CHAPITRE 2: CADEAUX DE FIANÇAILLES
Après avoir déposé la petite Rebecca à l'entrée du château, Atem, Seto et Mahad, traversèrent la foule, qui acclamait son bonheur de voir leur jeune Roi de retour. Ils saluèrent le peuple avant de se rendre dans les écuries pour ensuite aller retrouver leurs compagnes tant aimées.
Pendant ce temps, Heba arrivait part l'une des entrées arrière du château, descendit de cheval, enleva son casque et se dirigea vers les gouvernantes qui l'attendaient pour l'aider à retirer son armure. À peine Heba eue-t-elle le temps de souffler une minute qu'une autre de ses gouvernantes arriva vers elle en courant complètement paniqué :
« Vite Votre Altesse, dépêcher vous ! Le Roi Atem vient de rentrer !
- Ont-ils retrouvés mon grand-père ?
- Hélas non, et c'est bien ce qui rend sa Majesté Atem si malheureux. Sérieusement Heba, est-ce qu'un jour vous allez-vous décider à abandonner votre chasse aux bandits et hors-la-loi ?
- Et qu'est-ce que tu veux que je fasse ? Très franchement, tu me vois en train de coudre toute la journée ou de faire la cuisine ? Tu vois, Atem lui au moins, il me connaît bien. Il sait parfaitement ce qui me plaît.
- C'est fou à quel point, vous pouvez être têtu… Quand est-ce que vous finirez par devenir…
- Une Femme ? Eh bien, peut-être, lorsque tu auras décidé de ne plus me traiter comme une gamine. »
Dans l'une des salles de réception du château, les serviteurs était en train de rassembler dans un coin de la pièce les cadeaux reçus des divers royaumes, pour les futurs époux. Kisara, faisait le tour l'ensemble des merveilleux présents juxtaposés dans la pièce. Elle s'extasiait devant chaque joyau, objets d'art et malles remplit de tissus précieux. Certes, pour son mariage avec Seto, elle avait reçu également de nombreux cadeaux, mais pas autant. Toutefois, elle savait que le mariage d'Heba et Atem était le plus attendu du pays, par rapport au sien ou à celui d'Isis et Mahad. En se retournant pour retourner auprès de son aînée, elle fut attirée par un somptueux coffret noir parsemé de gravure en argent, celui-ci était entre ouvert.
« Qu'est-ce qu'il peut bien y avoir là-dedans ? C'est dingue d'être aussi curieuse. »
Justement, comme pour répondre à sa curiosité, le coffret termina de s'ouvrir, révélant une statuette en or Macif représentant un hibou. L'oiseau était orné de deux grands germes Onyx représentant ses yeux.
« Oh, ça, alors, c'est une vraie merveille ! Ça doit valoir une fortune un objet pareil…
- Kisara ?
- Oui ?
- Veux-tu bien revenir à ta broderie s'il te plaît ?
- Ohhhh… D'accord Isis, j'arrive. »
La princesse aux cheveux blancs, revint s'asseoir à côté de sa sœur, avec une moue boudeuse. Elle en avait assez de broder, cela faisait déjà plusieurs jours qu'elles passaient plusieurs heures à se consacrer à cette broderie. De plus, Kisara en avait assez de se piquer sans arrêt avec son aiguille.
« Aller Kisara, dépêche-toi, sinon il n'y a aucune chance que cette robe soit terminée à temps pour le mariage.
- Oui, et bien pour ça, il faudrait déjà qu'Heba soit plus souvent au château. Cela me surprend que tu ne dises rien à ce sujet.
- Tu sais bien que ça ne servirait à rien de la réprimander. Tu la connais, à peine elle entend l'appel d'un garde, qu'elle est déjà à cheval.
- Qui est déjà à cheval ? »
Heba, fit son entrée dans la pièce pour rejoindre ses sœurs. Depuis son arrivée au château, elle avait pris le temps de se changer, de se maquiller et de se coiffer pour le retour de son bien-aimé. Elle s'assied près de Kisara avec un sourire moqueur.
« J'ai l'impression, que vous étiez encore en train de dire du mal de moi n'est-ce pas ? »
Isis et Kisara se contentèrent de ricaner, face à leur petite sœur. Elles entendirent soudain les portes de la salle s'ouvrir derrière elles. Atem, Seto, et Mahad entrèrent dans la pièce dans un silence presque cérémonieux. Isis et Kisara se levèrent pour aller embrasser leurs époux, laissant clairement apparaître leurs ventres bien arrondis par les bébés qui grandissaient en chacune d'elles. De délicats baisers, de tendres étreintes ainsi que doux mots d'amour, furent échangé entre les deux couples à nouveau réunis.
Atem, se dirigeait à son tour vers la femme qu'il aime. Il plongea un instant son regard dans les sublimes prunelles Améthyste d'Heba avant de ce penché pour l'embrasser tendrement. Quand il rompit le baiser, il regarda une nouvelle fois dans les yeux de sa bien-aimée avant de s'exprimer :
« Nous avons, parcourus tout le royaume pour pouvoir retrouver ton grand-père. Malheureusement, nos recherches, n'ont donné aucun résultat… Pardonne-moi Heba. »
Atem baissa la tête, honteux de ne pas avoir pu tenir sa promesse de retrouver le vieux souverain. Heba senti la culpabilité de son amant, elle ne voulait pas qu'il se sente coupable. Elle lui prit son visage en coupe entre ses mains, pour ainsi l'obliger à la regarder :
« Je n'ai pas besoin de te pardonner Atem. Je sais que tu as fait tout ton possible. Cela me prouve déjà largement la grandeur de ton amour. J'aimerais pouvoir te prouver le mien, seulement, j'ai bien peur que toute cette vie ne soit pas suffisante, pour pouvoir le faire. »
Ces paroles ont réchauffé le cœur d'Atem, qui ne pût répondre que part un doux sourire avant d'entraînée sa reine dans un nouvel échange de baisers. Quand Heba et Atem s'embrassaient, ils oubliaient totalement le monde autour d'eux, savourant chaque once d'amour qui se dégageait lorsque leurs lèvres s'effleuraient. Ils n'ont pas prêté attention au fait qu'ils étaient scrupuleusement observés par une statuette de hibou qui transmettait l'échange affectueux des deux amants, à l'un des écrans magique de la Reine noire Vivian.
« Arrrh, c'est infamant ! Je n'ai jamais rien vu d'aussi immonde, c'est répugnant !
- Je suis bien d'accord avec vous, c'est vraiment à vomir.
- Bien évidemment que c'est à vomir ! Maintenant, il faut absolument que je trouve un moyen d'essouffler cette passion avant leur mariage.
- Dans ce cas, pourquoi vous leur avez envoyé un cadeau ?
- C'était pour ne plus avoir ta sœur dans mes pattes, et cela me permet d'avoir un espion là-bas. Le problème, c'est que je ne peux pas m'y rendre, mes pouvoirs, n'ont aucun effet sur leur royaume… Arhhhh non ! Je ne peux pas laisser une telle monstruosité s'épanouir ainsi !
- Il vaudrait peut-être mieux l'ignorer et l'accepter. Après tout, vous avez le droit de vivre en paix vous aussi. Il faut vraiment arrêter cette guerre avec ces mortels.
- Mais oui ! La voilà la solution !
- Euh… Quelle solution ?
- Léo, c'est toi qui as raison. Il faut déclarer la guerre !
- Mais Majesté, comment pouvons-nous livrer une guerre nous n'avons même pas d'armée.
- Voilà la preuve mon petit Léo que tu ne sais pas tout, bien sûr que nous avons une armée, du moins je vais en créer une. »
Vivian se dirigea alors dans les combles du château avec Léo sur ses talons. Elle trouva une énorme caisse noire contenant de petits soldats de terre.
« Alors c'est avec ces soldats-là que vous voulez faire la guerre Majesté ?
- Oui, exactement.
- Vous êtes… Sûre ?
- Bien sûr pourquoi ? Je la trouve formidable cette armée. »
Vivian redescendit des combles, avec la caisse dans ses bras, Léo la suivait avec un air totalement confus, se demandant si sa reine n'était pas devenue folle.
« Mais Majesté, soyez réaliste ce ne sont que des jouets.
- Oui, tu as raison, c'étaient des jouets. »
La sorcière, ouvrit la fenêtre, la plus proche pouvant donnée sur la cours centrale du château, et jeta le coffre à jouets par celle-ci. Le coffre explosa en percutant le sol, laisser gisez sur le sol les nombreuses statuettes de terre. En quelques secondes, les soldats prirent vie et grandir pour retrouver une taille plus réaliste.
« Et voilà le travail !
- Alors vous allez envoyer ces soldats sur leur territoire ?
- Non Léo, je te l'ai déjà dit que ma magie n'avait aucun effet chez eux, si nos soldats traversent la frontière, ils redeviendront des jouets.
- Dans ce cas, il faut les attirer ici.
- C'est bien ce que j'avais l'intention de faire.
- Mais comment on va faire ça ? C'est vrai après tout, ils n'ont aucune raison de nous déclarer la guerre.
- Justement, il faut qu'on trouve un moyen d'attirer leurs troupes ici. De toute façon, je crains que ces deux immondes amants, ne pourront être séparé que si le jeune Roi n'a pas d'autre choix que de partir en Guerre. »
De retour dans le royaume voisin, la remise des cadeaux de fiançailles avait commencé. Seto et Mahad avaient offert à Atem, une nouvelle Dague avec ses initiales gravées à la base de la lame. Isis et Kisara présentaient à leur tour leur cadeau à leur petite sœur. Une Magnifique traîne pour sa robe de mariée broder avec du fil doré, la broderie était parsemé de petite pierre grenat et améthyste rappelant chacune la couleur des yeux des jeunes mariés.
« Isis, Kisara, c'est magnifique !
- Voilà Heba, c'est notre cadeau de mariage à toutes les deux.
- Tu sais moi aussi, je l'ai brodé, je te le jure avec mes petites mains.
- Merci beaucoup mes sœurs. Remarque, je l'aurais vite deviné regarde l'état de tes doigts. »
Les trois sœurs rirent des nombreuses poupées placées aux doigts de la cadette. Atem s'approcha doucement des sœurs pour pouvoir attirer leur attention. Heba embrassa ses sœurs pour leur remercier encore pour leur magnifique cadeau et se dirigea vers Atem qui lui souriait.
« J'ai également un cadeau pour toi Heba. »
Il sortit de sa poche une somptueuse bague en or, ornée un magnifique rubis.
« Cette bague appartenait à ma mère. Elle me l'a remise juste avant de mourir. Je ne l'ai jamais ôté. Je pense qu'aujourd'hui, c'est à ton tour d'avoir l'honneur de la porter. »
Atem, pris doucement la main gauche de sa fiancée, pour y glisser la bague de sa mère à son annuaire. Heba regarda la bague avec admiration. Comme venait de le dire Atem, c'était un honneur pour elle de porter un bijou aussi significatif, que la bague de la mère de l'homme qu'elle aime.
« Merci Atem, elle est sublime, j'en prendrai grand soin, je te le promets. »
En baissant sa main, la bague qui semblait être bien trop grande pour notre jeune Reine, tomba sur le sol. En l'entendant tomber, Heba se sentit mal, elle qui venait de dire qu'elle prendrait soin de ce cadeau, cela commençait mal
« Oh, pardon, Atem. Je suis désolé.
- Ne t'inquiète pas ce n'est pas grave. Si elle est trop grande pour ton doigt, tu peux toujours la porter en pendentif. »
Heba acquiesça, après avoir ramassé le bijou au sol. En relevant la tête, le regard de la Reine fut attiré par la statuette doré en forme de hibou.
« Tu as vu Atem ? C'est vraiment somptueux, qui a bien pu nous en faire cadeau ?
- Je n'y toucherais pas si j'étais toi ! »
Tous les invités se retournèrent pour laisser apparaître le Change Cœur Bakura, qui arborait un regard alarmant en direction de l'objet qu'Heba était sur le point de saisir.
« N'y touches surtout pas Heba. Cet objet est loin d'être un cadeau. Cet objet ensorcelé, est l'œuvre de la Reine Vivian, une odieuse femme que l'on appelle aussi la Reine Noire. »
Bakura s'approcha de l'objet en question et demanda au jeune couple de s'écarter le temps qu'il détruise cet infâme objet.
Pendant ce temps au Château noir, la Reine Vivian s'impatientait de ne pas avoir de nouvelle de la petite Rebecca.
« Léo contact-la fait quelques chose, il faut que je sache comment ça se passe là-bas. »
Léo recréa un nouvel écran magique avec de la foudre et connecta son esprit avec celui de sa cadette. Sur l'écran magique apparu un vieil homme à cheval traversant une sombre Forêt.
« Où est-ce qu'elle est cette idiote ?! Et puis d'ailleurs, c'est qui ce vieillard grotesque. ?!
- Eh ! Je n'aime pas qu'on me traite d'idiote ! Ce vieillard comme vous dites, c'est en fait, le Roi Salomon. Le Grand-père de Heba.
- Son grand-père ?! Mais c'est parfait ! C'est grâce à lui que l'on va pouvoir amener l'armée de cette petite peste sur notre terrain ! »
La réception des fiançailles d'Atem et Heba, se poursuivait. C'était maintenant au tour d'Heba d'offrir son cadeau de mariage à son futur époux. Elle se tenait devant un chandelier comportant trois bougies. Ce n'était pas un chandelier ordinaire, celui-ci était magique, c'était ce qu'on appelait le candélabre des serments.
« Voici mon cadeau de mariage, Atem. Je voudrais te faire une promesse, qui je souhaiterais, soit bénit par mon grand ami Bakura. (Heba souffla la première chandelle.). Je te promets, de ne plus jamais brandir une arme. (Elle souffla sur la seconde chandelle.). À partir d'aujourd'hui, je laisserai mon épée se plonger dans un profond sommeil ; qui demeurera éternel. »
Lorsqu'Heba souffla sur la dernière chandelle, l'ensemble des invités, ses proches et bien sûrs Atem, sur mirent à applaudir. Atem s'est rapproché de sa bien-aimée et l'embrassa sur la tempe. Elle se tourna vers lui et lui souris chaleureusement.
« Pour être franche, je ne pensais pas que mon serment serai autant apprécié.
- Je sais que pour toi, faire ce serment est un énorme sacrifice. Es-tu bien sûre de vouloir le faire Heba ?
- Oui Atem. Je tiens à t'offrir ce présent. Pour pouvoir te prouver à quel pont ton amour mérite tous les sacrifices »
Heba, prit son épée et alla la placer dans la gueule d'un lion en pierre, laissant ensuite la place à Bakura, pour qu'il puisse la sceller.
« À partir de maintenant, jamais plus personne ne pourra brandir cette épée, qu'il soit impossible de la bouger. Qu'elle devienne à présent un symbole de paix qui survivra éternellement. »
Soudain, l'épée se mit à briller, ensuite une multitude de couches de cristal la recouvrit, créant ainsi une coquille protectrice magique. Heba regardait sa plus grande alliée tiré sa révérence, avec émotion. Elle sentit Atem enrouler ses bras autour d'elle pour la blottir contre lui. Il lui embrassa la joue, tout en la serrant fort contre lui, pour lui montrer qu'il la soutenait dans cette épreuve difficile.
« Merci pour ce cadeau, mon Amour. »
Dans la forêt, le Roi Salomon et son écuyer, s'étaient arrêté pour la nuit. Ils avaient chassé un faisan et se délectaient à présent de leur repas, au coin du feu.
« Sir Salomon, il serait peut-être temps de rentrer au château, vous ne croyez pas ?
- Qu'est-ce que tu racontes ? Le monde entier est mon château.
- Pardonnez-moi Sir, mais il me semble avoir entendu dans l'un des villages que nous avons traversé, que Heba et Atem allaient bientôt se marier. Je suis sûr que vous aimeriez être présent le jour de la cérémonie.
- Évidemment que j'aimerais y être présent. Seulement, puis-je te rappeler mon garçon que j'ai abandonné le trône il y a plusieurs mois. Je pense qu'il est donc préférable que je ne me fasse pas voir. Même si cela me prive à nouveau de voir l'une de mes petites-filles vivre le plus beau jour de sa vie. »
Quelques minutes plus tard, ils entendirent des cavaliers s'approcher de leur campement de fortune. Très vite, ils se retrouvèrent encerclés par une demi-douzaine de soldats en armure noire.
« Déposez vos armes ! Faites-le vite, croyez-moi, c'est dans votre intérêt.
- Vous croyez vraiment qu'un Roi, déposerait les armes sans se battre ? »
Salomon dégaina son épée et croisa le fer avec quelques-uns de ses adversaires, son écuyer tenta également de riposter, seulement il fût vite désarmé et mis à terre. Deux soldats le maintenir au sol tandis qu'un troisième s'approchait, soulevant son épée pour lui porter le coup fatal. Salomon vit son serviteur en danger de mort, et prit une décision, de se rendre.
« Arrêtez ! Epargnez ce jeune homme, je me rends.
- Sage décision. Enchainer le et ramener moi l'écuyer. »
L'un des soldats noirs, retira la fine couronne de Salomon et la jeta à l'écuyer terrifié.
« Ramène donc la couronne ainsi que son spectre, au château, et dis leur que s'il souhaite revoir un jour leur Roi vivant, ils devront abandonner le trône et se soumettre à la toute-puissance de sa Majesté le Roi Noir. »
L'écuyer, tremblant de peur, monta vite sur son cheval et commença à partir au galop en direction du château pour prévenir la Reine Heba, que son Grand-père était fait prisonnier. Certes, Salomon ne s'est pas débattu lorsqu'il fut enchaîné, mais ce n'est pas pour autant qu'il accordait de la gratitude à ses ravisseurs.
« Croyez-moi, vous paierez pour cet affront ! »
