Deuxième chapitre... pas grand chose à dire à part merci RoronoaAgathou de me corriger ! Je sais pas ce que je ferais sans toi... ;)
Et bonne lecture
Depuis cet incident, je m'asseyais et comme je prenais le bus dans les premiers arrêts, j'avais toujours de la place. Le vert prenait toujours le même que moi et il m'observait tout le temps, encore plus qu'avant. Dès que je posais mon regard sur lui, il plongeait ses yeux dans les miens et je les détournais aussitôt, rouge d'embarras et de gêne. Alors je voyais du coin de l'œil qu'il souriait de ma réaction, je crois...
Il ne prenait le bus que deux fois par semaine : le lundi et le jeudi soirs. Je m'étais renseigné sur lui, depuis. Il s'appelait Roronoa Zoro, il était à l'université du coin, sa mère était professeur de sport et son père enseignait le kendo dans le club de la ville. Bref, je m'étonnais pas vu son charisme. Il devait sûrement faire des études dans le sport, un truc comme STAPS...
Puis un jour, il s'assit à ma droite comme c'était une banquette deux places. Après cela, il prit l'habitude de toujours se mettre à côté de moi.
Une fois, alors que j'avais posé ma main droite sur ma cuisse, l'autre soutenant ma tête pour regarder par la fenêtre, le vert enlaça sa main avec la mienne. Au début, quand je sentis son contact sur moi, je me raidis, je n'aimais pas être touché, et me tournai vers lui. Il souriait timidement et je décidais de le laisser faire et de me détendre. Sa main chaude avait quelque chose de rassurant, je me sentais protégé comme si rien ne pouvais m'arriver. Mais je descendais du bus avant lui, alors il me laissait sortir de mon siège et lâchait ma main avec regret. Moi aussi, je ne voulais pas partir mais je devais rentrer chez moi.
Ce geste était aussi devenu une habitude.
Notre relation n'avait pas dépassé ce stade et je m'y refusais après ce que j'avais vécu... Même si je me sentais bien avec lui. Et je crois que je ne voulais pas le faire souffrir.
Ce petit manège dura quelques mois.
Un lundi, je ne le vis pas dans le bus, je me suis alors dit qu'il avait dû finir plus tôt ou au contraire plus tard ou qu'il avait loupé le bus mais ce n'était pas dans son habitude. J'étais un peu triste au fond, j'aimais quand il me tenait la main, ça avait quelque chose de romantique même si nous étions que des inconnus...
Le jeudi suivant, il n'était toujours pas là... Étrange... Et ça chaleur me manquait.
Puis les jours suivants, je ne le vis pas non plus. J'étais blessé, on ne se parlait peut-être pas, mais je sentais qu'il y avait quelques chose entre nous même si je ne voulais pas de relation au début... Et plus le temps passait, plus je voulais être avec lui... Même après ÇA. Malgré son apparence de grosse brute, il était doux et patient, je crois... Mais peut-être en avait-il eu marre de moi ou de m'attendre ? Cela ne changeait rien, j'étais blessé et je souffrais. Le soir en rentrant, je pleurais... Je pensais que tout était de ma faute, je ne lui avais pas montré de signe d'affection, ne l'avais pas retenu.
Puis deux années passèrent, je ne l'avais toujours pas oublié mais j'essayais tant bien que mal. J'avais réussit brillamment mes deux premières années à l'école de cuisine, il ne m'en restait plus que trois. La cuisine m'avait empêché de tomber, de m'effondrer, de couler... Bref de sombrer dans le désespoir et ses ténèbres.
Alors que j'étais assis à la même place dans le bus depuis deux ans, je le vis entrer dans celui-ci... Et mon cœur rata un battement.
Alors ?
