Bonjour tout le monde et voici le nouveau chapitre !

Chapitre 2

Harry décida que le premier enfant qui se trouvait sur sa liste était celui qui habitait le plus près de la maison de son père. En plus, cela ne pouvait que donner une preuve supplémentaire au comment Lucius Malfoy avait été assassiné. Les personnes les plus logiques étaient celles qui étaient illégitimes. Elles avaient étés bafouées, oubliées et considérées comme si elles n'étaient pas assez importantes pour porter le nom de leur géniteur. Probablement aussi que Lucius Malfoy n'avait aucunement prit la peine de prendre leurs nouvelles, ne serait-ce qu'à leur anniversaire. Combien d'années de haine et de rancunes pouvaient bien pousser quelqu'un à assassiner aussi sauvagement un homme ?

-Lavande Brown a loué une Villa à deux rues de chez Papa. Remarqua Ron. Coïncidence ?

-On verra lorsqu'on la rencontrera.

Le brun mit alors sa voiture dans le parking et fut intérieurement impressionné par tout l'espace gaspillé que prenait cette maison uniquement. Et il pouvait parier que le jardin devait être 2 fois plus gros. Et ensuite le gouvernement se plaignait qu'il n'y avait pas assez de place pour faire des maisons pour les gens de la classe moyenne. S'il abattait une seule de ses maisons pour enfant pourri-gâté, il pouvait parier qu'il aurait assez de place pour construire 6 maisons pour personnes à revenus moyens. Et il ne parlait même pas des plus démunis. Seigneur qu'il ne comprenait rien au luxe. Il sonna une première fois à la porte et personne ne répondit. Il sonna de nouveau et, cette fois-ci, il entendit des pas précipités suivies de jurons qui auraient fait rougir une grand-mère bien intentionnée. Pas qu'il ait eu une grand-mère pour savoir si celle-ci aurait été choqué… Il fut impressionné par la beauté furieuse qu'était Lavande Brown. Sa peau chocolat était sans défaut et percée par deux yeux miels. Sa bouche était pulpeuse, bien que retroussée en une grimace peu amène, et un grain de beauté sexy était posé élégamment au coin de celle-ci. Harry fut heureux d'être grand même pour un garçon car Lavande Brown mesurait facilement un bon mètre 80.

-Qu'est-ce que vous voulez? Demanda-t-elle avec colère. Si vous voulez un autographe vous allez devoir revenir lorsque je suis maquillée et réveillée.

Il eut envie de lui demander qu'est-ce qu'elle pensait vouloir dire lorsque l'on disait « être réveillée » parce que, dans sa définition, elle l'était. Il sortit alors son badge en même temps que Ron. Une légère lueur passa dans les yeux miels alors que la mulâtre croisait les bras sur sa poitrine menue.

-Des flics. Marmonna-t-elle. Qu'est-ce que vous me voulez ? Est-ce que je dois faire appel à mon avocat ?

-Si vous le désirez, vous le pouvez Mademoiselle Brown. Répliqua Ron. Mais, nous souhaitons tout simplement vous parlez.

Elle laissa alors échapper un claquement de langue agacée avant de s'engouffrer dans sa maison. Harry supposait que cela voulait dire qu'ils pouvaient la suivre. L'intérieur était aussi ridiculement riche que l'extérieur. Tous ses angelots au plafond et ses dorures lui auraient donné l'envie de se suicider… Il n'arriverait jamais à comprendre comment un humain digne de ce nom pouvait volontairement s'enfermer dans une maison pareille. Lavande Brown les conduisit alors dans un salon et alluma nerveusement un cigare.

-Bon, qu'est-ce qu'il y a ? Cracha-t-elle.

-Nous sommes dans le regret de vous annoncer que votre père biologique est décédé.

La mulâtre se contenta de laisser un rond de fumée sortir de sa bouche avant d'hausser un sourcil parfaitement dessiné. Elle croisa alors ses longues jambes galbées.

-Et alors ? Rétorqua-t-elle avec ennuie. Il est mort comment ? Il a attrapé le sida ou une quelconque maladie sexuelle ?

-Non, il a été assassiné.

Les yeux miels ne se troublèrent nullement et la jeune femme ne fit que reprendre une bouffée de son cigare. Elle semblait si indifférente à la mort de son père biologique qu'Harry l'enleva presqu'aussitôt de la liste des suspects. Il ne cherchait pas l'indifférence mais bien la colère. Il était temps qu'il remue un minimum cette profonde indifférence qu'affichait Lavande Brown.

-Fascinant. Maintenant j'aimerais bien retourner dormir.

-Oui… je comprends que sa mort ne vous fasse ni chaud ni froid Mademoiselle Brown, après tout, vous n'étiez qu'un désagrément pour lui.

Le regard du mannequin devint aussitôt plus acéré alors qu'elle crispait ses longs doigts autour de son cigare. Ah… et voilà ce qu'il recherchait… Le ressentiment et la haine… Maintenant, la question était jusqu'où ses sentiments s'étaient-ils enfoncés en Lavande Brown.

-Ouais… le salaud… Je vais quand même devoir aller à l'enterrement et me pomponner pour ensuite recevoir ma part d'héritage.

Ce détail fit tiquer Harry. Un héritage ? Pourquoi des enfants que Lucius Malfoy n'avait pas reconnus penserait-il mériter un héritage ? S'il avait eu en face de lui une personne qui aimait se faire des illusions, il n'aurait pas réagi. Mais, Lavande Brown semblait être une jeune femme parfaitement cynique.

-Un héritage ? Demanda-t-il nonchalamment.

-Ouais, mon héritage. Ce fils de pute était le dernier des connards mais au moins il n'était pas un connard radin. Il a donné un bon montant à ma mère lorsqu'elle m'a mis au monde et a payé pour mes études. Alors oui, je suis sure d'avoir une part de l'héritage familiale.

Lorsqu'Harry et Ron retournèrent dans leur voiture pour ensuite aller voir le prochain enfant de Lucius Malfoy, le brun ne put que se poser une seule question.

-Pourquoi un type qui ne reconnait aucun de ses enfants leurs donne autant d'argent ? S'interrogea-t-il à voix haute.

-La culpabilité. Récita Ron. Le sens de la responsabilité. C'était quand même ses enfants. Il ne pouvait pas les abandonner dans la rue. Leurs donner de l'argent était bien le minimum qu'il pouvait faire. Même s'il ne s'est pas emmerder à leur donner de l'affection… Elle le détestait vraiment, juste en passant.

-Oui, j'ai vu.

-Elle essayait de faire comme si elle se fichait de lui au début, mais je pouvais voir dans son regard qu'elle dansait la samba en entendant qu'il était mort. Elle est grande et elle n'a pas l'air d'une femmelette. Elle habite à deux rues d'un paternel qu'elle déteste… Elle avait les moyens, les opportunités… et ses angelots au plafond on put la rendre complètement cinglée.

-Je suis tout à fait d'accord avec cette dernière remarque.

Les deux partenaires se mirent alors à ricaner doucement. Il se gara alors devant une maison, moins grandiose que celle de Lavande mais qui devait coûter plus que qu'est-ce qu'il se ferait dans toute sa vie. Il descendit alors et sonna à la porte.

-Pourquoi est-ce que Drago Malfoy, le seul enfant légitime, habite-t-il dans une autre maison que celle de Papa ? Demanda-t-il.

-On le découvrira bien assez tôt.

Harry ne put répondre puisque ce fut à ce moment-là que la porte s'ouvrit. Et il n'aurait toujours pas pu répondre en voyant l'apparition qui venait d'ouvrir la porte. Lavande Brown était une femme superbe. Mais, ce gamin promettait de l'être encore plus. Et il avait de ses jambes… Harry obligea ses yeux à rester river au visage de Drago Angelus Malfoy. De toute façon, son visage n'avait rien à envier à ses jambes. Un sourcil parfaitement arqué se leva en les voyants sur le pas de sa porte.

-Qui êtes-vous ? Sollicita-t-il d'une voix étrangement sensuelle.

Le brun ne fit que montrer son badge et il vit cette fois-ci un éclair de surprise transpercer les yeux gris argentés. Drago Angelus Malfoy hocha alors doucement la tête en leurs faisant signe de rentrer à l'intérieur. Et Harry faillit se donner une gifle lorsqu'il remarqua qu'il regardait avec un peu trop d'insistance le déhanchement subtil du blond. Un ricanement à sa droite le força à donner un coup de coude à son partenaire. Ils s'assirent alors sur les chaises que leur présentait le blond et attendirent qu'il en fasse de même.

-En quoi puis-je vous aider ?

-Monsieur Malfoy, nous sommes dans le regret de vous annoncer le décès de votre père.

La seule réaction du blond fut de serrer son poing jusqu'à ce que ses jointures en deviennent blanches. Puis, il s'obligea à prendre une profonde respiration avant de les fixer d'un regard impassible.

-Je vois. Que s'est-il passé ?

-Il a été assassiné.

Drago Malfoy hocha lentement la tête et son poing se referma de nouveau. Il devait s'agir d'un tic… le seul moyen de voir s'il était un humain ou une machine absolument séduisante.

-Je vois. Répéta-t-il. Quand pourrais-je avoir le corps afin de l'enterrer ?

-Dès que les médecins légistes en auront finis avec lui.

-Ah…

Pris d'une soudaine inspiration, Harry fixa droits dans les yeux le seul véritable héritier de Lucius Malfoy. Peu importe que les autres enfants aient des parts… Il était convaincu que Lucius Malfoy avait du laisser la plus grosse partie au seul enfant qu'il avait reconnu entre eux tous. Pourquoi avait-il reconnu Drago Angelus Malfoy ? Qu'avait-il donc de si extraordinaire dès sa naissance ?

-Où étiez-vous ce soir Monsieur Malfoy ? Sollicita-t-il nonchalamment.

Il sentit la surprise de Ron dès qu'il eut fini de poser sa question. Pour le moment, il n'avait pas le temps de regarder son partenaire. Son attention était fixée sur les yeux de Drago Malfoy. Le blond ne broncha pas du tout hormis une vague lueur qui aurait pu dire n'importe quoi. Son visage, d'une blancheur d'albâtre, ne bougea pas d'un pouce.

-Dans mon lit.

-Et pourquoi votre lit ne se trouve pas dans la demeure familiale ?

Encore aucune émotion particulière. Drago Angelus Malfoy ressemblait à une statue grecque. Magnifique, froide et inatteignable. Exactement ce qu'il avait pensé en regardant sa photo pour la première fois dans l'ordinateur d'Hermione.

-Mon père et moi aimons avoir notre espace privé. Répondit-il courtoisement.

-Sa maison est grande pourtant. Rétorqua Harry.

-Pas assez grande pour nous deux. Maintenant, je vous prierais de bien me laisser. Je dois bientôt me préparer pour aller à l'école.

Pour s'assurer qu'il lui obéirait, le jeune homme se leva et commença à marcher vers la porte d'entrée. Harry le suivit sans se presser. Cette surface était trop lisse. Il semblait si indifférent que cela ne pouvait dire que deux choses, soit Drago Angelus Malfoy possédait de la glace au lieu de sang, soit il était l'un des meilleurs acteurs de sa génération. Avant de partir, il s'approcha du blond et promena son regard sur le visage impassible.

-Veuillez rester en ville, Monsieur Malfoy, pour des questions supplémentaires. Ordonna-t-il calmement.

-Où pourrais-je bien aller alors que j'ai les obsèques de mon père à préparer ?

Puis, sans un mot de plus, il leur ferma la porte au nez. Harry admira le contrôle de Ron. En effet, celui-ci attendit patiemment d'être dans la voiture avant de lui sauter à la gorge.

-Pourquoi tu l'as attaqué de cette manière ?

-Son visage était trop lisse. Je n'arrivais pas à me faire une idée de son caractère.

-Et bien pour ce à quoi ça t'as servi…

Harry hocha sèchement la tête. Ron garda le silence pendant quelques secondes avant de se tourner de nouveau vers lui.

-Tu crois que tous ses enfants sont aussi beaux que les deux premiers ?

-J'espère que non.

-Pourquoi pas ? Tu as pourtant bien bavé sur le fessier rebondi de Drago Angelus Malfoy. Espèce de pédophile.

-Premièrement, je n'ai absolument pas bavé, je n'ai fait qu'y jeter un coup d'œil. Deuxièmement, comment sais-tu que son fessier est rebondi? Troisièmement, il est majeur et j'ai 25 ans, donc non je ne suis pas un pédophile. Quatrièmement, si tu reparles de cet incident, je serais obligé de reparler de ton expérience… fructueuse, avec Tommy.

-Ton chantage est tout à fait injuste.

Ron croisa alors les bras et entreprit de bouder au grand soulagement d'Harry. Mieux valait que Ron boude et cesse de lui rappeler que le corps de Malfoy était absolument séduisant. Il haussa avec indifférence les épaules. Ce n'était pas la première fois qu'il trouvait un suspect séduisant. Et ce ne serait pas la dernière.

-Qui allons-nous voir maintenant ? Demanda Harry.

-Severus Rogue…

À suivre…