Waow, merci pour toutes vos reviews, ça fait vraiment plaisir :)
Bien sûr, au passage, je précise que je ne suis pas JK Rowling (oui, je sais que vous aviez des doutes…lol). Bref, voilà donc la suite que je trouve passablement ratée, m'enfin, il en fallait bien une de suite… alors à vous de voir :
Sale Gosse.
Quand les candidats potentiels…
- File moi le porridge, me lança l'espèce de zombie aux cheveux noirs pendouillant qui servait de fils à Granger.
A voir sa tête on pourrait presque se demander si ce n'était pas Sev le père. Bordel, bordel, bordel. Je me retins de lui lancer la bouteille de lait dans la tronche. Ce gamin était d'une laideur incroyable. Il avait le nez de traviole, une peau pleine de boutons et une bouche à moitié tordue. Pour sûr, il ne tenait en rien de Granger. Franchement, je crois que j'aiderais l'humanité entière si j'exterminais cette réincarnation de veracrasse.
- T'as qu'à te bouger les fesses toi-même, le môme, je répliquai. Je suis pas ta bonne.
Il ouvrit la bouche pour répliquer quelque chose mais juste à ce moment là la grosse Weasley rentra dans la cuisine. Elle me lança un regard ridicule de poule en colère.
- Voulez ma photo ? demandai-je, mauvais.
- T'es bien trop hideux pour ça, répliqua l'autre.
De la part d'une mocheté pareille, ça me mit en colère.
- Ecoute, gamin, fis-je en me redressant. Moi si j'ai aucun complexe à avoir avec mon physique, mis à part quelques cicatrices que le plus grand Mage Noir de tous les temps m'a infligé. Alors sachant pertinemment que ce même Mage Noir te ferait pisser de peur dans ton froc de dégénéré, et que toi ta laideur est purement congénitale, je te dis de la fermer !
Bon ok j'affabulais un peu. Avery est loin de valoir Big V au combat. Mais il était aussi tordu dans sa tête que le boss, et c'était pour la bonne cause que je disais ça.
La vieille Weasley me jeta un regard outré et sembla enfler de colère.
- Arrêtez de gonfler comme ça, jetai-je. Vous êtes déjà grosse comme une vache laitière alors si en plus vous retenez votre respiration pour devenir aussi rouge qu'un derrière de niffleur qui a la gale, merci bien mais je viens de prendre mon petit-déjeuner.
Je savais bien que c'était pas malin de lui dire ses quatre vérités comme ça, parce que Weasley-le-nouveau-rejeton et Weasley-Mémé irait tout rapporter à la femme de ma vie. Mais justement, j'étais d'une humeur de chien, parce que ladite femme de ma vie avait eu un gosse avec cette espèce de carpette de Potter qu'était Weasley, et que moi qui l'aimait, je n'avais droit à rien à part un cri d'horreur et un déjeuner en tête à tête avec son squelette de fils.
- L'insulte pas, gronda fiston.
- Quoi ? Tu vas le dire à ta mère, peut-être ? bougonnai-je en sachant pertinemment que ça allait être le cas.
- Ce ne serait pas la peine, j'ai déjà entendu, intervint la voix de ma bien-aimée.
Et merde ! Oh, putain, Granger… Elle était là, habillée cette fois, sa robe de sorcière noire la camouflant jusqu'au bas des chevilles. Mais même sans voir ses seins j'étais complètement nerveux. Les poils de mon bras se hérissèrent et je ne sortis pas un mot.
Le gamin se leva et vint se poster à côté d'elle.
- Il peut pas jerker, la poupée barbie ? grogna-t-il. Il est franchement chiant.
- C'est un… réfugié politique, dit doucement Granger sans m'adresser un regard. Et même s'il a un comportement puéril et détestable, il nous faut le supporter.
Ses mots me firent plus mal que je ne voulus le croire. Mais je l'aimais, moi…
La vieille Weasley alla tapoter le bras du fils avec une sollicitude écoeurante.
- Monte donc dans ta chambre, Seannie mon chéri, fit-elle. Malfoy n'est pas vraiment… fréquentable.
- Il est surtout saoulant, dit Seannie le chéri.
Répugnant. Répugnant, répugnant. J'avais limite envie de gerber à les entendre parler. Seannie. Sean. Sean Weasley. Qu'est-ce que ça sonnait mal. C'était presque aussi moche que le Seannie en question.
Granger eut un sourire contrit. J'avais envie de la frapper. Et encore plus de l'embrasser. Qu'est-ce qu'elle était… belle, malgré ses vêtements affreux, malgré ses cheveux ébouriffés Malgré son fils complètement crétin. Bordel !
C'est alors que Mémé s'éclipsa et nous laissa tous les deux seuls dans la cuisine, elle et moi. Une bouffée de nostalgie et d'amour me comprima les côtes. Je sentais que si j'ouvrais la bouche j'allais sortir des conneries plus grosse que la Weasley, alors je me tus. Et je la fixai. Elle paraissait mal à l'aise, et sans que je ne sache pourquoi je m'en sentis tout ragaillardi. A nous deux, mon amour.
- Qu'est-ce que tu fais là ? murmura-t-elle enfin.
Mes yeux avides s'accrochèrent à ses lèvres. Bordel quelle bouche. Quelle bouche ! Je me sentais tout chose, je le jure.
- Granger…, commençai-je d'une voix rauque.
Puis je me sentis stupide. Si elle avait un… gamin avec l'autre imbécile, elle avait dû se marier avec, par la même occasion. Elle n'était pas fille à faire les choses à moitié. Je me raclai la gorge.
- Ou plutôt devrais-je dire Weasley ?
La seule idée qu'elle se soit incluse dans cette tribu de ouistitis roux me donna la nausée. Pourquoi est-ce qu'elle ne m'avait attendu, non de non ? Comment avait-elle pu me remplacer par… ça ? Comment avait-elle pu se laisser –eurk– toucher par les grosses pattes maladroites de l'autre crétin ? Je crispai mes mains sur ma baguette posée sur la table. Elle dut avoir peur que je lui jette un sort parce qu'elle recula, très pâle.
- Attends, grognai-je. Réponds moi. Comment dois-je t'appeler ?
Qu'elle me réponde Malfoy, putain… Elle ne se rendait pas compte de tous les sacrifices que j'avais enduré pour en arriver là ? Elle ne voyait mes cicatrices (à faire pâlir d'envie le balafré, sincèrement) ? Bordel, j'en avais assez !
- Je suis, et je resterai Hermione Granger, murmura-t-elle.
Qu'est-ce que c'était que cette réponse pourrie ? Je fronçai les sourcils. Bon, ça allait le mélodramatique, là. Qu'elle zappe Weasley pour toujours, qu'elle largue son môme dans un orphelinat, ou qu'elle le fasse à la rigueur adopter par… Longdubat, tiens (ce nul n'arriverait jamais à avoir d'enfant, de toute manière. Il n'arriverait même pas à dégrafer le soutien-gorge d'une fille sans l'aide de quelqu'un alors bon, pour réussir la suite comme un grand…), qu'elle vienne m'embrasser, me pardonner, louer mon courage et qu'elle se marie avec moi, ce qu'elle aurait dû faire depuis longtemps.
Même si je ne lui en avais pas laissé l'occasion.
Bref, peu importait. C'était ma moldue, ma Sang-de-Bourbe, ma Granger. Ma femme.
- Ecoute, Granger, repris-je. Pourquoi tu as choisi ce… cette vie passablement… ratée ?
Elle vit rouge. Elle serra les poings avec une fureur visible et se mit à hurler des imprécations d'une voix aiguë. Et patati et patata, je me bouchai les oreilles et avançai vers elle.
- Chut ! CHUT, j'ai dis !
- Non ! continua-t-elle, des larmes pointant dans ses yeux –beaux yeux. Non. Ma vie n'est pas ratée ! Je suis tout aussi efficace que n'importe quelle sorcière, ici ! J'ai une famille, j'ai des amis et j'ai un fils merveilleux, je…
- Merveilleux ? m'esclaffai-je. Nan mais tu te rends compte qu'on a l'impression d'avoir une face de troll en face de soi quand on lui parle, à ton gamin ? T'es sûre que t'as été fidèle à ton Weasmoche ? C'est pas plutôt un de Rogue ? Ou un de l'autre demi-géant ?
Sa bouche se mit à trembler violemment. Je la pris par les épaules, la secouant à moitié. Par Big V, j'avais envie de l'embrasser, j'avais envie de l'embrasser. Calme, on se calme… Il fallait surtout que j'arrête de lui sortir des trucs dégueulasses. Oui, après tout ce n'était pas sa faute si son rejeton était plus laid qu'un gobelin... et si Weasley avait insisté pour lui en faire un, de rejeton. Mais, si ça se trouve, il l'avait forcé ? Je posai mes yeux sur son visage hoquetant. Il y avait un cheveu qui s'était accroché près de la commissure de ses lèvres. Ooooh…, pas de ça, pas de ça. Dégage de là, cheveu ! Je t'ordonne de foutre le camp d'ici, où je vais finir par l'embrasser. Vire de là. Mais vire !
- Bordel, Granger, apprends un jour à te coiffer, sortis-je sans réfléchir, pour camoufler mon trouble.
Elle poussa un gémissement et s'enfuit en courant.
Merde ! Mais quelle saloperie de mouche me piquait ? Quel… con ! Mais quel nul, mais quel enfoiré, quel abruti, quel…
- Granger ! m'exclamai-je. Attends !
Sauf que là, au moment où j'allais me mettre à courir derrière elle, la retourner contre moi et lui rouler la pelle du siècle pour lui faire comprendre que putain, je l'aimais comme un dingue, comme un malade, et que je voulais qu'elle m'aime, elle aussi, il y eut un problème. La porte d'entrée s'ouvrit.
- C'est pas vrai, grinçai-je. Après Weasley, voilà Potter qui débarque !
- Qu'est-ce que… ? fit-il, ébahi en posant sa valise sur le sol.
Une porte claqua et une démarche d'hippogriffe ébranla les murs.
- Sean, sois plus discret ! hurla la voix de Weasley.
- Sean ! s'exclama Potter, l'air réjoui.
Et merde. Idée. Idée, idée, idée très déprimante. Et si c'était LUI le père ? Ah nan ! Mais bordel… oh nan, nan, putain de bordel de merde, Potter ! j'allais le tuer. Et que je fasse mine d'être ton ami et que derrière je fantasme comme un malade sur toi, et que je fasse mon gentil Survivant, mon gentil héros… ah çà ! Mais oui, tout concordait. Ses sales cheveux, voilà pourquoi ce putain d'adolescent trop vite monté en graine les avait noirs. Oh Granger…
- Harry ! s'exclama le simili troll en lui donnant une accolade pas très filiale.
Pas « papa » ?
- Je t'ai ramené les farces et attrapes que tu voulais, fit Potter à voix basse. Ne dis rien à ta mère sinon elle va me lancer un sort…
- Tu gères trop, Harry ! fit Seannie le chéri en lui tapant sur l'épaule. Fred et George ne doivent pas revenir ici avant des semaines, je me demandais comment je pourrai faire chier Kreattur.
- Kreattur ? répéta ce con de Potter en haussant un sourcil. Parles-en encore moins à ta mère.
Bon, c'était le père oui ou non ? Je tapai avec agacement contre le mur.
- Allez tous vous faire foutre, murmurai-je en tournant les talons.
Résumé de la situation. Plus mortellement raté, je voyais pas.
Déjà, la femme pour qui j'avais tout quitté me largue lâchement pour se taper les plus moches spécimens de tout son entourage.
Ensuite, elle fait un gosse avec un rouquin.
Un gosse affreux, de surcroît.
Elle me hait.
Le gosse aussi.
Et moi je hais le gosse.
Je suis discrédité à vie du côté de mon patron, alors que quand même, mes idéaux correspondaient bien à ses motivations (être riche, être craint, tuer Potter). Et en plus, précisons que sachant qu'il a la rancune tenace, il voudrait sans aucun doute me voir tenir compagnie aux sosies de ce gamin aux cheveux pas ragoûtants : les squelettes. Bref, en clair, me foutre sa baguette dans la poitrine, me tabasser, me casser la gueule, m'arracher la tête, au choix.
Je suis discrédité à vie du côté de ces adorateurs de Moldus, parce qu'un je suis Malfoy, deux, je suis Malfoy, et trois je suis Malfoy.
Il n'y a que Sev pour me soutenir. Ce qui est un point vraiment pas du tout positif parce que Sev, c'est… Sev.
Je suis discrédité à vie du côté de Granger parce que je l'ai abandonné une fois, je fais que l'insulter quand je la revoie, et je trouve son fils laid comme un derrière de géant.
Je suis pommé au milieu d'une meute de Weasley.
Et en plus, ayons la joie d'annoncer que Potter s'incruste dans la surprise party.
Qu'est-ce que ma vie semble salopement drôle !
J'en avais assez. Je voulais Granger… Pitié, rendez-moi la femme de ma vie…
Voui c'est court, mais je pars en vacances demain et… venant de moi, la plus lente updatrice de la Terre (ou presque), c'est quasiment un miracle qu'au bout de… waow, trois jours, j'envoie un nouveau chapitreuh lol.
Bisous,
Ladyalienor.
