Vous savez l'inspiration ça va, ça vient... Et là, elle vient pour ce cher Duncan et cette chère Blanche... Pour ceux qui suivraient également LTC, vous savez ce qu'il en est du chapitre 16... Je m'y mets =)

Titre : La tristesa es un camino…

Spoliers : Seuls les six premiers tomes d'Harry Potter sont pris en compte pour cette fanfiction.

Disclaimer : Vous voulez vraiment me saper le moral hein ?! C'est horrible ! J'en pleure rien que d'y penser ! Alors le dire ! Bon, d'accord… *essuie quelques larmes* Tout ça, ces personnages, cette atmosphère, ces paysages aussi (du moins la plupart) ne m'appartiennent pas. Tout est à Elle : J.K.R (petite voix en moi-même qui chuchote : « La chance… »)

Chapitre 2 :

Bryan, le plus jeune de la famille mais probablement le plus affamé, ingurgitait son petit-déjeuner à une vitesse phénoménale, alors que James, son aîné de quatre ans, ne faisait que remuer sa cuillère dans son thé sans la moindre once de faim sur le visage. Il ne semblait même pas se rendre compte que son thé était plus que froid, et que son père, un sourire amusé aux lèvres, métamorphosait les sucres que James mettait dans sa boisson en glaçons, sans attirer l'attention de son fils.

James était de toute façon bien trop plongé dans ses pensées pour se demander quoique ce soit. Il était bien trop occupé par ces étranges étrangers « C'est le cas de le dire », pensa t-il, qui avaient débarqué en plein milieu du Hall hier matin.

Il avouait facilement à quiconque qu'il était très intrigué par les deux espagnols. Il avait d'ailleurs aussitôt envoyé un hibou à Manolito, un de ses cousins éloignés qui habitait en Espagne, pour savoir s'il y avait bel et bien eu une attaque, et par conséquent pour avoir des nouvelles. Et son état d'inquiétude empirait de plus en plus alors que le hibou ne revenait pas…

Bryan, relevant le nez de son bol et comprenant rapidement l'état de son frère, prit la parole :

« Eh, Jamesie, faut pas t'inquiéter comme ça !!! Farel a beau être un super hibou, il fait pas l'aller-retour Londres-Madrid en une journée ! »

James jeta un bref regard vers son frère. Il avait des cheveux aussi noirs que lui, et aussi rebelles, mais qui lui arrivaient aux épaules. Leur mère n'avait jamais réussi à l'inciter à les couper plus courts. James sourit intérieurement. Bryan lui rappelait beaucoup Sirius parfois…

Par contre, les yeux de son frère étaient bien différents des siens. Les mêmes que leur père. Des yeux bleu-verts, magnifiques, et un regard intense qui lui valait bien des groupies chez les Poufsouffle, sa maison, et pas mal ailleurs aussi… Oui, comme Sirius !

Ils se regardèrent un moment, combattant sans mots comme ils s'y amusaient depuis plusieurs années. C'était leur grand jeu : celui qui détournait le regard perdait.

Ils restèrent longtemps ainsi, se regardant en chien de faïence dans le silence des parents qui regardaient leurs fils, amusés.

Le « rituel matinal » fut troublé par l'entrée des deux adolescents étrangers. Ils descendaient timidement les escaliers, main dans la main, se faisant les plus petits possibles de peur de déranger. Madame Potter leur sourit, pour les détendre, et s'avança vers eux. Elle s'apprêtait à dire quelque chose, sûrement en espagnol, mais Harry l'interrompit :

« Euh… J'ai posé un sort sur Blanche et moi. Pour qu'on puisse se comprendre tous… ça ne vous dérange pas ?

.-Non, bien sûr que non… bon, ça aurait permis à James et Bryan de perfectionner leur espagnol mais bon…

.-O… Podemos tambien hablar español Señora. Répondit Ginny avec un faible sourire. » (Oh… nous pouvons aussi parler espagnol Madame.)

La femme lui fit un sourire amusé, alors que Bryan soupirait doucement et que James fronçait les sourcils, se forçant à comprendre. Le père de famille prit alors la parole :

« Bien, je pense maintenant qu'il va falloir se présenter… et ensuite parler… »

Harry fronça imperceptiblement les sourcils, et il sentit Ginny serrer un peu plus sa main. Mais il s'efforça de garder une posture qui ne montrait pas sa tension. Sans s'apercevoir de rien, le père continua :

« Bien, je m'appelle Kévin Potter et voici ma femme, Alexia. Nous travaillons tous deux au Ministère, mais dans différents domaines. »

Il jugea bon de s'arrêter là. Sa femme continua alors :

« Et voici nos enfants, James et Bryan. James aura 16 ans d'ici deux semaines, et Bryan a 14 ans. »

Harry ne dit rien se contentant de regarder cette famille qui était la sienne. Jamais il n'aurait cru que son père avait un frère. Ou une sœur d'ailleurs. Sirius et Remus ne lui en avaient jamais parlé… Son regard s'attarda ensuite sur ses grand-parents. Alexia était blonde, des cheveux au carré, un peu en bataille et des yeux noisette, comme James. Elle avait un regard bienveillant et un visage doux comme la pêche.

Son grand-père, Kévin Potter, avait les cheveux d'un noir de jais, bien lisses et coupés courts. Ses yeux étaient d'un somptueux bleu-vert, tout comme ceux de Bryan. Une étincelle de malice trônait dans ces pupilles et sa prestance imposait un respect immédiat.

Harry sourit, regarda sa petite-amie qui lui fit un signe de tête, et entreprit de se présenter à son tour. Ça ne serait pas bien long de toute façons…

« Je suis Duncan Linesa. J'habitais en Espagne, dans un petit village d'andalousie. Je viens d'avoir dix-sept ans.

.-Mon nom est Blanche Meloria. J'habitais aussi en Espagne, mais à Séville. J'ai eu 16 ans il y a deux mois. »

Les deux tourtereaux n'ajoutèrent rien de plus, comme s'ils savaient que quelqu'un d'autre s'occuperait des détails. Pour les conforter dans leur certitude, Kévin reprit la parole :

« Que veux-tu dire par « j'habitais », Duncan ?

.-On a attaqué ma maison. Blanche était chez moi à ce moment-là. C'est comme ça que nous avons atterrit ici tous les deux.

.-Comme ça, vous voulez dire… Commença Alexia.

.-Je sais, ça va vous paraître étrange, vu que nous sommes des sorciers, mais oui, je le dirais ainsi : comme par magie… »

Personne ne reprit la parole après lui. Ils semblaient tous dans de profondes réflexions. Finalement, Alexia s'exclama :

« Mais quelle malpolie je fais ! Vous êtes là, debout depuis tout à l'heure, alors que nous sommes tranquillement en train de déjeuner ! Joignez-vous à nous, je vous en prie ! »

Les deux jeunes se regardèrent et acquiescèrent doucement, s'essayant sur les chaises qu'un Elfe de Maison qui rappelait étrangement Dobby à Harry -sauf que celui-ci avait des grands yeux noirs- avait immédiatement apportées.

« Fous foulez felfeufhose fà fan'er ? Proposa Bryan, montrant les divers mets sur la table et sans oublier ceux qu'il avait dans la bouche.

.-Monsieur ! Parler la bouche pleine est impoli Monsieur ! Et encore moins devant les invités Monsieur ! S'offusqua l'Elfe de sa voix fluette. »

Bryan déglutit silencieusement avec un petit air contrit avant de reprendre la parole :

« Oups… Désolé Nessa. Je ne le referai plus, promis !

.-Hum… le petit maître promet toujours… mais ce n'est pas la première fois que Nessa le prend ainsi… »

James éclata de rire, alors que Duncan et Blanche étaient particulièrement étonnés. Nessa semblait un membre de la famille à part entière, un peu comme une nounou pour les enfants. Ils n'en était plus ainsi dans leur monde. Des Elfes qu'ils avaient vu, peu d'entre eux étaient encore bien traités…

« Eh James, tu peux rire, mais moi au moins j'écoute pas aux portes !

.-J'avais 6 ans ! Répliqua James. Et j'essayais seulement de savoir ce que Papa et Maman allaient faire pour mon anniversaire !

.-Oui ! Et du coup tu t'es ramené avec des oreilles de lapin pendant une semaine ! répondit son frère.

.-Ca a été l'élément déclencheur… reprit James en souriant.

.-Depuis, il fait des blagues à tour de bras ! Et en plus il s'est trouvé des amis aussi fous que lui ! Du coup si vous venez à Poudlard…

.-Oh, s'ils vont à Gryffondor, ce sera sains et saufs qu'ils entreront. Mais sinon…

.-Hum… James, Bryan, si, au lieu de vous extasier et de vous chamailler, vous expliquiez à nos invités de quoi vous parlez hum ? Proposa Alexia avec un sourire.

.-Ah oui ! C'est vrai que vous en connaissez pas Poudlard !

.-On vous expliquera après le déjeuner. Décida James. Parce que ça risque d'être long… »

oOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo

« …et voilà pour la petite histoire. » Conclut James avec un sourire.

Bryan, Blanche, Duncan et lui étaient dans sa chambre, chacun installés confortablement sur des poufs oranges en forme de poire. James venait de raconter dans les grandes lignes la « naissance » des fameux Maraudeurs. Et Duncan et Blanche ne pouvaient plus respirer tellement ils riaient. Bryan rigolait lui aussi, mais dans une moindre mesure. Il avait déjà entendu ce récit, et il avait le « privilège » d'assister aux blagues des Maraudeurs en direct ! Parfois même d'en être la cible… mais il passait généralement beaucoup plus vite sur ces anecdotes là…

Duncan regardait Blanche avec un sourire. Elle semblait prendre ce voyage pour une bonne aventure, même si elle devait laisser sa famille derrière elle… Lui n'avait plus rien à perdre là-bas, si ce n'était Ron et Hermione.

« Eh, tu tournes en rond autour de ton nombril depuis tout à l'heure James, mais tu ne leur a toujours pas parlé des maisons de Poudlard ! Rappela Bryan, sourire aux lèvres.

.-Il n'y a pas grand chose à dire ! S'exclama James. Il y a quatre maisons à Poudlard. Gryffondor, Poufsouffle, Serdaigle et Serpentard. La meilleure étant Gryffondor, bien entendu.

.-Bien entendu… » Murmura Bryan comme une sorte d'écho.

Comme s'il s'en voulait, son frère lui fit un petit sourire et ajouta :

« Enfin, Poufsouffle n'est pas mal non plus… Pareil pour Serdaigle… Du moins, tant qu'on est pas chez les apprentis Mangemorts, tout va bien !

.-Tu ne nous as pas parlé d'une maison de l'école nommée ainsi… Entreprit Harry d'une voix doucereuse qui ne présageait rien de bon.

.-Oh… il parle de Serpentard, précisa Bryan avec un sourire.

.-Pourquoi ne l'appelles-tu pas par son nom alors James ? » Continua Harry.

Blanche lui donna un coup de coude discret auquel il ne répondit pas. Il avait bien l'intention de faire rentrer un peu de plomb dans la tête crâneuse de son père, et maintenant qu'il avait l'occasion, il n'allait pas s'en priver ! Le-dit père le regarda d'un air étonné, avant de reprendre.

« C'est vrai, tu ne connais peut-être pas réellement les tentions entre maisons… Eh bien… vous connaissez Voldemort ? »

Les deux espagnols acquiescèrent en même temps, sans le moindre soubresaut ou signe évoquant l'inquiétude après que James ait énoncé le nom du Mage Noir. Le Maraudeur en fut d'ailleurs plutôt ravi. Il n'aimait pas cette façon qu'avaient les gens de sursauter ou prendre peur lorsque l'on prononçait le mot « Voldemort ». A quoi bon avoir peur d'un nom ? Enfin bref… Il se perdait. Il secoua la tête et reprit :

« Eh bien, Voldemort a été élève à Poudlard, sous son vrai nom, Tom Jedusor. Et…

.-Et il a été dans cette fameuse maison ? Coupa Duncan. Et depuis, tous ceux qui passent par là son traités comme des serviteurs de ce Voldemort par les élèves des autres maisons c'est ça ?

.-Oui… Principalement par les Gryffondor d'ailleurs… » Répondit Bryan avant que James ne puisse répliquer quoi que ce soit.

Le grand frère jeta un regard grandiloquent au plus jeune et tenta de se justifier :

« De toutes façons, si le Choixpeau les envoie dans cette Maison, c'est pas pour rien…

.-Parce que le Choixpeau a été inventé par Jedusor ? Se moqua Harry.

.-Non, au départ, le Choixpeau fut crée sur idée de Gryffondor… »

James s'interrompit, se rendant soudainement compte de son erreur. Face à lui, Duncan avait un sourire triomphant, des étincelles bleutées s'étant allumées dans ses yeux gris perle. A ses côtés, Blanche lui fit un sourire désolé, signifiant pourtant « Il n'a pas tort tu sais. » et Bryan regardait Harry avec un air de profonde admiration. Ce dernier avait enfin réussi à faire entrer dans la tête de James quelque chose qui manquait considérablement à sa culture. Comme pour achever Cornedrue, Duncan le sermonna de nouveau :

« Tu sais, je pense que ces gens n'ont pas vraiment choisi leur maison, et plus particulièrement celle-ci. Mais il y a souvent des choses que l'on est obligé de faire. Peut-être que si les autres maisons voyaient ces Serpentard sans préjugés, comme des élèves à part entière, et non comme des disciples de ton Lord machin, ils seraient moins prompts à le rejoindre…

.-Comment ça ? » Questionna James. Il ne comprenait pas. Les déclarations de Duncan embrouillaient son esprit, contrariait tout ce qu'il pensait depuis bientôt six ans. Il avait besoin qu'on lui explique clairement la situation.

« Si on te dit sans cesse que tu es mauvais, expliqua Duncan avec patience, alors que tu n'as absolument rien fait, tu auras envie de leur clouer le bec non ? Ta première idée sera de continuer à faire comme d'habitude, vu que tu étais sur le bon chemin. Mais au contraire, ton cas empire, on commence même à t'insulter en public et à te jeter des sorts. Alors tu commence à haïr ces gens qui se disent du bon côté, alors qu'il font du mal à un innocent. Et tu finiras par aller réellement du mauvais côté, histoire qu'ils aient une vraie raison de se moquer. Et ainsi tu pourras te venger… »

Voyant que James semblait dans ses réflexions tout en sachant qu'il n'avait pas été vraiment clair et qu'il ne voulait pas non plus trop le responsabiliser d'un coup, Duncan crut bon de rajouter :

« Tu sais, l'esprit humain est plutôt mal fait. On croit bien faire, et finalement on se rend compte trop tard de ses erreurs. Mais pour toi il n'est pas encore trop tard. C'est surtout ça qu'il faut que tu te rentres dans la tête : tolérance et respect. Cela n'a pas l'air d'être des valeurs dans votre école et pourtant elles sont primordiales. »

Un long silence s'effectua ensuite, alors que chacun analysait consciencieusement les paroles de l'espagnol. Lui-même prenait son pseudo-discours plus au sérieux que jamais, car il se permettait de donner des leçons alors que, durant six longues années, il avait pensé exactement la même chose que son père et ses amis. Mais il était là pour se donner une seconde chance et il allait donc la prendre en plein vol ! En commençant par grandir lui-même…

oOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo

Cela faisait maintenant deux semaines que Duncan et Blanche étaient arrivés au Manoir Potter, et jamais Alexia n'avait vu ses fils aussi calmes. La présence étrangère semblait les avoir assagis, et il lui semblait même que Duncan avait une influence sur James, ce qui était impossible pour n'importe quel adolescent jusqu'à présent. D'ailleurs, James semblait toujours dans ses pensées et lui avait même demandé clairement ce qu'elle pensait de lui. Elle avait bien sûr répondu gentiment, après tout il était son fils, et que même si elle était fatiguée de ses blagues puériles qui lui étaient rapportées par les nombreuses lettres du professeur Mac Gonagall, la directrice de maison de James, il lui semblait évident qu'un adolescent de 16 ans avait besoin de se détendre et décompresser.

James avait apparemment pris cette remarque très au sérieux et avait envoyé de nombreuses lettres depuis que Farel était revenu de chez Manolito.

Son père, Manuel, avait d'ailleurs justifié dans la lettre l'attaque des Mangemorts et avait dit que la disparition des enfants avait été mentionnée dans la presse. Duncan n'ayant pas de parents, il était libre d'aller où il voulait, vu qu'il était majeur depuis peu. Blanche, elle, avait toujours ses parents, mais des gens tellement malsains et de mauvaise compagnie que Manuel avait cru bon de ne pas leur préciser que leur fille se trouvait en Angleterre. Les Potter étaient donc pour le moment responsables de la jeune fille, mais Alexia et Kévin étaient persuadés que Duncan prendrait soin de Blanche tellement il l'aimait.

Alexia appréciait le jeune garçon de 17 ans. Mais il avait grandi bien trop vite à son goût. Duncan avait dû affronter plus de choses que les adolescents de son âge, et c'était certainement en cela que sa présence avait assagi James. Mrs Potter espérait simplement que les pitreries de James allaient donner un peu d'enfance à Duncan…

« Vous m'avez appelé Madame ? »

Alexia sortit de ses pensées en entendant la voix grave du jeune homme. Elle sourit. Elle regarda un moment les prunelles grises de Duncan puis se décida à parler.

« Oui. Et arrête de m'appeler ainsi, je t'ai déjà répété mille fois qu'Alexia était parfait. Blanche a saisi le concept bien plus vite je crois.

.-Blanche est bien moins tourmentée que moi aujourd'hui. » Répondit le garçon avec lassitude.

Alexia paraissait troublée que l'espagnol se décide enfin à parler de ses sentiments. Son amie semblait beaucoup moins discrète, plus insouciante. Duncan ne pouvait retirer cette étincelle de lassitude, de vieillesse au fond de ses yeux, qui faisait qu'Alexia se sentait vraiment face à un adulte. C'était pour cela qu'elle avait décidé de le mettre au courant de ce qu'il se passait aujourd'hui pour lui et pour Blanche.

« J'avais remarqué. Mais je pense aussi que Blanche sait qu'elle peut nous faire confiance… alors que toi, tu hésites encore… »

Duncan baissa les yeux. Il commençait à culpabiliser. Il était pourtant sûr qu'il pouvait faire confiance à toutes les personnes ici présentes, vu ce qu'on lui avait dit de sa famille, mais il n'y arrivait pas. Depuis quelques temps, il s'était aperçu qu'il n'avait jamais été plus renfermé que maintenant. Et il se rendait compte à quel point vivre cette nouvelle vie allait être dure… Mais il devait le faire. Pour Ginny. Pour ses parents. Pour Sirius. Pour Dumbledore. Et pour toutes ces personnes qui comptaient sur lui. Et pour lui. Il releva le regard et croisa les yeux noisette d'Alexia qui le fixaient avec intensité. Il soutint le regard, sans jamais faillir, et répondit d'une voix faible :

« J'ai malheureusement pris l'habitude de ne faire confiance à personne d'autre qu'à moi-même… Alexia.

.-Tu as grandi trop vite Duncan. J'espère au moins que tu profiteras de ces mois à Poudlard pour redécouvrir la joie de l'enfance…

.-Si jamais j'ai pu la découvrir un jour… Vous…tu connais mon histoire, je n'ai pas à te la raconter, je sais seulement que rien ne peut-être pire que là-bas. »

Alexia n'avait pas quitté Duncan des yeux, et elle fut réellement étonnée lorsqu'elle vit les larmes perler au bout de ses yeux. Il commençait enfin à se confier, à se dévoiler, même si cela était à des personnes qu'il connaissait à peine. Pourtant, Alexia se sentait déjà presque responsable de cet enfant, de ce jeune homme sorti trop vite d'un monde qui aurait toujours dû lui appartenir.

Elle se leva doucement et s'approcha de Duncan. Ce dernier resta sans bouger, plantant ses yeux dans les siens. Alors qu'une larme commençait à couler sur sa joue, elle le prit dans ses bras et se mit à le bercer doucement, murmurant des paroles réconfortantes en passant ses mains dans son dos.

Serré dans les bras de cette femme qu'il aurait tant voulu connaître, cette femme qu'il venait juste de rencontrer alors qu'il aurait pu en savoir tellement sur elle, cette femme avec qui il aurait pu vivre des moments tellement plus joyeux que les fêtes de famille des Dursley, Harry éclata en sanglots. A ces souvenirs déchirants et plutôt sombres s'ajoutèrent des visions d'une vie qu'il aurait pu avoir, une vie heureuse, sans le moindre souci, une vie où il n'était qu'un adolescent normal, sans les menaces continuelles de ce Mage Noir qui continuait de lui pourrir la vie -même indirectement- quelque que soit l'époque où il se trouvait.

La tristesse fit soudain place à la rage, la rage à la colère. Il se défit brutalement de l'étreinte de sa grand-mère et sortit de la salle par la véranda, cherchant sûrement à se rendre dehors.

Alexia le regarda s'en aller sans bouger, mais une incompréhension totale se lisait dans ses yeux, agrémenté d'une lueur de tristesse. Elle resta là un moment, à regarder à travers la vitre, puis soupira et, en détournant finalement le regard, murmura :

« Tu n'es pas comme les autres Duncan, il faut que j'en parle à Albus… »

oOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo

« Il est toujours comme ça ?

.-Comme ça ?! Comment ? »

Blanche et Bryan étaient assis sur des balançoires au fond du jardin de Godric's Hollow. Il semblerait que –bien que sorciers- les Potter aient de nombreux acquis et connaissances du monde Moldu. Et Blanche était en train de profiter de ce savoir tout en discutant calmement avec le frère de James.

« Ben… je sais pas vraiment… Moi je le trouve bizarre ton Duncan. »

Ginny sourit et tourna la tête vers Bryan. Il regardait le ciel, ne sachant pas vraiment où se mettre. Il était quelque peu gêné mais c'était un point qui le turlupinait. Et puisqu'il était seul avec Blanche, autant en profiter…

Finalement, ce fut quand Bryan se décida enfin à la regarder pour attendre un réponse, que Blanche consentit à répondre avec un regard sérieux.

« Bizarre… C'est un mot que j'ai souvent entendu pour le définir. Mais ce n'est pas tout à fait ça. Je pense que le mieux Bryan, c'est que tu apprennes à le connaître. Après tout, nous ne sommes pas là depuis longtemps et… »

Elle s'interrompit en voyant une silhouette derrière le jeune Potter, avancer vers eux. Si au début elle pensait qu'il s'agissait de James –qui venait voir son frère pour prendre de ses nouvelles ou le taquiner un peu- elle se rendit vite compte qu'il s'agissait en réalité de Duncan, qui semblait relativement énervé. Il arriva bientôt en face d'eux et cacha rapidement la lueur de colère qui tintait dans ses yeux gris pour afficher un petit sourire qui ne trompait personne, bien que particulièrement convainquant. Blanche ne put s'empêcher de froncer les sourcils. « Que s'est-il encore passé ? » pensait-elle. Harry s'énervait très rarement, et jamais elle n'avait vu dans ses yeux une telle lueur –sauf peut-être lors de sa quatrième année à elle, durant les combats au Département des Mystères.

Bryan –bien que moins connaisseur- se doutait évidement que quelque chose n'allait pas. Et comme des trois personnes présentes il était le seul de la maison, il se décida à prendre la parole.

« Ca ne va pas Duncan ? »

Le jeune homme tourna son regard gris vers lui, et une fois de plus Bryan se sentit tout petit. Il y avait cette étincelle de respect dans le regard de l'espagnol, cette lueur à la fois discrète et prononcée qui vous mettait autant à l'aise que si vous dormiez sur le béton dans la nuit froide. Duncan n'était pourtant pas méchant, et Bryan le savait, mais… il avait ce truc dans le regard qui faisait que le dernier des Potter ne savait pas vraiment où se mettre.

« Si, tout va bien… Mais, je me demande parfois si nous ne sommes pas un peu de trop ici. Je veux dire, tes parents ont déjà bien assez à faire avec vous et puis…

.-Oh, je t'en prie, si c'est ça qui t'inquiète, il n'y a vraiment pas de quoi ! » Répliqua le jeune homme, enfin à l'aise. Duncan l'avait mené sur un chemin qu'il connaissait sur le bout des doigts, et s'il y avait bien un sujet sur lequel il ne tarissait jamais, c'était sa famille. « Papa et Maman savent très bien ce qu'ils font. Et si c'est une question d'argent qui te pose problème, vous devriez être capables de transférer vos comptes de votre banque à Gringotts, je pense. Et puis, ajouta t-il finalement, envoyant que son aîné n'avait pas l'air convaincu, si ça te tracasse encore, dis-toi que tu pourras rester à Poudlard jusqu'aux vacances d'été si il faut. D'ici là, t'auras sûrement trouvé une solution.

.-J'espère… répondit Duncan, sincèrement.

.-Mais tu sais, ça ne dérange personne que vous restiez ici, au contraire… » Continua le jeune garçon après avoir jeté un coup d'œil aux amoureux, qui semblaient aussi préoccupés l'un que l'autre par cette histoire. « Vous n'êtes pas en trop, loin de là… »

Face aux regards interrogateurs de la jeune femme, et le maigre sourire de l'homme aux yeux gris, Bryan poursuivit avec amusement :

.-D'après Nessa, vous avez une influence très bénéfique sur James et moi.

.-Vraiment ? Questionna Blanche avec un petit sourire.

.-Vraiment ! Elle dit que nous nous comportons mieux depuis ces quelques jours…

.-Comme toute personne qui a des invités, fit remarquer Blanche.

.-Non, pas tout à fait ! Enfin, elle dit que James s'est assagi et que toute cette ambiance ne me fait pas de mal, enfin…

.-Elle est toujours comme ça votre Elfe de Maison ? Questionna Duncan au bout d'un moment.

.-Nessa ? Ben… je l'ai toujours connue comme ça. Mais je comprends que ça puisse paraître étrange, reprit Bryan en voyant la tête de l'espagnol, elle n'est pas comme les autres Elfes de Maison, c'est vrai. C'est surtout qu'elle est dans la famille depuis que Papa est tout petit, alors elle nous connaît bien… »

Le pseudo espagnol hocha la tête. Il y avait quelque chose dans l'attitude de Nessa qui lui rappelait définitivement Dobby. Cette joie de vivre aux fond des yeux et cette envie de toujours bien faire... Mais il paraissait que cette dernière était commune à tous les Elfes de Maison.

« Au fait, tant que je vous ai tous les deux sous la main et que James n'est pas dans le coin, poursuivit Bryan en sortant un parchemin de sa poche. J'ai reçu cette lettre de Sirius il y a quelques jours, à propos de l'anniversaire de James après-demain. Je pense qu'il est préférable que vous soyez au courant...

-Il y aura beaucoup de monde pour son anniversaire ? Questionna Blanche tandis que Duncan lisait la missive de Sirius que Bryan lui avait donnée.

-Oh non, juste ses amis les plus proches, les trois autres Maraudeurs quoi. Habituellement, notre tante vient aussi avec son mari et ses enfants, mais là ils sont en voyage en France alors...

-Vous avez une tante ? Demanda Duncan en faisant passer la lettre à Ginny avec un sourire amusé à l'idée de ce que va subir son père.

-Oui, du côté de notre père. Ils ont deux enfants, deux filles, mais ils sont toujours en vadrouille. Impossible de savoir où ils sont lorsqu'on veut prévoir quelque chose, ils ne semblent se rappeler qu'ils ont des gens à prévenir que deux jours à l'avance grand maximum ! Expliqua Bryan.

-Je connais ça, mon parrain était pareil, sourit Harry. Mais dis-moi, ajouta t-il en jetant un coup d'oeil au parchemin que Blanche rendait à son propriétaire, je crois que ton frère va en voir des vertes et des pas mûres...

-Bof, on n'a pas seize ans tous les jours ! Répliqua Bryan en haussant les épaules, sourire sadique aux lèvres. Et puis, même si vous avez eu le récit de James, vous ne pouvez pas imaginer ce que sont réellement les Maraudeurs. Vous allez voir, les subir pendant toute une année, surtout si vous êtes envoyés à Gryffondor... Bref, je vous souhaite bien du courage !

-Oh tu sais, les Maraudeurs ne nous connaissent pas non plus... Rétorqua Duncan, amusé. Enfin, si tu n'as toujours pas répondu, tu peux faire savoir à Sirius que je serais ravi de leur filer un coup de main si jamais ils ont besoin d'aide. Même si j'en doute... »

Les trois adolescents éclatèrent de rire et continuèrent un moment à discuter, sous le regard bienveillant d'Alexia Potter, ravie de voir que le jeune espagnol s'était calmé.

oOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo

Cornedrue s'effaça dans un 'pop' sonore pour laisser place à un James Potter particulièrement fatigué à la lisière du bois qui délimitait le propriété des Potter. L'aîné de la famille avait éprouvé le besoin de s'évader et avait laissé l'esprit du cerf le dominer pendant une longue balade, lui permettant de se remettre les idées en place et de décompresser. Depuis l'arrivée des espagnols, et surtout la discussion avec Duncan autour de Serpentard, James avait beaucoup réfléchi, et il commençait à saturer. Faire un tour sous l'apparence de Cornedrue lui avait donc bien remis les idées en place.

Il avait envoyé des tonnes de lettres ces derniers jours, dont la majorité au reste des Maraudeurs, pour leur expliquer ses états d'âme du moment. Sirius lui avait d'abord répliqué qu'il était complètement fou, puis qu'il avait dû ingurgiter une racine hallucinogène pour croire que les Serpentards n'étaient pas tous des futurs Mangemorts doublés d'imbéciles finis, puis avait finalement consenti à la théorie du Choixpeau donnée par Duncan, sans cesser d'être septique. Remus s'était contenté de lui répondre que cela faisait cinq ans qu'il s'épuisait à leur dire la même chose, mais qu'il fallait croire que ce Duncan avait été plus persuasif que lui ; et Peter s'était contenté de demander en ce cas si leurs blagues allaient changer de cible.

Pour tout dire, James avait même envoyé une lettre à Evans pour s'excuser de son comportement lors de « l'épisode Rogue » à la fin de l'année passée. C'est dire si Duncan avait une influence énorme sur lui ! S'excuser ne faisait déjà guère partie de son vocabulaire, mais le faire face à Evans et à propos de Snivellus, c'était quand même le comble !

Tout ça pour dire qu'Evans n'avait pas daigné répondre à sa missive, et que Farel n'était toujours pas revenu de chez elle. Pourtant, il n'avait exigé aucune réponse de sa part, et alors qu'il se rendait au Manoir, il se demandait s'il n'était pas arrivé quelque chose au petit hibou fauve...

En chemin, il vit son frère, Blanche et Duncan près des balançoires, en train de rire à une quelconque blague de Bryan sans doute. Avec un sourire, il s'approcha.

« C'est Bryan qui vous fait rire tant que ça ? Demanda gaiement James aux deux espagnols.

-Non, pas vraiment... répondit Duncan. Mais ne demande pas de précisions, continua t-il alors que James s'apprêtait à ouvrir la bouche, ça gâcherait tout.

-Donc si j'ai bien compris, cela me concerne mais j'ai juste le droit de me taire c'est ça ?

-Disons plutôt que tu as le droit de patienter, rectifia son petit frère.

-Après tout, les surprises ne se gâchent pas... ajouta Blanche de sa voix douce.

-Bon, très bien... Abdiqua le Maraudeur, souriant. Bon, je sais pas pour vous, mais moi j'ai faim ! On va goûter ?

-Et après c'est moi l'estomac sur pattes... fit Bryan en suivant néanmoins son frère.

-Moi, je n'ai faim qu'après l'effort frérot. Toi, tu te goinfres sans arrêt !

-Quoi ?! Et qui a des Chocogrenouilles plein le placard de sa chambre ?!

-Qui t'a permis de regarder ?! Tu vas voir si je t'attrape ! »

Et James se mit donc à courir dans tout le jardin après son frère qui riait aux éclats, tandis que Duncan et Blanche les attendaient patiemment devant la véranda. Ils eurent la surprise de voir Kévin en train de prendre un café, accompagné de sa femme.

« Vous êtes déjà là Monsieur Potter ? Demanda aimablement Blanche.

-Je te l'ai déjà dit Blanche, moi c'est Kévin, répondit l'adulte en souriant. Mais pour te répondre, je ne suis que de passage. Travailler au même endroit orffre des avantages, mais l'inconvénient principal est de servir de hibou ! Ajouta t-il en montrant de la main la pile de parchemins qu'Alexia était maintenant en train d'étudier scrupuleusement.

-James et Bryan ne sont pas avec vous ? Questionna la femme en levant le nez de ses papiers. Il est pourtant l'heure de goûter, j'aurais juré que leurs estomacs auraient crié famine.

-Oh, ils sont en train de se courir après dehors, dit Duncan toujours aussi amusé par le comportement de son père. Il semblerait que Bryan ait trouvé la cachette de Chocogrenouilles de James...

-Quoi ?! Il cache des chocolats au nez et à la barbe de son père ?! » S'exclama Kévin tandis qu'Alexia levait les yeux au ciel en souriant.

Les quatre poursuivirent tranquillement leur conversation jusqu'à ce que la porte de la véranda s'ouvre, laissant finalement place à un James au sourire vainqueur et à un Bryan aux joues rouges, littéralement terrassé par la course et -si on se fiait à son halètement et à la façon dont il se tenait les côtes- la bataille de chatouilles qui avait suivi.

Comme appelée par l'estomac des deux jeunes Potter, Nessa apparut dans un petit couinement, un plateau plein de bonnes choses entre les mains. Les jeunes s'assirent aussitôt aux côtés des adultes et tous mangèrent en discutant de choses diverses et variées.

Un petit bruit de chose tapant contre la vitre fit aussitôt lever les yeux de Duncan vers l'extérieur. Etant apparament le seul à l'avoir entendu, il fit passer la commission avec un sourire.

« James, il me semble que Farel t'attend dehors... »

L'aîné des Potter tourna alors la tête pour remarquer que le hibou fauve avait un parchemin attaché à la patte.

« Elle a répondu ?! S'exclama Cornedrue en se levant pour ouvrir la porte et récupérer la missive.

-Qui t'a répondu ? Questionna en retour son père avec un sourire en coin.

-Je suis sûr que c'est encore une de tes fervantes admiratrices, non ? Supposa Alexia, amusée.

-Oh non, moi je sais qui c'est ! Et je peux vous dire qu'elle est loin de l'admirer ! Répondit Bryan en prenant la lettre des mains de son frère.

-Bryan, rends-moi ça tout de suite ! S'écria James.

-Alors alors, voyons voir... Continua le benjamin de la famille en lisant en diagonale. Hum... Potter,... Ah, ça commence mal mon pote !

-Bryan ! S'époumona James alors que les autres regardaient le petit manège des deux frères sans agir. Est-ce que je m'amuse à lire ton courrier moi ?!

-En même temps, moi j'm'amuse pas à envoyer des lettres à ma meilleure ennemie ! Je dois t'avouer que j'ai été particulièrement étonnée de voir ton oiseau à ma fenêtre il y a trois jours... Ah ! Elle non plus n'a pas l'habitude apparament ! Rétorqua le Poufsouffle tout en tenant de se mettre hors de portée de son grand frère.

-Savez-vous que qui ils parlent ? Demanda alors Duncan aux parents Potter, bien qu'il sache parfaitement que qui il s'agissait.

-Oh, ce doit être Lily Evans, répondit Kévin. Il n'y a que lorsque l'on évoque cette jeune fille que James s'énerve ainsi.

-C'est une de ses camarades de classe, ajouta Alexia entre deux papiers. Même maison, même année, mais ça n'a pas l'air d'être la folle entente entre ces deux-là. Ni même entre elle et le reste des Maraudeurs d'ailleurs...

-On suppose qu'elle n'aime pas trop leurs petites blagues, pousuivit l'adulte en posant sa tasse de café vide devant lui. Puisque lorsque nous les récupérons au début des vacances, Bryan est toujours souriant et James peste sans arrêt contre cette « intello d'Evans qui ne sait pas s'amuser deux minutes ».

-Et il lui envoie souvent des lettres comme ça ? Interrogea à son tour Blanche.

-Jamais. Généralement, moins on parle d'elle, ou de ses autres camarades féminines de Gryffondor d'ailleurs, mieux il se sent, expliqua la femme blonde. Mais il faut croire que tu as une décidément très bonne influence sur James, Duncan...

-Moi ? S'étonna le jeune homme aux yeux gris. La seule chose que je lui ai dite est une simple réflexion sur cette histoire de Serpentard qui deviendraient tous des sbires de Voldemort. Je trouvais cela totalement ridicule et je lui ai fait comprendre, c'est tout.

-C'est bien ce qu'elle dit, répliqua Kévin en se levant, tu as une très bonne influence sur notre premier fils. Bon Bryan, ça suffit, rends-lui cette lettre ! Exigea ensuite le père de famille.

-Mais je venais à peine de finir le deuxième parchemin ! S'exclama le gamin.

-Parce qu'il y en a combien ?! Dit James, surpris.

-Ben... compta Bryan... Six. Tous aussi aimables les uns de les autres d'après ce que je vois...

-Stupide... Marmonna James. J'ai été stupide, et elle l'est encore plus de vouloir me faire la morale cette intello ! Elle devrait s'amuser deux minutes, ça la détendrait ! »

Et, sans un mot de plus, le jeune Gryffondor récupéra la lettre toujours dans la main de son frère et monta dans sa chambre d'un pas exaspéré, faisant sourire les personnes encore présentes autour de la table.

« Qu'est-ce que je vous disais ! Déclara Alexia à l'adresse des deux espagnols. C'est toujours comme ça...

-Bon, j'ai pas fini de manger moi ! S'exclama Bryan en se rasseyant à table, tout sourire.

-Accio parchemins !

-Mais... Duncan... t'abuse ! Se plaignit Bryan tandis que deux feuillets quittaient la poche arrière de son jean pour se diriger dans la main du Survivant qui rangeait sa baguette.

-Je pense que ton frère est assez énervé comme ça, rétorqua l'espagnol. De plus, il en aura pour son grade le jour de son anniversaire, ce n'est peut-être pas la peine d'en rajouter... »

Puis Duncan se leva et se dirigea vers les escaliers, sous le regard faussement outré de son futur oncle et amusé des deux femmes encore présentes, il monta les escaliers, se rendant dans la chambre de son père pour lui rendre son bien. Son petit doigt lui disait qu'il allait le remercier pour ces deux petites feuilles...

oOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo

James était en train de ruminer en faisant les cent pas dans sa chambre, les six feuillets éparpillés sur son lit.

« M'agace... Incapable de comprendre... J'ai pourtant été gentil cette fois... Et après c'est moi l'imbécile... »

Il était toujours en train de grommeler des suite de mots avec plus ou moins de sens lorsque le bruit caractéristique d'une personne frappant à la porte le sortit de ses sombres pensées.

« Qu'est-ce qu'il y a ? Demanda t-il, toujours aussi grognon.

-Oula, si tu veux, je reste dehors ! Répondit la voix de Duncan, clairement amusé, de l'autre côté de la porte. Mais je me disais que ceci pourrait t'intéresser... »

James baissa les yeux pour voir deux parchemins se glisser sous sa porte. Il fronça les sourcils.

« C'est quoi ? Questionna le Gryffondor en tendant la main vers les papiers.

-Ce que ton frère avait négligé de te donner, dit l'espagnol. Je me suis dit que cela pourrait t'être utile...

-Pff... Et pourquoi je devrais lire tout ça ?! Elle m'a déjà largement communiqué sa façon de penser à travers les six pages précédentes... s'exclama Cornedrue en ouvrant finalement la porte, pour laisser entrer le jeune homme qui le regardait avec un sourire amusé.

-Tu ne crois pas que si Bryan a gardé ces deux feuilles, c'est parce qu'elles différaient des autres ? Interrogea Harry en guise de réponse. Et puis, d'après ce que j'ai cru comprendre, cette fille n'a pas l'air assez étroite d'esprit pour se contenter de te hurler dessus...

-On voit que tu ne connais pas Lily Evans...

-Pas encore, admit Duncan. Mais je suis sûr que j'ai raison. Une « intello », comme tu le dis si bien, ne peut pas être complètement butée...

-Tu verras... Annonça James.

-Enfin bref, tout ça pour dire que je pense que tu ferais mieux de lire ces deux feuillets. Mais après tout, ce n'est que mon avis, tu n'es pas obligé de m'écouter... »

Et l'espagnol s'en alla, fermant doucement la porte sur un Maraudeur en plein combat intérieur, mais qui, Duncan le sait, finira par lire la fin de cette lettre qui, même si elle ne représente que deux pages sur les huit finales, est le début de ce qui fera qu'un jour il viendra au monde...

Harry sourit. Peut-être que son père avait juste besoin de mûrir un peu en réalité...

« Hé ! Retentit une voix dans la tête du jeune homme. Je suis très mûr ! Je l'ai juste été un peu tard...

-Papa ? Demanda Duncan à voix haute, seul dans le couloir.

-Dans ta tête fiston ! Mais oui. Merlin, qu'est-ce que ça fait du bien de t'entendre dire ça ! Dommage que ta mère n'ait pas voulu venir...

-Comment ça ? Pensa le Survivant.

-Elle pense qu'il vaut mieux que tu fasses d'abord connaissance avec son « elle » adolescente avant qu'elle vienne te voir. D'ailleurs, nous ne pourrons pas le faire souvent, juste pour te guider. Je n'étais là que pour te prévenir à la base.

-Je... merci. Répondit le dernier des Potter, les larmes aux yeux.

-De rien fiston. Continue comme ça. Ma mère a raison, tu as une influence très positive sur mon jeune « moi ». Et... reprit la voix, un peu enrouée, nous sommes tous très fiers de toi.

-...

-Je dois y aller. Mais Harry, sache que nous sommes avec toi même si nous ne sommes plus là et que nous t'aimons tous. Ta mère, moi, Sirius, Albus... Même Merlin t'aime bien ! Tu en as de la chance, c'est habituellement un vrai tortionnaire ! »

La voix se tut très rapidement ensuite, semblant paraître à Harry comme une fuite avant que le « grand chef » ne se rendre compte de ce que le « vieux » James venait de dire. L'Elu ne put empêcher un sourire parmi ses larmes. Il avait été très heureux d'entendre son père, même si cela avait été très court et ne se reproduira certainement pas avant un moment.

Il sécha ses larmes puis soupira doucement, avant de redescendre finalement dans le salon, où se trouvaient maintenant Bryan, Blanche et Alexia.

« Alors, il est calmé ? Demanda Alexia en voyant l'espagnol arriver.

-Plus ou moins... Il tournait dans sa chambre comme un lion en cage lorsque je suis entré mais je crois qu'il va mieux maintenant...

-Pff... ça aurait été drôle de les voir en face à face le jour de la rentrée... Tu n'aurais pas pu me laisser ces feuilles Duncan ? Bouda Bryan.

-Non Bryan, dit le jeune homme. Il y a certaines choses que tu n'as pas l'air de comprendre encore, mais qui -au sujet de ton frère- sautent aux yeux.

-Ah bon ? Quoi ? Questionna le jeune garçon aux yeux bleu-verts. Je ne vois pas trop le rapport...

-« Tu écrirais à ta meilleure ennemie toi » ? Répliqua Duncan en parodiant les mots du petit Potter. Cette jeune femme semble tout simplement ne pas être ce que James veut faire croire qu'elle est.

-Ah si ! Je la connais, je peux te jurer moi aussi que c'est bien une intello avec un sens de l'humour très peu développé ! Tout le monde apprécie les blagues des Maraudeurs ! Sauf les Serpentard -mais ça c'est parce qu'ils en sont les cibles- elle et ses deux amies. Ce sont de vraies trouble-fêtes !

-Je crois que ce n'est pas vraiment ce qu'il a voulu dire Bryan, dit Alexia avec un sourire, tandis qu'Harry soupirait doucement. Tu dois être trop jeune pour comprendre...

-Il n'y a pas d'âge pour cela vous savez, répliqua tranquillement Blanche. Bryan n'a peut-être encore jamais été touché par le problème. Personellement, j'avais onze ans la première fois que je suis...

-De quoi vous parlez ? L'interrompit James qui arrivait des escaliers, souriant.

-Oh, de choses et d'autres mon chéri, répondit Alexia, souriante. Ça va mieux toi ?

-Hum-hum, approuva James. Je voulais savoir quand est-ce que nous irions au Chemin de Traverse, pour la rentrée ?

-Et bien, je pensais y aller demain, mais si vous avez autre chose de prévu, on pourra attendre que ton anniversaire soit passé... expliqua l'adulte.

-Non non, déclara James avec un sourire ravi, c'était juste pour savoir.

-Tu veux refaire ton stock de Chocogrenouilles Jamesie ? Demanda Bryan, amusé.

-Non, de Bombabouses, pour empester ta chambre ! Répliqua l'aîné.

-Nous en profiterons pour passer à la banque pour vos comptes, continua Madame Potter à l'égard des deux espagnols tandis que ses fils bataillaient toujours gentiment. Et comme ça, vous pourrez faire des emplettes ! »

Duncan et Blanche approuvèrent d'un hochement de tête, et les deux avaient hâte de voir à quoi pouvait ressembler la rue commerçante sorcière de Londres à cette époque...

oOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo

Le Chemin de Traverse était bondé, comme toujours à cette époque. Alexia, ses fils et les deux enfants qui étaient apparus chez elle il y a environ quinze jours tentaient de se frayer un chemin parmi cette foule abondante. Ils revenaient de Gringotts, où convaincre les gobelins de transférer les comptes de Blanche et Duncan s'était avéré bien plus facile que ce que Madame Potter aurait cru, surtout que la jeune espagnole était encore mineure. Pourtant, les gérants de la grande banque anglaise avaient aussitôt exécuté sa demande, ce en quoi elle n'allait pas vraiment se plaindre, car elle n'aurait pas eu le courage de parlementer avec les gobelins !

Le petit groupe s'arrêta devant la boutique d'Ollivander, où un tas de futurs première année patientaient pour que le frabiquant de baguette s'occupe de leur cas. Alexia se tourna vers ls enfants.

« Bon, je vais rester avec Bryan pour qu'on réunisse ses fournitures pour la rentrée, James, je te confie Blanche et Duncan, ils risqueraient de se perdre avec tout ce monde. Mais surtout tu n'oublies rien de ta liste hein ! Tu ne me forces pas à retourner ici en catastrophe comme l'année dernière !

-Oui Maman, promit James avec un sourire.

-Quant à vous deux, continua l'adulte en se tournant vers les deux espagnols, j'ai reçu un hibou du directeur de l'école qui m'a dit qu'il s'occupait de vous trouver toutes les fourniture nécessaires. Profitez donc de l'argent que vous avez retiré pour vous faire plaisir...

-C'est très gentil de la part du directeur... commenta Duncan tandis que Blanche approuvait les propos de Madame Potter d'un signe de tête.

-Le professeur Dumbledore est un altruiste hors-normes. Répliqua James, des souvenirs bien précis en tête.

-James n'a pas tort... approuva Alexia avec un sourire. Il passera dans la semaine qui vient pour vous donner vos affaires et vous faire un petit compte-rendu de la vie à Poudlard. Même si je lui ai dit que mes fils s'étaient parfaitement acquités de la tâche, il tient à vous informer lui-même. »

« Il veut nous voir », déduisit Harry dans sa tête alors qu'il suivait inconsciemment James dans la foule, la main de Ginny dans la sienne.

Habituellement, cette idée ne l'aurait pas dérangée plus que ça. Mais il connaissait assez le professeur Dumbledore pour savoir qu'il ne faisait rien sans une arrière-pensée en tête. Et son petit doigt lui disait que les informations qu'Alexia avait fourni sur eux n'étaient pas assez importantes aux yeux du directeur du Collège de Sorcellerie...

Il sortit de ses pensées lorsqu'ils s'arrêtèrent devant la librairie.

« Je dois acheter mes manuels, expliqua James. Vous venez ? »

Pour tout réponse, le couple hocha la tête et pénétra dans l'établissement à la suite de leur guide. James leur donna rendez-vous au même endroit et partit à la recherche de ses livres, tandis que Duncan et Blanche flânaient le long des rayons. Soudain, une tête rousse attira l'oeil de la jeune Weasley.

« Harry, chuchota t-elle de façon à ce qu'il soit le seul à entendre, regarde à ta droite. »

Le jeune homme s'exécuta et il tomba aussitôt sur la même personne que Ginny : Une jeune femme, à qui il donnait environ seize ans, de longs cheveux auburns lui tombant sur les épaules. Même de dos, il la reconnaissait, il savait que c'était elle.

« Maman... » murmura le Survivant, ses doigts se crispant autour de ceux de sa petite-amie.

Comme si elle avait compris, Lily Evans tourna la tête dans leur direction, mais son regard se situait derrière eux. Aussi passa t-elle devant eux sans y faire plus attention que ça pour se diriger vers...

« Potter ? »

James releva la tête des livres qu'il était en train d'examiner pour regarder son interlocutrice. Il avait bien reconnu la voix, mais voulait être sûr qu'il n'était pas en train de s'imaginer quoi que ce soit. Après tout, Lily lui accordait déjà très peu la parole à Poudlard alors en-dehors, il n'osait même pas s'y attendre !

« Oui ?

-Je ne pensais pas te voir ici...

-Comme tout le monde, je dois acheter le nécessaire pour suivre les cours Evans », répondit le Maraudeur d'un ton désintéressé. Puis il remarqua Duncan et Blanche à quelques mètres et leur fit un signe de la main pour qu'ils viennent dans leur direction.

« Bien sûr, je me doute, rétorqua Lily. Ton frère n'est pas avec toi ?

-Non, il est avec ma mère, dit James. Moi, je suis avec eux, poursuivit-il, montrant du plat de la main les deux espagnols qui étaient arrivés à leurs côtés. Evans, je te présente Blanche et Duncan. Ils viennent étudier chez nous cette année. Blanche, Duncan, voici Lily Evans.

-Enchantée, déclara la Gryffondor, plus par automatisme qu'atre chose.

-De même, répondit simplement Blanche.

-Alors c'est toi, la fameuse Lily, commença Duncan avec un sourire.

-Et c'est toi le fameux Duncan, répliqua la jeune femme. Je croyais que Potter avait donné un nom à une conscience qu'il s'était finalement découverte...

-Je ne prétends pas vraiment à ce titre, rit Harry alors que James faisait la moue et que Blanche se retenait de rire pour ne pas le vexer. Je n'ai fait que déclencher une réaction qui aurait eu lieu tôt ou tard...

-Peut-être... Admit Lily avant de se tourner vers James. Dis-moi Potter, ça te dérange si je continue mes achats avec vous ? Mes parents sont dans le Londre Moldu et je ne dois les rejoindre que dans deux heures.

-Mais je t'en prie Evans, accepta le Maraudeur en souriant. Plus on est de fous plus on rit après tout. »

La jeune femme lui sourit en retour et Blanche et Duncan échangèrent un clin d'oeil amusé. Il semblerait que leur présence rapproche les deux futurs tourtereaux un peu plus tôt, ce qui -du point de vue de Harry- n'est pas plus mal...

oOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo

« Mince !

-Qu'est-ce qu'il se passe Duncan ? Demanda Blanche, s'attirant par la même occasion le regard des deux autres.

-J'ai oublié un sac au tailleur ! S'exclama le jeune homme. Bon, j'y retourne, je vous rejoins ! »

Et l'espagnol fit aussitôt demi-tour et se faufila un chemin à travers la foule, des sacs plein les bras.

« En même temps, il aurait pu les rétrécir et les mettre dans sa poche, fit remarquer James. Là, il s'encombre pour rien.

-Et en plus il part du mauvais côté, soupira Lily. Bon, je vais essayer de le rattraper. »

La jeune femme aux cheveux auburns s'élança donc à la suite de Duncan, alors que les deux autres se regardèrent en haussant les épaules puis continuant leur route d'un commun accord.

Harry regardait de tous côtés afin de trouver la boutique qu'il cherchait. Se rendant finalement compte que tout ce qu'il avait dans les mains n'était guère adapté pour de la marche en rue bondée, il avait rétréci ses sacs qui étaient maintenant bien enfoncés dans sa poche. Il se retourna en entendant quelqu'un l'appeler, et vit une tignasse rousse foncée tenter de se frayer un chemin vers lui à travers la foule. Il sourit.

« Tu sais que la boutique de Madame Guipure est par là, dit Lily en montrant du doigt la direction opposée.

-Oui, mais ce n'est pas ça que je cherche, répondit le jeune homme avec un clin d'oeil. Tu ne saurais pas plutôt où est la boutique de Quidditch ?

-Juste là, déclara la jeune femme en montrant une boutique sur leur gauche. Mais pourquoi veux-tu aller là-dedans ? Et pourquoi tu nous as menti tout à l'heure alors ?

-Parce que je n'allais pas dire à James que je partais lui chercher un cadeau d'anniversaire ! Répliqua le Survivant sur un ton d'évidence en entrant dans le magasin.

-C'est l'anniversaire de Potter ? Interrogea la Gryffondor en le suivant à l'intérieur.

-Demain », précisa l'espagnol en jetant un coup d'oeil autour de tomba alors sur une série de livres qui lui tapèrent à l'oeil et s'en approcha. « Dis, James est bien Poursuiveur, non ? Demanda t-il à son amie.

-Oui enfin, pour tout dire il est un peut touche-à-tout en ce qui concerne le Quidditch, expliqua t-elle. C'est son poste de base mais il s'amuse souvent avec un petit Vif d'or qu'il laisse voler partout dans la Salle Commune et il est allé de nombreuses fois à l'infirmerie pour avoir voulu s'amuser avec Black et les Cognards.

-Tu le connais bien, fit Harry en feuilletant les pages d'un livre.

-Nous vivons plus ou moins ensemble depuis cinq ans, je commence à savoir quelles sont ses habitudes, rétorqua Lily. Il ne se prive pas pour les exhiber d'ailleurs.

-Tu n'es pas un peu dure avec lui ? Questionna le jeune homme en reposant finalement le livre pour s'intéresser à des protections quelconques. Il a certes un problème avec cette histoire de Serpentard et de Voldemort, mais sinon je le trouve très bien.

-Oui, égoïste, macho, égocentrique, pas modeste pour un sou mais très bien, on est d'accord ! Admit la Gryffondor avec ironie.

-Tu exagères. Il n'est pas si égoïste que tu le dis, il se comporte très bien avec Blanche, s'intéresse plus souvent à nous qu'à lui et est plutôt intelligent, la contredit son futur fils. Par contre, je t'avoue qu'il n'est pas très modeste...

-Tu verras à Pourdlard, lança Evans pour toute réponse.

-Donc tu admets qu'aujourd'hui, il ne t'a pas du tout donné cette impression ? Continua Duncan avec un sourire.

-... Aujourd'hui non, abandonna Lily de mauvaise grâce. Mais ce n'est qu'un jour parmi d'autres...

-Ou peut-être le début d'une « nouvelle ère » qui sait ? » Finit Harry en souriant.

Il laissa la jeune femme grogner contre lui et alla payer son achat. Ils revinrent dans un silence complet mais aucun d'entre eux ne voulait le briser, le Survivant sachant parfaitement que sa mère était en pleine réflexion.

« Tu as retrouvé tes affaires Duncan ? Questionna James en voyant les voyant arriver.

-Oui, sans problème ! » Répondit le jeune homme aux yeux gris en souriant.

Lily n'ajouta rien et la conversation se termina, l'aîné des Potter cherchant sa mère et son frère des yeux, qui ne devraient pas tarder à arriver.

« Lily ?! Mais qu'est-ce que tu fais là ?

-Bonjour Bryan, répliqua la jeune femme. Moi aussi je suis ravie de te voir. Ca va très bien et toi ?

-Non mais c'est vrai, continua le garçon en souriant, il est très rare de te trouver avec mon frère...

-Oui, admit Evans. Mais on en apprend tous les jours tu sais ! »

Duncan suivait l'échange d'un oeil intéressé. Après ce que lui avait dit Bryan, il n'aurait pas imaginé qu'il puisse s'entendre aussi bien avec sa mère. Mais il fallait avouer que sa famille lui réservait de nombreuses surprises...

Fin du chapitre 2