Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à Joanne Rowling, sauf Ethan Potter-Malfoy bien sûr.

Une note rapide de l'auteur : Je ne dis rien sur le temps de publication. En revanche, je tiens à rappeler (pour ceux qui n'auraient pas lu la note du premier "chapitre") la présence de M-preg sous-entendu et, à l'avenir, non sous-entendu (mais oublions les gros ventres, hein, surtout pas), d'OOC souvent et d'humour. Enfin, humour dans l'écriture, surtout. Je n'ai pas écrit ça comme si j'essayais de faire dans la grande littérature, c'est ce que je veux dire. Donc attendez-vous à quelque chose de léger, c'est pour s'amuser et imaginer des petits moments de la vie de notre couple préféré.

Bonne lecture, hope.


Des vacances à la Moldu

« Je ne comprends toujours pas pourquoi tu tiens tant à ce que nos vacances se passent ainsi, » ronchonna Draco pour la énième fois depuis qu'ils étaient partis.

Harry soupira, néanmoins amusé par l'attitude de son époux qui, décidément, n'avait pas l'air ravi par la perspective de passer des vacances comme des moldus. Il était difficile pour Draco, qui avait toujours vécu comme tout sorcier de Sang-Pur qui se respecte, d'imaginer pouvoir vivre comme un Moldu pendant pas moins d'une semaine. Difficilement envisageable... voire même pas du tout.

Harry gara la voiture devant leur résidence. Ils avaient loué une petite villa pour la durée de leurs vacances, parce que Draco refusait catégoriquement de faire du camping ; « c'est rudimentaire et très inapproprié pour moi, Harry ! », avait-il répété des centaines de fois avant que ledit Harry ne cède. Il savait que s'il ne faisait pas cette concession, il le regretterait un moment.

L'endroit était joli, proche de la plage, entouré de nombreuses fleurs exotiques et d'arbres secs. La chaleur pouvait être dite aride, et Draco s'en plaignait sans cesse, évidemment. Harry, quant à lui, était heureux de passer ces vacances à la plage, en compagnie de Draco – même si ce dernier était insupportable – et Ethan, leur fils, qui lui était plus que ravi par toutes ces nouvelles choses qu'il découvrait, inconscient de la mauvaise humeur de son père blond.

« On va faire un tour à la plage ?

- Oh non, Harry, tu sais bien que je ne supporte pas bien le soleil ! Je n'ai pas envie de ressembler à une écrevisse !

- J'ai pensé à tout, tu vas voir, répondit le brun avec un sourire malicieux, en faisant le tour de la voiture pour détacher son fils.

- Et c'est quoi ta solution moldue, hein ? s'obstina Draco.

- Arrête de jouer les enfants. Tu verras bien. »

Draco savait qu'il faisait sa tête de mule pour trois fois rien et qu'Harry et Ethan étaient tous deux heureux par la perspective de ces vacances. Mais son époux tenait absolument à agir comme un pathétique Moldu ! La voiture, la résidence, la plage Moldue... Fallait' pas déconner, il était hors de question qu'un si grand Homme, un Malfoy qui plus est ! agisse comme un Moldu. Son pauvre père devait se retourner dans sa tombe, il en était sûr. Soupirant, il ouvrit le coffre et en sortit les ridicules courses qu'ils avaient faites dans la supérette du coin – une supérette Moldue, par Merlin! - pour les amener dans leur résidence. Il les rangea consciencieusement et lentement, très lentement, profitant de la climatisation qui était, il fallait bien l'avouer, une invention géniale. Même si les sorciers n'en avaient pas besoin, évidemment.

Harry devait se douter de sa manigance, car il apparut dans l'entrebâillement de la porte, Ethan posé sur sa hanche et un sourcil levé.

« Besoin d'aide pour ranger trois bananes et un jus de fruit ? demanda-t-il, suspicieux sans l'être.

- Oh, non, ça va, je m'en sors très bien, feignit le blond.

- Qu'est-ce qu'il fait, papa ? demanda Ethan en tirant sur une mèche de cheveux brun d'Harry qui pendait sur sa nuque. Harry grimaça.

- Papa range les courses, Ethan.

- Et papa a fini, répondit Draco en rangeant le sac plastique et en se dirigeant vers eux. Harry, tu sais bien que j'ai horreur de la chaleur. L'été est la saison que je déteste le plus ! ajouta-t-il alors que son mari verrouillait la porte.

- Cesse donc de te plaindre. Tu vas adorer, j'en suis sûr. »

Mais Draco, lui, n'avait pas l'optimisme d'Harry.

Ainsi, ils se dirigèrent vers la plage, Harry insensible aux suppliques de son blond mari, traversant l'unique route qui les séparait d'elle. Devant eux, l'immense étendue marine s'étirait à perte de vue, l'air chaud aux effluves de sel chatouillait leurs narines et Draco grimaça quand il sentit sa peau transpirer. « Par le chat de Merlin, je ne vais jamais m'en remettre, » gémit-il intérieurement. Parce qu'après tout, un Malfoy ne transpirait pas. Même si c'était un Potter-Malfoy.

Quand ils arrivèrent sur le sable, Draco crut mourir. C'était chaud, trop chaud, ça lui brûlait la plante des pieds et les orteils, et en plus, il se tordait les chevilles. Très, très, très indigne d'un Malfoy. Même Potter-Malfoy.

Harry se dirigea vers un petit cabanon bleu et blanc - « un misérable et pathétique cabanon, » pensa Draco avec mauvaise foi – qui trônait au milieu de chaises longues blanches recouvertes d'un coussin aussi bleu et blanc que l'horrible cabanon. Draco ne comprit pas grand chose à la discussion qu'avait son mari avec l'apparente vendeuse - « une vendeuse vieille et moche, en plus de ça » - mais le suivit quand même quand il se dirigea vers une chaise longue munie d'un parasol.

Harry posa leur sac à côté, assit Ethan sur une des chaises qu'il avait visiblement réservé, et ouvrit son sac pour en sortir un tube blanc et orange, qui attira l'attention de Draco.

« Tiens, la voilà, ma solution, déclara le brun avec un sourire ravageur, qui fit oublier à Draco, l'espace d'une seconde, qu'il détestait l'été.

- Qu'est-ce que c'est ? demanda le blond après avoir repris ses esprits, suspicieux.

- De la crème solaire, déclara Harry, visiblement fier de lui.

- Oh Merlin, pas ça... »

Harry leva les yeux au ciel, avant d'enlever son t-shirt à Ethan pour lui étaler la pâte blanche sur le corps. Le garçon se laissait faire, visiblement bien amusé, et lorsque son père eut fini, il décida qu'il était grand temps de partir à l'aventure. Il était très intrigué par cette chose au sol.

« Harry, franchement, un sort de protection moldu ? grimaça Draco après avoir vérifié que son fils ne faisait pas de bêtise – comme manger du sable.

- Ne parle pas de ça ici, le réprimanda-t-il pour toute réponse.

- Je refuse de mettre ça.

- Alors tu deviendras aussi rouge que Ron lorsque tu l'énerves, déclara innocemment Harry.

- Rappelle-moi pourquoi je t'ai épousé, Harry ? »

Ledit Harry eut un sourire triomphant avant de venir s'installer près de son mari.

« Qu'est-ce que tu fais ?

- Je vais t'en mettre, idiot.

-Je peux le faire tout seul, ronchonna le blond, mais Harry se contenta de sourire et de lui enlever son t-shirt. Et je ne suis pas ton fils, tu sais, je peux me déshabiller. »

Le brun mit de la crème dans sa main avant de l'appliquer sur le dos de Draco, qui sursauta au contact froid, ce qui le fit rire, presque sadique. Lentement et consciencieusement, il étala la crème sur tout le dos du blond, glissant ses doigts sur sa peau pâle et effectivement très sensible au soleil. Draco, lui, fermait les yeux, parce qu'après tout, c'était quand même un minimum agréable – et ça, il ne le dirait jamais à Harry, bien sûr. Le brun lui en mit également sur les bras, et le torse ensuite, tout en le regardant avec un sourire espiègle, et Draco aurait juré qu'il essayait de l'allumer.

« Espèce de petit allumeur, susurra-t-il en se penchant sur ses lèvres pour l'embrasser.

- J'ai eu un bon professeur, » rétorqua Harry avec un sourire.

Puis il partit s'occuper d'Ethan, laissant Draco seul sous son parasol, frustré, qui se promit de ne pas le laisser partir ce soir, une fois qu'ils seraient seuls tous les deux.

Et puis, Draco devait bien avouer que ça lui faisait du bien de voir Harry comme ça. Heureux. Allongé sur son transat, à l'abri des rayons du soleil et bien protégé sous une couche de crème, il observait son mari et son fils accroupis au bord de l'eau, jouant avec il ne savait quel jouet en plastique de toutes les couleurs. Un véritable gamin, pensa-t-il avec amusement. S'il n'avait pas autant craint cette chaleur suffocante pour sa peau si délicate, il les aurait rejoint, foi de Malfoy. Potter-Malfoy, pardon.

Quoi qu'il en dise, il aimait bien son petit confort, son fils, les lubies d'Harry, son boulot et les contraintes d'une vie de famille. Une famille qu'il n'avait jusqu'alors jamais vraiment connu. Avec Harry, il avait appris le sens de l'expression « une grande famille », avec tous les Weasley qui faisaient partie de celle d'Harry, ou l'inverse. Il était vrai que les Malfoy n'étaient pas spécialement unis comme l'étaient les Weasley, mais c'étaient des Serpentard, il ne fallait pas non plus négliger ce point, c'est pourquoi on pouvait dire qu'ils étaient plus froids que ces stupides Gryffondor. Froids, selon Harry, réservés et contenus, selon Draco. Coincés, selon Ronald.

« A quoi tu penses? lui demanda Harry en revenant vers lui, Ethan lui tenant la main.

- Je pense à comment me venger de toi, répondit Draco avec un sourire presque lubrique, levant le regard vers le brun et rencontrant... rien du tout, puisqu'Harry avait mis ses foutus lunettes de soleil.

- Vraiment ? »

Harry souriait, l'idiot. Il avait l'habitude des répliques de Draco, et il s'en amusait plutôt que s'en offusquer. Parce qu'après tout, on parlait bien de Draco-anciennement-Malfoy-aujourd'hui-Potter-Malfoy. Il aimait bien le Draco Poufsouffle, mais adorait le Draco Serpentard.

« On va se baigner. Tu ne veux pas venir, je suppose ?

- Je vais me baigner de loin, si tu n'y vois pas d'inconvénient. »

Harry rit légèrement, avant d'enfiler deux morceaux de plastique color- ah, c'étaient des brassards. D'accord. Donc, avant d'enfiler deux brassards à Ethan qui attendait impatiemment de se jeter à l'eau. Le brun se pencha rapidement vers lui pour l'embrasser chastement, et se dirigea vers l'eau. Draco sourit à son fils qui lui faisait des petits « coucou » avec ses mains, tout excité. Le blond secoua la tête, amusé malgré tout. Il ne l'avouerait certainement pas, mais il était bien heureux, là où il était. Même si c'était indigne d'un Malfoy. Après tout, c'était peut-être digne d'un Potter-Malfoy. Qui sait.