Coucou :) Voici le chapitre 2, je répondrai aux reviews dans le chapitre auxquelles elles correspondent.

Merci, ne serait-ce que de prendre le temps de lire mes chapitres, c'est gentil :)

Pour l'instant, le rythme est plutôt rapide car mes chapitres sont dans mon dossier, prêts et attendent sagement. Quand j'aurais tout posté, je reviendrai à un rythme d'un chapitre par semaine :)

Bonne lecture, bisous!

Stefenkie


Réponses aux reviews:

Review d'un invité

"Viens de voir cette fic j'aime bien envie de voir l'évolution de l'intrigue... Bise"

- Merci pour ton commentaire! La suite arrive bientôt :) Bisous

Review de Narnia

"Très intéressant je me demande bien qui a fais cela pour qu'Hermione perde conscience en cours... hâte de voir l'évolution de l'histoire."

-Merci pour ta review c'est gentil :) Aahhhaaaaa ;) la suite bientôt :) Bisous


Chapitre 2

-SORTEZ-TOUS ! je peux entendre d'une voix sourde, faible et lointaine comme si j'étais sous l'eau.

Je baigne dans un bain de coton. Je ne sens plus mes jambes. Je ne vois plus. Je n'entends plus. Mes oreilles bourdonnent et mon corps brûle malgré la pierre glacée sous moi.

Ooooooooooooooo

Mes paupières sont lourdes et je crois que ma tête va exploser. Je suis éreintée. J'ai presque la paresse d'ouvrir les yeux. C'est comme être enroulée dans des draps tout chauds, sans le mal de tête bien sûr. Je n'arrive pas à m'orienter. Tout est noir, assez flou, mais la vue me revient doucement et je commence à percevoir des bruits autour de moi. J'ai une vue sombre sur un plafond de briques, yeux mi ouverts.
- Hermione, ça va? Prononce une voix mêlée d'angoisse et de panique.

Je bascule ma tête lourdement vers ce timbre de voix que je reconnais.
- Ron…
- Calmes-toi, je suis là, tente-t-il de me rassurer en prenant ma main dans les siennes.
- J-Je ne me souviens de rien. Je ne me souviens pas. P-Pourquoi suis-je ici ?
- C'est normal, Hermione, dit Ron en souriant d'un air que je ne lui connais pas mais qui n'est pas fait pour me rassurer. Le sadisme incarné.

Offusquée, je me redresse et descends de la table sur laquelle j'étais visiblement allongée, yeux exorbités, reculant, me cognant à chaque coin de table et m'affaissant au sol car ma tête tourne encore.
- Le professeur Rogue veut faire une expérience, reste ici, Hermione, demande Ron en s'approchant de moi comme s'il approchait une proie et qu'il pouvait bondir à tout moment.
- Ro-Ron, tu es sûr que ça va ? Je tente, incertaine, par terre.
- Mais oui, me répond-il comme une évidence

Son regard se décroche du mien et dévie furtivement derrière moi, ce même sourire aux lèvres. À peine ai-je le temps de me remettre debout que deux bras noirs et puissants s'abattent sur moi.
- NOOOON

Ooooooooooooooo

-Miss Granger, réveillez-vous !

Je reprends mes esprits, essoufflée, allongée par terre, le Professeur Rogue au-dessus de moi.
- M-Mais…
- Pardon ?
- R-Rien, je bégaye. Rien du tout.

Il me toise et m'analyse sans un mot. De ses yeux perçants et emplis de noirceur.
- Vous me cachez quelque chose. Et je compte bien en savoir plus.
- Je…
- J'ai une responsabilité, dit-il, placide. Et vous n'êtes pas dans votre état normal.
- Je ne vois pas en quoi cela vous concerne, je rétorque, gardant mon calme.

Je me relève tant bien que mal et tremble comme une feuille. Apeurée et surexcitée. Je dévie le regard, je n'ose pas croiser ses yeux noirs inquisiteurs.
- Je vais vous emmener à l'infirmerie.
- Non.
- Vous êtes sous le choc !
- JE M'EN CONTREFOUS !
- Vous ne me manqueriez pas de respect.

Je ne réalise pas que je m'emporte, je ne réalise pas non plus à quel point sa présence me terrifie. Je sais juste que j'ai une folle envie destructrice.
- Quand je vous dis que vous n'êtes pas dans votre état normal, dit-il le plus calmement du monde, de son air plat habituel.

Un choc électrique me sonne et je me replie encore plus à l'idée de manquer de respect à mon professeur. Ce n'est pas dans ma nature. Je ne supporte pas qu'on me force. Ce sont les faibles qui forcent.
Je ne comprends pas pourquoi celui-ci ne me hurle pas dessus, pourquoi il me porte de l'intérêt, pourquoi ne me crache-t-il pas de dégager illico de son bureau. Tout ça est étrange. Tout dans ce moment précis est étrange. Je suis énervée et ne veux rien comprendre.
Dernier regard. Je recule et me retourne pour sortir de son bureau. Je sens ses yeux posés sur moi. Il ne dit rien et me laisse partir.

Ooooooooooooooo

Je comprends soudainement.
Grande Salle.

Ooooooooooooooo

Mes pas sont longs, secs, et déterminés. Poings serrés, ma touffe s'élève à chaque pas, les autres élèves de Poudlard me voyant arriver s'écartent, les yeux ronds.
Je croise Luna sans réellement la remarquer. Elle tente de se mettre sur ma route mais je ne m'en occupe pas.
- Hermione ? dit-elle, étonnée. Hermione !

Je déboule dans la Grande Salle sous les yeux ébahis des quelques élèves sur leurs tables. Professeur McGonagall est assise et boit son café aux côtés du Professeur Lupin. Ils s'interrompent et me regardent.
- TOI ! je hurle en tendant mon doigt vers le rouquin, assis à côté d'Harry.
- Hermione ! S'exclame-t-il en se levant, visiblement soulagé.

Je l'attrape par la cravate et le tire vers moi, son front se cogne contre le mien, je ne sens plus rien tant je suis énervée.
Luna se trouve toujours derrière moi et essaie de me parler tandis que Ron pousse un gémissement étouffé, le choc de son crâne contre le mien.
- Mais qu'est-ce qu'il te prend ?! proteste-t-il.
- À toi de me le dire ! Je rétorque violemment.
- M-Mais.

L'entendre bégayer m'agace encore plus.
- Explique-toi ! Tout de suite !
- M-Mais à quel propos ?

Je colle mon front contre le sien et le fusille du regard. Je prononce distinctement et dans un souffle.
- Quelle substance as-tu glissé dans mon jus de citrouille, ce matin ? Le professeur Rogue ne veut plus me lâcher sous prétexte que mon comportement est anormal. Et comme une douce coïncidence, tu me bassines tous les jours qu'il me regarde, qu'il m'observe. Tu veux arriver à tes fins en me faisant comprendre que j'aurais dû sortir avec toi ? Une vengeance personnelle, peut-être ?

J'évoque cet évènement car un mois auparavant, Ron a tenté de sortir avec moi. J'ai refusé, évidemment. C'est un ami. Rien de plus. Et même l'avoir comme ami est une charge assez lourde. Pas la peine de préciser qu'il ne l'a pas forcément bien pris. Le professeur Rogue a eu bruit de cette scène pour le moins originale, au milieu du couloir du troisième étage. Ron, à genou, me demandant après m'avoir dit que « mes cheveux flamboyaient tel un feu de cheminée ». Il ne se gênait pas pour faire de terribles allusions en cours de Potions.
- Hermione, je…
- Alors, je te le redemande calmement : qu'as-tu mis dans mon jus de citrouille ?
- M-Mais, rien ! Absolument rien !

Je lâche sa cravate qui retombe mollement sur sa chemine blanche froissée.
- Et pourquoi ce serait moi ? dit-il plus courageux. Peut-être que tu n'assumes pas ton amour pour cette chauve-souris ! Enchaîne-t-il plus fort, que tout le monde entende.
- Tu n'es qu'un abruti, Ronald Weasley.
- Et toi, une Sainte-Nitouche, Hermio…
- STUPEFIX !

Les deux professeurs, outrés, se lèvent et courent en direction du rouquin à terre. Je m'éloigne dans les couloirs du château plus énervée que jamais.

Ooooooooooooooo

Les larmes me montent aux yeux. Comment pouvait-il me faire un tel reproche ? J'en ai assez de ce garçon. Il est bête et maladroit. Mais ces propos sonnaient comme une méchanceté certaine. Je crois qu'il est réellement jaloux, en fait… Il n'a jamais été désagréable avec moi et voilà que Monsieur s'attache au fait que Rogue… Bref. Et il devient insupportable. Et c'est de la paranoïa en plus ! De la pure paranoïa de garçon frustré. Ca me rassure, d'un côté, Rogue est, reste et restera le Professeur de Potions tant redouté, glacial et asocial.
Ron en a pris pour son grade mais il le mérite.

Je marche sans savoir où aller, comme si mon itinéraire était tout tracé. Comme si, intérieurement, je savais où est-ce que j'allais.
Il faut que j'extériorise cette douleur et cette colère en moi. Un mur. Mon poing. Craquement sourd de l'os se brisant sous la pression. Je glisse contre le mur, accroupie, dents serrées. Mais terriblement soulagée.


Tadadadadada! Alors ça vous a plu?

Stefenkie