Chapitre II : "You shot me down ... Bang bang"
Jack- Comment ça : je n'avait pas donné la bonne adresse ?
Directrice- He bien l'adresse de Denver que vous m'aviez donné…
Jack- Denver ? J'habite à Colorado Springs ! Et puis Emmy n'est pas sous ma garde. Elle est chez une amie à sa mère.
Un long silence se fit. Le colonel entendit qu'à l'autre bout du combiné la bonne femme du lycée était entrain de se perdre au milieu des feuilles administratives. Il n'était pas tranquille. Pour le coup, ça lui semblait très étrange que son nom apparaisse dans la colonne « tuteur légal » du dossier d'Emmy. La jeune femme hésita et demanda :
D- Vous n'habitez pas au 577 Lincoln Avenue de Denver ?
Jack fit vite le rapprochement. C'était l'ancien appartement de ses parents. Il pensait qu'il avait été revendu et que la jeune fille était partie vivre chez cette amie. Ca faisait bien 2ans qu'il ne l'avait pas revu. Après réflexion, ça correspondait tout à fait à son mode de fonctionnement. Elle était une habituée des magouilles en tout genre, des arrangements douteux et surtout… De faire en sorte que personne ne lui dise ce qu'elle devait faire.
Au bout du fil, la directrice semblait quelque peu paniquée. Elle avait perdu son ton autoritaire et farfouillait encore dans ses papiers. Jack entreprit de ne pas attendre la bonne femme pour aller piocher ses informations.
J- Elle n'est pas venue depuis quand ?
La directrice marqua une pause. Probablement un peu gênée par l'illégalité de la chose. Mais après tout il semblait la connaître. Il pourrait éventuellement éviter au lycée des procédures gênantes par rapport aux documents faux délivrés par Emmy.
D- Depuis deux semaines. On a envoyé 5 courriers qui n'ont pas eux de suites. On a essayé de vous téléphoner mais personne ne répondait. On a ensuite appelé les services de l'enfance qui sont allez chez vous… Heu à l'adresse indiquait. Ils l'ont trouvés ravagés et le concierge a dit qu'il n'y avait jamais eu quelqu'un d'autre que mademoiselle Colson dans cette appartement.
Jack assimila la nouvelle. Deux semaines, c'était très long. Il pouvait se passer des tonnes de choses. Et le fait que cette gamine n'était pas exactement le genre d'adolescente extraverti et pipelette n'arrangeait rien. Elle pouvait vivre des mois sans personne… Et c'était d'ailleurs ce qu'elle avait fait. La directrice reprit :
D- Maintenant c'est la police qui est à sa recherche. Mais ils ont peu d'éléments et les adresses et numéros de téléphones donnés sont faux. J'ai dû chercher dans son dossier scolaire et j'ai vu votre nom. A l'école primaire vous aviez été sollicité pour être son tuteur pendant une courte période.
C'était il a pas mal de temps… Lorsque sa mère était partie à l'hôpital. Etant fille unique, sans parents, elle lui avait demandé de garder Emmy quelques temps. Un prémisse de ce qui allait arriver. Quelques années après Emmy enterrait sa mère. Mais que c'était-il passé après ? Elle avait été dormir chez cette amie, Carry. Ca c'était sur, il avait passé la soirée chez elle avec ses enfants. Emmy avait été directement se coucher.
Le lendemain il devait retourner à l'air force. Il l'avait revu quelques mois après à l'occasion de la répartition de l'héritage. Il avait reçu de vieux disques qu'ils avaient écoutés avec son père. Presque la totalité de ce qu'ils possédaient avait été remis à la jeune fille. Ensuite elle a certainement inventé une histoire comme quoi Jack voulait bien l'adopter, elle avait sûrement falsifié quelques documents pour que Carry n'y voie que du feu. La petite femme était tellement naïve et préoccupée par son métier de médecin qu'elle ne devait pas avoir remarqué la supercherie. De toute façon, cette femme n'aimait pas vraiment Emmy. Elle n'agissait pas du tout comme les autres adolescents et faisait tout toute seule. Pour une maman poule, c'était la tare.
Le général venait juste d'entrer l'air perplexe. Il interrogea du regard le colonel. Ce dernier lui fit signe d'attendre quelques secondes et dit au téléphone :
J- Je vais voir ce que je peux faire.
Puis il raccrocha sans même prendre la peine d'écouter la réponse de la directrice. Il se frotta un peu les yeux et soupira.
Général- Un problème colonel ?
Jack prit un temps. Il considéra George et croisa les bras, l'air embêté et soucieux.
J- La fille d'anciens amis a disparue… Ca fait deux semaines qu'elle n'a pas été en cours. Et elle a falsifiée ses papiers d'adoption pour vivre seule.
Le général considéra Jack. A ce moment ce n'était absolument plus son grade qui pensait mais Hammond en tant qu'homme, père et grand-père. Il allait veiller à ce que la police fasse bien son travail pour la retrouver et à ce qu'ils obtiennent toutes les informations concernant cette disparition. Ça, il se le jurait. Il dit d'un ton sérieux.
G- J'annule les missions de SG1 prévus et vous avez vos congés… J'appelle quelques amis et je vais voir ce que j'obtiens.
Il était vrai qu'être général était très pratique dans ce genre d'affaires. Jack se leva et partit en direction de ses quartiers pour faire ses affaires. Entre temps le général expliqua rapidement la situation au reste de l'équipe. Mais alors qu'ils voulurent voir si Jack allait bien, il était déjà en voiture direction Denver.
Elle était à présente contre la porte et appelait « y a quelqu'un ? ». Elle avait passée 2 heures à se dire que c'était certainement une blague, un canular… Qui voudrait d'elle comme otage ? Elle vivait seule, ne connaissait personne qui avait un problème avec les gangs ou les mafias, elle n'avait jamais consommé de choses illicites, n'avait de compte à rendre à personne, pas d'ennemis connus, pas énormément d'argents, pas de famille ni d'amis ayant beaucoup de sous… Le mauvais otage par excellence. Et elle se devait de prévenir ses ravisseurs qu'elle bourde ils venaient de faire. Finalement des pas se firent entendre. Ils venaient de loin et se rapprochaient lentement. Elle se serait crue dans un mauvais film d'horreur. Un truc à la Saw ou à la Hostel. Un film très mauvais lorsqu'on se retrouve à la place de la victime. Finalement la personne s'arrêta devant la porte et une voix masculine, bourrue, fatiguée se fit entendre :
« Qu'est ce qu'il y a ? »
La jeune fille s'approcha de la porte et dit timidement, sans savoir trop comment le formuler :
E- Heu… Je… Pourquoi je suis là ?
L'homme attendit quelques secondes, et repartit. Emmy eu un temps de réaction égal à celui d'un escargot atrophié. Elle réfléchissait : c'était un bon signe, un mauvais ? Ce beubeu là n'avait pas l'air assez rusé pour faire des sous-entendus, jouer sur le suspens… Un gros bras qui ne sert qu'à taper en bref. Emmy s'assit sur le lit. Elle ne pouvait rien faire, n'avait rien à faire. Ce qu'elle détestait le plus.
Finalement des pas revinrent. Ceux de plusieurs personnes, peut être 4 ou 5. Ils s'arrêtèrent devant la porte, un bruit de clé s'entrechoquant précéda un petit « clic » indiquant l'ouverture de la porte. La jeune fille serra les poings et se calma. Elle n'avait jamais fait face à pareille situation. Ils allaient certainement lui expliquer ce qu'ils attendaient de ses « proches ». 4 hommes entrèrent. Un au milieu de tous s'avança et toisa la jeune fille. Avec son air supérieur de célibataire frustré, il devait être le chef. Par contre ils ne ressemblaient pas du tout aux mafiosi qu'elle s'imaginait. Il avait un costume élégant, et une insigne comme celles que porte les agents fédéraux. Elle arrivait à lire NID juste au dessus de son nom : Harry Maybourne.
