Coucou tout le monde, me voilà pour mon second chapitre! Je remercie mes revieweuses, celles qui m'ont mis en story alert et mes lectrices. J'espère que ce chapitre vous plaira.

Bonne lecture!

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Sirius avait prit sa décision concernant Callista et Remus. Il ne parlerait pas à se dernier de sa collègue. Il avait en effet reçu rapidement les réponses de Peter et de James aux lettres qu'il leur avait envoyé. Et pour se conforter dans son choix, il les relit une fois de plus.

Patmol,

Comme toi j'aurai préféré que sa disparition soit éternelle, et je te plains de devoir à présent supporter cette fille que nous avons tant maudis pendant toutes ces années. Reste tout de même sérieux, c'est une collègue et en plus tu dois lui donner des cours. (Hum... tu devineras que cette phrase est celle de ma chère et tendre) Par contre si tu en as besoin je peux te donner des exemples de farces pas trop méchantes que nous avons utilisé sur les Serpentards à Poudlard.

Je suis d'avis que tu n'en parles pas à Remus, ca remuerait le couteau dans la plaie et serait inutile. Que veux-tu qu'il fasse de cette information à part la ruminer tout en se remémorant le passé?

Ton bon vieux Cornedrue,

PS: Reserve ton samedi pour l'anniversaire de Lily dans trois semaines, je compte organiser quelque chose. Je te préviens d'ici là.

Sirius reposa la lettre de James sur le bureau et ce fut donc la suivante qui fut accessible à son regard.

Sirius,

Ne lui en parle pas, il l'a enfin oublié alors laissons le vivre heureux sans gâcher les efforts que nous avons fait et qu'il a fait aussi. Constate qu'il ne l'a plus évoqué depuis un bon moment, et prend ta décision.

Peter.

Son choix était donc le bon, il était approuvé par ceux de ses deux autres meilleurs amis et apparemment par Lily aussi. De plus ce n'était pas comme s'il mentait à Remus. Après tout un mensonge par omission fait dans l'intérêt de la personne concernée n'est pas un mensonge... enfin pas d'après lui, et puis ca servait à quoi d'être un Maraudeur si on ne pouvait pas utiliser le droit de mentir à un ami pour le préserver! Non il n'avait pas à se sentir coupable de faire des secrets à Moony.

Comme il le faisait souvent, Sirius envoya une lettre à Remus. En effet les Maraudeurs étaient restés unis malgré leurs différents emploi du temps, leurs différentes responsabilités, et avait donc une correspondance suivie ainsi que de nombreux rendez vous les week-end. Inséparables ils avaient été à Poudlard, inséparables ils étaient dans la vie adulte. La durée de leur amitié en démontrait la force, et détrompait les médisants qui leur prédisaient la séparation dès leurs sept années d'école ensemble terminées. Dans cette lettre il y racontait ses retrouvailles avec leurs anciens professeurs qui n'avaient pas changés, ses retrouvailles avec le château qu'ils connaissaient plus que n'importe quel élève avant eux. Il confiait aussi qu'il s'était toutefois senti nostalgique la veille, de voir d'autres jeunes assis à leur table, de savoir que d'autre dormaient dans leur ancien dortoir et que pour cette école ils n'étaient plus rien, plus le groupe d'ami le plus populaire. En se trainant dans les couloirs il avait retrouvé certains souvenirs, repensé à certains de leurs grands moments. Il y décrivit l'intérieur de son appartement de professeur et lui révéla que de là où il était on pouvait voir le saule cogneur, un des symboles de leur amitié. Il regretta de ne pas pouvoir conclure sur l'idée de tous les inviter au château un de ces quatre, tout cela parce qu'il avait peur que Remus ne rencontre Callista. Enfin qui savait, peut-être qu'elle libérerait la place pour les vacances et qu'il pourrait en profiter pour réunir les Maraudeurs à ce moment là.

Puis Sirius se leva car l'heure de son premier cours approchait et qu'il valait mieux ne pas arriver en retard s'il voulait que par la suite ses élèves respectent la règle de la ponctualité. En passant dans les couloirs, il surprit la conversation de deux jeunes filles de Serdaigle.

-Lalie, tu es ma meilleure amie mais je t'interdis de recommencer à vouloir me caser à tout prix! Je n'ai aucune envie de finir avec un de ses mecs prétentieux et idiots. Ce sont tous les mêmes sauf que certains sont plus habiles pour cacher leurs défauts que les autres et que certains sont plus plaisants à regarder.

Sirius se mit à rire, cette jeune fille lui en rappelait fortement une autre. Une autre qui pendant des années avait été surnommée Lily la sauvage et qui pourtant était aujourd'hui enceinte de trois mois de l'homme qu'elle disait auparavant être le pire représentant de l'espèce masculine. Malgré toutes les gifles qu'elle lui avait assenée et les colères dans lesquelles elle s'était mise, elle avait finalement fini par céder aux avances du capitaine de Quiddich, pour la plus grande joie de James. Dire qu'à présent ils étaient le couple le plus mignon qu'il n'avait jamais vu! Cela prouvait bien que les Maraudeurs pouvaient remporter toutes les victoires et que James était un dompteur incomparable!

Grâce à son ouïe développée par son statut d'animagus, il entendit la jeune fille murmurer à l'oreille de sa meilleure amie tout en regardant dans sa direction qu'apparemment même avec l'âge ca ne s'arrangeait pas. Ainsi visé il ne put s'empêcher de penser que s'il avait encore été étudiant il l'aurait séduite pour qu'elle soit à ses pieds et ne disent plus aucun mal de lui, mais qu'elle l'idole plutôt... comme toutes les autres filles du château à l'époque. De plus la demoiselle avait son charme, ca ne lui aurait donc pas déplu. De longs cheveux noirs et lisses encadraient un joli visage maquillé de noir. La demoiselle semblait être ce que les moldus nommaient une gothique. Sirius n'avait jamais bien comprit ce que cela signifiait mais savait les reconnaitre par leurs tenues. Enfin, il n'était pas dit que la jeune fille ne faisait pas que copier ce qui devenait petit à petit une mode.

Mais de toute façon, il fallait qu'il soit plus sérieux maintenant comme Remus et Lily lui avait fait comprendre: un professeur ne doit pas séduire son élève. Et il devait reconnaître que c'était un bon conseil, même s'il aurait bien aimé prendre sa revanche sur elle... Il laisserait ce privilège à un autre garçon, car il était certain qu'elle tomberait amoureuse un jour... c'est tellement sentimental une fille!

C'était ca pour lui la différence entre filles et garçons... les filles courent après l'amour alors que les garçons n'y croient même pas. Il arrivait que certains le trouvent et en sois heureux, mais d'autres comme lui pouvait très bien s'en passer. Alors que toutes les filles tombaient au moins une fois dans leur vie amoureuse.

Alors qu'il arrivait devant la salle, il réalisa qu'il avait affaire à des premières années, encore ébahi devant les escaliers mobiles. Il se dit qu'il pouvait pour cette première heure, leur en mettre plein la vue en leur faisant une démonstration de tous les sorts qu'ils étudieraient cette année, ca les motiverait pour l'apprentissage du premier sort qui était assez compliqué puisqu'il était le premier. Il y avait la manipulation de la baguette à maîtriser... la peur de la première fois à affronter. Mais il serait là pour les aider, après tout, c'était son travail de prof, et comme il n'était pas encore aigri par des années de métier, il avait l'intention d'être agréable à ses élèves.

***

Ca y était, son premier cours était passé! Et elle était assez fière d'elle, elle s'en était plutôt bien sorti. Elle avait enseigné à un groupe d'une dizaine de premières années les règles du rugby, parce que dans le monde moldu c'était le moment d'un événement important concernant ce sport, les matchs pour savoir qui était la meilleure équipe du monde commençaient. Lorsqu'ils avaient demandés si ce n'était pas trop brutal, elle leur avait répondu que ca ne l'était pas plus que le Quiddich où les batteurs envoyaient des cognards sur leurs adversaires. Callista n'aimait pas trop ces deux sports, mais appréciait l'ambiance dans les tribunes... ce n'était pas la violence qui la choquait, c'était juste que le sport en général ne la passionnait pas et que de toute façon elle n'avait jamais eu vraiment le temps jusqu'ici de se rendre à des manifestations sportives.

Elle avait enchaîné avec des septièmes années auxquels elle avait commencé à expliquer les matières dispensées dans les écoles moldues ainsi que le système scolaire en général. Apparemment ils avaient trouvé cela intéressant et s'étaient exclamés qu'ils auraient bien aimé suivre ces cours. Elle avait alors prit la décision de leur fournir les bases dans ses matières ci car après tout, il était normal qu'ils s'intéressent à ces matières étrangères à leurs yeux, des matières qui semblaient un peu exotiques et donc intéressantes. Elle ne tarderait cependant pas trop là-dessus car le but recherché n'était pas de les dégouter des enseignements moldus. Et elle savait qu'une fois que ces cours auraient perdu de leur mystère ils deviendraient vite une corvée harassante, comme tout sujet d'ailleurs. C'est pour cela qu'elle appréciait le fait de pouvoir leur enseigner ce dont elle avait envie. Le sujet de l'examen de fin d'année était différent selon chaque école et donc elle pouvait personnaliser son programme pour leur apprendre ce qu'elle jugeait utile et intéressant. En même temps elle trouvait cela normal qu'une option divertisse les courageux élèves, ils avaient été bien inspirés de choisir cette matière et elle ne voulait pas que ce soit source de regrets pour eux.

Alors qu'elle rangeait ses affaires et s'apprêtait à sortir de la salle, trois coups se firent entendre contre la porte.

-Entrez.

Une jeune fille qui lui était étrangère pénétra dans la pièce et referma derrière elle.

-Bonjour professeur.

-Bonjour Miss. Que puis-je pour vous?

-Et bien... je me demandai si vous seriez d'accord pour m'accorder une faveur... Disons que l'étude des moldus m'intéresse beaucoup mais que mes parents seraient indignés s'ils le savaient. Il ne sont pas anti-moldus comme certains, non, c'est juste qu'ils sont plutôt vieux jeu... Jusqu'à cette année le professeur qui enseignait cette matière me photocopiait ses cours pour que je puisse me cultiver autrement que par les livres et je me demandais si vous seriez d'accord pour en faire autant. Je comprendrais bien évidemment que vous ne vouliez pas.

Callista souri, décidément les Serdaigles méritaient leur réputation. On lui avait dit qu'ils étaient studieux et avaient le goût du savoir mais elle n'avait pas imaginé que ce soit au point de vouloir prendre des cours en secret. Par contre elle ne pouvait s'empêcher d'avoir comme un sentiment amer en pensant aux anti-moldus et aux « vieux jeu », elle ne pouvait pas s'immiscer comme ca dans la vie de cette élève mais elle espérait que sa famille ne soit pas trop sévère ni trop extrémiste dans cette idée qu'elle avait toujours trouvé idiote.

-Il n'y a pas de soucis... si vous voulez je peux même vous donner des cours sur un sujet de votre choix... Aider les autres n'est pas une corvée pour moi, et parler des moldus n'est pas non plus un fardeau. A partir du moment où vous êtes motivée il n'y a aucun souci de mon côté.

Oui d'accord, elle était peut-être trop gentille. Après tout elle n'était sensé dispenser que quinze heures de cours dans la semaine, et les heures supplémentaires n'étaient certainement pas prévues au programme mais après tout, où était le problème? Elle avait vraiment envie d'aider cette jeune fille. De plus ca lui faisait plaisir de voir qu'une adolescente s'intéresse aux moldus alors que ses parents étaient plutôt contre, cela prouvait que la jeunesse était capable d'avoir ses propres opinions. C'était important d'encourager l'élève qui lui demander son aide dans cette voie sans pour autant lui causer de problème.

-Oh, ce serait vraiment bien! Je ne vous en demandais pas tant!

-Je vous assure que ca ne me dérange pas.

La jeune fille sorti son emploi du temps et le dupliqua à l'aide d'un sort.

-Merci... je vais y réfléchir et vous contacte par hiboux pour vous proposer une plage horaire d'accord? Ainsi personne ne remarquera rien.

-Tout à fait... merci beaucoup. Et bien au revoir.

La fille s'apprêtait déjà à s'en aller lorsque Callista l'interpella.

-Attendez! A quel nom dois-je envoyer mon courrier?

-Estelle Eagle.

-Bien Miss... et bien à bientôt dans ce cas!

Estelle Eagle s'en alla alors sans rajouter un mot et à pas rapides. Callista comprit que la jeune fille ne voulait pas être vu sortant de cette salle. Tout en pensant à cela elle finit de ranger ses affaires dans lesquelles elle glissa l'emploi du temps de l'étudiante de septième année puis sortit à son tour. Elle avait terminé ses trois heures de la journée. Ca avait été court. Seulement c'était à présent à son tour d'apprendre et ce, jusqu'à la pause du déjeuner et donc pendant deux heures.

Malheureusement il ne s'agissait pas de n'importe quel cours, mais du cours de sortilèges. Et elle savait parfaitement qui enseignait cette matière: Sirius.

Il lui faudrait du courage elle le savait, elle devinait qu'il n'avait aucunement l'intension de se montrer agréable avec elle même si logiquement un professeur agissait toujours de façon à séparer questions de vie professionnelle et de vie privée. Elle se devait donc d'être performante si elle voulait éviter les remarques qui seraient déjà assez nombreuses même si elle ne faisait pas la cruche. En attendant il fallait aussi qu'elle se débrouille pour avoir une adresse où joindre Remus. Il était évident que Sirius en avait une, il fallait qu'elle arrive à l'obtenir.

En effet, elle qui avait toujours regretté de ne plus pouvoir lui donner de nouvelles alors maintenant qu'elle en était en mesure, elle ne voulait pas se laisser décourager par un ami gênant. Il fallait qu'elle s'explique, que Remus sache la vérité. Elle ne voulait pas que les délicieux moments qu'ils avaient vécus ensemble ne soient ternis par de la rancœur. De plus il avait le droit de savoir pourquoi il avait souffert, d'en connaître les raisons. Elle espérait qu'il comprendrait, qu'il la croirait. Et dans ses espoirs les plus fous, figuraient ceux qu'il lui pardonne et décide de leur donner une nouvelle chance même si le Remus d'autrefois avait grandit tout comme elle l'avait fait et qu'ils ne s'entendraient peut-être plus si bien.

Elle se dirigea donc vers la salle où avait lieu son cours avec détermination. Elle était sûr d'elle. D'un geste qui était une habitude chez elle, elle vérifia avant d'entrer que le col roulé de son pull était bien mis et rejeta ses cheveux en arrière. Puis elle ouvrit la porte. Il était là, assis sur son bureau et l'attendait. Il n'avait pas le sourire qu'elle lui avait vu au début du repas deux jours avant mais une expression dur qui ne le quittait pas depuis lorsqu'il la regardait. Elle referma la porte derrière elle et posa ses affaires sur une chaise à côté de celle où elle s'installa.

-Bien... puisque tu es enfin arrivée on va pouvoir commencer.

-J'ai cours avant, et comme on ne peut transplaner dans Poudlard et surtout que je ne sais pas le faire je ne vois pas comment je pourrais arriver plus vite.

-C'est vrai, mais si on perdait moins de temps avec tes remarques inutiles on irait peut-être plus vite.

Voilà, elle avait eu raison de penser que ce cours serait des plus désagréables. Elle espérait du moins qu'il n'était pas comme ca avec les enfants...

Heureusement, ils ne recommencèrent pas à se disputer une seule fois au cours des deux heures qui suivirent. Il se contenta de lui lire la liste des sorts que Dumbledore estimait essentiels à connaître et lui expliqua quels en étaient les conséquences et les formules. Bref un cours théorique mortellement ennuyeux et qu'il ne faisait rien pour égayer au contraire, elle le soupçonnait de prendre un malin plaisir à faire le pire cours possible. Quand enfin, la sonnerie marqua la fin des deux heures, elle se dit qu'elle devait se lancer de suite pour obtenir l'adresse de Remus car Sirius n'allait pas tarder à quitter la salle en courant à moitié et en prenant soin de s'installer à table entre deux professeurs pour qu'elle ne puisse pas s'installer à côté de lui.

-Mr Black, j'ai une requête à formuler. Je voudrais que vous me donniez une adresse où joindre Remus.

-Ca ne relève pas de mes fonctions.

-Vous devez me la donner!!!

-Pourquoi faire! Si vous vouliez tant lui parler, vous auriez pu le faire avant de lui dire de cesser de vous contacter.

-Cette histoire ne vous regarde pas, c'est à lui et moi de régler la chose.

-Ah oui, ca ne me regarde pas? Figurez vous que tout ce qui touche les gens auxquels je tiens me concerne. Je ne serais pas la cause du malheur de Remus, et vous n'en serez pas cause non plus parce que je vous empêcherai de l'être.

-Qui a parlé de malheur! Remus était mon ami comme il est le votre... je veux juste m'expliquer.

-Il n'y a rien à expliquer, vous l'avez laissé tomber comme une vielle chaussette, quoi que même une chaussette a plus d'importance puisqu'elle peut permettre à un elfe de maison d'être libre. Depuis il vous a oublié... la vie continue, et la notre a continué joyeusement et sans vous ni la mention de votre prénom... alors foutez moi la paix.

Sirius était déjà engagé dans le couloir, et Callista le suivait avec difficulté, il était bien plus rapide qu'elle. Lorsqu'il fut éloigné de quelques mètres, elle abandonna, le château était trop grand pour qu'elle le poursuive à ce rythme tout en hurlant. Elle s'appuya contre un mur quelques instants pour reprendre son souffle. Il faudrait vraiment qu'elle améliore ses performances sportives si elle voulait un jour pouvoir avoir une conversation avec cet homme. En attendant, elle n'avait toujours pas l'adresse de Remus, et il faudrait pourtant bien qu'elle réussisse à se la procurer un jour...