Échappé

Disclaimer : Les personnages et les lieux ne m'appartiennent pas, tout revient à J.K.Rowling et je ne suis pas payée pour écrire cette fanfic.

Slash : Harry P. / Lucius M.

Attention : Ne pas lire si vous êtes homophobes surtout qu'il y a une grande différence d'âge, ce qui peu choquer certaines personnes.

Rating : M

Chapitre 2 : Que me veux-tu?

Mais à quoi avait-il donc pensé pour l'amour de dieu en emmenant Potter chez lui? Maintenant qu'il y repensait, c'était tout à fait absurde que le jeune homme daigne bien se joindre à lui et à son maître. Potter était si borné et têtu ! Comme son père tien ! Il est exactement comme lui, prêt à tout pour défendre les autres, courageux, mais naïf, il est de ceux qui préfère agir plutôt que de réfléchir ! Et voilà qu'il venait exactement d'agir ainsi, lui le grand Lucius Malfoy ! Cependant, ce garçon n'est pas un parfais idiot, même si l'on peut parfois être porté à le croire… Ce garçon est étrange et insaisissable, parfois il est le parfais Griffondor et ensuite il se montre aussi rusé qu'un Serpentard ! Lucius se rappel trop bien comment il a perdu son elfe Dobby ! Quand on y réfléchi bien, Potter aurait put être un parfais petit Serpentard. De plus, le fait qu'il soit Fourchelang aurait du plaider en la faveur de cette maison, mais le choixpeau l'avait tout de même envoyé à Griffondor. Ce sera une énigme de plus à résoudre pour le pauvre Mangemort avant de pouvoir prétendre comprendre le garçon. Mais, dans l'immédiat, ce que le mangemort voulait, c'était de le faire adhérer à ses idéaux.

LM LM

J'arrive enfin devant l'une des nombreuses chambres d'invités que recèle le manoir. Celle-ci comporte une seule différence comparativement aux autres chambres, c'est que celle ci est piégée, de sorte que je suis immédiatement averti dès que l'occupant tente d'en sortir. Elle est également située tout prêt de mes appartements privés, ce qui me permet d'y accéder rapidement.

Je m'avance et dépose mon fardeau sur le lit aux draperies vertes et argents, les couleurs dominantes du manoir après le noir. D'un claquement de doigt, je fais venir l'un de mes elfes de maison. J'espère seulement que Potter ne fera pas en sorte de faire renvoyer tous mes elfes ! Mon elfes Gypsie apparaît aussitôt à mes côtés et je lui ordonne d'aller me chercher certaines potions qui sont entreposées dans mon bureau. Je luilui conseille de faire vite si elle ne désire pas être puni. Elle s'incline bien bas et disparaît aussi vite qu'elle est apparue.

Je reviens vers le garçon et j'entreprend rapidement de le débarrasser de ses vêtements, ne lui laissant que ses boxeurs. Son état est encore pire que je ne le craignais et certaines plais commencent déjà à s'infecter. Je lui lance un sort de nettoyage pour le débarrasser du sang séché qui recouvre tout son corps et je commence immédiatement à lui appliquer une potion mauve désinfectante que mon elfe vient tout juste m'apporter avec les autres fioles demandées.

Une fois la potion répandu sur tout son corps, je lui lançai un sort de guérison qui réussit à soigner toutes ses blessures sauf une. Le saccage dont a été victime son genou gauche refuse de se refermer et de cicatriser. Je fronce les sourcils me demandant comment, je veux plutôt dire, où diable Potter a-t-il bien pu se récolter pareil traitement ? Même le seigneur des ténèbres n'aurait pu faire mieux !

Je me surpris à me gratter le front, comme j'ai l'habitude de faire lorsque je suis soucieux. Soucieux ? Mais depuis quand un Malfoy est-il soucieux pour quelqu'un d'autre ? Seul mon intérêt personnel doit compter, les affaires des autres sont les leur ! Mes principes commencent à être chamboulés par la faute de ce garnement ! Mais je dois bien avouer que pour l'instant, Potter m'est un précieux avantage. Je tendis la main et attrapa une potion de couleur argenté, douce et scintillante comme une nuit de lune. Je soulevai la tête du garçon et j'y versai le liquide qui ne devrait pas tarder à faire effet. Je m'écarte un peu et rapidement, une lueur argenté entoure le corps de l'endormi, donnant l'impression qu'il est un ange descendu du ciel. Cependant, la signification que cette lueur représente signifie tout le contraire, elle prouve une cruelle vérité, Potter a été mordu par un loup-garou. Malheureusement pour le jeune homme, il n'y a plus rien à faire pour lui en dehors de lui préparer une potion tue-loup pour les pleines lunes à venir.

Je dois bien avouer que d'ordinaire, j'aurais été dégoûté face à loup-garou, mais en ce moment précis, je ne ressens que de la fatigue et de la tristesse. Mais d'où me vienne ces sentiments ? Même pour mon propre fils, je n'ai jamais été aussi émotionnel. Cela doit certainement être la fatigue. Après tout, depuis le retour de mon maître je n'ai que très peu dormis et j'aurais bien besoin d'un peu de repos si je ne veux pas que ça se remarque. De plus, il y a cette marque noire comme l'ébène qui a recommencé à me démanger par moment pour me rappeler la loyauté que je dois au seigneur noir.

Je dois avouer que le retour de cette marque maudite ne m'a pas réellement emplis de joie. Moi un Malfoy, un sang pure traité de la sorte par le fils d'un moldu et d'une sorcière. S'il n'est pas réapparu plus tôt, ce n'est pas pour rien. Bien des sorciers comme moi détestaient être au service de Voldemort et ne le faisaient que par obligeance ou nécessité. Par peur d'être tuer, mais bien sure il y en a eu qui eux, tout comme Voldemort, voulaient le pouvoir et aimaient châtier les moldus sous les ordres du seigneur noir. Sornette, jamais je n'ai apprécié me salir les mains sur de pauvres moldus. Bien que je les détestent, jamais je n'ai intentionnellement voulu me rabaisser à ce niveau. Il avait bien faillit revenir lors de la deuxième année de Drago, mais cela uniquement parce que Macnair m'avait forcé la main, me mettant au pied du mur. Même Drago avait remarqué que j'étais lasse et que je ne désirais point en parler.

Je sortis de ma rêverie et j'allai fermer tous les rideaux de la chambre pour que Potter puisse dormir encore un peu. je retournai ensuite m'asseoir dans mon fauteuil avec la ferme intention d'attendre que le jeune homme daigne bien se réveiller. La nuit risquait d'être encore longue et je ne serais pas surpris d'apprendre demain matin que j'ai d'immenses cernes sous les yeux.

HP HP

Je courais à travers les arbres. Derrière moi, deux yeux jaunes me poursuivent inlassablement. J'entendais son souffle rauque qui se rapprochait dangereusement de moi. Il était beaucoup trop rapide, je sentais que bientôt il m'aurait rattrapé et alors, je ne pourrais plus rien faire. Je courais toujours à en perdre haleine, courant pour ma survie. Ma survie, toujours pour survivre et non pour vivre. Je sentais son souffle chaud sur mes jambes, il était trop tard désormais. Mais pourquoi ne me laisse-t-il pas tranquille ? Pourquoi toujours tous ces cauchemars, qui me rappellent toutes ses horreurs par où je suis passé ? Pourquoi suis-je toujours poursuivis par une ombre qui chaque jours est plus grande que le précédent ? Pourquoi vois-je toujours une menace tourbillonnant au dessus de ma tête tel un faucon à la recherche de sa proie ?

Alors que je m'attendais à ce qu'il passe à l'attaque, je sentis un torrent glacé m'envahir. Je sentais chaque partie de mon être se glacer et je me réveillai en sueur, la respiration saccadée. Je sentis sous moi le contact doux et chaud d'une couverture alors que je m'attendais au contact froid et blessant de la pierre. Un frisson me parcouru et je m'aperçu que je n'étais plus vêtu que de mon short. Je sentais toujours ce courant glacé me parcourir tel des griffes acérées me déchirant les entrailles. Je voulu me redresser mais mes muscles refusèrent de m'obéir. Je discernais mal autour de moi, car l'endroit où je me trouvais était plongé dans la pénombre et mes yeux n'étaient pas encore habitué à l'obscurité. J'entendis un léger bruissement à ma droite, révélant la présence d'une deuxième personne.

Je l'entendis murmurer et de la lumière m'éblouit quelques instants. Je tournai la tête vers la gauche et je vis un feu, crépitant dans une cheminée, qui répand un léger éclairage dans toute la chambre. Je tournai finalement la tête vers la droite et je regarda sans broncher Lucius Malfoy. L'homme me fixait de ses yeux gris acier, tel des lames de couteaux qui vous transpercent le coeur si on ose les regarder un peu trop longtemps. Il était assis dans un fauteuil de cuire noir, les mains posées sur les accoudoirs, le visage neutre, ne reflétant aucune émotion. J'étais, même si je ne le montrais pas, assez surpris de ne pas voir un regard de dégoût sur son visage ou même, un sentiment de pure haine de sa part aurait été la moindre des choses, mais là il me regardait, tout simplement. J'eus même la pensée qu'il semblait amicale comme cela. Mais qu'est-ce que je pense moi! On parle bien de Malfoy, de Lucius Malfoy le mangemort sans coeur et sans pitié !

Il plongea son regard dans le mien, cherchant à comprendre ce que je ressentais, ce à quoi je pensais, mais je n'avais pas l'intention de me laisser faire. Malfoy fini par soupirer et détourner un instant le regard et, malgré la gravité de la situation, je ne pus empêcher un petit de sourire de victoire d'apparaître sur mes lèvres. Lorsqu'il plongea à nouveau son regard dans le mien, je fus figé d'effroi tellement j'y voyais de la haine et de la colère. Je n'allais certainement pas passer un bon moment.

À suivre