Cher lecteurs, Merci pour vos reviews ! J'espère que ce chapitre vous plaira ?! ^^ Je suis désolée si des fautes persistent ! Ma bêta a énormément de boulot à la fac et donc je dois me passer d'elle pour cette fic...mais j'espère que vous resterez quand même pour me lire ? ^^
Bonne lecture
Chapitre 2
Orphelins
Lily était en train d'habiller Rose pour son anniversaire pendant que James s'occupait de descendre Harry dans le salon.
Les jumeaux allaient fêter leur premier anniversaire et pour ça, tous leurs amis étaient réunis.
- C'est dommage que Peter n'ait pas pu venir. regretta Lily en calant sa fille sur sa hanche et en descendant à son tour vers le salon.
- Oui mais tu sais comment il est avec sa mère. Si celle-ci attrape un rhume, il va en faire tout un drame. sourit James en donnant un baiser à sa fille.
Celle-ci gloussa et tendit les bras vers son papa. James l'attrapa et la fit tournoyer en l'air sous ses gloussements, puis la posa dans sa chaise haute, à côté de son frère.
Les deux bébés se regardèrent puis Harry attrapa son hochet et le jeta sur Rose en rigolant. Celle-ci fronça les sourcils puis ses beaux yeux verts se remplirent de larmes.
Lily accourut vers sa fille en lui tendant sa tétine et fit de même avec Harry qui tendit les mains vers son hochet. Mais Lily préféra le poser à l'autre bout de la table.
C'est à ce moment-là que les invités commencèrent à arriver. Ils n'étaient pas très nombreux.
Sirius et Rémus furent les premiers. Aussitôt entré, l'animagus se précipita vers son filleul pour lui faire des grimaces. Et c'est sous les éclats de rire des deux enfants que se présentèrent Dumbledore et Severus.
Les adultes se mirent à discuter entre eux. Sauf Sirius qui préférait rester avec les jumeaux.
Au bout d'un moment, Harry tendit les bras vers le bout de la table avec un regard suppliant envers Sirius. Et comme celui-ci ne pouvait pas résister à son filleul, il récupéra le hochet et s'apprêtait à le donner à Harry quand Lily s'interposa et repris le jouet.
- Si je lui ai enlevé ce jouet Sirius, c'est pour une raison. révéla la rouquine.
Sirius eut une petite moue mais il sursauta au soudain éclat de colère d'Harry qui tendait les bras vers son hochet.
- Non Harry, pas pour le moment. dit doucement Lily.
Elle s'apprêtait à reculer quand soudain le hochet disparu de sa main pour atterrir dans celles du bambin.
Les adultes restèrent figés pendant un bon moment jusqu'à ce James prenne son fils dans ses bras avec un grand sourire.
- Mon fils sera un grand sorcier !
- Et un gamin capricieux. murmura Severus, mais seul Rémus l'entendit.
- Voyons Severus, tous les enfants de cet âge son capricieux. Le jeune Draco n'est pas comme ça ?
Severus ne répondit pas ce qui emmena un petit rire chez le lycanthrope.
En effet, le fils de Lucius était un vrai pleurnichard ! Il braillait pour un oui ou pour un non et il avait déjà compris que s'il se mettait à pleurer, les adultes accouraient pour le consoler.
Un futur Serpentard ! pensait Lucius, le sourire aux lèvres.
La petite fête d'anniversaire se déroula dans la bonne humeur. On oubliait la guerre qui faisait rage dehors. On oubliait que Voldemort était à leur poursuite. Cette fête était pour les enfants et elle devait être joyeuse et innocente comme ces deux petits êtres.
Au moment d'ouvrir les cadeaux, Harry qui n'avait pas lâché son hochet de toute la soirée, le lança brusquement en direction de sa sœur qui était de l'autre côté de la table.
Les adultes eurent un moment de frayeur jusqu'à ce qu'un bouclier apparaisse devant la petite rouquine.
- Décidément vous nous avez fait de brillants petits sorciers. sourit Dumbledore.
Juste après cette remarque, Rose se mit à pleurer et tendit les bras à Severus.
Sous les rires des maraudeurs, le professeur de potions prit la petite fille dans ses bras et celle-ci se calma très vite.
- C'est incroyable que ta fille soit aussi sage dans les bras de Snape. murmura Sirius à James.
- C'est parce que lui n'est pas un excité du bocal ! fit remarquer Lily en lui donnant une tape derrière la tête.
- Hey ! s'insurgea Sirius sous les rires de James et Rémus.
L'anniversaire se finit sans autres manifestations de magie enfantine et tout le monde retourna chez soi.
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- Vous êtes sûr que c'est ce que vous voulez Mr Malfoy ? demanda Dumbledore avec un visage sérieux.
- Je sais qu'il est trop tard pour moi maintenant, avoua le noble blond, mais pas pour ma femme et mon fils.
- Pourquoi avoir changé d'avis brusquement ? l'interrogea le directeur.
Lucius regarda par la fenêtre du bureau directorial et répondit :
- Quand j'ai choisi d'entrer au service du Seigneur des Ténèbres, je pensais à la gloire et à la réussite que cela m'apporterait. Je n'avais pas encore compris tout ce que cela me coûterait. Puis quand Draco est né, j'ai commencé à me dire que je voulais lui offrir le meilleur. Et en réfléchissant à ce qu'était le meilleur, je me suis rendu compte que ce n'était pas la vie au près du Seigneur des Ténèbres. Vous savez aussi bien que moi ce qui l'attend si jamais il devient mangemort ! Laisser volontairement mon fils vivre une vie de servitude et de douleur sans autre récompense qu'un Doloris est intolérable pour moi.
Lucius n'avait jamais autant parlé de ses émotions à une autre personne mais il sentait qu'il devait le faire si jamais il voulait que sa famille soit en sécurité. Et le fait que cette autre personne soit Albus Dumbledore, un puissant sorcier qui effrayait le Seigneur des Ténèbres en personne, lui donnait la force pour le faire.
- Je comprends. J'accepte votre proposition est promet de faire tout mon possible pour assurer la sécurité de votre famille.
Les deux hommes réglèrent quelques détails avant de se serrer la main et de se quitter.
Quelques temps après, Dumbledore demanda à Snape de se renseigner sur les positions de Lucius Malfoy.
Après plusieurs jours d'enquête, Severus dut se rendre à l'évidence que son ami était bien décidé à changer de camp et se décida à se dévoiler.
- Comment ça ? Toi ? Un espion ? s'étonna Lucius alors que les deux hommes étaient installés devant un verre de whisky pur feu.
- Oui. répondit simplement Severus.
Le silence se fit dans la pièce jusqu'à ce que Lucius dise :
- C'est à cause de la femme à Potter ?
- Et aussi parce que je n'ai jamais vraiment suivi les idéologies du maître, contrairement à toi. révéla Severus.
- C'est vrai que je suis très attaché aux valeurs traditionnelles chez les familles de sang-pur, mais j'ai appris à reconnaître mes erreurs. Surtout depuis que mon meilleur ami est un sang-mêlé et un brillant potionniste et que sa meilleure amie, qui est née-moldu, était la meilleure élève de sa promotion.
Severus eut un sourire ironique et dit :
- Ce que tu veux dire c'est que c'était la meilleure élève que Poudlard n'est jamais connu depuis un bon nombre d'années.
Lucius lui lança un regard noir ce qui ne fit que faire ricaner Severus.
- Ne m'oblige pas à revenir sur mes paroles, je pourrais très bien me trouver un autre meilleur ami.
- Ah oui ? Et qui ? Crabbe ? Lestrange ? Ah non attends Parkinson ?
Au fur et à mesure des noms annoncés, Lucius s'était enfoncé dans son fauteuil avec une grimace de dégoût.
- D'accord tu as gagné cette fois !
Severus eut un sourire en coin et avala une gorgée de sa boisson.
Ce que c'était agréable d'avoir le dessus lors d'une discussion avec Lucius Malfoy.
- Au fait ? se redressa Lucius. Tu fais quelque chose le 31 octobre ?
- Et bien, étant donné que c'est la période des vacances à Poudlard, je suppose que je surveillerais les gamins insolents.
Lucius ricana et expliqua :
- Narcissa et moi organisons une soirée au manoir et si tu n'es pas trop occupé avec tes gamins insolents, tu es le bienvenu.
- Je te donnerai ma réponse dans les prochains jours, en attendant de voir ce que Dumbledore a préparé pour les vacances.
Lucius hocha la tête et les deux hommes continuèrent à discuter jusqu'à ce que le dîner soit servi.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOo
Une sorcière, un fantôme et une princesse avancèrent dans la rue, éclairés par la pleine lune ils traversèrent la route pour sonner à la porte d'une maison.
- Des bonbons ou un mauvais sort ? s'écrièrent-ils.
La vieille femme qui leur avait ouvert, sourit et déposa des sucreries dans chacun des sacs des enfants.
Ils coururent en sautant de joie jusqu'à la prochaine maison.
- Quelle belle insouciance. sourit James en refermant le rideau du salon.
Lily ne dit rien mais se contenta de remuer le feu qui crépitait dans la cheminée.
James remarqua que quelque chose n'allait pas avec sa femme et s'avança pour l'enlacer.
- Qu'est-ce qui te tracasse ma belle ? lui demanda t-il.
- J'ai comme un mauvais pressentiment. avoua t-elle en se calant confortablement contre le torse de son époux. Tu es sûr qu'on a bien fait de changer de gardien du secret sans rien ne dire à personne ?
- On en a parlé des dizaines de fois avec Sirius et c'est ce qu'on a jugé de plus sûr.
- Mais pourquoi pas Rémus ? Comment vous pouvez ne serait-ce penser qu'il a quelque chose à voir avec Voldemort !
- Moi non plus je n'y crois pas une seule seconde, tout comme Sirius, mais…
James ne finit pas sa phrase et le silence se fit, seulement brisé par le crépitement des flammes.
Pendant ce temps-là, dans une forteresse au milieu des montagnes.
- Tu es sûr de toi ?
- Oui maître. trembla l'homme à genoux.
- Bien, parfait ! Tu seras récompensé comme il se doit Peter !
Lord Voldemort fit venir ses mangemorts à l'aide de la marque fraichement posée de son serviteur, tandis que celui-ci se cacha dans l'ombre tout de suite après.
Le mage noir observa ses rangs pendant un bon moment puis enfin parla :
- Préparez-vous à partir ! Ce soir vous allez attaquer le chemin de traverse. Faites autant de dégats que possible ! L'attaque commencera dans 30 minutes !
Des murmures excités parcoururent l'assistance jusqu'à ce que Voldemort reprenne la parole :
- Lucius reste ! Les autres allez-y !
Les mangemorts transplanèrent et la salle se retrouva quasiment vide.
- Bien. Mon très cher Lucius approche.
Le blond s'agenouilla devant le mage et attendit.
- Sais-tu où est passé Severus ?
Lucius releva la tête et répondit :
- Il m'a envoyé un courrier récemment me disant qu'il ne pourrait se libérer pour la réception qui a lieu en ce moment au manoir. Apparemment le vieux fou a encore eu une de ces stupides idées pour la fête d'Halloween.
Ce qui n'était pas faux puisque Dumbledore avait demandé à Severus d'être le responsable lors du bal déguisé organisé par Poudlard.
Voldemort eut un reniflement de dédain mais celui-ci se trouva vite remplacé par un sourire de satisfaction.
- Cela ne fait rien. Sa présence n'est pas requise pour l'attaque. Tout comme la tienne. Ton poste au ministère m'est trop précieux pour risquer de le perdre lors de l'attaque de ce soir, surtout que ce n'est qu'une diversion.
- Une diversion, maître ? ne put s'empêcher de demander Lucius.
Le blond s'attendait à recevoir la colère de son maître mais à sa plus grande surprise, Voldemort lui répondit :
- Oui, une diversion. Un de mes fidèles mangemorts m'a apporté l'information que je cherchais depuis plusieurs mois.
Le blond fronça les sourcils, ne trouvant pas ce que voulait dire le lord.
- Bien ! Retourne à ta réception Lucius.
L'aristocrate se releva et s'en alla à reculons jusqu'à sentir la barrière de transplanage picoter sa marque. Il se concentra sur sa destination et juste avant de partir, il aperçut un homme de petite taille, assez enrobé, venir s'agenouiller devant le lord.
Pourquoi cet homme ne m'est pas inconnu ? se dit Lucius en se changeant rapidement pour rejoindre la salle de réception ou des grandes pompes du ministère se trouvaient.
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Pendant que le chaos faisait rage sur le chemin de traverse, Voldemort avançait dans les rues de Godric's Hollow. Un sourire de pure satisfaction étirait ses lèvres tandis qu'il faisait éclater la porte d'entrée de la maison des Potter.
- Lily c'est lui ! Prends les enfants et sauve-toi ! cria James en tentant de retenir le mage noir.
La femme rousse se précipita à l'étage, une frayeur sans nom parcourant ses veines. Elle entra dans la chambre des enfants qui s'étaient mis à pleurer.
Soudain la porte de la chambre alla se fracasser contre le mur et Voldemort apparut dans l'embrasure.
Lily comprit que James était mort et qu'elle allait mourir elle-aussi. Alors elle supplia pour la vie de ses enfants.
- Pas mes enfants ! Je vous en supplie. Tuez-moi mais laissez-leur la vie sauve.
Des larmes de terreur souillaient son visage tandis que Voldemort brandissait sa baguette sur la femme, ne lui laissant aucune chance de survie.
Il prononça le plus impardonnable des Impardonnables et le corps sans vie de la rousse s'écrasa au pied du lord noir.
Il s'avança vers le premier berceau qui s'avérait être celui d'Harry et avec un sourire cruel répéta pour la troisième fois de la soirée le sort à la lumière verte.
Ce que Voldemort ne remarqua pas, c'est que la jeune sœur d'Harry assise dans l'autre lit, ne pleurait plus. Il s'en serait rendu compte, il aurait remarqué l'étrange pâleur de l'enfant tandis que le garçon sur lequel il lançait le sort éclatait de vigueur.
Et alors, le jeune garçon se retrouva entouré par un bouclier de couleur rose pâle qui fit rebondir le sort.
Voldemort se le prit de plein fouet et son corps se retrouva pulvérisé.
Le petit Harry hérita d'une cicatrice en forme d'éclair tandis que sa sœur dans l'autre lit s'évanouit sous le choc magique.
La moitié du toit de la chambre d'enfant fût détruit.
Dans le silence de la nuit, seul régnait les pleurs de celui-qui-a-survécu.
Pourtant, quelques minutes après, une gigantesque moto apparut dans le ciel.
Sirius se précipita à l'intérieur de la maison et trouva le corps sans vie de son meilleur ami dans le couloir. Entendant les cris, il monta à l'étage et eut un temps d'arrêt en voyant celui de Lily. Le cœur battant à tout rompre, il continua pourtant sa route jusqu'à prendre son filleul dans ses bras et de le serrer très fort. Il jeta un œil dans le lit de Rose et quand il vit le corps inanimé de l'enfant, il détourna la tête et s'empressa de ressortir de la maison.
Dans le jardin, il laissa enfin couler ses larmes tout en serrant Harry dans ses bras. C'est là qu'il entendit des bruits de pas et il se retourna vivement pour voir apparaître Hagrid.
Le demi-géant avançait très lentement comme si il n'arrivait pas à croire ce qu'il voyait. Ce qui était probablement le cas.
Quand il arriva près de Sirius, ils restèrent immobile un moment jusqu'à ce qu'Hagrid dise :
- Dumbledore avait raison. Tu as probablement reçut l'alerte lancé toi aussi.
Sirius hocha la tête. Il n'en revenait toujours pas.
- Dumbledore m'envoie chercher les enfants. avoua le demi-géant.
Sirius tourna la tête vers lui et demanda :
- Quoi ?
- Il souhaite les mettre en sécurité chez quelqu'un de leur famille.
- Je suis le parrain d'Harry ! C'est à moi de prendre soin de lui.
- Je suis désolé mais c'est là un ordre de Dumbledore.
Sirius reporta son regard vers la maison et après une dernière étreinte et un dernier baiser à son filleul, le tendit à Hagrid.
- Prends ma moto pour aller plus vite. lui proposa t-il.
- Où est-ce que tu vas ? l'interrogea Hagrid, faisait attention à ne pas serrer l'enfant trop fort.
- Régler des comptes. répondit simplement l'animagus.
Il s'éloigna de quelques pas puis fit face à Hagrid et dit :
- Il y a intérêt à ce que mon filleul soit bien traité. Il représente le dernier espoir des Potter.
Et après ses dernières paroles, il transplana.
Hagrid percuta le sens de la dernière phrase de Sirius et renifla bruyamment. Cependant il se dépêcha de monter sur la moto et de s'envoler vers le lieu de rendez-vous que lui avait donné Dumbledore. Il devrait voler une bonne partie de la journée du lendemain pour y parvenir mais Dumbledore avait confiance en lui.
Pendant ce temps-là à Poudlard, Severus venait de finir son dernier tour de garde et avait envoyé les derniers couche-tard dans leur dortoir. Il était tranquillement installé sur son fauteuil quand soudain il sentit des démangeaisons dans sa marque. Il releva sa manche et avec stupéfaction, la regarda pâlir. Elle finit par devenir rose pâle.
Ce fut au tour du visage de Severus de pâlir et il se redressa brusquement de son fauteuil avec un mauvais pressentiment. Il alla jusqu'à sa cheminée et après avoir lancé la poudre, prononça le nom de la demeure de sa meilleure amie.
Rien ne se passa.
Il décida alors d'aller voir de lui-même ce que signifiait tout ça.
Comme à son habitude il transplana au bout du chemin de terre qui menait jusqu'à la maison. Il courut pratiquement jusqu'à la bâtisse. En chemin il entendit un bruit de moteur et vit un objet passer au dessus de sa tête.
Mais il ne se posa pas plus de question quand il arriva en vue de Godric's Hollow.
Une boule dans le gorge, il se précipita à l'intérieur. Il faillit trébucher sur le corps de Potter et en détournant les yeux, il grimpa à l'étage.
Il arriva en vue de la chambre d'enfant et c'est en tremblant qu'il passa le seuil.
Et il s'effondra en voyant le corps raide de sa meilleure amie. Il tomba à genoux à ses côtés et la prit dans ses bras. Des larmes silencieuses coulaient sur son visage tandis qu'il serrait celle qu'il avait considéré comme sa sœur.
Comment cela est-il possible ?
C'était la question qui passait en boucle dans sa tête.
Il était tellement perdu dans ses pensées et dans sa tristesse, qu'il faillit ne pas entendre le petit bruit venant de l'autre côté de la chambre.
Reposant délicatement le corps de la jeune femme à terre, Severus se leva et vit que sa filleule était en vie. Elle était assez pâle mais ne semblait pas souffrir.
Quand la petite ouvrit ses yeux, Severus sentit ses larmes recommencer à couler
Quand elle lui tendit ses bras, Severus la prit automatiquement dans les siens.
Elle se cala confortablement contre son torse et se rendormit.
Severus la serra un peu plus et s'apprêta à retourner prêt de sa meilleure amie quand il entendit des bruits de transplanage.
Les voix lui firent comprendre qu'il avait à faire aux aurors.
Avec un dernier regard en direction du corps de sa meilleure amie, il transplana jusqu'à son manoir, sa filleule bien caler au creux des bras.
Il arriva dans son salon et installa sa filleule sur le canapé en l'entourant de coussin. Une fois qu'il fût sûr qu'elle ne pourrait pas tomber, il se pencha dans sa cheminée et appela son directeur. Mais comme la dernière fois, rien ne se passa. Severus ne pouvait pas se permettre de partir à sa recherche. Il décida alors d'envoyer son patronus. A sa plus grande stupéfaction, celui-ci prit la forme d'une biche.
Les yeux de Severus se firent brillant, mais il donna son message et envoya la biche argentée à Dumbledore.
A peine cela fut-il fait, que Rose se mit à pleurer bruyamment. Severus la prit dans ses bras et la berça. Il voulut la reposer sur le sofa mais l'enfant cria et s'accrocha avec ses petits poings à sa robe.
En soupirant, l'homme s'assit avec l'enfant et continua de la bercer. Mais à chaque fois qu'il essayait de la reposer, elle se réveillait automatiquement et commençait à pleurer.
Quelques heures plus tard, un Dumbledore fatigué arriva par la cheminée.
Severus se leva pour l'accueillir.
Quand le vieil homme vit l'enfant dans les bras de son professeur, un soulagement envahit son être.
- Severus, vous disiez vouloir me voir au plus vite. Je suppose que c'est pour cette jeune demoiselle ?
- Ainsi que pour plus d'informations ? Que s'est-il passé ? Je vous ai envoyé mon patronus il y a plus de deux heures ! s'exclama l'homme.
- J'ai été occupé après l'attaque de Godric's Hollow. C'est une tragédie affreuse.
En disant cela, Albus s'assit dans un fauteuil et Severus retourna sur le sofa.
- Comment cela a-t-il pu se produire ? s'étonna Severus.
- C'est aussi la question que je me pose Severus. Mais le fait est que Sirius était le gardien du secret des Potter et qu'il a été arrêté voilà plus d'une heure.
Severus resta coit durant quelques secondes avant de se reprendre et de dire :
- Vous savez aussi bien que moi que Black est incapable de trahir les Potter ! Il aurait préféré mourir que de donner leur adresse !
- Mais les faits sont là ! Il a été arrêté sur les lieux des meurtres de treize moldus et de Peter Pettigrew, duquel il ne reste plus qu'un doigt. soupira Albus.
- Pettigrew ? Que faisait-il avec Pettigrew ? demanda Severus.
- Les aurors ne lui ont laissé aucune chance. Il a été stupéfié et emmené directement à Azkaban. J'ai essayé de lui obtenir un procès sous véritasérum mais Barty se fie à ce qu'il voit. Et hélas, toutes les preuves sont contre Sirius. C'est ce qui m'a retenu aussi longtemps.
Severus ne savait plus quoi penser. Il se disait que c'était impossible que Black ait dénoncé ses meilleurs amis. Pas le franc et loyal Gryffondor qu'il avait connu et détesté.
- Et que s'est-il passé dans la maison ? demanda doucement Severus, les yeux sur l'enfant qui suçait son pouce.
- Je ne peux que faire des hypothèses mais la plus probable reste celle que Voldemort a envoyé ses mangemorts sur le chemin de traverse pour faire diversions pendant qu'il se rendait chez les Potter. James aurait tenté de le retenir pendant que Lily partirait avec les enfants mais il n'a pas tenu assez longtemps. Voldemort a rejoint notre amie là-haut et Lily a donné sa vie pour sauver celle de ses enfants.
- Comment ça ? demanda Severus, une boule dans la gorge qu'il tentait de camoufler.
- Voldemort a tenté de s'en prendre au jeune Harry mais le sortilège a été repoussé et cela a causé sa défaite.
- C'est impossible ! Comment un bébé a-t-il pu survivre à un sort aussi puissant ? s'étonna l'espion.
- Grâce au sacrifice de sa mère.
- Au… ? Severus fronça les sourcils de confusion.
- Ce n'est qu'une supposition dû à mes anciennes lectures, mais tel que nous connaissons Lily, elle n'aurait pas laissé ses enfants se faire tuer, elle aurait tenté le tout pour le tout pour les protéger.
- Elle n'a pas tenté de s'échapper…murmura Severus. Elle a prié pour la vie de ses enfants. C'est bien quelque chose qu'elle ferait.
Dumbledore hocha la tête et continua :
- De ce fait, sans même le savoir, elle a invoqué un ancien rituel de protection sur son sacrifice par amour. Comme Voldemort ne connaît pas ce sentiment, la force destructrice l'a fait disparaître.
- Pour toujours ? demanda Severus.
- Hélas je n'en suis pas sur. Mais je sais qu'il ne reviendra pas de si tôt.
Les deux hommes se firent silencieux, réfléchissant à ce qu'il allait se passer pour le monde sorcier maintenant.
- Qu'est-il devenu d'Harry ? demanda Severus.
- Quand l'alerte s'est déclenchée, j'étais au ministère pour discuter du bilan de l'attaque au chemin de Traverse. Je me suis rendu immédiatement à mon bureau mais mon horloge reliée à la maison des Potter m'indiquait qu'il était trop tard. Seules les aiguilles d'Harry et Rose étaient sur la bonne place. J'ai alors envoyé Hagrid pour récupérer les enfants.
- Mais comment étiez-vous sûr de la mort du Seigneur des Ténèbres ? interroga Severus.
- Mon strutoscope avait arrêté de s'agiter. répondit Albus. J'ai alors compris que la prophétie venait de se réaliser.
Severus resserra son étreinte sur l'enfant en fermant ses yeux.
- Severus…l'appela Dumbledore.
- Non, et vous ne pouvez rien y faire. Je suis le seul responsable de ceci.
Albus ne répondit rien à cela et se contenta de répondre à la question au sujet d'Harry :
- J'ai décidé d'envoyer Harry chez la sœur de Lily.
Severus ouvrit les yeux en grand et s'écria :
- Vous ne pouvez pas faire ça ! Cette femme détestait Lily !
- Mais elle s'occupera d'un enfant orphelin qui est de sa propre famille. Je lui expliquerai tous les détails dans une lettre et elle comprendra.
- Je peux très bien m'occuper des deux enfants. tenta Severus.
- Je le sais bien. déclara Dumbledore. Mais Harry a besoin d'aller chez sa tante.
- Pourquoi ? demanda l'espion, suspicieux.
- Parce qu'elle est de la même famille que Lily.
Severus fronça les sourcils et finit par comprendre :
- A cause de la protection de Lily. Elles ont le même sang, donc Harry sera protégé en restant là-bas.
Albus hocha la tête.
- Mais je ne pensais pas trouver la jeune Rose avec vous Severus. Que s'est-il passé ?
L'homme montra sa marque au directeur et expliqua ce qu'il s'en est suivi.
- Mais quelque chose d'étrange se passe avec elle. avoua Severus.
- Comment ça ?
- Elle pleure aussitôt que je fais mine de la poser.
Comme pour prouver ses dires, il se leva et tenta de poser l'enfant sur le sofa.
La jeune Rose se mit aussitôt à pleurer bruyamment et accrocha la robe de Severus fortement. Elle se calma aussi vite quand elle se retrouva à nouveau contre le torse de son parrain.
- En effet cela est étrange. Mais ce qui m'étonne le plus Severus, c'est que vous n'avez pas remarqué le changement chez cette enfant.
- Quel changement ? demanda Severus en fixant plus attentivement la petite rouquine.
- Cette enfant est dépourvue de magie. avoua soudain Dumbledore.
- Quoi ?
- Je l'ai compris en la voyant pleurer. Une colère aussi grande entraîne toujours une projection involontaire de magie. Et ici, même pas la moindre étincelle.
Dumbledore se tut, laissant le temps à son professeur d'assimiler les faits.
- Comment cela est-il possible ? finit par demander Severus. Et qu'est-ce que cela a à voir avec le fait qu'elle ne veuille plus me lâcher ?
- Je n'ai pas la réponse. Mais je connais quelqu'un qui pourrait nous éclairer sur le sujet. révéla le vieil homme.
Quelques minutes après, un Lucius Malfoy avec une tenue classique, signe que sa réception était terminée, apparu par la cheminée.
- Pourquoi m'as-tu appelé à une heure aussi tardive Severus ? demanda l'homme blond.
Son regard se posa sur la petite fille puis retourna sur Severus avec une interrogation perceptible.
- Lucius, commença Dumbledore. Vous avez sûrement appris la terrible nouvelle ?
- Je ne qualifierais pas de mauvaise la disparition du Seigneur des Ténèbres mais en quoi puis-je vous aider ?
- Il a attaqué les Potter cette nuit. avoua directement Severus.
Lucius pâlit.
- Comment ça ?
- Apparemment Black aurait trahi !
- Black ? Trahi ? Ridicule ! Qu'est-ce qu'il vous fait penser ça ?
- Il était le gardien du secret. continua Severus.
Dumbledore assistait à l'échange sans intervenir. Il sentait que quelque chose d'important était sur le point d'être dit et ne voulait pas risquer de troubler le moment.
- Potter et Lily sont morts.
Lucius prit place sur le sofa et Severus s'assit à ses côtés. Le blond finit par demander :
- Comment te sens-tu ?
- J'encaisse le choc. Car j'ai maintenant une nouvelle responsabilité.
En disant cela, il désigna Rose du regard.
- Et l'autre ? demanda Lucius.
- En sécurité. répondit simplement Severus.
- Et où se trouve Black ?
- A Azkaban.
- Il se serait fait prendre aussi facilement ? s'étonna Lucius.
- Après avoir tué des moldus et Pettigrew.
- Pettigrew ? demanda Lucius en fronçant les sourcils.
- Le quatrième de la bande qu'il formait avec Potter et Lupin.
- Un homme petit, plutôt enrobé ? se renseigna Lucius.
- C'est ça.
Severus vit son ami ouvrir grand les yeux et dire :
- Je me disais que je connaissais cet homme !
- Que voulez-vous dire Lucius ? s'immisça enfin le directeur.
- Après avoir convoqué ses mangemorts, une demi-heure avant l'attaque sur le chemin de Traverse, au moment de retourné chez moi, j'ai vu cet homme sortir de l'ombre et venir s'agenouiller devant le lord.
- Et tu penses que c'était Pettigrew ? s'étonna Severus.
- Savez-vous ce que signifie cette information Lucius ? demanda Dumbledore.
- Que Pettigrew est un mangemort ? tenta l'homme blond.
- Que c'est lui le traître oui ! s'exclama Severus, faisant sursauter la petite qui se mit à pleurer.
Il l'a berça doucement et elle se calma.
- Il faut aller l'annoncer à Croupton ! déclara l'espion.
- Je suis navré de vous annoncer ça mais même si c'est exact et après tout ce que vous m'avez dit, il y a plus de preuves qui prouvent la culpabilité de Black que celle de Pettigrew. annonça Lucius.
- Et avec sa mort, nous n'avons plus aucune chance de faire libérer Sirius.
Les trois hommes firent silence à la remarque de Dumbledore. Puis finalement, ce fut Severus qui réouvrit la discussion quant à la présence du blond chez lui.
Lucius acquiesça et retourna dans son manoir pour récupérer tous les livres traitant des rituels de protection et de magie ancienne.
Il s'avéra que la plus part d'entre eux était connu de Dumbledore, ce qui facilita énormément leurs recherches.
Finalement, après une heure de lecture intensive, ce fut le directeur qui trouva la réponse.
- Je suis navré d'avoir à annoncer ça, commença Albus, mais la nouvelle est pire que ce à quoi je m'attendais.
- Parlez Albus ! s'impatienta Severus.
- Lors de l'attaque sur Harry, la magie de Rose s'est transférée à son frère pour le protéger.
- Comment s'est possible ? interrogea Severus.
Ce fut Lucius qui répondit :
- Les jumeaux partagent à lien très fort. Leur magie réagit l'une à l'autre. Donc celle de son frère a dû être perturbée à un niveau élevé et elle a fait appel à celle de sa sœur.
- Et il y a une manière d'inverser le processus ? demanda Severus.
- Pas tant que la magie d'Harry se sentira menacée. avoua Albus.
- Ce qui veut dire ?
- Que Voldemort n'est pas mort et qu'il faudra attendre sa totale destruction avant que la magie ne revienne dans le corps de cette enfant. révéla le vieil homme.
- Alors pour le moment…commença Severus.
- Pour le moment, répéta Dumbledore. Cette petite fille est aussi démunie qu'une moldue niveau magie.
Dumbledore regarda Rose et rajouta :
- C'est aussi pour ça qu'elle s'accroche à vous comme ça. Son corps réagit à votre magie. Pour le moment c'est plutôt une bonne chose puisque cela prouve que même si elle n'a plus de magie, elle reste une sorcière. Donc elle devra être élevée comme une sorcière jusqu'au moment où sa magie refera surface.
Severus fixa les yeux verts de sa filleule et murmura :
- Mais en attendant ce jour, elle sera considérée comme une cracmole aux yeux de tous.
Dumbledore acquiesça.
à suivre...
Alors ? Qu'en avez-vous pensé ?
C'est ma première fic à chapitres où Lucius ne joue pas le rôle du grand méchant de service...Ce que je l'aime mon Lucius ! XD
Je vous dis à dans deux semaines !
Bizzz
