Re coucou !

Alors la dernière fois je vous avais dis qu'il faudrait bien lire ce chapitre et que le 3 va le confirmer… vous comprendrez à la fin de ce chapitre.

Mot de ma bêta : J'aime bien. Le fait qu'Arianne ne sache pas contrôler ses pouvoirs permet, je pense, qu'on éprouve une certaine sympathie pour elle et l'empêche de faire paraître Mary-Sue. Je pense aussi que ce début est ni trop lent ni trop rapide.


Chapitre 2 : Arianne en détresse

Barbe Blanche et ses fils se dirigèrent, accompagnés d'Adrianna, vers Sabaody pour revêtir leurs navires et, trois jours plus tard, ils purent plonger pour l'île des hommes poissons. Pour le reste des flottes à la recherche de la jeune femme, ce fut presque facile au vue d'une île très… différente des autres. Peu avait de roi des mers qui dormaient tout autour d'une même ile :

- Hé… bin… si Ace voyait ça, il boufferait tout, fit Vista en regardant dormir les rois des mers. Bon on va encercler les lieux. Comme ça, en cas d'attaque, on pourra la protéger compris ? demanda Vista.
- Oui commandant !
- Bien, on n'a plus qu'à prévenir Père que nous l'avons trouvé.

L'escargophone de Barbe Blanche sonna.

- Père, je crois bien que nous l'avons trouvée, elle s'est réfugiée sur une île normalement déserte.
- Très bien, n'allez pas la voir, elle pourrait paniquer. Attendez notre retour.
- Et si elle part ?
- Vous la suivez de loin.
- Compris, et vous ?
- Nous sommes en train d'aller vers l'île, je t'informerai dès que nous avons la perle.
- Bien Père… bon vous avez entendu ? On ne l'approche pas et si elle part, on reste à bonne distance, il ne faut pas que la panique l'envahisse.

Tout le monde hocha la tête.
Quant à Barbe Blanche, il s'approcha de l'entrée de l'île des hommes poissons, qui s'ouvrit très vite. Il fut accueilli dans le plus grands des respects et avec des acclamations par le peuple sous-marin et avec beaucoup plus de formalité par le Roi Neptune et ses fils.

- Bonjour mon ami.
- Bonjour Neptune, j'ai un service à te demander.

- Un service ? s'étonna Neptune.

- J'aimerai mieux en parler dans un endroit plus… adapté.

- Viens dans mon palais, on va en discuter plus en détail.

Après un trajet qui se fit sous un silence de plomb, ils arrivèrent au palais et chacun avait qu'une envie savoir ce que dirait l'autre.

- De quoi voulais-tu me parler ?

- Pardonne le fait que je n'irais pas par quatre chemins. J'ai découvert que j'avais une fille qui possède un don étrange qu'elle n'arrive à maîtriser, créant catastrophe sur catastrophe. Namur m'a dit que parmi les trésors royaux il y avait une perle qui avait la capacité d'absorber ce genre de chose.
- Je vois de quoi tu veux parler et je pense savoir où tu veux en venir…
- Avec ta permission, j'aimerais que tu me la prêtes pour libérer ma fille. Je te promets de te la ramener une fois toute cette histoire terminée.
- Je te connais, mais… s'il arrive quelque chose à cette perle, les habitants se sentiront moins en sécurité.

- Je te le demande, au nom de notre amitié.

Un grand silence s'installa, Neptune réfléchit, pesant le pour et le contre avant de souffler :

- C'est entendu, je vais te la chercher.
- Merci Neptune, nous repartirons aussitôt pour revenir au plus vite, je te le promets.
- Très bien.

Le roi Neptune disparut le temps d'aller chercher cette fameuse perle et revint quelques minutes plus tard avec un tout petit coffret (pour sa personne) laqué noir :

- La perle est dedans. Ta fille n'a qu'à la toucher et ses problèmes disparaîtront.
- Merci mon ami, je te promets de revenir le plus vite possible.

- Je vous remercie aussi, intervint Adrianna. Ça fait des années qu'aucune de nos solutions ne marchent et grâce à vous Arianne va retrouver le sourire, alors merci beaucoup, dit-elle en s'inclinant.

Neptune la salua ainsi que Barbe Blanche et ses hommes qui partirent sans plus tarder.
Pendant ce temps, Arianne n'arrivait pas plus à contrôler ses pouvoirs. A plusieurs reprises, les commandants entendirent des bruits suspects. Et pour cause, ses crises étaient de plus en plus nombreuses et fortes, si fortes que l'île était vite devenu une jungle de fleur… quand elle ne brulait pas.

- J'espère que Père va bien, elle doit être claquée sa gamine, lança Curiel.
- Pas forcément Curiel… elle possède les pouvoirs de Marco, qui ne doivent pas jouer en sa faveur, même la nuit, il y a des soucis, rappela Vista.
- Oui, c'est vrai, accorda Curiel en baillant à s'en décrocher la mâchoire.

- Mouai… moi ça commence à m'agacer de faire les nounous, grommela Fossa.

- Père a donné des ordres, rappela Vista.
- Oui enfin bon, moi j'y crois pas trop à cette histoire. Moi, je te parie ce que tu veux que cette gamine et sa mère veulent juste la tête de père et se jouent de lui.

- Tu dis n'importe quoi, répliqua Vista en levant les yeux.

- Tu y crois à ce que d'un coup sortant de nulle part une fille de 30 ans ? En 30 ans aucune occase de se croiser ? Moi je dis y'a anguille sous roche ! Affirma Fossa.

- On se calme, stoppa Vista en voyant que le navire se scindait peu à peu en deux camps, Père nous a confié une mission, on la remplit point, que ça vous plaise ou non !

L'escargophone du cinquième commandant sonna à cet instant, ce dernier répondit :

- Bonjour mon fils, nous avons la perle, des nouvelles ?
- Oui, mais pas bonnes du tout, les pouvoirs d'Arianne s'intensifient un peu plus chaque jour et cela même la nuit.
- Ce n'est pas normal, la nuit quand elle dormait ses pouvoirs ne se manifestaient pas, intervint Adrianna, ils ont dû augmenter, je ne vois que ça… où devons-nous vous retrouver ?

Vista leur transmit les coordonnées et une effroyable explosion retentit.

- Qu'est-ce que c'était ? demanda Barbe Blanche.
- Tous à terre, ordonna Vista. Rondo de rose !

L'explosion avait projeté plusieurs troncs d'arbres que les commandants prirent soin d'arrêter.

- Ras le bol ! Moi je dis attentat, s'exclama Fossa en disparaissant derrière une porte qu'il fermait violemment alors qu'elle n'avait rien demandé.
- Père, revenez vite. Le bateau se divise en deux camps… ça va devenir imbuvable et ingérable à la longue. Pour Arianne, elle semble avoir eu une crise du feu de dieu…, c'est calme maintenant, résuma Vista en reprenant l'escargophone.
- Je vois… nous allons faire au plus vite, tenez-nous informés.

Arianne était inconsciente et recouverte de blessures jusqu'à ce que le fruit de Marco agisse et la soigne et lui restaure en partie ses forces et à la moindre force qu'elle retrouvait, ses pouvoirs les consommaient pour provoquer de nouvelles catastrophes.
Arianne était à bout de force et elle préféra se laisser fatiguer, pour que ses pouvoirs s'estompent, c'était encore la seule chose qui faisait que ça se calmait. Malgré que son corps criait de douleur et de fatigue, elle se leva et décida de se maintenir fatiguée en faisant des efforts physiques de jour et de nuit et limitant son temps de récupération pour, à défaut de contrôler ses pouvoirs, limiter leurs impacts.

- 3457, 3458… 3459… 3460, dit-elle avant de s'écrouler, après avoir fait autant de pompe.

Elle ne lâcha rien, se saisit d'un morceau de bois et frappa avec rage le sol, les arbres, les pierres pour se défouler, ses mains s'embrassèrent. Elle se précipita vers une étendue d'eau pour stopper l'arrivée du feu. L'eau s'évapora seulement, mais ses mains devinrent de plus en plus brulantes.

- Non, non, non, non, il doit bien y avoir un moyen de les contenir. Il faut que je me calme, calme-toi, calme-toi.

Le stress prenait le dessus et elle était loin de se calmer. Au contraire, les flammes apparurent et grossirent sur les mains de la jeune femme qui paniqua de plus belle et un autre incendie se déclara…

Les commandants virent tantôt des fleurs, tantôt des cendres, tantôt un monde endormi durant les cinq jours d'attente avant le retour de leur capitaine.

- Elle est toujours là ? demanda Adrianna en direction des pirates qui les avaient attendus.

Il eut un gros silence, des regards meurtriers furent échanger par les pirates :

- Oui, rassura Vista en brisant le silence.

- Tant mieux, est-elle venue vous voir ?

- Non, répondit bien moins amicalement Fossa, et tant mieux.

- Ça suffit, coupa Barbe Blanche sentant le conflit venir.

- Je vais aller la voir, elle aura moins peur avec moi et elle sera heureuse de me savoir en vie, ce qui devrait éviter une autre catastrophe, avertit Adrianna.

- Entendu, mais Marco te suivra de loin. En cas de danger il pourra faire bouclier.

- Bon allons la retrouver, s'exclama Marco.

Ils se mirent en route, la végétation était épaisse, parfois en cendre :

- C'est des braises chaudes, elle doit être pas bien loin, constata Marco.

- Arianne ! appela sa mère.
- Maman ? se montra timidement sa fille en restant caché derrière un arbre. Maman tu es vivante !
- Oui, j'ai eu si peur pour toi, fut soulagée sa mère.
- Non n'avance pas ! Je ne veux pas te faire de mal, d'ailleurs, je préfère que tu partes….
- Non ! Arianne si je suis venue jusqu'ici c'est que nous avons trouvé le moyen pour mettre fin à ces pouvoirs.
- C'est vrai ? murmura Arianne qui n'y croyait plus en osant un peu s'avancer hors de l'ombre des arbres.
- Oui, mais tu dois venir avec nous.

- Pour aller où ? demanda angoissé sa fille.

- Sur la plage, tout ira bien Arianne, rassura Marco.

La jeune femme se mordit les lèvres dans sa réflexion, alors qu'elle voulait avancer, elle reculait, ne sachant qu'elle était la meilleure décision à prendre. Avec hésitation, elle suivit sa mère et le commandant, ce qu'elle vit d'abord c'était des monstres de la mer faisant la sieste et après les Moby Dick. Elle recula en sentant sur elle des regards suspicieux, soupçonneux. Arianne avait l'impression qu'on allait lui faire subir la peine capitale, elle regarda ses mains redevenir enflammées par le malaise naissant.

- Arianne garde ton calme, répéta doucement Adrianna.
- Tiens ma fille, la perle est dans cette boite, tendit Barbe Blanche, il te suffit de la toucher.

Arianne fit attention de ne pas toucher son père et ouvrit comme elle le pouvait l'écrin avec précaution de ses mains tremblantes et ardentes, le coffret contenait de l'eau où reposait une perle grise d'une grosseur de trois centimètres de diamètre au moins. Arianne plongea ses mains toujours pris de tremblement, dans l'eau, elle hésita à toucher cette perle, ses doigts se tendaient pour toucher ce bijou et en même temps, elle les écarta craignant ce qu'il pourrait arriver. Arianne regarda sa mère qui l'encouragea du regard, elle ferma les yeux pour effleurer la perle qui disparut en elle et Arianne poussa un hurlement en se tenant la tête, alors qu'une vague d'énergie repoussait tous ceux qui l'entouraient.
Dans le même temps une vague de poussière d'or frappa tout sur son passage, plongeant tous les autres d'un lourd sommeil. Seule Adrianna se réveilla bien plus tard, s'étant remise du choc, elle découvrit que sa fille était déjà partie.

Arianne souffrait, elle se tenait sa tête qui la brulait de l'intérieur, elle savait que c'était le signal d'alarme l'informant que la situation allait pour elle empirer. Ses mains furent recouvertes de glace.

- Aokiji ne m'a pas touché, murmura rapidement Arianne, est-ce que ça serait ? La perle ? Non ça ne peut pas en être la cause…. Tous les fruits ont un cycle de vie…. Mon cœur ! Pitié… je ne vous veux pas…. SORTEZ DE MON CORPS !

Le conflit intérieur qu'elle menait cessa, ainsi que ses tourments, l'espace d'un instant, Arianne respira incertaine et regarda autour d'elle, puis elle fut foudroyée par un malaise. Elle serra ses bras autour de sa poitrine, tentant de retenir l'attaque et là, un jet glaçant sortit d'elle, se dispersant aux quatre coins de l'horizon, elle s'évanouit tout de suite après. Ignorant qu'elle venait de plonger dans une nouvelle ère glacière le monde entier.
Pendant ce temps :

- Amiral en chef ! Regardez dehors, s'exclama alarmé un soldat en entrant dans son bureau.
- De la glace ? Demandez à Aokiji qu'est-ce qu'il fabrique !
- Justement, ce n'est pas Aokiji, il est… en train de dormir….
- Quoi ?! hurla presque Sengoku de savoir un de ses meilleurs hommes dormir et de ne pas comprendre la cause de tout ce bazard. Mais alors qui ?
- On ignore, mais on a eu plusieurs appels de partout dans le monde et c'est partout que c'est gelé. Même si c'est incompréhensible, nous savons qu'avant il y a eu comme un grand flash blanc, ici, montra le soldat sur une carte.

- C'est tout près en plus ! Dans ce cas nous allons établir un plan et aller arrêter cet impertinent !
- Bien Amiral en chef !

Barbe Blanche et ses hommes partirent à pied, Ace pesta à être de corvée de dégel, corvée qu'il lui fut vite retirer, puisqu'il fallait fondre une sacré largeur pour que les navires passent. Soit une perte de temps.
Pour la Marine elle était sur le chemin, certaines troupes étaient presque arrivées sur les lieux.

Arianne choisit ce moment pour reprendre connaissance, ce qu'elle découvrit c'était que tout était recouvert de glace.

- C'est pas possible c'est moi qui ait fais ça ?
- Hé vous là ! Arrêtez-vous, ordonna une voix.

Arianne se retourna et vit qu'on courrait vers elle :

- N'approchez pas, je ne veux pas vous faire de mal, supplia cette dernière.

Au contraire les soldats avancèrent vers Arianne pour l'encercler, elle essayait de guetter les gestes de chacun pour éviter tout contact.
Celui qu'elle ne put éviter fut le coup de pied de l'Amiral Kizaru en plein dans son ventre, elle tomba lourdement au sol complètement sonnée :

- Ca ne t'a pas suffi d'être la fille de Barbe Blanche ? continua Akainu.

Arianne ouvrit grand ses yeux à l'approche d'Akainu. Toujours à terre, elle roula et évita ses poings de lave, sa priorité : ne toucher personne et tout de suite après : essayer de sauver sa vie.

- Laissez-moi partir, je vous en supplie !

Akainu se jeta sur elle, qui tomba dans sa fuite :

- NON ! Hurla-t-elle de peur en fermant les yeux.

Elle leva son bras pour se protéger et accidentellement Akainu se retrouva avec des feuilles bien vertes sur la tête en guise de cheveux ce qu'il l'arrêta net un instant. Ne sentant la mort venir, Arianne ouvrit un œil puis le deuxième et découvrit ce qu'il s'était passé.

- Tu trouves ça drôle ? demanda Akainu énervé en avançant et en devenant de lave.

- Non, pas du tout, répondit sincèrement Arianne en reculant, je suis désolée… je...

Elle se releva et couru, évitant le poing de magma que lui avait réservé l'Amiral, elle sentit de la chaleur dans son dos, Akainu devenait lave, une gigantesque vague de lave !

- Akainu cesse l'attaque, ordonna Sengoku. Toi tu restes avec moi ! dit-il en attrapant la jeune femme.

Arianne vit que c'était juste, s'il l'avait tenu plus bas, elle aurait eu son pouvoir à coup sûr.

- Pourquoi as-tu fais ça ? Et surtout comment as-tu eu les pouvoirs d'Aokiji ? demanda Sengoku.

- C'est un accident….

- Un accident ? Tu te fous de moi ?!

- Non, je vous le jure, c'est la vérité.

- Si c'est vraiment un accident, tu as intérêt dégeler tout ça, tu ne te rends pas compte de ce que tu as fait ! hurla Sengoku en la secouant et en serrant sa poigne sur sa prise.

Intérieurement elle voulut lui crier que « Si ! Elle se rendait bien compte », elle voulut dire qu'elle était incapable de tout dégeler, puis elle repensa aux pouvoirs de Portgas. Sengoku la relâcha temporairement, la jeune femme tendit ses mains vers le ciel. Et pria le ciel pour que cette fois, elle réussisse, juste une fois, elle souhaitait juste qu'une fois, une petite fois ses pouvoirs coopèrent. Elle essaya de changer la météo et au lieu de ça, le ciel s'assombrit, Sengoku réagit en la plaquant au sol.

- Tu avais une chance et toi tu nous crée une véritable tempête, dit-il en la relevant de force en lui montrant l'état du ciel.

- Je vous jure, je ne le voulais pas.

- A d'autres !

La solitude et le désespoir qu'elle ressentait, firent qu'en l'espace d'un instant la température chuta brutalement, même elle avait froid, car au fond d'elle, elle avait froid, froid comme le désespoir.

Elle, comme les soldats commencèrent à être recouverts d'une fine couche de glace, elle profita que tout le monde fut pétrifié par la température mordante pour se transformer en phœnix et s'enfuir définitivement hors de la portée de la Marine.

- Comment c'est possible ! marmonna Sengoku qui peinait tout comme ses soldats à bouger.
- Hum bizarre, elle semblait vraiment incapable de gérer sa force, souligna Kizaru qui arrivait avec Akainu à adoucir l'atmosphère.

Les deux amiraux unirent leurs pouvoirs pour calmer ce climat. Pour Arianne, elle vola aussi vite que le permettaient ses forces avant de se poser :

- Je n'en peux plus…, dit-elle épuisé psychologiquement et physiquement.

Arianne était désespérée, elle se releva et regarda le paysage fait uniquement de blanc et de reflets bleutés. Elle s'effondra en pleurs.

- C'est un vrai cauchemar, j'ai l'impression que je ne vais jamais m'en sortir. Si tu m'entends donnes-moi un indice, n'importe quoi pour arrêter tout ça, s'adressa-t-elle au ciel. Tout ce que je voudrais c'est devenir normale…. Juste normale, je veux être normale.
- Moi je vous trouve normale !

Arianne se retourna vers l'intervenant avant de crier :

- FAN-FAN-FANTÔME ! AHHHHHH !

Elle fusa aussi vite que lui permettait ses jambes.

- Non mais attendez, je vais pas vous faire de mal !

Le dit fantôme la poursuivit pendant qu'Arianne courrait désespérément et à chaque pas des fleurs poussèrent là où elle avait marché.

- Mais enfin arrêtez-vous, ordonna le fantôme en apparaissant devant Arianne.

Elle freina comme une dératée et se retrouva à quelques minuscules millimètres avant de s'évanouir de peur.

- C'est malin…, marmonna le fantôme contre lui-même.

Il toucha la peau de la jeune femme et entra à sa surprise en elle, s'aperçu qu'il pouvait contrôler ses mouvements, alors il la releva et il la fit marcher, le temps d'entrer dans une maisonnette abandonnée, il s'allongea avant de sortir d'elle.
Quand elle reprit enfin connaissance, elle chercha à comprendre où elle était.

- Hé bin, pour avoir peur des fantômes, vous en avez peur….
- AHHHHHHHHHHHHHHHHHHH !
- Mais enfin ne criez pas comme ça, s'exclama l'esprit en se bouchant les oreilles.

Qu'importe Arianne s'était levée pour s'enfuir, le fantôme alla à sa poursuite pour la deuxième fois.

- Arrêtez-vous ! Je ne vous veux pas de mal !

Complètement sourde par la peur, il prit possession d'elle et l'arrêta, mais il fut aussitôt éjectée du corps de la jeune femme.

- Vous… vous êtiez… dans l'équipage de mon père ? s'exclama Arianne en titubant.
- Comment ?
- J'ai vu des souvenirs à vous, vous étiez dans l'équipage de Barbe Blanche.
- Oui… quatrième commandant, répliqua le concerné en se bombant le torse…. QUOI VOUS ÊTES SA FILLE ! dit-il en la regardant avec des yeux ronds. Mais pourquoi ne pas être venu le voir plus tôt ? J'ai loupé une belle demoiselle !

- Un coureur de jupon…. Si c'est ça ton aide le ciel je te remercie, soupira Arianne.

- Hé ! fit contrarié le fantôme du commandant Thatch. D'ailleurs pourquoi vous avez besoin d'aide ? demanda-t-il en tentant de la draguer.

- CA… CA NE VOUS CONCERNE PAS ! s'exclama-t-elle livide en se souvenant qu'elle parlait à un fantôme.

- Arrêtez de crier ! supplia-t-il. Oh non… la voilà qui repart, personne ne résiste décidément à mon charme.

Il la suivit, de loin et l'écouta parler.

- C'est un cauchemar, j'ai pris la perle et je me suis évanouie et rien de tout ce qui a suivi s'est réalisé, oui ça ne peut être qu'un cauchemar, dit-elle avec un rire nerveux sachant très bien que ce n'était pas un cauchemar, mais bien la réalité.

- Moi je peux vous assurer que vous ne rêvez pas, fit Thatch en lui envoyant un baiser.

Arianne cria de nouveau et voulu le gifler mais sa main le traversa lui laissant une désagréable sensation :

- Allez trésor, je ne peux pas être aussi cauchemardesque que ça.

- SIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII !

- Mais arrêtez de monté dans les aigues !

- DISPARAISSEZ ! VOUS COMME CES POUVOIRS !

Aussitôt, du bambou poussa de partout, se prenant dans les vêtements d'Arianne qui se retrouva suspendu et dans une position des plus grotesques :

- Génial, soupira Arianne.

Une petite pousse apparut au niveau de ses yeux.

- Bon toi le bambou arrête de me narguer ! s'énerva la jeune femme à bout de nerf.

Les tiges de bambou se retrouvèrent parsemées de pâquerette rose bonbon, arrangeant le moral de la jeune femme.

- Vous voulez de l'aide peut-être ? proposa Thatch en apparaissant parmi la végétation.

Arianne devint livide et se débattit avec ses branchages.

- Vous permettez ?

Il entra en elle sans attendra sa réponse et coupa les plantes à main nue tel un ninja.

- Voilà ! Alors vous me dites pourquoi vous avez besoin d'aide ? dit-il avant de sortir. J'étais avec votre père, de quoi avez-vous peur ? Surtout si vous avez vu mes souvenirs. Je vais pas vous faire de mal… surtout… quand je vous vois, dit-il en la regardant de haut en bas.

Arianne qui était assise à terre, recula devant le spectre :

- J'aime pas les fantômes…, dit-elle plus pour elle que pour répondre au commandant.

- J'avais remarqué.

- Et je n'aime pas les coureurs de jupon !

- Oh ça peut s'arranger, s'il n'y a que ça, dit-il en changeant de technique de drague.

- C'est pas ce que j'ai voulu dire ! répliqua Arianne en reculant davantage.

- Allez mon trésor, dis-moi tout, dit-il en tendant ses lèvres.

Arianne fit une grimace écœurée et s'éloigna.

- Si vous voulez m'aider, arrêtez ! CA VOUS AMUSE ?! MOI PAS ! cria-t-elle.

Le fantôme du commandant en prit un coup, alors il se plaça devant la jeune femme et dit le plus sérieusement pour essayer de la calmer, car il était loin de s'amuser avec elle et ses nerfs…. Bon il se dit que peut-être un peu.

- Calme, ça ne m'amuse pas de vous faire peur. Je vais cessez de vous draguer… pour l'instant, dit-il avec un grand sourire. Vous semblez avoir effectivement besoin d'aide.

- Je deviens folle, je me mets à écouter un fantôme. C'est définitivement un cauchemar, je vais me réveiller, c'est un très mauvais rêve….

- J'aimerai vous dire que vous avez raison, mais vous ne rêvez pas. Bon écoutez de ce que j'ai vue en vous, c'est que vous avez des pouvoirs de fruit du démon, dans ce cas essayez le granit marin.

Elle le regarda, lui en voulant de lui proposer cette solution qui n'avait pas marché, comme si elle n'y avait jamais pensé ! Elle a tout essayé, alors, elle claqua :

- Ce n'est pas un fruit du démon ! Dès que je touche quelqu'un qui a mangé un fruit du démon, je l'acquière aussi et plus j'en ai plus c'est impossible à gérer ! J'AI ESSAYE LE GRANIT MARIN !

- Calmez-vous, je vous crois, coupa Thatch, je vous crois. Avez-vous essayé de les contrôler ?
- Oui, mais en vain.
- Je suis sûr qu'avec un peu d'entrainement tout rentrera dans l'ordre….
- Je ne les veux pas ! Vous ne comprenez pas ? Regardez ce que j'ai fait par ma faute ! hurla-t-elle en montrant la glace, je suis celle qui a fait connaître au monde entier une nouvelle ère glaciaire ! JE DETESTE MES POUVOIRS !

Aussitôt une violente explosion retentissante se fit entendre, la terre trembla, se scinda et se souleva de partout.

- Oh non, se calmer, refoule tes sentiments….
- Ne faites pas ça, c'est ma faute, pas la vôtre, je suis désolé, fit doucement Thatch. Je n'aurais pas dû insister.

Arianne le regarda et craqua en larmes avant de s'effondrer, les tremblements cessèrent aussitôt.

- Si j'étais vous je ne refoulerai pas mes émotions comme vous le faites.

- Rien ne marche, j'ai essayé de laisser parler mes émotions, de me défouler dans un sport, le yoga, la détente, de les contrôler, le granit marin et enfin cette perle. Regardez-moi ! J'ai tout essayé, je n'ai aucune alternative, même pas la mort, je suis un logia et un zoan maintenant, un phœnix. Il n'y a aucun moyen….

- Si il doit y en avoir un, mais vous ne le connaissez pas. Séchez vos larmes, ça va s'arranger même si vous broyez du noir.

- J'aimerai… tant… vous croire, mais j'ai perdu tous espoirs, si vous regardez dans mes souvenirs… vous comprendrez, qu'il n'y a aucune solution, dit-elle en redressant son visage pour le regarder.

Arianne poussa un cri d'épouvante, le commandant Thatch se retourna pour comprendre pourquoi son interlocutrice était devenue blanche comme neige et tremblait de tout son corps.
Il comprit vite, ils étaient entourés par une armée d'esprit, le commandant n'aimait pas ce qu'il ressentait.

- Qui êtes-vous ? demanda Thatch en protégeant Arianne.
- Ainsi tu nous vois, n'est-ce pas ? C'est une première pour nous, l'un d'entre nous t'a observé par hasard et est venu nous informer de plusieurs éléments. Tu possèdes plusieurs pouvoirs, pas vrai ?
- Dégagez ! S'exclama Thatch en se rapprochant d'Arianne qui commençait à être en détresse respiratoire.
- On t'a rien sonné ! Nous ce qu'on veut c'est le One Piece et le pouvoir, mais à l'heure actuelle des choses s'est difficile, mais cela va bientôt changer. Entrez tous en elle ! ordonna le fantôme.
- Fuyez ! Cria Thatch à la jeune femme.

Arianne se remit rapidement debout, courut et elle balança diverses attaques qui se résumèrent à : une jolie et inoffensive pluie de fleurs.

- Tu oublies que nous sommes des fantômes chérie, ricanèrent les esprits.

Arianne essaya de leur échapper comme elle le pouvait, un fantôme se mit devant elle et le percuta, il entra et l'immobilisa :

- Sortez de mon corps ! hurla Arianne en l'éjectant.

Arianne était désorientée et titubait suite à l'expulsion de cet esprit, elle retrouva avec peine son équilibre et les fantômes profitèrent de cette occasion pour entrer en masse.

Arianne tenta de les faire sortir d'elle, mais son âme et sa volonté furent de plus en plus étouffée, comprimée par ses envahisseurs qui prirent le dessus.

Un rire franchit les lèvres d'Arianne, un rire inhumain, un large sourire se dessina sur les lèvres de la jeune femme.

- C'est fantastique… enfin… nous revivons ! Regardez les pouvoirs que recèle ce corps ! Le feu, la végétation, le phœnix, la glace ! Et de ce que je vois dans les pensées de cette femme, un simple contact de peau suffit à avoir un nouveau pouvoir… c'est beaucoup trop beau, cela signifie un pouvoir infini, absolu, il sera facile pour nous de réaliser nos rêve ! C'est quoi ça… des souvenirs… c'est la fille de Barbe Blanche ! QUOI ? Ce vieux croulant a une fille ? Elle ?

- Libérez-la immédiatement, tonna Thatch en fonçant vers eux.

- Tu rêves ! Autant un humain ne peut toucher un esprit, un esprit peut toucher un esprit et un esprit possédant un corps vivant ?

Les flammes sortirent des mains d'Arianne qui frappa le commandant Thatch, qui ne s'attendait pas à ce qu'il puisse ressentir et être touché par l'attaque.

- Ca se confirme, on peut t'anéantir pathétique quatrième petit commandant de Barbe Blanche, bye, ria la voix désincarnée.

- Je vous jure Arianne de tout faire pour vous libérer.

Le fantôme du commandant Thatch se redressa et regarda avec rage, sa protégée s'envolée au loin.

- Nos voix ne font qu'une, il faut que nous restions unis, pas de coup bas ? Si nous nous séparons cette fille pourrait reprendre le dessus, nous voulons tous la même chose ! Notre union sera la clé de notre réussite ! Oui, nous aurons le One Piece et nous régnerons ensemble sur le monde entier qui se mettra à genoux devant notre puissance ! En parlant de puissance, allons retrouver le papounet, il détient un des paramécia les plus puissants, le tremblement. Tu vois petite Arianne nous au moins on sait contrôler ces pouvoirs, c'est de ta faute. Oh oui, c'est de ta faute. On te promet de pas trop faire de mal à ton ancêtre.

Ils entendirent le non désespéré d'Arianne, ils pouvaient entendre ses supplications, voir ses souvenirs et c'était jouissif de savoir, qu'elle était incapable de leur faire face.

Arianne était seule, dans un espace infini, glacial entouré par les revenants qui la possédaient, tous souriaient, riaient, elle se sentait faible, seule.

- Oh mais ne t'en fais pas, tu verras ce sera très drôle, après tout ton père ne t'aime pas, ta mère est morte. Tu les as tous tué après avoir absorbé cette perle.

- Non… vous mentez, répondit Arianne d'une voix cassée, ses larmes coulaient. Je sais que vous voulez que je me sente seule.

- Mais tu es seule, tu n'as plus aucun soutien. La Marine veut ta tête tout comme le monde entier à qui tu as fait du mal. Regarde ce que tu as fait… une ère glaciaire, qui pourrait vouloir t'aider après ça ? Personne ne t'aidera et le commandant Thatch, on l'a tué.

- Je sais que vous mentez, je le sais.

- Alors pourquoi, sembles-tu nous croire ? Et pourquoi pleure-tu et te sens-tu coupable ? ricanèrent les esprits. Car tu sais très bien que tu es responsable, il ne fallait pas naitre.

Ils agrandissaient le désespoir d'Arianne, elle sentit qu'elle avait de plus en plus froid.

- On va te venger de ton père, on va te faire ce cadeau.

- Non, ne faites… pas ça.

- Alors… essaye de nous arrêter, mais tu n'en as ni la force, ni la volonté.

Les mots étaient si durs, toute cette pression, tous ces accidents qu'elle avait causés. Son esprit ne suivait plus, Arianne sombra dans un coma, son esprit ne pouvait en supporter davantage.


A suivre…

Donc à partir de maintenant même si j'utilise le mot « Arianne, elle, etc » il s'agira bien des esprits.

Ma bêta trouvait qu'on savait bien distinguer les méchants de la gentille OC.

A la prochaine !