Genre : Angst

Disclamer : Tous les personnages appartiennent à Mr Kishimoto

Ndla : Désolée! Ce chapitre arrive avec presque six mois de retard! Toutes mes excuses vraiment! Mais pour me faire pardonner, j'ai écrit un chapitre un peu plus long. J'espère qu'il vous plaira :D


San Francisco - Appartement de Sasori

00h00 - 01h00


POV Sasori :

Je suis crevé… Trop de travail… En plus quand je suis fatigué je deviens vulgaire…Allez un peu de courage, plus que la rue à traverser… Aaah l 'appart est siiiii loin ! J'avais pourtant dit à Deidara d'aménager plus près du studio… Bon, j'avoue que 2 rues à traverser c'est pas la mer à boire mais quand même ! C'est pour le principe. Je monte l'escalier de l'immeuble à pas lourd. Mais pourquoi y a pas d'ascenseur ici ? On vois bien que c'est pas l'architecte qui s'les tape, les 3 étages ! Il y a réfléchit au moins ? Imagine que je sois une grand-mère de, je sais pas moi… 90 ans. Eh ben les trois étages 4 fois par jours c'est un coup à faire une attaque ! Quelle bande d'abrutis ! Pas foutu de faire un immeuble correct !

J'arrive – enfin ! – devant la porte. Une belle porte en bois avec un magnifique 67 couleur or collé dessus. J'me demande si elle est confortable. Et voilà, je m'écrase lamentablement contre cette foutue porte qui n'est pas du tout confortable, comme on pouvais si attendre de la part d'une porte en bois. Pathétique.

Etape suivante : les clefs ! C'est tout un programme ça. Bon, déjà, lever la main. Aller un petit effort…encore un peu et oui ! Maintenant la mettre dans la poche de la veste et prier pour que ce soit la bonne ! Je plonge la main dans la poche moelleuse de mon perfecto….evidemment, c'est ironique. Le cuir n'a jamais été moelleux. Soudain, mes doigt carresse quelque chose de dur, froid et désagréable. Les clefs ! Magnifique ! Avec une lenteur non feinte, j'enfonce péniblement l'objet dans la serrure et tourne avec faiblesse. Un clac sonore retentit et la porte s'ouvre délicatement.

Je me laisse littéralement tomber dans l'entrée. Ah bah c'est du propre ça ! J'imagine déjà la voisine se lever a cause du bruit, fourrant ses pieds déformés dans ses immondes chaussons roses tout en enfilant un peignoir en laine filé et troué par endroit. Elle approcherait de son pas lourd, défoncerait sa porte avec fracas et ouvrirait la bouche prête a cracher un flot incessant d'injures puis s'arreterais soudainement en voyant mes pieds dépasser de l'entrée. Elle s'approcherait et me verrais moi, le grand, le flegmatique, l'impeccable Akasuna no Sasori, étalé comme une pauvre merde dans son entrée –je vous avait bien dit que quand j'étais fatigué je devenais vulgaire- les yeux vitreux n'ayant même plu la force de se lever. C'est qu'elle en ferait une crise cardiaque la vieille !

Bref, je sors de ma rêverie et essaie de me lever. Je lance mes bras vers l'avant, les pousse sous mon torse tout en m'appuyant dessus. Elan inutile. Je m'écrase au sol tel un déchet. P'têtre qu'avec un peu de chance, Dei est réveillé et que si je l'appelle, il rappliquera probablement en hurlant, puis me voyant agoniser il aura pitiée de moi et trainera jusqu'à mon lit. Peut-être…. Nan! Hors de question! S'il me voit comme ça il va se foutre de moi pour le restant de mes jours et ça je ne le permettrais pas. En plus, il doit dormir.

Je suis maudit ! Et en plus je suis dans une situation si pitoyable ! Coincé dans mon entrée ! Franchement il faut le faire ! Et voilà je m'énerve… toujours est-il que la colère semble me donner un regain d'énergie. Voilà que je me lève ! Si c'est pas magnifique. Je referme la porte du pied et sans plus de cérémonie me jette dans le canapé le plus proche.

J'allais me laisser emporter par le sommeil quand mon cerveau atrophié décida de me transmettre une information capitale. Ce soir, c'est l'anniversaire d'Hidan...- temps de réaction -... Merde ! Putain sa mère de fucking de bordel de merde ! Qu'elle heure il est ? Aaaah minuit ! c'est pas vrai ! Faut qu'on y aille qu'on parte tout de suite ! Je me lève brusquement, et dans mon élan, renverse la table basse et la tasse de café encore fumante posé dessus. Je me précipite vers la chambre du gamin et lui hurle qu'on doit se dépêcher ! Je me jette sur les portes de son amoire blanche, les ouvre brusquement et lui sort un pantalon noir et une chemise blanche que je balance sur son lit. Je me retourne vers lui avant de me rendre compte que le gosse n'est pas là…. Je fouille tout l'appart, retourne toute les pièces – c'est pour dire, j'ai même regardé s'il était pas sous le frigo- rien ! personne ! Mais c'est pas vrai ça ! il m'avait pourtant dit qu'il serait rentré à dix heure. Faut que je me calme. Je sors mon portable et l'appelle. J'attends quelques minutes avant d'entendre la sonnerie du portable de deidara. Evidemment il a fallu qu'il l'oublie.

Je lève les yeux vers la vielle horloge du salon. Minuit trente. Va falloir que j'appelle Hidan pour lui dire que je serais en retard et pour accessoirement pour lui demander si le gamin est pas déjà arrivé chez lui. Je compose rapidement son numéro et attend patiemment que ça sonne. Autant dire qu'au bout de trente secondes, j'en ai déjà marre.

C'est alors que la voix insupportable de cet abruti résonne à mes oreilles :

Hidan : Hidan's birthday bonsoiiiiir!

Sasori : C'est moi...

Hidan : Oh Sasoriii! Daignerais-tu enfin m'honorer de ta présence? A moins que... tu ne sois déjà occupé si tu vois ce que je veux dire...

Ma parole, il est encore plus con quand il est bourré celui-là!

Sasori : Fait pas chier Hidan. A la base je t'appelais pour te demander si le gosse était déjà arrivé, il est pas à l'appart.

Hidan : Blondie? Nan pas vu de la soirée...enfin je sais plus. Hey Kaku! T'as pas vu Blondie? ... Mais si! Comment il s'appelle déjà? Deidara! ... Hhmm ok. Désolé Saso, personne l'a vu.

Sasori : Me fais pas rire, tu veux dire qu'il y a que Kakuzu à ta fête ?

Hidan : Ben déjà il manque toi et Deidara, Tobi s'est planqué je sais pas ou, impossible de le retrouver - en fait je pense qu'il s'est perdu mais bon - Itachi s''est pointé avec son frère mais ils sont pas restés longtemps. Je crois qu'ils ont reçu un coup de fil de leur bonne comme quoi il y avait eu un cambriolage. Enfin bref, ils ont dit qu'ils repasseraient plus tard.

Sasori : Et les autres?

Hidan : Ils doivent être quelque part dans le coin... Aaah! Bordel Zetsu! T'aurais pu gerber ailleurs que sur mes pompes!

Excédé, je raccroche. Parler avec ce crétin m'a plus épuisé qu'autre chose. Non mais vraiment qui c'est qui m'a fichu un abruti pareil ? Je me laisse lourdement retomber sur le canapé. La table est toujours parterre et le café encore chaud est renversé au sol. Je relève doucement la table et essuie le café avec un chiffon qui trainait par là. Le liquide noir imbibe rapidement le tissus et je manque de me bruler avec. C'est que c'est chaud cette saloperie! Je soupire. Je ne sais toujours pas ou est passé Deidara. Qu'est-ce qu'il peut bien faire celui-là ? Moi je suis là et comme un idiot je m'inquiète parce que c'est tout simplement pas normal.

00h58. Il est tard, il devrait déjà être rentré. C'est pas son genre de trainer dans la rue, même pour aller en boite. De toute façon il n'aime pas ça. Pour tout dire il tient très mal l'alcool et...Je m'égare là. C'est surement du à la fatigue. Je ramasse la tasse et me dirige dans la cuisine. je la pose dans l'évier et jette le chiffon imbibé à la poubelle. Une minute...café, chaud ? Je ne bois pas de café et en trouver encore chaud signifie que Deidara est passé à l'appart récemment. Bon sang mais qu'est-ce qu'il y a bien pu se passer?

La sonnerie du téléphone me tire brusquement de mes pensées. Je réagis instinctivement et me précipite sur le combiné. Ce ne peut-être que le gamin. Je décroche brusquement.

- Allô ?

...01h00


Voilà c'est terminé pour cette fois! Je vais essayer d'écrire le chapitre 3 le plus rapidement possible pour me faire pardonner le retard de celui-ci :)

J'espère que ça vous a plu :D