que des sorciers. Il s'avança vers le bar.

-Bonsoir, Je voudrais me rendre sur le chemin de traverse.

-Bien suivez-moi, répondit le barman. Il sortit à l'arrière du magasin, suivit comme son ombre par le jeune sorcier. L'accès est ici. Vous devez taper de votre baguette les pierres comme ceci.

Il montra les gestes successifs à faire, puis le mur s'écarta, pierre par pierre. Il y a une zone de transplanage juste ici, indiqua-t-il en montrant un endroit où le sol était marqué par un grand cercle blanc de 5 mètres de diamètre. Si vous n'en avez pas la possibilité, vous pourrez prendre le même chemin que pour venir, le mur s'écartera de lui même à votre arrivé.

-Je vous remercie Monsieur.

-A votre service, répondit le barman en retournant de la où il venait, laissant Maël seul sur le chemin.

Rabattant sa capuche sur sa tête, il progressa le long de la rue, guettant le nom des ruelles adjacentes au chemin principal. Pendant dix minutes, il avança sans trop savoir où, regardant ici et là les magasin, les ruelles étroites. Il pouvait voir la fin de la rue, qui était bloquée par un immense bâtiment blanc sur lequel était marqué «Gringotts, la banque des sorciers». Il était tellement bancal qu'on aurait pu se demander comment il tenait debout. Enfin une ruelle attira son attention. Il s'approcha, distinguant plus précisément l'endroit. Les murs étaient crasseux, et les gens qui s'y trouvaient l'étaient tout autant. Ils étaient tous cachés sous des capuchons. Sur le mur, une plaque indiquait, «Allée des embrumes».

Réajustant sa capuche, Maël s'élança.

Les gens n'inspiraient aucune confiance, se méfiant de tout le monde. Il passa les premières personnes, puis s'avança vers quelqu'un qui paraîssait attendre dans son coin.

-Je cherche une baguette, lança-t-il directement, suivant les conseil du survivant.

L'homme ne répondit pas.

-Je cherche une baguette, répéta-t-il plus fermement.

L'homme leva les yeux vers lui et croisa son regard, Maël eut presque un frisson. Cet homme avait les deux yeux crevés, et pourtant il semblait distinguer son interlocuteur.

-Il y a un magasin sur le chemin.

-Je veux une baguette ici, dans cette allée.

-Pourquoi faire? Demanda l'aveugle suspicieux.

-Ca vous regarde? Répondit méchamment Maël. Indiquez moi seulement où je peux en trouver.

Le vieil homme sourit, puis baissa de nouveau la tête.

-Il y a une femme un peu plus loin, assise sur un tabouret, elle a un foulard dans les cheveux. Elle peut peut-être vous aider.

Le jeune sorcier ne dit même pas merci, encore un conseil de Harry, et partit à la recherche de cette femme. Quelques minutes plus tard, il la repéra enfin.

-Je cherche une baguette, dit-il.

La femme l'ignora, contemplant ses mains comme s'il s'agissait d'un trésor.

-Je cherche une baguette.

Toujours pas de réponse, Maël s'impatienta.

-Je cherche une baguette!

Suivant le conseil d'Harry, Maël lui parla plus méchamment au fur et à mesure qu'elle l'ignorait. Mais comme il n'eut toujours aucune réponse, il passa sa main sous le menton de la femme pour la forcer à le regarder. Il ne comprit pas comment le couteau posé contre sa carotide s'était retrouvait là, ni d'où il sortait. La femme le regardait dans les yeux, froidement, méchamment.

-Je cherche une baguette. On m'a dit que je pourrais en trouver par ici., lança Maël sereinement, comme si le couteau sous la gorge ne lui faisait aucun effet.

La femme le toisa pendant un moment avant de se rassoire.

-Qu'est-ce que vous avez en stock? Demanda Maël.

-C'est sur commande, grogna-t-elle. Et c'est 200 Gallions d'or.

-27.7 centimètres, bois d'acajou, ventricule de dragon, dit Maël. 30 Gallions, ajouta-t-il alors que la femme levait brusquement la tête.

-Tu te fous de moi? Demanda-t-elle d'une voix menaçante.

-Non

-30 Gallions?

-30, répondit Maël calmement.

La femme semblait réfléchir un moment.

-Très bien. Repasse la semaine prochaine. Nom?

-Silky, lança Maël. Sans rien ajouter, il quitta l'endroit, impatient de sortir de là.

Comme prévu, il alla au Chaudron Baveur où il prit une chambre pour la nuit. Le confort plus restreint de l'établissement lui fit malgré tout du bien. Il partit après avoir déjeuné pour rejoindre Harry qui devait certainement bouquiner au parc. Il transplana directement dans un bosquet d'arbustes dans le parc, et aperçut effectivement Harry avec un livre énorme dans les mains.

-Salut Harry!

-Salut Maël, répondit joyeusement le survivant. Alors tout va bien?

-Tout va bien, la commande est passée.

-Parfait! C'est pour quand?

-Elle m'a dit de revenir la semaine prochaine, donc je suppose qu'elle parlait de dimanche prochain, dit-il en sortant une cigarette sous le regard étonné de Harry. Tu en veux une? Demanda-t-il en en tendant une au survivant.

-Non! Tu es le premier sorcier que je vois fumer!

-Ca se fait beaucoup aux States! Ca relax dans les moments durs, dit-il, le visage s'assombrissant un peu.

-C'est mauvais pour la santé!

Maël éclata de rire, surprenant une fois de plus Harry.

-C'est mauvais pour la santé des moldus, pas des sorciers. Tu as déjà vu un sorcier avec un cancer toi?

Harry réfléchit un instant et dû avouer que Maël avait raison.

-La magie nous protège Harry, ajouta-t-il en tendant une nouvelle cigarette à Harry qui la prit à contre coeur.

Ils les allumèrent, puis Harry eut une quinte de toux phénoménale, faisant rire Maël.

-Tu dois aspirer l'air dans ta bouche, puis ensuite gonfler tes poumons pour y faire descendre la fumée.

Harry n'eut pas à tousser comme un malade le deuxième essai, et pût donc parler.

-Tu devrais aller voir à partir de mercredi, le temps presse. Rien ne dit que le seigneur des ténèbres ne va pas sans prendre à ta famille. D'ici à ce que j'ai la baguette, on va préparer l'opération. Tu dois m'en dire un maximum sur le chateau où elles sont faite, tu ne lui a pas donné ton véritable nom j'espère?

-Silky.

-Quoi?

-Silky. C'est le surnom que ma soeur me donne. Ca veut dire soyeux. Elle dit que je suis le gars qui a les cheveux les plus soyeux au monde.

Harry éclata de rire:

-Ce n'est pas moi qui vais la contredire!

-J'avais remarqué...

-Hum...Merci. Bon alors où sont -elles retenues?

-Et pour mon père?

-On va attendre qu'il soit de rentré pour intervenir, ce serait préférable. Il faut absolument que ce soit la nuit. L'avantage, c'est qu'ils sont retenus au même endroit, donc nous n'aurons pas à nous séparer. J'espère que tes parents seront en état de transplaner car sinon, à moins que tu ne m'apprennes comment faire en une semaine en une semaine, on ne pourra pas s'enfuir...

Il faudrait que tu espionne ton père un moment, pour savoir s'il est sous impérium. Si tu parviens à apprendre ça, on pourra le secourir sans risquer de se faire surprendre.

-D'accord.

Pendant près de deux heures, Maël entreprit d'expliquer à Harry l'agencement des lieux où Voldemort retenait prisonniers les membres de sa famille. Ils créèrent ensemble un schéma de la demeure, pour qu'ils puissent facilement s'y retrouver quand ils iraient.

-Tu lisais quoi avant que je n'arrive?

Harry lui montra le livre.

-Victor Hugo? C'est un moldu non?

-Ouvre-le.

-Les misérables. Comment fais-tu pour lire ça?

-Ferme-le et rouvre-le.

-Wouah, c'est énorme! S'exclama-t-il faisant sourire Harry. Comment tu as fait?

-C'est un elfe qui a fait ça pour moi. Pour que je puisse être tranquille.

-Tu as un elfe?

-Oui , Kreattur, je l'ai eu après la mort de mon parrain. J'étais réticent à l'avoir, mais au final, il me permet de pouvoir être en contact avec l'extérieur dans la plus grande discrétion.

-Ah...Ah oui arithmétique... J'ai jamais vu ces formules! Pourtant je l'ai étudié pendant cinq ans!

-C'est sur la magie originelle. Je fais des recherches dessus.

-Pourquoi faire? Plus personne ne sais l'utiliser.

-Il faut croire que si, sinon je ne chercherais pas à le faire.

-Quoi, tu veux la maîtriser? Mais... Mais... C'est de l'inconscience! Elle est dévastatrice si elle n'est pas contrôlée!

-Qui t'as dit que je ne voulais pas la contrôler?

-Tu es fou! S'exclama Maël. Complètement fou.

-En parlant de fou, tu as déjà tué quelqu'un?

Maël ouvrit grand les yeux.

-Non! Bien sûr que non!

-Ca te dérangerait?

-Evidemment!

-Même si c'était un mangemort?

-Je...Peut être moins, mais ça ne me rassure pas... pourquoi tu demandes ça?

-Et bien... Je comptais juste... En profiter pour faire un peu le ménage en allant libérer ta famille. Et pour ça j'aurais eu besoin de ton aide...

-Quoi? Mais tu es malade! Fais le tout seul si tu veux mais ce sera sans moi!

-Hé! Cria Harry. Evite de me parler comme tu le fais actuellement. Dois-je te rappeler ce que je m'apprête à faire pour toi?

-...désolé Harry. Ca ne me pose pas de problème si tu en liquide quelques uns tu sais?

-Très bien, répondit simplement Harry.

-...

-Tu vas le faire?

-Non.

-Pourquoi? Je croyais que tu voulais en profiter.

-Je t'ai dit que j'avais besoin de toi, ce n'est pas pour rien.

-Comment ça?

-Je ne peux pas jeter de sortilège de mort...

-Ah d'accord, tu ne veux pas alors tu demandes aux autres! C'est généreux de ta part!

-J'ai pas dit je ne veux pas, j'ai dit je ne peux pas, nuance.

-Bon tu m'explique ou je vais devoir poser toutes les questions?

-Je ne suis pas assez puissant pour les jeter... Souffla Harry en baissant la tête.

-Quoi? Non ce n'est pas poss...

-Il se fait tard. je dois y aller, coupa Harry. Demain, dix-neuf heures.

Harry se leva et partit sans attendre, prenant tout de même le temps de lui piquer une cigarette.

-Et merde j'aurais dû la fermer. Pensa-t-il en l'allumant. Je le connais à peine, quel idiot je fais! De toute façon, je devais vraiment rentrer, j'ai ma lettre quotidienne d'une certaine Granger qui m'attend... Elle va se lasser. Oui c'est sûr... Elle a intérêt, sinon c'est moi...

...

...Et puis j'ai des livres à étudier attentivement.

Mais bon, c'était quand même sympa, de parler à quelqu'un comme moi. Un sorcier seul, livré à lui-mêmeet surtout... avide de vengeance...

**********FIN**********

Alors, alors, alors? Ca vous plaît?

Pour ceux qui s'attendaient à Drago Malfoy et bien... c'est raté! J'espère que vous n'êtes pas déçus...

Comme toujours, vos impressions sont les bienvenues, je dirais même qu'elles sont souhaitées.

Donnez moi vos avis sur le petit Maël Gordon!

Merci mes fidèles, à bientôt! biiiiiiiiz

Votre dévoué Tidushermione!