Bonjour à tous!
Je voulais d'abord remercier tous ceux qui ont pris le temps de laisser un commentaire, ça me fait très plaisir que la plus part d'entre vous semble pressé de lire la suite. D'ailleurs j'ai un peu remodelé mes chapitres et j'ai fusionné le 2 et le 3 trois ( parce que moi j'aime bien lire les gros chapitres...), du coup comme j'avais prédit une fic à 4 chapitres, celui-ci est déjà l'avant dernier :(..., mais pour ceux qui apprécient mon esprit tordu, sachez que je suis déjà sur un nouveau coup... :)
J'espère que ce chapitre répondra à vos attentes, enjoy et à la semaine prochaine pour le dernier chapitre.
Kate se réveilla en sursaut.
Le cœur battant, le souffle erratique, la jeune femme s'était redressée brutalement dans son lit. La main posée à plat sur sa poitrine, là où la balle avait pénétré dans son corps, tentant de retrouver son souffle. Etait-ce possible ? Venait-elle vraiment de faire un rêve l'incluant Castle et elle dans une situation si…érotique ? Ce n'était vraiment pas son genre, habituellement ses rêves étaient peuplés du désir de vengeance qu'elle ressentait à cause du meurtre de sa mère, elle se réveillait souvent en sueur après un cauchemar, hurlant sa rage de n'avoir toujours pas réussi à sauver sa mère. Mais ce genre de rêve… ça c'était nouveau. Pas déplaisant, elle devait se l'avouer, mais un peu déstabilisant.
Alors qu'elle essayait de remettre de l'ordre dans ses pensées, Kate se rendit compte qu'un bruit assourdissant l'empêchait de réfléchir.
- Merde, mon téléphone ! Lâcha-t-elle se précipitant sur ce dernier, réalisant que c'était certainement ce qui l'avait tiré de son sommeil.
- Beckett, annonça-t-elle en décrochant.
- Hey Boss, salua la voix d'Esposito.
- Espo, bon sang mais quelle heure est-il ?
- Trop tôt, désolé de te réveiller, mais on vient de nous appeler, un corps a été trouvé à Central Park, s'excusa-t-il.
- Ok, j'arrive, laisse moi une demi-heure, dit-elle après un moment, passant une main sur son visage et dans ses cheveux, essayant de chasser les dernières traces de sommeil.
- Ca marche, tu te charge de prévenir Castle ? demanda-t-il soudainement.
- Hum….fut tout ce qu'elle trouva à dire sur l'instant. Pour le coup elle ne l'avait pas vu venir celle-là. D'un seul coup, tous les souvenirs du rêve lui revinrent, comme un élastique qu'on avait étiré et qui lui claquait au visage. Les yeux grands ouverts, tout à fait réveillée à présent, elle chercha une réponse. Eh bien, heu…, bredouilla-t-elle se sentant comme une idiote. Appelle le toi, s'il te plaît.
-Ok, comme tu veux, dit-il avec une voix suspicieuse tout de même.
Après avoir raccrochée, Kate se laissa retomber dans son lit, n'arrivant pas à se sortir de la tête les images d'elle et Castle en train de s'embrasser passionnément. Ça lui semblait tellement réel, comme si c'était un souvenir. Fermant les yeux en se passant le bout des doigts sur ses lèvres, elle arrivait même à se rappeler la sensation des lèvres de son partenaire sur les siennes, lorsque leurs langues avaient commencé à danser un ballet endiablé.
Elle ne pouvait pas prétendre qu'elle n'avait jamais imaginé ce que se serait de l'embrasser de la sorte, mais entre une pensée et un rêve aussi sensoriel, il y avait un monde! Sa relation avec Castle avait beaucoup évolué depuis leur rencontre, il était passé de son auteur favoris à un pot de colle egocentrique. Puis ils avaient appris à se comprendre et étaient devenus amis. Après les découvertes sur l'enquête du meurtre de sa mère, il était passé d'ami à confident. Mais à présent, elle ne savait plus trop où ils en étaient. Kate savait bien qu'elle ne le laissait pas indifférent, elle avait appris à différencier le sourire qu'il envoyait à ses fans de celui qu'il ne lui réservait rien qu'à elle. Même après tout ce qu'elle lui avait fait subir, il revenait toujours vers elle, la couvant du regard lorsqu'il croyait qu'elle ne le voyait pas.
Mais après son accident, elle lui avait clairement fait comprendre qu'elle n'était pas prête à avoir une vraie relation.
Car bien sur, elle se rappelait de tout.
Elle avait entendu sa déclaration, tandis que la vie s'échappait de son corps, fixant les yeux de son partenaire. Elle se souvenait même avoir pensé que si elle devait mourir à ce moment là, elle était bien contente qu'il soit la dernière personne qu'elle ait vu avant de quitter ce monde. Mais lorsqu'elle s'était réveillé dans son lit d'hôpital, plus rien n'avait semblé aussi facile. Un peu à cause de Josh, mais aussi pour bien d'autres raisons. C'est ce qu'elle avait tenté de faire comprendre à Castle, dans ce parc après la séance de dédicace. Mais lorsqu'il plongeait son regard dans le sien, avec cette sincérité et cette passion, elle ressentait tellement de chose en même temps qu'elle n'arrivait même pas à le soutenir. Pourtant elle n'avait pas le droit de lui infliger ça. Elle se sentait comme brisée de l'intérieur depuis que sa mère avait été assassiné, ce qui s'était reflété dans chacune des relations amoureuses qu'elle avait eu depuis. Il était indéniable qu'elle tenait à Richard Castle plus que ne l'autorisait un simple partenariat. Mais elle n'était pas prête.
Prenant son courage à deux mains, elle repoussa les couvertures encore chaudes du souvenir de son rêve et pris la direction de la salle de bain alors que tout ce qu'elle demandait c'était de retourner se coucher.
Arrivée sur le lieu du crime, Kate resserra son manteau autour de son corps, le froid matinal en ce début d'hiver lui envoyant des frissons dont elle se serait bien passée. La jeune femme constata que l'équipe était déjà là au complet, sécurisant l'accès et repoussant les quelques badauds insomniaques qui s'accumulaient autour des rubans jaunes limitant la zone du crime.
Repérant Lanie qui prenait des notes à côté d'une personne assise sur un banc, Kate se dirigea vers son amie légiste. La jeune femme était bien emmitouflée dans un manteau épais, une grosse écharpe en laine autour du coup
-Hey Lanie ! La salua-t-elle se plaçant derrière la personne assise sur le banc.
-Hey Honey ! lui répondit son amie avec entrain sans pour autant décoller les yeux de la fiche qu'elle remplissait.
-Alors où est le cadavre ? Demanda Kate voyant que son amie n'ajoutait rien.
-Juste devant toi, déclara-t-elle imperturbable.
-Oh…réalisa Kate en ayant un mouvement de recule. Contournant alors le banc, elle se plaça devant le corps qui semblait être dans une position si anodine, si…vivante. Les bras accoudés sur le dossier du banc sur lequel il était assis, le jeune homme semblait profiter de la beauté de Central Park, si seulement il n'avait pas eu un trou en plein milieu du front.
C'est à ce moment qu'arriva Esposito, son carnet de note en main.
-Yo Becks !
-Hey Espo, alors qu'est-ce qu'on a ?
-Notre homme s'appelle Mark Tobling, il était étudient en troisième année de droit, commença-t-il, plaçant sa main libre sous son aisselle, essayant comme il pouvait de se réchauffer les mains.
- Le coup a été tiré à bout portant, compléta le docteur Parish, du 9 mm je dirais à priori mais j'en saurais plus une fois que je l'aurais ramené au labo.
-Ok, nota mentalement le détective Beckett, des témoins ? Demanda-t-elle en se tournant à nouveau vers Esposito
-Non, juste la vielle dame qui l'a trouvé lorsqu'elle promenait son chien. Je vais aller voir si Ryan a du nouveau.
- Tu pourrais déjà me faire une estimation de l'heure de la mort, Lanie ? Demanda-t-elle en se penchant vers le corps.
- Pour l'instant j'estimerais l'heure de la mort entre 22h et 2h du matin.
- God, mais qu'est-ce qu'il faisait là à cette heure-ci, il devait faire encore plus froid que maintenant. Qu'est-ce que je ne donnerais pas pour un…
- Good Morning Ladies ! Entendit-elle derrière elle, mais elle n'avait pas besoin de se retourner pour savoir à qui appartenait cette voix.
-Hey Castle, le salua-t-elle sans se détourner de son observation du corps.
Soudain une main apparu devant elle, la main de son partenaire qui lui tendait un café dont elle pouvait voir la fumée s'échapper tellement il faisait froid. Un sourire resplendissant s'étira alors sur le visage de la jeune femme, sans qu'elle puisse le contrôler.
-Merci Castle…, lui dit-elle sincèrement alors qu'elle tournait son regard vers le visage ravis de son partenaire.
Mais de ce fait, elle ne regarda pas où elle posa sa main et bien sur elle atterrit en plein sur celle, brûlante, de Castle. Un geste qui pouvait sembler anodin, mais c'était sans compter la vague de souvenirs terriblement sensoriels qui la parcourra incluant justement les mains de son partenaire. Kate perdit peu à peu son sourire alors qu'un frisson impressionnant lui traversa le corps d'un bout à l'autre.
-Waouh Beckett, vous êtes vraiment frigorifiée ! Commenta-t-il en récupérant sa main et en contournant sa partenaire pour étudier le corps à son tour.
Reprenant sa respiration, Kate se retourna à nouveau vers le corps, mais croisa le regard entendu que lui envoyait la légiste. Les sourcils relevés, elle semblait lui demander des explications sur la petite scène qu'elle venait de voir. Secouant les épaules, Kate essaya de noyer le poisson en se retournant vers Castle pour lui expliquer la situation.
-Il s'appelait Mark Tobling, étudiant en…, commença-t-elle
-Droit, oui je sais Ryan m'a déjà fait un topo, la coupa Castle en se penchant vers le corps. Vous pouvez me tenir mon café un instant ?
- Oui bien sur, dit-elle confuse en tendant la main. Lorsque leurs mains se frôlèrent à nouveau, une nouvelle vague de frisson la traversa.
Entendant le rire moqueur de Lanie derrière elle, Kate soupira lentement en forment un nuage de vapeur, « la journée va être longue » pensa-t-elle.
Le détective Beckett et Castle étaient allés parler à tous les amis et aux parents du jeune homme, mais ils n'avaient abouti à aucun début de piste. La jeune femme avait évité expressément tout contact et tout regard avec son partenaire durant toute la journée, si bien que Castle commençait à se poser des questions.
Une fois arrivés au poste, Kate et son partenaire se séparèrent, pendant qu'elle mettait le fameux tableau blanc à jour, Castle s'était proposé d'aller leur faire du café.
Le détective Beckett se plaça alors devant le tableau, feutre en main. Disposant les différentes photos de la scène du crime, elle nota ensuite l'emploi du temps de la dernière journée de la victime. Se penchant au fur et à mesure qu'elle remplissait le tableau, elle arriva finalement au bas du tableau, complètement courbée vers l'avant. Voulant ajouter une dernière information, elle se recula de quelques pas pour observer ce qu'elle avait écrit un peu plus haut.
Mais elle ne s'attendait pas à ce que lors de son mouvement de recule, ses fesses heurtent quelque chose. Pensant d'abord que c'était son bureau, elle ne s'éloigna pas tout de suite. Mais rapidement ensuite, elle se souvient que son bureau ne pouvait pas se trouver là et que, ce que ses fesses avaient touché n'était certainement pas le coin d'un bureau, mais plutôt…
Tournant la tête vers l'arrière, elle se décala rapidement en reconnaissant son partenaire derrière elle, le corps dirigé vers le tableau.
Castle n'en menait pas large, une main dans la poche, l'autre main tenant sa tasse à café qu'il maintenait fixement à ses lèvres, il tentait de maintenir son regard sur le tableau blanc. Pourtant Kate pu voir que son regard était troublé et qu'il était totalement crispé. Elle avait même l'impression qu'une goutte de sueur s'était formée sur sa tempe. Il ne bougeait pas, comme s'il attendait son châtiment.
Réalisant soudain quelle partie du corps de Castle elle venait de toucher, Kate sentit le rouge lui monter aux joues. Ayant l'impression de vivre le moment le plus embarrassant de sa vie, la jeune détective ne savait plus quoi dire ni où regarder.
-Hey guys ! Intervint la voix de Ryan du fond de la salle.
-Thank God…, murmura Kate pour elle-même, alors qu'elle entendait Castle soupirer lourdement.
-Je crois que j'ai trouvé quelque chose, ajouta rapidement Ryan en agitant un bout de papier.
En effet, en plus de les avoir sauvés d'une situation des plus embarrassantes, Ryan leur avait enfin trouvé une piste sérieuse. Un dénommé Eddy Richards avait, d'après le témoignage de certain de leurs camarades, menacé de tuer leur victime il y a de cela environ une semaine. D'après eux, le jeune homme accusait la victime d'avoir rapporté aux professeurs qu'il avait triché lors des examens, alors qu'il jurait que ce n'était pas le cas. Il s'était ensuite fait virer de l'école la semaine dernière.
-Ca pourrait être un bon mobile, acquiesça Beckett, ne perdons pas de temps, finit-elle en se dirigeant vers l'ascenseur tout en enfilant sa veste, vite suivi par Ryan et Esposito qui venait de les rejoindre.
-Roo, ronchonna Castle, même pas le temps de finir mon café… Il déposa son café à moitié entamé sur le bureau de sa partenaire puis se dépêcha de rattraper le reste de la troupe avant que la porte de l'ascenseur ne se referme.
Une fois arrivés devant l'immeuble où résidait Eddy Richards, tous les membres de l'équipe revêtirent le gilet par balle réglementaire pour des perquisitions de ce genre. Castle, une fois n'est pas coutume, s'était vu obligé de jurer de bien rester en arrière et de ne pas entrer dans une pièce avant qu'elle n'est été vérifiée.
Une fois devant la porte de l'appartement, Beckett et Castle se mirent d'un côté de la porte tandis que Ryan et Esposito se tenaient de l'autre côté. Après un hochement de tête générale, Beckett toqua à la porte et éleva la voix.
-Eddy Richards, NYPD, ouvrez la porte !
Aucune réponse.
-M. Richards, NYPD, ouvrez la porte où nous entrerons par la force !
Toujours rien
Après un nouveau hochement de la tête, Beckett se mit face à la porte et d'un coup de pied stratégique (et terriblement sexy pensa Castle) elle défonça la porte d'entrée. Comme une pièce de théâtre qu'ils avaient répété encore et encore, Beckett, Ryan et Esposito visitèrent chaque pièce de l'appartement se couvrant l'un l'autre.
Après un R.A.S. distinct, Castle considéra que c'était le signal pour qu'il entre en scène à son tour. Faisant quelques pas dans le sas d'entrée, il ne vit aucun de ses coéquipiers, certainement occupés à fouiller les pièces. Alors qu'il allait se diriger à son tour vers le salon, une porte d'un placard minuscule s'ouvrir brusquement dans le petit sas d'entrée, laissant apparaitre un jeune homme, les cheveux sales et ébouriffés, le teint cireux, les yeux rouges et l'air complètement paniqué.
Bizarrement, ce que Castle remarqua en dernier, c'était qu'il avait une arme à feu en main. Mais son premier reflexe ensuite fut de prévenir sa partenaire.
-Beckett, il est ici et il est armé ! cria-t-il en tentant de reculer et de se mettre à couvert.
Pensant certainement pouvoir s'échapper pendant que les policiers faisaient le tour des pièces, le jeune homme fut étonné de voir Castle sur son chemin. Il braqua alors son arme vers l'auteur.
C'était sans compter sur la rapidité du détective Beckett qui en voyant le jeune homme pointer son arme à feu sur Castle, hurlait déjà en le tenant en joue :
-Eddy Richards, lâchez votre arme !
Mais au lieu de lâcher son arme, le jeune homme sursauta et appuya sur la détente sans le vouloir. Entendant un cri sourd de la part de Castle, elle n'hésita même pas une fraction de seconde et tira dans le mollet de Richards, qui s'effondra sur le coup, hurlant de douleur.
Kate ne pris pas le temps de vérifier l'état du jeune homme ou de lui passer les menottes, à peine entendit-elle les pas de ses coéquipiers derrière elle, qu'elle se jetait déjà vers le corps étendu de Castle, éloignant l'arme qui avait tiré sur l'auteur des mains de son propriétaire d'un coup de pied.
Se jetant alors à genoux à côté de son partenaire, elle sonda rapidement son corps pour voir où la balle l'avait touché. En plein milieu de la poitrine. Heureusement qu'il portait son gilet par balle…
Pourtant son partenaire semblait inconscient.
-Castle ! Répondez-moi ! Lui criait-elle en empaumant son visage. Castle !
Kate remarqua alors que son souffle était quasi inexistant. Le gilet ! Il devait certainement lui compresser les poumons. Le coup avait été tiré quasiment à bout portant.
Sans réfléchir plus longtemps, la jeune femme s'installa à califourchon au dessus de son partenaire pour pouvoir lui retirer son gilet par balle. Prise dans son élan, elle tira aussi sur sa chemise, faisant sauter plusieurs boutons, pour faciliter sa respiration.
Et effectivement il ne fallut qu'une seconde pour que Castle n'ouvre les yeux en prenant une grande bouffé d'air, avant de tousser légèrement en grimaçant.
-Oh God Castle ! Soupira-t-elle rassurée, posant ses mains sur le torse découvert de son partenaire en baissant la tête tandis que son corps se détendait, laissant la pression retomber.
Se furent justement les mains glacées de Kate qui firent réaliser à Castle la position de sa partenaire. Assise ses les hanches de l'auteur, elle avait les mains posées à plat sur son torse. En même temps que lui, la jeune femme sembla se rendre compte de l'embarrât de la situation. Alors qu'elle croisa le regard surpris et un peu désireux de son partenaire, elle allait ouvrir la bouche pour tout lui expliquer, mais une voix se fit entendre derrière elle.
-On vous dérange peut être…, le regard entendu et la voix de Esposito ne pouvaient pas être plus clairs. De plus ils étaient allongés en plein dans le sas d'entrée, leur bloquant le passage. Ce jeune homme a besoin d'aller à l'hôpital, en plus d'avoir un joli trou dans le mollet, il a besoin d'une désintoxication ! Il est complètement défoncé !
Se reprenant comme si une mouche l'avait piquée, Kate se releva rapidement et fila vers la sortie, sans même aider son partenaire à se relever.
-Qu'est-ce qui lui prend ? Demanda Castle inquiet.
-Je crois qu'elle a eu peur…, répondit simplement Ryan en lui tendant la main pour l'aider à se remettre sur pied. Tu t'en remettras ? Demanda-t-il à son tour en pointant sa poitrine dénudée.
-Oui, ça ira, j'ai juste l'impression que Rocky m'a mit un direct en plein sur les poumons !
-Si c'était le cas, Dude, tu ne t'en serais pas relevé ! Constata Esposito, moqueur, en lui donnant une tape dans le dos qui le fit grimacer.
Le retour au commissariat se fit dans un silence gênant. Ils avaient accompagné Eddy Richards à l'hôpital pour qu'il soit pris en charge par un médecin qui avait demandé à ce qu'il y reste au moins une nuit. Après avoir laisser un policier devant la chambre du suspect, la troupe était reparti en voiture vers le poste.
Beckett conduisait, bien entendu, tandis que Ryan et Esposito étaient à l'arrière. Quant à Castle, assis sur le siège passager avant, il tentait d'étudier le visage de sa muse sans se faire remarquer. Ils n'avaient encore échangé aucun mot à propos du coup de feu, ce que Castle trouvait très étrange. En temps normal, elle aurait déjà hurlé sur lui, le traitant de gamin, lui interdisant désormais de les suivre lors de perquisition. Ce qu'elle faisait d'habitude lorsqu'il commettait une erreur!
Mais cette fois-ci pas un mot.
En réfléchissant bien, Castle trouvait que sa partenaire avait un comportement étrange depuis le début de la journée. Elle fuyait son regard, alors que ces derniers temps, elle se détournait de moins en moins vite lorsqu'il partageait un regard lourd de sens. Sans compter toutes les fois où leurs corps ont été en contact durant cette journée. Rien qu'en y repensant, l'auteur en avait des papillons dans le ventre. Il devait avouer que de voir sa muse à califourchon sur son corps lui rappelait quelques rêves très intéressants qu'il avait fait et rien qu'à ces souvenirs un peu flous, un sourire s'étira sur son visage.
-Yo Castle ! Qu'est-ce qui te fait sourire comme ça ? Fit la voix d'Esposito derrière Beckett.
« Mince, pris en flagrant délit de fantasme… » pensa Castle. Mais sa remarque fit tourner toutes les têtes présentes dans la voiture vers lui. Il devait vite trouver une excuse.
-Je pensais juste à la tête de mes collègues auteurs lors de notre prochain tournoi de poker, lorsque je leur annoncerai que je me suis fait tirer dessus, annonça l'auteur fier de son mensonge.
-Tu aurais pu y passer Bro ! Ne joue pas trop avec ta chance, le réprimanda Esposito.
N'étant qu'à quelques centimètres de sa partenaire, Castle pu distinctement entendre Kate retenir son souffle après la remarque de son coéquipier.
-Merci de t'inquiéter pour moi Javi. Tu sais que tu ferais une bonne mère, tu es certainement plus préoccupé pour ma santé que ma propre mère ! lança Castle pour détendre l'atmosphère. Les gars à l'arrière sourirent, mais Kate ne se déridait toujours pas.
Une fois arrivé au poste, les quatre compères regagnèrent leur chaise respective et le téléphone d'Esposito sonna à peine fut-il assit. Castle récupéra le café qu'il avait abandonné que le bureau de Beckett et grimaça en le goutant.
-Ce café est froid, je vais aller nous en cherché un autre, compléta-t-il sans attendre la réponse de sa partenaire.
Il se leva de sa chaise et s'arrêta juste derrière celle de Kate lorsqu'Esposito les interpela.
-Guys, on a un problème ! La balistique ne correspond pas, l'arme que possédait Richards n'est pas celle qui a tué notre victime.
-What ? s'étrangla Kate alors qu'elle s'extirpait de son bureau en reculant brutalement avec sa chaise.
Ce qu'elle regretta immédiatement en sentant un liquide froid lui couler dans les cheveux et sur l'épaule après avoir heurté un obstacle. Un silence inhabituel régna alors dans la salle, tout le monde se tourna vers Beckett et son partenaire pour savoir si Castle survivrait.
Le pauvre bougre n'osait d'ailleurs plus bouger, attendant d'être lapidé sur place. Il voyait Esposito lui dire « You're dead » sans qu'aucun son sorte de sa bouche, tandis que Ryan secouait la tête la bouche ouverte. « C'est pas mon jour, c'est pas mon jour…» pensait seulement Castle. Elle semblait à cran depuis le début de la journée et ce petit accident n'allait pas arranger les choses.
Puis Kate se tourna vers lui lentement, se levant de sa chaise. Lorsqu'elle fut face à lui, il vit qu'elle tremblait de rage, ses yeux lui envoyaient des éclaires. Les poings crispés, elle s'apprêta à dire (ou à hurler) quelque chose, lorsque Castle préféra la devancer, pensant atténuer la tempête.
Rapide comme la lumière, il attrapa une poigné de mouchoir posé sur un bureau alentour et entreprit d'éponger la jeune femme en implorant sa pitié.
-I'm so sorry Kate ! se lamentait-il en commençant à balader ses mains dans le cou et sur l'épaules de sa partenaire. S'il vous plait ne me tuez pas… murmurait-il encore.
Soudain Castle pu voir le visage de sa partenaire se décrisper et …rougir ? Arrêtant ses mouvements, il regarda les yeux de Beckett devenir fuyant. Puis enfin elle ouvrit la bouche.
- Laissez-moi tranquille Castle ! lui hurla-t-elle alors qu'elle repoussait ses mains en partant vers le fond de salle, se dirigeant vers le vestiaire.
