Chapitre 2

La lettre d'embauche

Ils sortirent de la chambre et s'installèrent au bar où quelques minutes plus tôt le brun avait déposé les sacs en papier plein à craqué de beignet de crevette, de rouleau de printemps, de nems, de samoussa, etc. Ils mangèrent dans le calme en regardant les informations. Une fois finit, ils se rendirent dans la chambre de Harry. C'était leur petit rituel, tout les soirs ils se raconter leur histoire de cœur respective et se donner des conseils mutuellement avant d'aller se coucher. Le brun était assis, les jambes tendus alors que Ginny était couché en travers, la tête sur les genoux de son meilleur ami.

-Dit moi exactement ce qui s'est passé aujourd'hui entre toi et Drago, commença la rousse.

-Je suis allé le retrouver au café comme on avait prévu. On a parlé de nos années Poudlard, du fait qu'il regrettait tout ce qui s'était passé, qu'il avait conscience d'avoir était un gros con et tout, mais on était sans arrêt interrompu par des fans qui voulaient avoir des autographes ou prendre des photos. Du coup on est sorti marcher un peu. On s'est assis sur un banc dans un parc et on a poursuivi notre discussion.

-Et c'est tout ? Mais de quoi vous avez parlé ?

-Bah on blablater sur les derniers matchs de Quidditch quand tout à coup il m'a dit qu'il avait lu dans un magazine que je sortais avec toi et m'a demandé si c'était vrai ?

-Tu lui a dit quoi ? S'impatienta Ginny qui buvait les paroles d'Harry.

-Bah je me suis dit que c'était l'occasion de lui dire la vérité. J'ai répondu que non, on était juste meilleur amis et que même si tu le voulais cela ne serait pas possible car tu n'étais pas mon style. Il m'a alors demandé avec hésitation qu'est ce qui ne me plaisait pas chez toi. Du coup j'ai répondu que c'était pas tant le physique mais plutôt le fait que tu sois une fille.

-Et comment il a réagi ?

-Au début j'ai vraiment eu peur qu'il flippe et se tire mais finalement il a continué comme si de rien était.

-Bah c'est plutôt cool.

-Oui enfin il n'y a eu aucun rapprochement.

-Tu t'attendais pas quand même à ce qu'il te saute dessus des que tu lui aurais dit que tu étais gay ?

-Bah je sais que c'est con mais... si un peu !

-Tu regarde trop de films à l'eau de rose mon petit griffon !

-C'est mon côté fille qui ressort, lança Harry en explosant de rire.

Tout à coup un bruit se fit entendre dans le salon. Ginny se redressa et couru voir. Derrière la grande baie vitrée, un hibou avec une enveloppe dans le bec tapait sur le carreau. La rousse lui ouvrit et saisi au vol la missive qu'il tenait. L'animal entra directement dans la chambre de Harry et s'installa sur son perchoir. Sur l'enveloppe était écrit : Ginny Weasley. Cette dernière la regarda un moment en silence. Elle reconnu tout de suite le seau qui était apposé. Il s'agissait d'une lettre de Poudlard, comme celle qu'elle avait reçu il y a déjà maintenant 10ans qui lui annonçait son entrée en première année. La rousse la déchira et se mit à lire les quelques lignes qui était écrite sur le parchemin qui était à l'intérieur.

« Mademoiselle Weasley ,

Nous avons le plaisir de vous informez que notre choix s'est porté sur vous pour le poste de professeur de défense contre les forces du mal. Nous vous attendons pour le 30 août à l'école de sorcellerie Poudlard. Votre emploie du temps vous sera remis suite à la réunion qui aura lieu ce jour-là.

Bien à vous

Mme Hermione Granger

Directrice »

-Et bien, tu l'aurais voulu que ça ne se serait pas mieux passé, s'exclama Harry qui venait de finir de lire par dessus l'épaule de Ginny, bon ils sont un peu vache d'avoir attendu si longtemps pour te donner une réponse sachant que le 30 août c'est demain, mais c'est quand même super !

La rousse resta quelques minutes sans bouger, l'air pensive.

-C'est vraiment génial..., commença-t-elle

-Mais ?

-Mais qu'est ce que je vais faire sans toi ?

Le brun se mit à rire :

-Tu ne vas quand même pas te priver d'une chance de te rapprocher de Hermione, juste pour moi !

-Depuis la fin de la guerre ça va être la première fois qu'on va être séparé. J'ai peur de perdre notre amitié...

-Je comprends mais c'est une occasion unique, tu ne peux pas passer à côté, lança Harry.

Ginny se jeta alors dans ces bras. Le brun lui caressa les cheveux en lui donnant un baiser sur le front. La jeune femme se redressa et plongea son regard dans celui de son meilleur ami.

-Je pars à une condition.

-Laquelle ?

-On s'envoie une lettre toutes les semaines pour savoir comment évolue nos histoires respectives. Mais surtout on se dit tout, le bon comme le mauvais, et on ne se cache pas nos sentiments. Si l'un de nous est triste, il ne doit pas se priver de faire partager ces idées noires à l'autre sous prétexte que celui-ci est heureux. Marché conclu ?

-Ok, ça marche mon petit lion.

A ces mots Ginny le serra de nouveau dans ces bras avant de se lever pour préparer ses affaires. Lorsqu'elle sortie enfin de sa chambre au bout de deux bonnes heures, elle traînait derrière elle une grosse valise marron avec gravé en rouge sur une des faces ces initiales. C'était sa malle de Poudlard. Harry se rappelait très bien du jour ou elle avait pris pour la première fois le Poudlard Express. C'était le jour ou Ron et lui n'avait pas pu traverser le passage à cause de Dobby et qu'ils ont pris du prendre la voiture volante. Maintenant ils avaient tous bien grandi, Ron et lui étaient maintenant Auror, Hermione quand à elle était directrice de Poudlard depuis la mort de Mme McGonagall un an plus tôt. Elle avait refusé cependant de renoncer à donner cours car elle était aussi professeur d'Histoire de la magie. Elle cumulait donc deux emploies mais à bien y réfléchir cela n'étonnait personne. Ginny posa, non sans difficulté, sa valise sur le canapé et l'ouvrit.

-Tu veux checker ce que j'emmène ? Demanda-t-elle au brun.

Harry s'approcha et fouilla. Il sortie de l'intérieur un gros pull assez laid avec ces initiales tricotées par Mme Weasley, un survêtement difforme et un bonnet à pompons qu'il a toujours détesté.

-Pourquoi tu retires tout ça ? S'indigna la rousse.

-Tu y vas pour draguer, non ? Alors tu m'explique comment tu comptes le faire avec ces horreurs ? Lança le brun pour toute explication.

-C'est pour mes soirs de déprime si jamais ça se passe mal.

-Même si cela arrive, ce que je ne pense pas, tu te dois d'être apprêté au cas ou ta Juliette débarquerait dans ta chambre pour te réconforter. Tu ne voudrais quand même pas qu'elle te vois avec ces fripes ?

-Non, mais...-Et en plus tu n'as pas mis assez de truc sexy, la coupa Harry qui se précipitait déjà dans la chambre de l'ex Griffondor pour fouiller dans ces fringues.

Il revint quelques instants plus tard avec une robe noire très courte et très serrée, une autre blanche avec un très grand décolté dans le dos, un maillot de bain qui s'attache avec des fils sur les côtés et quelques nuisette transparente ou à dentelle. Lorsqu'il arriva à la hauteur de la jeune femme, celle-ci lui dit :

-Tu m'explique pour le maillot ?

-Si vous avez envie de faire des folies dans le lac !

Ginny le regarda d'un air réprobateur mais Harry ajouta le sourire aux lèvres :

-Il faut être paré à toute éventualité !

Une fois tout ça placer dans la valise, la rousse la referma et la mit à côté de la porte d'entrée. Elle était prête pour demain. Cette nuit elle ne dormit presque pas. Elle passait et repassait dans sa tête ces souvenirs et s'imaginait différents scénarios possible pour le lendemain. A 4h du matin elle se leva, traversa le salon, ouvrit la porte d'entrée et sortie dans le couloir. Elle se pris à droite jusqu'à l'ascenseur et appuya sur le bouton du dernier étage. Arrivé, elle se dirigea vers l'escalier de secoure et monta. Elle se retrouva sur le toit. Malgré que se soit la nuit, il faisait bon. Assise sur le rebord les pieds dans le vide, la jeune sorcière regardait les rangées d'immeuble qui s'étendaient sous ses yeux. Elle resta ainsi, pensive, jusqu'à se que le soleil commence à se levait. C'était magnifique ces couleurs rouges et or. Ça faisait longtemps que Ginny n'avait pas surpris le réveille de l'astre solaire.

-Tu es bien matinal, lança une voix derrière elle.

La rousse se retourna et vit un Harry pas bien réveillé avec les cheveux ébouriffés, enfin plus que d'habitude, en pyjama et en train de se frotter les yeux.

-J'ai pas réussi à dormir, expliqua Ginny.

-Tu aurais du me réveiller, je serais venu te tenir compagnie.

-Au non ! Tout le monde sait que tu es odieux quand tu n'as pas assez dormit !

-C'est vrai, avoua Harry.

Il s'assit à côté de la jeune femme et ajouta :

-Tu es prête pour cette journée ?

-Oui... enfin je crois.

-Il faut partir confiant, sinon ça marchera pas.

La jeune femme lui adressa un sourire. Ils se relevèrent et transplanèrent dans la cuisine de leur appartement. Ils déjeunèrent et s'habillèrent rapidement. Harry proposa à Ginny de l'accompagner à Kings Cross, elle accepta. À neuf heures, ils enfourchèrent leur balais direction la gare. Ils avaient bien entendu lancé avant un sort de dissimulation. Ils arrivèrent 15 min avant le départ du train. Les deux amis traversèrent la gare et le passage vers le quai 9¾. Les premières personnes qu'ils distinguèrent furent Hermione et Ron.

-Alors soeurette, on retourne à l'école, s'écria ce dernier.

-Très drôle Ronald ! Répondit la rousse.

-Je suis vraiment contente que l'on travaille ensemble, lança Hermione.

Harry lança un regard en biais à Ginny qui avait viré au rouge tomate.

-Moi aussi, parvint-elle à articuler.

-C'est vraiment cool, dit Ron à l'adresse de Harry, nos femmes travaillent ensemble et nous aussi.

-Oui, c'est plutôt sympas. On va pouvoir parler sur vous comme ça, répliqua la brune en faisant un clin d'œil à Ginny.

-Bon mon cœur je te laisse, s'exclama Harry à l'adresse de Ginny qui paraissait trouver que ce petit mot doux sonnait faut, je dois aller travailler. On se voit aux prochaines vacances.

Il s'avança pour déposer un léger baisé sur ses lèvres et en faignant de lui faire un câlin il lui glissa à l'oreille :

-Bonne chance et t'inquiète pas je n'oublie pas notre marché.

Le train était prêt à partir, les deux jeunes femmes montèrent à bord après que Hermione et Ron se soit échangé un baiser passionné. A peine s'étaient-elles engagées dans le couloir du wagon que le train se mis en marche. Les deux ex Griffondor passèrent devant une bonne 20aine de compartiment vide. La rentrée n'étant pas avant 3-4 jours ce train ne comptait que les professeures, Madame Pince, la bibliothécaire et Madame Pomfresh, l'infirmière de Poudlard. Ginny ne savait pas très bien ou Hermione l'emmener mais elle la suivait sans broncher. Elles arrivèrent alors au bout du train. La jeune directrice entra alors dans le dernier compartiment et referma la porte derrière la rousse. Elle lança alors un sort de dissimulation, aussi qu'un « silencio ». Puis elle s'effondra sur un siège en soufflant.

-Pourquoi toutes ces précautions, demanda alors Ginny l'aire intrigué.

-J'en peut plus d'être directrice. On dirait des attardés, ils ne savent rien faire par eux même. Ils sont toujours dans mon bureau à me demander des conseils, à vouloir que je règle tout leurs problèmes, c'est pas limites s'ils veulent que je leur lasse leurs chaussures. Et puis les élèves, c'est pas mieux. Toujours un truc de travers ! Nous à leur âge on se débrouillait tout seul. Jamais on allait voir le directeur, sauf quand vraiment ça chauffait, mais c'était rare. Alors que la je me retrouve à devoir régler des problèmes de cheveux brûlés, de toilettes explosée et de vêtements accrochés aux piques des toits des tours de l'école. J'en peut plus, je vais craquer ! La seule chose que je demande c'est un peu de tranquillité.

Ginny n'osa plus rien dire, elle fit un petit sourire compatissant et tourna son regard vers le paysage à la fenêtre. Elles restèrent ainsi en silence pendant un quart d'heure avant que Hermione ne se décide à parler de nouveau.

-Tu sais ça me manque qu'on soit plus si proche qu'avant. Tu te rappelles quand on était à Poudlard, on passait pas mal de temps ensemble. Enfin sauf les fois ou Harry nous embarqué dans ces aventures plus dangereuses les unes que les autres, lança Hermione un sourire aux lèvres. Tu te souviens des soirées qu'on passait, allongé sur mon lit à parler jusqu'à ce que les autres filles du dortoir te foute dehors tellement elles en avaient mare de nous entendre chuchoter et glousser ? C'était le bon temps... et maintenant on a chacune notre vie et on ne se voit quasi plus, sauf pour les réunions de famille.

La jeune femme reprit son souffle et ajouta dans un murmure :

Sur un grand trop vite.

Ginny savait qu'elle devait dire quelque chose mais quoi ? Depuis qu'elle s'était rendu compte de son attirance pour Hermione, elle avait l'impression que quoi qu'elle dise, elle se compromettait. Elle avait la sensation que tout le monde pouvait lire en elle comment dans un livre ouvert et s'apercevoir de son secret. Mais elle se dit qu'après tout elles étaient seules dans ce compartiment et que de toute façon si elle avait accepté le poste c'était bien pour se rapprocher de sa Griffondor adorée. La rousse prit une grande inspiration et dit :

-Moi aussi ça me manque. J'y repense souvent, je me dit que l'on pourrait des fois se refaire des soirées comme celle-ci, mais je me ravise. Je ne pense pas que ce soit une question d'âge. Je veux dire que je ne pense pas qu'on ne se voit plus aussi fréquemment parce qu'on a grandi. C'est plutôt parce que maintenant tu es en couple. Vous vivez ensemble, et moi j'ai... Harry. On est occupé et les rares moment ou on est libre on veut les passer avec la personne qu'on aime, et c'est normal.

Hermione après avoir écouté Ginny avec attention, resta un instant à fixer intensément le sol comme si elle essayait de voir au travers. Puis soudain elle reprit la parole :

-C'est vrai qu'on est pas mal occupé et c'est, en partie pour ça, que j'ai accepté ta candidature au poste de professeure de défense, en plus de ton excellente maîtrise de la matière bien sur. On va pouvoir comme ça rattraper le temps perdu et cela nous évitera de nous perdre de vu... Je ne pourrait pas me passer de ton amitié.

La rousse était ému. Elle savait pourtant que la jeune directrice ne partageait pas ces sentiments mais le simple fait qu'elle ne veuille pas qu'elles perdent contact était déjà énorme. Notre ex Griffondor se raccrochait désespérément au moindre petit signe que lui adressait Hermione.

-Je suis contente que tu m'es engagé. Moi non plus je ne veux pas perdre notre amitié, ça me manquerait.

Petit à petit, les deux jeunes femmes vinrent à discuter de leurs hommes. La brune raconta comment Ron s'était mis soudainement à avoir une passion pour la musique moldue que lui avait fait écouter Hermione. Ginny, elle, expliqua comment Harry et elle se disputé toujours pour être le premier dans le bain. Elles rirent beaucoup et bavardèrent longtemps.