Bonsoir tout le monde! :D

J'ai lu vous reviews en rentrant ce soir et je suis contente que le début de cette fiction vous ait plut. Vos reviews m'ont vraiment faites plaisir, je vous poste donc la suite de cette fiction ! :D

Bonne lecture!


Le lendemain :

Harry traversa la cour en rigolant gaiement aux côtés de Ron. Cela faisait longtemps qu'il n'avait plus traversé la cour de Poudlard accompagné de Ron et il en était dans le même état d'ébullition que lors de son entrée à l'école pour la première fois.

_ Cela fait si longtemps ! S'exclama Ron en s'étirant.

_ Oui, je ne m'étais pas rendue compte d'à quel point Poudlard me manquait.

_ On y a vécu nos plus grandes aventures ! Rigola Ron. Rien n'aurait pu être aussi passionnant que cette école.

_ C'est vrai, pas une seule année nous avons eu la paix. Fit Harry hilare il leva la main pour saluer Minerva Mc Gonagall qui s'approchait d'eux. Professeur !

_ Bonjour messieurs, sourit-elle en hochant la tête.

_ Vous avez reçu notre hibou ?

_ Oui, je vous en prie, suivez-moi.

Elle se tourna et ils la suivirent. Instinctivement, Harry tourna la tête et tiqua. Son regard venait de passer au travers une salle de classe. Une jeune fille faisait classe et avait des cheveux blonds platine qui lui rappelaient vaguement quelqu'un…dont il ne voulait plus se rappeler.

_ Vous avez engagé de nouveaux professeur ? S'étonna Ron en suivant le regard du brun.

_ Oui, mon professeur de métamorphose est parti l'an passé alors j'ai fait appel à cette jeune fille brillante.

_ Comment s'appelle-t-elle ? Fit Harry curieux.

_ Mélisande Mc Kyler. Elle a fait montre de talents étonnants. Elle est désormais directrice de la maison Serdaigle, Flitwick ne se sentait plus de diriger une maison et de faire cour, expliqua la vieille femme en les menant jusqu'au bureau directorial.

_ Elle a fini ses études… ?

_ Il y a trois ans. Nous l'avons formée et elle est désormais apte pour ce poste. Elle est…fugace. Soupira Minerva en souriant.

Harry remarqua le ton tendre qu'employait la directrice et sourit. Elle avait été pareil avec Hermione.

_ Vous avez l'air de beaucoup l'apprécier.

_ Oui, même si elle nous a causé quelques soucis aussi. Bon ! Venons-en aux choses sérieuses ! S'exclama-t-elle une fois dans le bureau directorial. Je dois faire un petit mot avant, veuillez m'excuser.

« Neville, nous avons un souci. Harry n'est au courant de rien. Cependant, ne vous précipitez pas, laissons les choses se faire seule, peut-être que c'est ce qu'il faut cette fois-ci. »

Elle donna un coup de baguette et le mot disparut.

_ Les méthodes de transmission des messages ont bien changé, fit Harry dans un sourire.

_ Il le faut bien. Donc, reprenons, pourquoi êtes-vous là ?

_ J'aimerai…postuler. Entama Ron. A n'importe quel poste s'entend. Que je sois concierge ou professeur de vol, Hermione s'en fiche, mais il faut que je fasse quelque chose parce qu'à la maison je suis une plus grande catastrophe encore qu'au travail.

Minerva se retint de rire, mais ni Ron ni Harry ne se laissèrent prendre au piège, leur professeur avait rarement été du genre à rire et ses yeux la trahissaient dès qu'elle était amusée. Elle se gratta la gorge en voyant Ron hausser un sourcil en souriant.

_ Très bien. Vous pourriez commencer quand ?

_ Dès que vous le souhaitez. Je peux tout faire, tout nettoyer.

Encore une fois elle se retint de rire, elle imaginait déjà les dégâts qu'il pouvait provoquer en nettoyant, mais elle ne dit rien…enfin elle ne put retenir une réplique qui fusa de sa bouche.

_ Oui, Rusard se souvient de combien vous aviez bien lustré les trophées en première année.

Ron grimaça, ce n'était pas le souvenir qu'il préférait.

_ Bien, vous commencerez demain. Que diriez-vous d'aller visiter la loge du concierge ?

_ Quoi ? Je suis pris ?! S'étonna Ron.

_ Pour une période d'essai seulement, Rusard est parti l'an passé, il commençait à perdre la tête, fit Minerva.

_ Commençait ? Releva ironiquement Harry avant d'essuyer un regard noir de son ancienne directrice de maison. Pardon professeur.

Elle secoua la tête et leur ouvrit la porte, la journée se montrait prometteuse.

Le repas du midi :

_ Vous voulez rester pour le déjeuner ? Proposa la directrice en se tournant vers eux au milieu du hall.

Les deux hommes se regardèrent et avec des regards remplit de bonheurs se retournèrent vers elle.

_ Avec plaisir !

_ Dans ce cas, allons aux cuisines prévenir les elfes de maison.

Après être allés jusqu'aux cuisines, ils se rendirent dans la grande salle et c'est avec respect et amusement qu'ils se rendirent jusqu'à la table des professeurs. A peine furent-ils assis que les élèves arrivèrent par groupes pour le repas du midi. Harry les regarda affluer avec nostalgie. Il avait tellement aimé venir à cette école. Il se rappelait ses premiers pas dans cette dernière, les années passées à découvrir le château et à se chamailler avec ses camarades.

Il en était là de ses réflexions lorsque Mélisande arriva avec un groupe de première année de Serdaigle. Il remarqua aussitôt le visage fin et ovale, les pommettes hautes et le regard vert émeraude qu'elle lança à leur table. Il se figea et hoqueta.

_ Harry, ça va ? Demanda Ron.

_ P-p-professeur…vous…comment vous avez dit qu'elle s'appelait ?

_ Mélisande Mc Kyler. Répondit Minerva, nerveusement.

Il se perdit dans la contemplation de la jeune fille. Ce n'était PAS possible. Son cerveau n'acceptait pas l'idée et ne voulait pas y croire…pourtant personne n'aurait pu avoir des yeux pareils sans...

Il n'eut pas le temps de réfléchir plus longtemps. D'un pas souple et sa robe de sorcière gris pâle volant autour d'elle, elle gagna leur table. Elle tendit sa main vivement vers lui et Harry la regarda ébahie. Son regard pétillait de malice et de fierté. Il remarqua alors que ses yeux n'étaient pas simplement vert émeraude, mais ils avaient un anneaux gris clair autour de la pupille, rendant ses yeux encore plus sublimes. Son cœur se serra. Au bout d'une seconde il serra sa main, sous le choc.

_ Heureuse de vous rencontrer monsieur Potter ! Et vous, monsieur Weasley ! Je n'aurais jamais cru avoir la chance de vous voir en vrai !

Elle fit un sourire immense et Harry dû secouer sa tête pour remettre ses idées en place.

_ Je crois que vous vous appelez Mélisande ? Réussit-il à articuler.

Elle acquiesça, son sourire toujours aussi grand.

_ Le professeur Mc Gonagall nous a parlé de vous, j'ai une amie qui lorsqu'on était à Poudlard était très douée aussi, sourit Harry.

_ Seriez-vous en train de parler de la célèbre Hermione Granger ? Fit Mélisande en omettant complètement le compliment tant elle était étonnée. J'ai lu sa biographie. Une grande magico-politicienne à mon avis, elle fera de grandes choses si elle continue sa tactique économique. Ses idées me plaisent beaucoup, j'aimerai beaucoup la rencontrer.

Ron eut un sourire.

_ C'est ma femme, je peux éventuellement lui parler de vous si vous voulez discuter un jour autour d'une bière au beurre.

_ Vous m'en verriez ravie ! S'exclama la jeune femme en s'asseyant à leurs côtés.

Minerva poussa un soupir et se laissa aller dans son fauteuil. Harry lui lança un regard, le cerveau en ébullition. Neville arriva à cet instant, des cernes sous les yeux et pâle.

_ Neville ! Le héla Ron les faisant tous sursauter. Comment ça se passe, vieux ?

_ Bien. Marmonna-t-il en se laissant choir aux côtés de Mélisande.

_ Vous allez bien ? Lui demanda-t-elle.

_ Oui, quelques soucis avec des navets endiablés, mon filet du diable a failli brûler ce matin, un petit farceur a cru drôle de lui envoyer de la lumière dessus. Mais sinon ça va. Harry, Ron ça va comme vous voulez depuis la semaine dernière ?

_ Super ! S'exclama Ron. Je vais peut-être travailler ici, si je m'en sors bien pendant la semaine d'essai.

_ Et je suis toujours Auror au ministère. Enchaîna Harry en observant Minerva.

_ Les enfants vont bien ? Fit-il en attaquant un morceau de viande dans son assiette.

_ Oui, Lily est rédactrice du Magicien Libre depuis deux mois, Albus est parti faire un voyage en solitaire je reçois quelques lettres et James tente un concours de médico-mage. Il était infirmier depuis un bon moment et ses supérieurs lui ont dit qu'il était temps de monter en grade.

_ Ouah, pas mal du tout ! Sourit Neville.

_ Et Teddy, tu as déjà de ses nouvelles régulièrement, fit Harry dans un petit rire.

_ Oui, il m'a encore envoyé des chocogrenouilles hier ! Et toi, Ron ?

_ Rose suit l'exemple de sa mère et tente une vie politique mais elle tente plutôt dans l'égalité sorciers pur-sang et nés de familles moldues. Quant à Hugo il veut devenir comme mon frère aîné…mais…nous sommes un peu inquiets. Aller courir après les dragons…après ce qui est arrivé à Ginny. Enfin, du moment qu'il ne fait pas un élevage d'araignées géantes dans le salon !

_ Heureusement que Hermione ne t'entend pas, rigola Harry.

Neville se dérida et continua de grignoter sa viande. Rien de bien convaincant. Harry le vit jeter de nombreux coups d'œil à Minerva et Mélisande. Ron s'empiffra comme si de rien était. Harry se massa les tempes.

_ Je m'excuse, j'en ai pour une minute, lâcha-t-il au bout d'un moment alors que sa tête commençait à bourdonner.

Il sortit de la grande salle, suivit par le regard des élèves et son meilleur ami, Ron. Arrivé en dehors de la grande salle il colla son front à la pierre froide. Ça lui avait toujours fait du bien.

_ Harry, tu vas bien ? S'inquiéta Ron.

_ Pas vraiment, non. Je ne suis pas bien sûr encore…

_ De quoi est-ce que tu parles ?

_...rien, je crois que je suis malade.

_ Ou peut-être que tu devrais m'écouter, claqua une voix dans le couloir.

Ron et lui se figèrent. Cela devait faire près de vingt ans qu'ils n'avaient pas entendu cette voix hautaine et traînante. Le front de Harry lui fit soudain encore plus mal et il se tourna vers Draco, hésitant. Draco avait encore l'air moins sûr de lui et la mine grave, fatiguée.

_ Qu'est-ce que tu fais ici, Malefoy ? Attaqua Ron, peu amène.

_ J'aimerai parler seul avec Potter si tu veux bien.

_ Oh que non ! Avec l'enfer que tu nous as fait vivre ? Jamais ! Rugit le roux.

Harry tentait de remettre les pièces du puzzle en place mais il ne comprenait pas.

_ Je veux simplement lui parler, Weasley ! Pousses-toi de mon chemin !

_ Même pas en rêve !

Les deux hommes sortirent leurs baguettes et se pointèrent mutuellement. Harry s'accroupit, sa tête allait exploser, deux parties de lui étaient en train de se battre. Celle qui avait compris ce qui se passait et celle qui refusait purement et simplement tout ça. Le roux et le blond allaient s'attaquer lorsque surgit de la grande salle Mélisande. Harry se releva alors d'un bond et instinctivement plaça son corps devant celui de la jeune fille. Un éclair rouge le frappa et il vola au travers la pièce.

Ron avait attaqué avec un stupéfix que Draco avait déjoué mais le sort avait rebondi et c'était seulement grâce aux instincts d'Auror de Harry que la jeune femme n'avait pas été touchée. Elle lança aux deux hommes un regard dur et plein de reproche et se précipita vers Harry, étalé au sol.

_ Enervatum, marmonna-t-elle.

Harry respira d'un coup et se redressa. Draco était déjà à côté de lui en train de le serrer dans ses bras.

_ Tu vas bien ? S'inquiéta-t-il.

_ Je sais que tu n'aimes pas les effusions mais la prochaine fois, essaies de me dire bonjour autrement s'il te plaît, fit Harry d'une voix étranglée.

Draco eut un rire étranglé et le serra un peu plus contre lui. Ils se séparèrent et trois paires d'yeux se posèrent sur Ron qui hoqueta. Les images des dernières minutes défilèrent dans sa tête et il n'eût pas besoin de plus pour comprendre.

_ Vous…, commença-t-il.

Puis il vit Harry lui faire signe de se taire et qu'il lui expliquerait plus tard. Ron serra les dents.

_ Très bien. A toute à l'heure.

Et il tourna les talons pour disparaître dans la grande salle. La jeune femme se tourna vers Harry et Draco.

_ Qu'est-ce qu'il se passe ici ? Demanda-t-elle le regard sévère.

_ Ron et Draco ne se sont jamais très bien entendu, expliqua Harry en se redressant avec l'aide de Draco. Moi non plus d'ailleurs je ne me suis jamais très bien entendu avec Draco.

Il reçut une tape de ce dernier.

_ On ne dirait pas.

_ Disons que…c'est compliqué.

_ Ça ne me regarde sûrement pas, mais vous me cachez quelque chose. Ce n'est rien, j'ai cru comprendre qu'il devait vous parler.

Elle remarqua le regard ahuri de Harry.

_ Quoi ? J'étais en train de venir pour savoir si vous alliez bien et j'ai surpris la conversation ! Se défendit-elle avec un petit sourire. Sur ce…merci de m'avoir épargnée ce sort.

Elle disparut à son tour dans la grande salle et Harry se décolla du blond pour se diriger vers une salle de cours qu'il savait vide les trois quarts du temps. Draco l'y suivit, sachant déjà qu'il allait passer un mauvais quart d'heure. Il s'attendait à ce que Harry cri, hurle, fasse les cent pas. C'était du Harry tout craché quand il était sur les nerfs et…

Des lèvres se posèrent sur les siennes, avides, passionnées, colériques. Surpris, il répondit quelques secondes plus tard au baiser. Les yeux fermés, il retrouvait les sensations de son amour passé. Amour passé ? Jamais un amour réellement passé ne l'aurait fait se sentir aussi vivant, aussi complet. Son cœur battait à nouveau fort et pleinement. Puis soudain, plus rien. Un, deux…SBAFF.

Il tituba et colla sa main sur sa joue. Celle-là, il l'avait amplement méritée.

_ TU NE M'AS JAMAIS RENVOYE UN SEUL MOT ! S'écria finalement le brun en tournant ses yeux embués de larmes vers lui.

_ …c'était une grosse erreur de ma part, mais Harry je ne pouvais simplement PAS.

_ POURQUOI TU NE M'AS PAS RECONTACTE ?! Hurla le brun.

_ Ce que nous faisions était très mal…Ginny…je ne supportais pas tout ça et je ne voulais plus faire de mal autour de moi. Elle était à nouveau enceinte et…

_ ET ?!

_ Je n'ai aucune excuse…marmonna le bond.

_ ET TU COMPTAIS ME LE DIRE QUAND POUR…ELLE ?! JAMAIS ?!

_ Eh bien…c'était l'idée de base, grommela Draco.

_ PARDON ?!

Le blond se gratta la nuque et se mordit l'intérieur de la joue avant de se laisser choir sur une table.

_ Assieds-toi, s'il te plaît.

Harry lui lança un regard dur et le visage de Mélisande quelques minutes plutôt s'imposa à Draco…le moins qu'on puisse dire c'est qu'elle était comme ses pères.

_ Si je te reparlais, mes parents retrouvaient…LA retrouvaient et la tuaient. Si je tentais de la voir elle, ils TE retrouvaient pour te dire la vérité. Hors…j'ai toujours cru que tu aimais Ginny et…j'ai appris hier soir seulement que vous aviez divorcé et que…

Il releva les yeux vers Harry mais ce dernier n'était pas plus calme, bien au contraire.

_ Je veux TOUTE l'histoire. Pas seulement de quoi t'excuser.

_ J'ai cessé de te parler quand j'en étais à trois mois de grossesse, fit Draco après avoir pris une grande goulée d'air. Je ne savais plus vraiment où j'en étais, ce que je savais c'est que tu étais en couple, tu étais marié avec un enfant et un deuxième en route, elle t'aimait et c'était vraisemblablement réciproque.

Harry allait rétorquer hargneusement mais il le coupa en levant la main.

_ Tu avais une situation stable. Je n'avais rien à t'offrir, je n'aurais jamais pu l'avouer à mes parents que je t'aimais, que je t'aime. Alors quand j'ai su que…je portais en moi une partie de toi…j'ai paniqué. Je n'ai plus parlé à personne. Une lettre de temps en temps à mes parents pour leur signifier que mon travail prenait beaucoup de temps. Alors que j'allais accoucher…

Il inspira grandement avant d'expirer d'un coup pour se calmer.

_ Mes parents ont déboulé dans ma maison, ils voulaient me voir pour le mariage d'une cousine. Ils m'ont trouvé en train de hurler dans mon salon. Alors ils ont compris. Ils m'ont…torturé pour avoir ton nom. Quand ils l'ont eu, ils ont accéléré l'accouchement. Je crois que je n'ai jamais autant souffert que cette nuit-là, souffla-t-il en frissonnant. Quand le travail fût terminé, ils m'ont imposé un choix : soit je laissais l'enfant à la rue et advienne que pourra, soit ils la tuaient sous mes yeux. Je ne voulais pas que la seule trace de ce que j'avais eu de plus cher au monde meure sous mes yeux. J'ai fait jurer à mes parents qu'ils n'essaieraient pas de la tuer une fois abandonnée. Alors…je l'ai laissée dehors. Mes parents m'ont fait comprendre que si je l'approchais elle, il allait m'arriver des bricoles. Et que si je t'approchais toi…il lui en arriverait à elle…je…je n'ai appris qu'hier qu'elle travaillait à Poudlard, qu'elle était heureuse…grâce à…si Neville ne l'avait pas trouvée…elle…elle serait peut-être morte de froid…

_ Attends…c'est…NEVILLE QUI S'EN EST OCCUPE ?!

_ Il…je ne sais pas comment il...il a su pour nous. Il a retrouvé la petite et l'a déposée dans une maison où une moldue habitait. Il en a pris soin à distance, jusqu'à ce qu'elle arrive à Poudlard…

_ Je n'arrive pas à le croire. TU me caches ça pendant DES ANNEES et c'est NEVILLE – que tu traitais de lourdaud – qui s'occupe de NOTRE FILLE ?!

_ Oui…tourné comme ça…

_ COMMENT AS-TU PU CROIRE QUE JE PREFERAIS GINNY A TOI !

_ TU NE M'AS JAMAIS DIT LE CONTRAIRE !

_ IL AURAIT FALLU ETRE AVEUGLE POUR NE PAS LE VOIR !

_ AH BON ?! J'AI DONC ETE LE SEUL A NE RIEN VOIR ?! S'égosilla Draco, soudain hors de lui.

_ OUI ! RON ET HERMIONE L'ONT VUE DES QU'ILS NOUS ONT VUS CÔTE A CÔTE !

Un silence de plomb tomba dans la pièce tandis que les deux hommes se fusillaient du regard. Puis la dernière phrase fit son chemin dans le cerveau de Draco qui se figea.

_ Attends…Ron…savait ?

_ C'est pour ça qu'il t'en veut tant. Crétin. Lâcha Harry, les yeux remplis d'éclairs.

_ Tu as trompé sa sœur avec moi et c'est à moi qu'il en veut ? S'agaça Draco.

_ PARCE QU'IL AURAIT PREFERE QUE TU RESTES ET JE ROMPE AVEC ELLE PLUTOT QUE TOUT CE QU'IL S'EST PRODUIT.

_ Que tu rompes avec elle ? Ricana Draco. Ils n'auraient jamais voulu me voir ou nous voir ensembles !

_ FIGURES TOI QUE J'ALLAIS ROMPRE AVANT QUE TU NE DONNES PLUS DE NOUVELLES.

Nouveau silence, mais cette fois-ci Draco vacilla.

_ Tu…allais dire à Ginny… ?

_ Non ! Juste que je ne ressentais plus rien et que j'avais quelqu'un d'autre. D'ailleurs, elle aussi voyait quelqu'un !

Draco pâlit et fit apparaître un sceau près duquel il tomba. Il avait la nausée.

_ Qu'est-ce que j'ai fait…

_ Qu'est-ce que nous avons fait…, corrigea Harry en se laissant choir à côté de lui.

Draco leva vers lui des yeux pleins de questions.

_ Si j'avais dit à Ginny plus tôt que…nous avions une relation peut-être que tout serait différent.

_ Je ne sais pas…

_ Tu crois que…on va LUI dire… ?

_ Oui, est-ce que vous allez LUI dire ? Claqua une voix derrière eux.

Les deux hommes sursautèrent et se tournèrent vivement vers la porte. Ron et Neville se tenaient dans l'embrasure de cette dernière. Aucun des deux ne semblait gêné. Ron paraissait simplement courroucé mais pas autant que Harry aurait pu le croire. La porte derrière eux était fermée.

_ Vous êtes là depuis longtemps ? Grogna Draco.

_ Depuis le moment où Harry a failli t'étrangler en disant qu'il allait rompre avec Ginny quand tu as cessé de donner de tes nouvelles. Grommela Rn.

_ En fait, nous étions venus en pensant vous séparer si vous vous battiez, reprit Neville après avoir donné un coup de coude à Ron.

_ Non, je corrige, il voulait vous séparer, moi je venais vous étriper tous les deux.

Nouveau coup de coude dans les côtes.

_ Aie !

_ La ferme, Ron.

_ Non mais c'est vrai, ils pensent que je vais rien leur dire ?! Demanda Ron à Neville, complètement outré.

_ Tu le leur diras plus tard. La directrice veut vous voir.

Les trois autres levèrent les yeux au ciel puis se fusillèrent du regard. Neville soupira, décidément, depuis l'époque où ils étaient à Poudlard peu de choses avaient changé à part leurs visages vieillis.