(Précédemment)

- Je suppose que tu te poses la même question que moi là, est-ce Wei qui perd la boule ou ma mère qui prend de la drogue ?

- Devant eux, sur le lit du chinois, se trouvait une valise en carbone fuchsia…

Sans plus un mot ils partirent tout deux en direction des cuisines, là, Wei s'affairait à la préparation d'un thé.

- Wei c'est quoi ce délire ?

- C'est le thé de monsieur Hiiragizawa

- Oui ça je le vois bien mais je parlais plutôt de… Du thé ? Cet abruti boit du thé à trois heures de l'après-midi ?!

- Shaoran ! Wei, ce que nous voulons vous demander c'est si vous ne vous êtes pas trompé de chambre pour ma valise ?

- Elle est bien dans la chambre de maitre Shaoran ?

- Oui…

- Donc non, je ne me suis pas trompé

Il termina de composer le plateau de service à thé et leur dit avant de sortir

- Ceci a été effectué à la demande de Madame votre mère, puis sorti

- Bon ok, option deux : ma mère se drogue !

- La seule drogue que vous trouverez dans cette maison, c'est de l'aspirine, et j'aime autant vous prévenir que si votre mère apprends ce que vous venez de dire, vous en aurez grand besoin ā fēi, lui indiqua la cuisinière, maintenant sortez de ma cuisine zouh zouh de l'air

Joignant le geste à la parole, Anchee Mi poussa les deux adolescents hors de son sanctuaire. C'était une femme de cinquante-deux ans à fort caractère et originaire de Shanghai. Ne vous fiez pas à son mètre quarante-neuf… elle a plus d'une fois botté les fesses d'une certain gamin qui tentait de lui voler des yùe bǐng (gâteau de lune) ou qui se moquait, tout simplement, de son fort accent du delta du Yangzi Jiang où l'on parle le Wu. C'est lors de ces confrontations qu'Anchee l'avait affûté du surnom ā fēi (voyou).

Une fois chassé de la cuisine et que la porte fut reclapée, Shaoran cria haut et fort

- Heureusement que la vieillesse est une maladie dont on ne peut guérir !

Une voie retentit de l'autre côté de la porte

- Ça, j'ai entendu !

- C'était bien mon intention ! plus bas pour lui-même, vieille peau…

- Ça aussi !

Sakura esquissa un sourire et décida d'emmener le chinois loin de cette porte. Elle ne voulait vraiment pas être privée des mets de la cuisinière en chef, car même si madame Mi possédait une humeur de vieille fille célibataire, sa cuisine était un vrai paradis gustatif.

- Si on allait demander à ta mère pourquoi ce revirement soudain ?

- Elle est dans le quartier central de Hong Kong pour l'instant, à l'international finance center. On ne la verra pas avant ce soir

Ils continuèrent de déambuler dans les couloirs jusqu'à approcher la porte du salon principal. A l'intérieur se trouvait Eriol, Kéro et Tomoyo. Celle-ci regardait d'un œil distrait la troisième partie d'échec de ses deux voisins, tout en transférant ses films du jour sur son laptop afin de commencer un montage.

Sakura regarda sa montre et commenta

- Il est 15h20, tu veux disputer une partie avec Kéro et Eriol ou jouer les acteurs pour Tomoyo ?

- Ni l'un ni l'autre, il lui attrapa le poignet et se dirigea vers la sortie, on va aller se promener en ville

- Ohé d'accord mais attends, laisse moi aller me changer avant. Je reviens, bouge pas

Elle enjamba à toute vitesse les larges marches de l'escalier et s'arrêta à la moitié du couloir, se rappela que sa valise était dans la chambre de Shaoran et fit demi-tour.

Elle ouvrit sa valise et sorti un jeans Diesel, un top blanc ainsi que des ballerines de la même couleur. Une fois prête, elle referma sa valise et descendit rejoindre son petit ami.

- Ça y est j'suis prête on peut y aller !

Il lui sourit et commença sa descente jusqu'aux grilles de l'entrée du domaine.

- On ne prend pas ta voiture ??

- Non, se parquer à Hong Kong un lundi après midi c'est suicidaire. Le temps que je trouve une place il sera déjà l'heure de rentrer, on va prendre le MTR (Mass Transit Railway, le métro) c'est à deux rues d'ici

Arrivés à la station de Lai King, Shaoran expliqua à Sakura le trajet qu'ils devront effectuer

- Donc nous on est là, il désigna un rond noir, on prend cette ligne ci, l'orange. Il nous faut passer par les stations de Nam Cheong, Olympic, Kowloon et enfin on arrivera à Hong Kong central.

- Shao… tout ça c'est du chinois pour moi

- Bonne blague… j'vais me prendre un journal, notre train va bientôt arriver

Effectivement, le M-stock arriva et les voyageurs présents prirent place à l'intérieur. Les sièges était un métal et disposer de chaque côté des fenêtres, de façon à se faire face. Shaoran s'installa en face de Sakura et continua sa lecture.

Les portes se fermèrent et le train se mit en mouvement. Sakura regarda de part et d'autre du véhicule les gens qui partageaient ce trajet. Des hommes d'affaires, des touristes, des jeunes discutant du dernier film, quelques vieilles personnes qui s'endormaient et deux femmes dont l'une accompagnée de sa petite fille.

Shaoran, quant à lui, était plongé avec sérieux dans son journal. Soudain la radio se mit en route, Sakura reconnu direct « All Star » de Smash Mouth (que j'vous conseil de mettre en fonds pour vous imprégner de l'ambiance de la suite).

Si son petit ami avait décidé de l'ignorer tout le trajet, alors elle aussi allait s'occuper à sa façon.

Elle attrapa le journal délaissé par un précédent voyageur le siège à côté, se mit dans la même position que Shaoran et fit semblant de lire tout en espionnant les faits et gestes de ce dernier.

Le chinois changea de position et mit sa cheville droite sur son genou gauche en ne détachant pas son regard du papier, Sakura l'imita simultanément.

Un homme d'affaire le remarqua et décida d'observer les deux jeunes gens.

Shaoran se gratta la tête, sa voisine en fit de même. L'homme rigola, comprenant le jeu de mime qui venait de s'instaurer et interpella son voisin pour lui montrer d'un coup de tête le spectacle.

Vingt secondes plus tard, remarquant que quelque chose se passait, Shaoran releva les yeux vers Sakura en même tant qu'elle. Referma son journal, de nouveau en même temps.

Ça y est il venait, tout comme les huit autres personnes qui les observaient, de comprendre le petit jeu dont il était la victime. Il sourit de façon machiavélique. Sakura voulait jouer ? Ça tombe bien il adore jouer. Et si dans celui-ci Sakura faisait exactement tout comme lui… il allait surement devenir son préféré.

Il toussa bruyamment ainsi que sa compagne, de façon attirer l'attention des voyageurs restant. Dès lors il se leva sur son siège puis s'y accroupi, posa ses main en face de lui comme si une vitre invisible les séparait et passa sa tête à gauche puis à droite. Sakura ne pu que suivre se revirement de situation qu'elle trouvait drôle jusqu'à présent, même si se faire remarquer dans le métro n'était pas son but premier.

Shaoran se rassit à nouveau, joignit ses mains l'une à l'autre et les fit passer d'un côté à l'autre de sa tête.

De plus en plus de gens regardaient en souriant le spectacle pour le moins stupéfiant se déroulant dans leur ligne habituelle.

Le chinois savourait se moment de contrôle absolu sur les actions de sa compagne, mais le coup de grâce devait être posé…

Sans plus attendre, il glissa ses mains le long de son corps sans lâcher des yeux la japonaise qui en fit de même voir même de façon plus sensuelle. Arrivé à hauteur de du haut de son jeans, il attrapa la fin de son t-shirt et le retira directement.

Tous les yeux se tournèrent vers une Sakura, médusée par ce qui venait de se passer. Elle remarqua qu'un attroupement c'était formé près d'eux, attendant de voir la suite des événements. Quand elle porta ses yeux à nouveau en face d'elle, c'est un air de « Et bien vas-y, qu'est-ce que t'attends » qu'elle pu lire sur le visage de son ami.

Elle secoua énergiquement la tête et s'avoua vaincue. Shaoran, lui, remit sur t-shirt à la plus grande tristesse des femmes présentes.

Quand la station de Hong Kong central fut annoncée, nos deux amis sortirent du wagon et s'engagèrent sur l'escalator. Le jeune Li se pencha à son oreille

- Petite joueuse

- Pardon ?! Ce n'était pas un concours, juste un moyen de passer le temps vu que personne ne me parlait

Ouai… dis ce que tu veux tu es et resteras ma p'tite joueuse à moi

Elle voulu répliquer quand elle entendit un cri venant du trottoir en face.

- Arrêtez le! Il m'a volé mon sac !!!!

Un jeune homme d'une vingtaine d'années courait à perdre haleine en direction des escalators permettant de rejoindre le métro tout en brandissant un sac noir et or. Arrivé à leur hauteur, Shaoran glissa son pied gauche légèrement, ce qui entraina la chute du voleur ainsi que son dévalement dans l'escalier mécanique pour finir sa course dans un mur publicitaire plusieurs mètres plus bas.

L'auteur de sa chute s'exclama

- Je l'ai vu, je l'ai vaincu et il l'a eu dans le cul ! il descendit les escaliers pour aller rejoindre le corps sonné. La femme victime du vol arriva près de Sakura

- Est-ce que vous l'avez eu ? Vous avez récupéré mon sac ?

- Nakuru ?

- J'vous demande pardon, on se connait ?

Devant elle se trouvait la forme humaine de Ruby Moon, ses cheveux étaient certes beaucoup plus court mais cela ne faisait aucun doute pour la maitresse des cartes, c'était bien Nakuru. Elle n'avait plus eu aucune nouvelle d'elle ni par Eriol ni par elle-même depuis près de 3 ans.

- Bien sur qu'on se connait, tu ne me reconnais pas ? c'est moi Sakura

La jeune femme la regarda perplexe

- Kinomoto, Sakura Kinomoto, du Japon

- Je suis désolée mademoiselle mais, elle fut coupée par Shaoran qui lui rapportait son sac

- Voilà mademoiselle, votre sac

- Oh merci ! Je ne sais comment vous remercier

- Y'a pas de problème, c'est tout à fait naturel, nous étions juste là au bon moment

Nakuru leur sourit et s'inclina pour les remercier une nouvelle fois. Sakura voulu dire quelque chose mais Shaoran lui mit la main sur la bouche. Il refusa une dernière fois la récompense que leur proposa leur ancienne amie et prirent congé.

Après plusieurs mètres de marche il retira sa main

- Non mais qu'est-ce qu'il t'a prit ! c'était Nakuru Shaoran, Na-ku-ru !

- Je le sais

- Mais si tu le sais pourquoi est-ce que, il l'interrompit

- Parce que Elle, elle l'ignore

Elle se tut, se répétant lentement la dernière phrase prononcée et ajouta

- J'ai du mal à comprendre…

Il inspira un peu d'air et débuta ses explications

- Quand Eriol en a eu finit de sa mission à Tomoéda, tu sais qu'il a du retourner en Angleterre et ce qu'il s'est passé entre lui et « Clow »

- Tu veux parler de l'autonomie qu'il lui a laissée ? il hocha la tête

- Oui, on peut même parler d'Eriol en tant que réincarnation de Clow au passé désormais. Pour Spinel il n'a eu aucun problème mais pour Ruby… Elle suivait Eriol parce que c'était Clow, quand elle parlait avec lui c'était à Clow qu'elle parlait, Eriol n'était qu'une enveloppe même s'il avait une personnalité distincte de son maitre. Quand elle a apprit la volonté de Clow de s'effacer petit à petit jusqu'à disparaitre et « libérer » Eriol, elle ne l'a pas supporté. Elle ne voulait pas être à son service, c'était trahir son maitre. Alors tout comme Hiiragizawa, elle a demandé à pouvoir disposer de sa forme humaine, étant donné qu'elle n'aurait plus besoin de sa forme magique, et pour ne rien regretter elle ajouté le souhait de disposer de nouveaux souvenirs

- Tu veux dire qu'elle..

- Qu'elle ne se souvient plus de nous. Je ne connais même pas sa nouvelle identité. Eriol m'a juste dit qu'elle était secrétaire de direction, ou quelque chose dans le style

Sakura baissa le regard

- C'est triste… Comment peut-on vouloir oublier une aventure pareille

- Tu sais Saki, on n'était pas du même côté de l'aventure qu'elle, on ne peut pas la juger. Puis regardons la vérité en face, toi tu m'avais moi et elle, elle a du se taper Eriol ! J'comprends que ça pousse mettre les nerfs

Alala Shaoran… il avait beau dire des idioties et passer pour le garçon le plus arrogant du monde, elle savait que c'était uniquement pour la faire rire et sourire

Ils passèrent toute la fin d'après-midi à flâner dans les boutiques et discuter des derniers scoops de Tomoéda, à savoir : l'interrogation orale de poésie japonaise de Takashi durant laquelle il a demandé en fiançailles Chiharu, de monsieur Terada qu'on aurait surpris à maintes reprises ramenant Rika chez elle, ou encore de l'arrestation de Naoko pour tentative d'effraction dans une maison dite hantée.

Shaoran soupira, se rendant compte de tout ce qu'il manquait. C'était au Japon qu'était ses vrais amis, pas ici dans son école, la HKIS.

La Hong Kong International School est l'une des plus prestigieuse et réputée école du pays. A ce jour elle comptabilise près de deux mille six-cent étudiants d'une centaine de nationalités différentes. De nombreux enfants de diplomates ou de riches industriels prêts à prendre la relève.

Qu'aimait-il dans cette école ? A bien y réfléchir à part l'uniforme qui était un des plus agréable qu'il ai porté, rien. Celui-ci se compose pour les garçons, d'une chemise à courtes manches blanche, dotée de l'écusson de l'école (un cercle rouge coupé en 4 avec les quatre lettres –HKIS– de l'établissement dans chacune des cases) sur la gauche de la poitrine, d'un pantalon noir comme la plupart des autres écoles et d'un blaser rouge sang.

Bien qu'il fût conscient du niveau de formation qu'il y recevait il ne s'y sentait pas à l'aise ni épanoui. Tous ces gens coincés et faux… L'argent appelle l'argent… Venant d'une famille qui détient plus de la moitié de la ville, une grosse partie de la bourse chinoise et très influente au niveau de la politique du pays, il était devenu malgré lui la vedette de l'école et un des meilleurs parti.

Dieu que le Japon lui manquait…

Vers six heure quarante-cinq, ils crurent bon de rentrer calmement au domaine des Li.

Ils s'engagèrent dans la salle à manger trente minutes plus tard. Là à table, devant eux, attendaient patiemment la famille du chinois ainsi que Tomoyo et Eriol. Ils prirent place.

- Vous vous faites désirés mes enfants

- Désolé, on a du signer des autographes dans le métro

Yelan leva un sourcil…

- Soit… Anchee par contre est intransigeante sur les heures de repas Shaoran tu le sais bien

Quand on parle du loup… La petite femme entra, emmenant avec elle six plats sans le moindre sourire. Elle servit Tomoyo et Sakura tout d'abord, ensuite Eriol qui risqua de se prendre l'assiette en pleine face et Kéro. Pour finir elle s'occupa de deux des sœurs Li et retourna en cuisine chercher la suite en se parlant à elle-même en dialecte Wu.

L'ensemble de la table la suivait du regard n'osant piper mot

- Elle pourrait demander de l'aide ça irait un peu plus vite

- Shaoran tais-toi !

Elle réapparu quelques secondes plus tard, cette fois-ci avec quatre assiettes.

Les deux autres filles Li eurent leur assiette en premières, Yelan ensuite et enfin Shaoran qui sursauta quand elle lui tapa son plat avec le plus grand néant de délicatesse possible.

- Tu te tais et tu manges tout, plus de triage ! Et si ça ne va pas assez vite, tu n'as qu'à être à l'heure la prochaine fois ! Compris ? Il hocha la tête très lentement, Maintenant tout le monde mange !

Yelan Li cligna plusieurs fois des yeux puis rencontrant ceux de sa cuisinière entreprit de commencer son repas.

Anchee Mi observa quelques secondes les personnes de la table puis décida de regagner ses cuisines, satisfaite, Yelan ajouta avant qu'elle ne parte

- Merci beaucoup Madame Mi, on sent une fois de plus tout, celle-ci claqua la porte de la salle à manger, l'amour que vous mettez dans vos plats…

- Elle est complètement tarée cette pauvre femme

- Si tu lui laissais un peu de répit elle serait peut être de meilleure humeur

- Maman, soit réaliste, cette femme est née en râlant et elle mourra, espérons le bien vite, en râlant

Certains essayaient tant bien que mal de se retenir de rire face à la situation pendant que Yelan ne prêta pas attention aux dires de son fils.

Elle lui posa cependant à la fin du repas une question

- Wei m'a dit que tu désirais me parler ?

- Hum ? ha oui c'est à propos des chambres… Wei nous a dit que c'était ton idée de mettre la valise de Sakura dans ma chambre

Tous regardèrent Yelan. Oui, il aurait préféré lui parler en privé plutôt que devant ses sœurs ou encore Eriol et son continuel bête sourire mais puisqu'elle lançait le sujet…

- Sachant que c'est quand même ensemble que vous passerez vos nuits je ne vois pas l'intérêt de mettre Sakura dans une chambre à l'opposé de la tienne

Il regarda sa mère la bouche à moitié ouverte, sidéré. Voyant qu'il ne réagissait pas elle ajouta

- De plus j'ai un sommeil extrêmement léger et vous entendre passer dans le couloir à des heures impossibles ne m'arrange pas

- Donc… Sakura…

- Dormira dans ta chambre oui. Cela pose t'il un problème ?

Un problème ? Quel problème ? Surtout ne pas lui montrer l'extase que cette nouvelle nous apporte

- Heu non ça va je pense qu'on fera avec, lui assura t'il très simplement, et bien maintenant que nous sommes fixés je pense Sakura que nous pouvons sortir tes affaires de ta valise disons… maintenant ?

Il regarda sa mère qui d'un hochement de tête l'autorisa à sortir de table, Sakura le suivit. Ils montèrent les escaliers sans un mot et arrivés dans la chambre fermèrent la porte doucement.

Là, ils se fixèrent quelques minutes imprégnant bien les mots de Yelan quelques instants plus tôt. Quand elle fut certaine d'avoir bien entendu et comprit, elle s'approcha de son petit ami, passa ses bras autour de sa nuque et s'apprêta à l'embrasser quand quelqu'un toqua à la porte. Shaoran agacé ouvrit la porte et hurla sur les personnes derrière

- Ne m'interrompez JAMAIS vous comprenez ? Même s'il y a le feu, même si vous entendez un choc sourd venant de cette pièce et qu'une semaine plus tard il émane de ma chambre une odeur ne pouvant venir à l'évidence que d'une charogne avancée et que vous devez vous couvrir le visage parce que l'odeur est si intense que vous manquez de vous évanouir. MEME ALORS, ne frappez pas à ma porte, pas sur CETTE porte, pour AUCUNE raison. Vous pigez ?

Il n'attendit pas la réponse de ses sœurs et clappa la porte, replaça les mains de Sakura là où elles se trouvaient avant l'interruption et lui prit la taille

- On en était où ?

- Avant ça j'ai une question à te poser

- Je t'écoute

- Ta chambre, elle est insonorisée ?