Disclaimer : les persos sont à JK Rowling bien sûr. ^^

Couple : Une nouvelle histoire avec Harry, Lucius et Severus... Donc HP/SS/LM ! ^^

Résumé : Lucius Malfoy souhaite créer une nouvelle équipe de quidditch et demande à Harry d'en être l'attrapeur. Ce dernier refuse...

Petit post it : Bonsoir ! Voici la suite de Zone rouge. Pardonnez-moi si elle a mis un peu de temps à arriver, je passais un concours la semaine dernière (résultats fin janvier... aaaargh !) Enfin bref, voilà la suite, et j'espère qu'elle vous plaira ! Bonne lecture. ^^


Chapitre 2 : une mauvaise idée.

- "Les Faucons de Falmouth s'envolent" ! lança Harry en posant une petite liasse de papier sur le bureau d'Otto Verpey, rédacteur en chef du News Sorciers.

- Tu aurais pu trouver un titre plus novateur, grommela Otto en prenant l'article. Mais ça va, ça m'a l'air pas mal, les principales actions y sont. As-tu aussi fini celui sur les Canons ?

Sans répondre, Harry lui tendit une nouvelle feuille.

- "La victoire préméditée des Chudley" ? lu Verpey étonné. Pourquoi "préméditée" ?

- S'ils n'avaient pas poussé l'attrapeur des Flèches à faire un hochequeue, ils auraient perdu.

- Potter, c'est toi l'attrapeur des Flèches, et ton article doit être désintéressé de toute envie de vengeance. Réécris moi ça, ajouta-t-il en lui rendant son papier. Et fais vite, le journal travaille sur l'actualité, pas sur l'histoire du Quidditch.

Sans répondre, il n'avait rien à dire, Harry hocha la tête et tourna les talons. Il profita d'être dans le bâtiment du ministère de la magie pour se rendre au bureau de Dunbar Oglethorpe quelques étages plus bas. Dans le couloir qu'il traversait, de nombreuses coupes de Quidditch étaient exposées, ainsi que d'anciens balais sur lesquels avaient volé les plus prestigieux sorciers.

Au moment où il allait frapper, la porte du bureau s'ouvrit en grand, sur Lucius Malfoy. Les deux hommes se toisèrent sans rien dire jusqu'à ce que la voix de Dunbar se fasse entendre.

- Que se passe-t-il Lucius ?

- Oh, pas grand chose, répondit Lucius, un rictus naissant sur ses lèvres. Je crois que vous avez simplement de la visite, ajouta-t-il en s'écartant pour laisser entrer Harry.

- Ah ! Monsieur Potter, s'exclama Oglethorpe en se levant pour l'accueillir. Ravi de vous voir. Venez, installez-vous !

Le patron de la ligue tira une chaise et la présenta au brun qui entra en passant à côté du blond.

- Nous devrons parler, lui murmura Malfoy. A très bientôt Dunbar !

L'homme lui fit un signe de la main et s'installa face à Harry. Il portait de petites lunettes carrées au bout de son nez qui mettaient un peu de géométrie sur cette tête ronde et chauve. Ses petits yeux noirs brillaient d'intelligence, malgré ses épais sourcils noirs qui les assombrissaient souvent. Oglethorpe tenait son menton relevé lorsqu'il parlait, ce qui avait pour effet d'attirer le regard sur sa barbichette sombre.

- Vous passiez dans le coin Potter ? demanda-t-il poliment de sa voix grave.

- J'étais au-dessus, dans les locaux du News, répondit le brun.

- Ah oui… Est-ce encore raisonnable de participer à ce journal ? Vous n'êtes pas journaliste, et bien meilleur sportif ! Et ces sélections pour l'équipe nationale, comment cela se passe-t-il ?

- Plutôt bien, répondit Harry sans relever le reproche précédent. Je crois que les derniers résultats se font la semaine prochaine.

- Je vous souhaite bonne chance dans ce cas, lui dit Oglethorpe.

Le joueur lui fit un sourire un peu crispé.

- J'ai reçu une lettre de votre bureau la semaine dernière. Vous vouliez me voir ?

- En effet oui, répondit Dunbar en croisant les mains. Monsieur Malfoy, qui sort d'ici et que vous connaissez, a fait une proposition à la ligue. Le projet est un peu fou, mais je ne vous cache pas que la ligue est assez intéressée.

- Sérieusement ? lança Harry avec un léger rictus. Une quatorzième équipe ?

- Ah, vous êtes au courant ? s'étonna le responsable.

- Apparemment, Lucius Malfoy ne vous a pas tout dit. Si la ligue en est encore à discuter du projet, lui, il a commencé à recruter ses joueurs.

Oglethorpe fronça les sourcils en se redressant.

- Après tout, il peut toujours se renseigner pour vérifier que l'idée fonctionnerait auprès des joueurs, reconnut Dunbar après avoir réfléchi un instant. Mais ce serait bien de ne pas trop diffuser l'information tant que rien n'est sûr.

- Monsieur, pourquoi me faisiez-vous venir ? insista Harry.

- Pour ça Potter, soupira son interlocuteur. Vous êtes un héros de guerre, vous avez quelques entrées au ministère, vous connaissez Malfoy, et pour couronner le tout, vous êtes sans doute l'un des meilleurs attrapeurs du Royaume-Uni. Je voudrais, enfin… la ligue voudrait votre avis sur la question.

- Sur une quatorzième équipe…, murmura le brun en s'installant plus confortablement. Il y a du bon, mais aussi du mauvais.

- Je vous écoute, lança le responsable.

Harry se lança dans une réflexion pertinente qui semblait réellement intéressé l'homme en face de lui. Selon lui, créer une quatorzième équipe pourrait effectivement apporter davantage d'intérêt à la coupe de la ligue et aux championnats. Mais pour combien de temps ? Certes, cela rapporterait de l'argent, mais une équipe coûte également cher.

- Je crois que Monsieur Malfoy a les moyens, souligna Dunbar.

- Oui, et son associé aussi, répliqua ironiquement Potter.

- Son associé ?

Un sourire moqueur éclaira le visage d'Harry.

- Je crois que vous devriez davantage discuter avec Malfoy… et Severus Snape.

Les Chardonnerets de Fitchburg… Une équipe américaine accomplie qu'Harry et son équipe craignaient particulièrement. Le match était amical et se passait à domicile, dans le magnifique stade de la ville de Salem. Il faisait lourd et pluvieux, et le vent n'était pas en reste. Potter ne quittait pas des yeux Maximus Brankovitch, l'attrapeur adversaire. Pour l'instant, les Chardonnerets dominaient largement le match, marquant point sur point, sans que la gardienne des Flèches ne puisse arrêter les souafles.

Harry pestait en essuyant régulièrement ses lunettes embuées. Ces américains jouaient toujours la carte de la bataille, même en match amical, et il n'aimait pas cela.

- Tu ne l'attraperas pas ! lui lança Maximus en passant prêt de lui.

Potter ne prit même pas la peine de répondre. Il s'éloigna simplement, à la recherche du vif d'or qui pourrait faire cesser la chute libre de son équipe : encore quelques points pour les Chardonnerets, et même les 150 points que l'attrapeur pouvait rapporter ne suffiraient plus. Soudain, un éclat doré frappa son œil droit au fond du terrain. Il plongea. Le vent sifflait à ses oreilles, la pluie coulait dans son cou, mais le vif était bien là, droit devant lui. Sans prendre en compte les hurlements provenant des tribunes qui annonçaient un nouveau point pour une des deux équipes, il poussa son balai au maximum.

Brankovitch, qui se pavanait juste avant, était parti trop tard et ne parvenait plus à le rattraper. Harry tendit la main et entendit le coup de sifflet retentissant au moment même où son poing se refermait sur la petite balle dorée.

- Et la victoire est aux Fitchburg ! hurla le présentateur.

Potter en tomba de son balai. Il leva la tête vers le grand panneau des scores, et vit effectivement 210 points pour l'équipe américaine, contre 200 pour la sienne. Avec un cri de rage, il jeta le vif d'or au sol, dans la boue. Il n'avait jamais perdu deux matchs de suite. D'abord les Canons de Chudley, et maintenant ici. Laissant la petite balle ailée dans la boue, Harry quitta le terrain sans serrer les mains des autres joueurs. Il retrouva son équipe dans les vestiaires. Personne ne parla, et cette fois-ci, aucun rire ne s'éleva des douches. L'attrapeur resta un long moment assis sur le banc, laissant les autres se laver et se rhabiller, tandis qu'il glissait dans ses pensées.

- Harry, on va boire un verre tout à l'heure avant de rentrer en Angleterre, lui lança la gardienne. Tu nous rejoins ?

Le brun secoua la tête.

- Je ne pense pas, désolé.

Les autres joueurs le saluèrent donc, le laissant seul dans les vestiaires. Tout se bousculait dans sa tête : les défaites qui s'enchaînaient, les résultats des sélections nationales qui se faisaient attendre, les changements qui se profilaient dans le monde du sport qui était devenu le sien. Il commença à retirer ses jambières et le reste de ses vêtements pour se diriger dans les douches. L'eau chaude tomba sur sa nuque et fit aussitôt s'élever de la vapeur. Harry laissa ses pensées partir, au même titre que toute la sueur du match perdu.

Soudain, la porte du vestiaire claqua et une voix résonna :

- Potter ?

Harry coupa l'eau et attrapa une serviette pour l'enrouler autour de ses hanches. Les cheveux plein de mousse lui coulant dans le dos, il sortit des douches pour se retrouver nez à nez avec Severus Snape.

- Professeur ? s'étonna-t-il les yeux ronds.

Passé la surprise, Snape esquissa un léger rictus en ne se privant pas de regarder son ancien élève de haut en bas.

- Votre style ne s'améliore pas Potter, ricana-t-il avant de s'écarter pour aller s'asseoir sur l'un des bancs du vestiaire.

- J'aimerais bien voir le vôtre sous la douche, riposta Harry de mauvaise humeur. J'imagine qu'il n'est guère différent du mien.

Severus ne répondit rien et se contenta de croiser les jambes. La situation, sans le perturber pour autant, l'indisposait légèrement. Lorsqu'il avait demandé aux autres membres de l'équipe des Flèches où se trouvait Potter, il ne s'était pas attendu à le trouver seul sous les douches. Cet imbécile ne faisait décidemment jamais rien comme tout le monde !

- Vous pourriez au moins avoir la décence de vous couvrir davantage, siffla-t-il enfin, brisant le silence qui s'était installé entre les deux hommes.

- Dites donc, s'énerva Harry, vous m'interrompez en pleine douche pour je ne sais quelle raison, et vous aimeriez que je réponde à vos moindres exigences ? Vous n'êtes plus mon prof, Snape.

- Vraiment ? Il me semble que vous m'avez pourtant bien appelé professeur en me voyant.

- J'ai… j'ai été surpris, c'est tout, répondit Harry en haussant les épaules. Et puis après tout, reprit-il en retournant vers les douches, je ne vois pas pourquoi je vous obéirais. Vous voulez que je me couvre ? Dans ce cas, je dois terminer ma douche auparavant.

La serviette tomba, et le jeune sorcier se glissa sous un jet d'eau. Severus n'avait absolument pas baissé les yeux. Son ancien élève avait réellement changé. Ce gringalet idiot avait désormais une vraie répartie… et un corps à damner un saint. En se penchant à peine, l'ancien professeur pouvait apercevoir la rondeur des fesses se perdre dans les vapeurs d'eau de la douche.

- Pourquoi avez-vous quitté l'Angleterre pour le Massachusetts ? lança Potter.

Snape se redressa et s'approcha de la douche. Puisque cet idiot voulait parler, autant qu'il l'entende correctement.

- Pour vous voir jouer, répondit-il.

- Me voilà flatté, ricana Harry en lui jetant un coup d'œil.

Severus s'était appuyé contre l'ouverture des douches, mais gardait les yeux obstinément baissés, admirant la mousse qui s'échappait dans le siphon.

- J'espère que le spectacle ne vous a pas trop déçu, ajouta le brun en prenant du savon au creux des mains. Désolé que vous ayez fait tout ce chemin pour une défaite.

- Le spectacle ne me déçoit absolument pas, répondit Snape en relevant la tête pour reluquer tranquillement le joueur de quidditch.

- Je vous demande pardon ?

Harry s'était complètement retourné, surpris, et faisait face à l'autre homme qui ricanait doucement.

- Vous avez changé Potter, mais vous êtes toujours aussi impressionnable.

Passé l'étonnement, le joueur commença à frotter son corps de ses mains nues. Il enchaînait peut-être les défaites, mais rien ne l'empêchait d'enchaîner également les amants. L'ancien professeur de potion l'attirait irrésistiblement. Il y avait comme quelque chose d'interdit dans le regard sombre que l'homme posait sur lui, quelque chose de magique.

- Je suis certain de pouvoir vous impressionner aussi, susurra-t-il.

Snape se laissa aller à suivre les mouvements des doigts courant sur la peau sombre du gryffondor. Très vite, un début d'érection se fit sentir.

- J'ai du mal à croire que vous n'êtes venu à Salem que pour me voir jouer, poursuivait Potter en s'approchant de lui.

- Je voudrais vous reparler des Serpents d'Avebury.

- Nous en avons déjà parlé, lâcha Harry en se plantant face à lui, et vous savez à quoi vous en tenir.

Le jeune homme leva ses bras et les posa sur les épaules de l'ancien professeur. Les yeux s'accrochèrent un instant, mais aucune émotion particulière ne passait. Snape restait impassible, sans pour autant encourager l'attitude du joueur. Harry avait le cœur battant, et pour la première fois depuis longtemps, il avait l'impression d'être sur le point de faire quelque chose d'extraordinaire.

- Avez-vous fait passer le message à votre associé ? chuchota-t-il.

- Je ne suis pas sûr que votre proposition intéresse Lucius, répondit Severus d'une voix plus grave que d'ordinaire. Je pense qu'il va falloir trouver autre chose.

Potter ricana doucement en se collant davantage au brun.

- Je pense que c'est à vous de trouver autre chose… professeur, susurra Harry en insistant sur la qualification.

Il entoura la nuque de ses bras, caressant au passage les cheveux lisses et souples de Snape, et approcha sa bouche des lèvres rouges.

- Je ne vous pensais pas gay, murmura-t-il en plongeant dans les yeux noirs.

- Qui vous dit que je le suis ?

- Ça…, répondit le joueur en posant une main sur l'entrejambe gonflée de Severus.

Il avança encore en fermant les yeux et embrassa longuement l'ancien professeur de potions. Au bout de quelques secondes pourtant, Snape posa ses mains sur les hanches nues du joueur et l'écarta doucement.

- Potter, je ne crois pas que…

- Je ne vous force pas, le coupa Harry. Mais j'ai terriblement envie de vous, ajouta-t-il dans un murmure en reposant ses lèvres sur la bouche tendre.

Severus sembla abandonner toute résistance : un homme nu et entreprenant l'embrassait de la plus belle façon qui soit. Il fit glisser ses mains sur les courbes appétissantes qui s'offraient à lui, faisant ainsi tomber la mousse le long des jambes. Potter n'était pas en reste. Jamais il n'avait ressenti de tels frissons. Il se détacha des lèvres rougies pour plonger dans le cou du brun. Si l'idée qu'il était en train d'embrasser son ancien enseignant l'avait effleuré, il n'y pensait à présent plus du tout.

Sentant naturellement que Snape, qui se contentait de le caresser, ne prendrait pas les rênes, Harry commença à faire glisser la cape qui tomba sur le sol mouillé des douches. Puis ses mains s'afférèrent autour du pantalon qu'il ouvrit sans peine, libérant un sexe lourd et ferme. Il poussa Severus afin de le plaquer sur le mur de la douche et prit en main l'objet de tout son désir.

- Je vous imaginais plus entreprenant, susurra-t-il à l'oreille du serpentard.

- Vous… vous n'avez pas à imaginer… quoique ce soit, répliqua Snape en faisant des efforts pour retenir ses soupirs de bien être.

- Ah je suis désolé, mais j'ai commencé à imaginer des choses dès que je vous ai vu dans ce bar moldu, rigola doucement Harry.

- Vous ne saviez pas que c'était moi, lui rappela l'ancien professeur en lui donnant un coup d'épaule pour le plaquer à son tour contre le mur.

Les mains de chaque côté de la tête du brun, il le fixa, une nouvelle lueur dans le regard. Au fond de lui, il se sentait particulièrement coupable, sans le laisser paraître. Être en train de faire l'amour avec son ancien élève ne lui posait pas de problème, au vu de l'évolution de ce dernier. Il songeait davantage à l'homme avec qui il partageait sa vie. Le tromper était certainement une mauvaise idée.

- C'est quand je vous ai reconnu que je vous ai imaginé, ajouta Harry, heureux de se retrouver coincé contre le carrelage frais des douches, et le corps chaud de Snape.

Ce dernier esquissa un sourire moqueur.

- Et vous imaginiez quoi, Potter ?

Le joueur encercla les hanches de Severus et l'embrassa à la base du cou avant de répondre au creux de son oreille.

- Je vous imaginais nu, à ma disposition, susurra-t-il. Nu sous mon corps, pour vous emmener au-delà d'où vous n'avez jamais été.

Snape ne put se retenir plus longtemps. Il appuya ses hanches contre celles d'Harry en l'embrassant fougueusement. Il sentit son pantalon tomber à ses pieds, sa chemise glisser le long de ses épaules, et des mains le parcourir. Il n'eut que le temps d'enlever ses bottines, avant d'être poussé à travers la grande pièce des douches pour se retrouver plaqué contre le mur, le cou dévoré de baisers. Les mains se firent baladeuses, les sexes gonflés de désir se pressaient, et Severus ne retenait plus ses soupirs.

Potter attrapa la verge du brun et commença à le masturber en plongeant ses yeux verts dans le regard sombre de l'autre homme. Un sourire apparut sur le visage du joueur.

- Mon rêve n'est pas loin de se réaliser, murmura-t-il.

- Alors emmenez-moi…, répondit Snape sur le même ton.

Harry n'attendait que ça pour aller plus loin. Il se laissa glisser pour tomber à genoux devant le sexe qu'il lécha tout d'abord sur toute la longueur avant de le prendre en bouche, excité par les gémissements de Severus. Il s'attacha à lui faire faire le plus de bruit possible : chaque gémissement, chaque soupir qui lui parvenait était une nouvelle joie. Potter se redressa avant la fin, et entoura le cou du brun de ses bras pour l'embrasser.

Snape avait le souffle court. Les langues se caressaient sensuellement, tandis qu'Harry continuait de masser le sexe.

- Je peux ? murmura-t-il tout contre les lèvres de l'ancien professeur en faisant glisser son autre main entre les fesses.

- Certainement pas, répondit Severus sur le même ton en enroulant à son tour ses longs doigts fins autour de la verge du joueur.

Sans insister, Potter se laissa entraîner vers une nouvelle forme d'amour qui le bouleversa. Avec Jenkins, il avait pris l'habitude de ne jamais réfléchir : ils s'embrassaient, se caressaient toujours un peu, mais très vite, Joey se retrouvait pris avec force par Harry qui le masturbait. Snape était en train de lui faire voir de nouvelles étoiles. Il lui embrassait tendrement la nuque, tout en imprimant un mouvement fort et rapide autour de son sexe de plus en plus gonflé. L'alliance de la douceur et de la sauvagerie donna l'impression d'être multiple à Harry. Son imagination s'envola et il sut qu'il n'était pas loin de découvrir ce qui lui manquait inexorablement depuis la fin de la guerre. Il voulut aussitôt donner le même plaisir à l'ancien maître de potions. Il commença à l'embrasser aussi tendrement que possible, sur les lèvres, dans le cou, à la naissance de la mâchoire, tout en le masturbant de plus en plus fort, resserrant davantage ses doigts, caressant furtivement le bout humide du sexe.

Très vite, la respiration de Severus accéléra, il finit par lâcher la verge de Potter pour s'appuyer aux épaules du jeune homme. Ce dernier, sentant que ses jambes allaient lâcher, remonta une des cuisses de Snape contre sa hanche, pour se caler davantage contre l'aine du brun. Dans cette position, il put prendre les deux membres tendus entre ses doigts pour leur imposer le même mouvement, toujours rapide.

- Mmh… vous… vous apprenez vite, Potter, lâcha Snape en gémissant.

En réponse, Harry donna plusieurs coups de bassin, simulant ainsi une pénétration. Il apprécia les soupirs érotiques mais ne lâcha rien. Bientôt, les deux hommes se cambrèrent ensemble et s'abandonnèrent enfin dans un râle commun. Epuisé, le joueur de quidditch se laissa aller contre la poitrine ferme de Severus. Ce dernier l'enlaçait en calmant le rythme de sa respiration.

- Je crois que j'aime apprendre avec vous, prof, ricana doucement Harry.

Snape se dégagea doucement de son emprise et récupéra sa baguette pour se sécher en un tour de main. Rien ne transparaissait sur son visage, mais il était soucieux. En trois ans de vie commune, il n'avait jamais trompé son amant. Mais ce qui l'inquiétait davantage, c'était le plaisir qu'il avait pris avec le joueur. Il s'habilla rapidement, avant de se tourner vers le brun qui terminait de se sécher les cheveux avec une petite serviette bleue.

- Vous l'avez dit vous-même Potter, je ne suis plus votre professeur. Dans ce cas…

- Oui, mais j'aime bien l'idée d'apprendre avec vous, le coupa Harry en enfilant son pantalon et en lui lançant un sourire à couper le souffle.

- Là n'est pas la question, siffla Snape. Vous m'avez ouvertement dragué, vous…

- Et vous avez magnifiquement répondu à mes attentes.

Severus poussa un soupir. Finalement, cet idiot avait beau avoir changé, il conservait encore le caractère particulièrement agaçant des gryffondors.

- Allez-vous me laisser parler à la fin ?

Le brun s'inclina simplement sans répondre, et s'assit sur un banc pour mettre un tee-shirt. Le plaisir qu'il venait de prendre avait effacé en lui toute colère de la défaite, toute crainte de l'avenir.

- Cette… histoire doit s'arrêter là, parvint enfin à dire Severus. Vous n'apprendrez plus rien de ma part.

Le joueur redressa la tête, sourcils froncés.

- Pourquoi dites-vous ça ?

- Parce que je crois savoir qu'il y a quelqu'un dans votre vie.

- Haha, Jenkins ? rigola Harry. Joey est un garçon adorable, mais il n'y a rien de spécial. Je vois que Malfoy n'a pas sa langue dans sa poche, ajouta-t-il. Je vous demanderai de le garder pour vous.

- Nous n'avons pas pour habitude de dévoiler l'intimité de nos futurs joueurs.

L'expression de Potter changea une nouvelle fois.

- Nous y voilà donc ! siffla-t-il. Vous allez de nouveau me demander…

- J'étais venu vous voir jouer, et la façon dont vous avez attrapé le vif d'or aujourd'hui confirme ce que Lucius et moi pensons : vous êtes le meilleur, et nous vous voulons pour les Serpents d'Avebury.

- Je ne pensais pas entendre un tel compliment sortir de votre bouche un jour, prof, ironisa Harry en haussant les épaules. Comme je l'ai dit à Oglethorpe, la création d'une quatorzième équipe ne me plaît pas, ajouta-t-il en enfilant un gros pull à capuche. Pour moi, ce serait la mort, à terme, des treize autres. Donc pour l'instant, ma réponse est non.

- Bien, lança Snape. Nous continuerons donc à discuter avec vous.

- Et Jenkins ? Il a accepté ? ricana Harry en fixant Severus.

Ce dernier marqua un temps d'hésitation avant de répondre.

- J'ai bien deviné, n'est-ce pas ? insista le brun. C'était bien ce que Malfoy était venu lui demander, non ?

- Effectivement…, répondit prudemment Snape.

- Et donc ?

- Je pense que vous devriez discuter avec lui directement, Potter. Je n'ai personnellement plus rien à vous dire.

L'ancien maître de potions le salua de la tête et se dirigea vers la sortie des vestiaires. Mais Harry se redressa vivement pour le rattraper par le bras.

- Attendez ! Puisque je vous dis qu'il n'y a rien de spécial entre Jenkins et moi, puis-je espérer obtenir une nouvelle leçon un jour ? lâcha-t-il avec un léger sourire.

- Non, répondit Severus en se dégageant. Car s'il n'y a rien pour vous, de mon côté, il y a quelque chose avec quelqu'un. Mais cela ne vous regarde en rien. A bientôt Potter, Lucius reprendra contact avec vous.

Cette fois-ci, Harry le laissa sortir. Il se sentit brusquement vidé de tout. Il retourna s'asseoir sur le banc et prit son balai pour le poser sur ses genoux. Pourquoi c'était si dur ? Il avait beau combler sa vie avec une multitude d'activités différentes, il avait beau courir de tout côté, il ne parvenait toujours pas à retrouver un sens à sa vie. Pendant la guerre, les choses étaient assez simples : se battre, se défendre, chercher, détruire, tuer. Le quidditch, pendant un temps, fut un magnifique défouloir. Mais très vite, Harry eut besoin de quelque chose en plus. La découverte de son homosexualité l'avait amusé quelques temps également.

Pour la première fois depuis longtemps, il venait de ressentir, perdu dans les bras de Snape, un nouveau désir encore incompréhensible. Mais l'homme vivait visiblement avec quelqu'un et ne lui serait plus jamais accessible.

De manière automatique, Potter rangea ses dernières affaires dans son sac, et quitta les vestiaires du stade de Salem. Il n'y avait plus qu'à reprendre le quotidien comme si jamais il n'avait ressenti la douce chaleur de lèvres nouvelles se poser dans sa nuque.

à suivre...


Et voilà ! J'imagine que vous avez deviné qui est l'amant mystérieux de Snape ? Non ? Bon... alors vous le saurez très bientôt. ^^ Gros bisous et à bientôt pour le troisième chapitre !