Chapitre 2 - « De l'amour à la haine il n'y a qu'un pas » J'espère que non

Lundi, couloir de Poudlard, 5h35

Nous sommes lundi matin, il est 5h35 et je vais mourir.

Je lève la tête avec dignité et lui lance un regard qui se veut méchant. Il se contente de ricaner. La peur me gagne et je lutte pour ne pas pleurer.

Toute tentative de fuite est vaine car celui-ci me maintient toujours fermement au mur.

Je vois son visage s'approcher rapidement et sa bouche s'écrase férocement contre la mienne poussant ma tête qui se recogne au mur. Je tente de le repousser et je me prends conscience de la gravité de la situation.

Il va me violer.

Et je vais mourir.

Je veux paniquer mais je n'y arrive pas.

Fichues hormones. Quoi ? Oui le moment est mal choisi.

Une de ses mains tient maintenant les miennes au-dessus de ma tête tandis que sa langue arrive à s'infiltrer entre mes lèvres.

Je devrais hurler au viol, mais je gémis malgré moi.

Son autre main passe sous mon pull et remonte dangereusement vers mes seins qu'il caresse bestialement. Sa bouche s'éloigne de mes lèvres et se pose sur mon cou qu'il recouvre de longs baisers.

Mais qu'est-ce que je fous ?

Un gémissement d'impatience sort de mes lèvres, je me déteste.

J'ouvre les yeux en sentant une pré ne sommes plus seuls.

Lupin est à coté de moi à ma droite et me regarde fixement.

Hein ?

Je cligne des yeux mais il est toujours là.

Euh.

C'est une hallucination, mais quitte à en faire une je ne pouvais pas genre imaginé un joueur de quidditch super-sexy ?

Par Morgane !

Pourquoi Lupin rapproche sa tête de moi ?

Non.

Je me recule mais mon kidnappeur me pince férocement l'un de mes seins pour me dissuader de bouger.

Par Merlin ! Mais c'est quoi ce bordel !

- Lyssandra! me crie Lupin

Mais il n'est pas bien celui-là. Je suis à coté de lui et je ne suis pas sourde.

Je me contente de lui lancer un regard noir et tourne ma tête à gauche.

Par Salazar !

Je veux mourir.

Cette cochonne de Poppy est là elle aussi, et m'appelle également.

Je le savais ! Je savais qu'elle était louche ! Tout comme Pinpin !

Ils sont surement praticiens de pratiques sexuelles inhabituels, du genre les plans à 4 ou de l'échangisme !

Ce qui n'est pas mon cas.

- Écoute Lupin si tu veux faire des cochonneries avec Poppy allez plus loin ! Je suis occupée, merci !

Pomfresh s'approcha soudainement, me pris par les épaules et me secoua comme un prunier.

Non mais !

J'élance ma tête en avant et lui met un coup de boule.

Ahaha bien fait. Je ne peux m'empêcher d'avoir un sourire vainqueur.

Je me sens tout à coup étourdi.

Je cligne des yeux mais je crois que je suis devenue aveugle.

Je suis allongée.

J'essaie d'ouvrir les yeux mais il y a trop de lumière. Le temps de m'y habituer je constate que je suis de retour à l'infirmerie. Je lève la tête et vois Pompom toute rouge à gauche et Lupin qui me sourit à droite.

La réalité me rattrape.

C'était un rêve, encore, et toujours avec lui. Il m'obsède. Lui, qui dans chaque rêve me provoque des sensations si uniques et si intenses que je ne pourrais gémir que son nom.

- Miss Rowle, vous allez bien ? me demanda madame Pomfresh

- Oui dis-je d'une petite voix

Je n'ai pas le temps d'esquiver un autre mouvement qu'une fille me saute dessus. Hum oui. Celle-ci m'écrase et je me prends des cheveux dans la bouche.

- Miss Ackerly ! C'est une infirmerie ici ! Gronda Poppy

- Vous devriez aller tirer un coup, ça vous détendra et vous arrêterez peut-être de nous ennuyer ma chère Poppy ! Lui répondit avec insolence Iris Ackerly

Madame Pomfresh la regarda avec consternation et s'éloigna.

Celle-ci se tourna vers moi en souriant.

Iris Ackerly. 1m68, cheveux châtains longs et bouclés, des yeux verts à damné, une poitrine parfaite, les garçons la qualifie de bonne - charmant - et les filles de salopes - double charmant- Il faut dire qu'elle est du genre franche, plutôt vulgaire, très séductrice avec un gout douteux pour les blagues perverses. Et c'est une de mes plus proches amies.

- Je lui souri, contente de voir un visage familier.

- Iriiiiis criais-je en lui faisant un câlin qu'elle me rendit

- Tu sais que je t'aime n'est ce pas ? Lui demandais-je

- Non va te faire foutre, je ferais pas tes devoirs me répondirent elle, je me disais bien que c'était pas ton genre d'être si gentille

- Quoi ? Mais qui t'as dit ? Il y a que-

- Heyyyyy cria alors Charles en rentrant dans l'infirmerie comme si on était sur la voie 9/4.

- Traîtresse ! Lui criais-je

- Je ne t'ai jamais obligé à accepter ! En plus t'es une vraie bouse en gymnastique me répondit Charles en rigolant, puis se tournant vers Iris. Dommage que t'es loupée ça, elle a carrément sauté dans le mur, un vrai troll.

- Je t'emmerde hurlais-je. En fait je vous emmerde leur criais-je constatant que mes deux traîtres d'amies rigolaient.

Je viens de prendre conscience que je ne vous ai pas expliqué ce qui m'a conduit à l'infirmerie.

On aime les défis, on en fait toujours, pour tout et n'importe quoi, des trucs vraiment cons, qui nous blessent, qui nous mettent en colle, qui nous tapent la honte, mais on continue, encore et toujours.

Et donc hier, Charles n'ayant pas envie de faire son devoir de sortilèges m'a défié de réussir un poirier contre le mur – sachant que je suis vraiment nulle – si je réussissais – ce qui d'après ses dires était impossible – je n'aurais pas mon devoir à faire, et si je perdais je lui faisais son devoir en plus du mien.

Alors je me suis dit que c'était encore un plan foireux, que c'était inutile, mais le fait de me faire traiter de strangulot mouillée m'a énervée et m'a poussé à le faire, lui prouvant le contraire.

Foutue impulsivité.

Au final, j'ai posé mes mains au sol trop tard et je me suis pris le mur en pleine tête.

Et on se retrouve ici.

- Où est Sylvia ? leur demandais-je

- Avec Faraday me répondit Iris

Faraday, c'est Shay Faraday, le petit ami de Sylvia depuis presque 2 ans. Je vous les présenterais plus tard.

- Charles, je te mets au défi de boire la potion louche que Poppy m'a donnée dis-je. Tu me fais mon devoir si tu le fais pas en plus du tien bien entendu.

- Elle ne va pas se tromper deux fois, je relève le défi ! me répondit Charles tout en ingurgitant la potion

Merde.

Je suis déçue.

Je n'ai vraiment pas envie de faire son devoir.

Ni même le mien d'ailleurs.

Je suis vraiment feignante.

- Allez fait par ta feignasse me répondit Charles en réponse à mes pensées.

- Des fois je me demande vraiment ce que vous foutez dans notre maison nous dit alors Iris.

- C'est toi qui dis ça Acquerly ? Je te rappelle que le Choixpeau n'était même pas sensé t'envoyer dans notre maison répondit au tac Charles.

- Tu sais très bien pourquoi je l'ai demandé ! rétorqua Iris vexée, et d'ailleurs Lyssandra pourrait très bien être dans mon cas également !

Lyssandra c'est moi au cas où vous vous demandez.

Oh je ne me suis pas présenté, Lyssandra Rowle, ma famille est tellement vieille qu'elle fait partie du registre « des 28 purs » ça sonne classe alors je le dis même si c'est inutile. Et qu'on s'en fout totalement.

Je suis célibataire.

Depuis toujours, en fait je me préserve pour mon futur époux.

Non je déconne, en fait je trouve personne assez supportable, ou assez intelligent, ou assez beau. Ou alors personne ne me supporte, c'est également une possibilité qu'il ne faut pas négligé.

Je mesure 1m56 et ça c'est vraiment triste, tout le monde est plus grand que moi. Non vraiment je fais la même taille que les 4èmes années. Sinon j'ai les cheveux longs blonds et lisses, les yeux verts de ma mère et je suis plutôt mince.

Iris dit que je suis sexy, et les regards des garçons me prouvent que je ne suis pas moche mais à mon avis ils sont surtout obnubilés par mon 85 E.
Niveau personnalité, je suis du genre rusé – je tiens ça de ma chère paternel -, intelligente, très distraite, impulsive, extravertie et plutôt courageuse. Et désordonnée, genre vraiment.

Je suis l'aînée d'un petit frère et d'une petite sœur, ils sont tous les deux à Poudlard alors je les présenterais plus tard. Surtout qu'ils sont chiants. J'ai des tas de cousins et cousines aussi. J'ai une famille plutôt grande.

Et complexe.

Sinon je suis fan de quidditch – Ce qui est évident pour toute personne s'y connaissant un minimum en quidditch – et attrapeur dans l'équipe de ma maison !

Une fois j'ai entendu Potter dire que je cite « j'étais vraiment excellente ».

Ahaha, jamais il me l'avouera en face.

Revenons à nos hippogriffes.

- Ça on en sait rien, répondis-je à Iris.

- Oh ! Je sais ! On va s'introduire dans le bureau de Dumby et on va demander au Choixpeau, nous expliqua avec enthousiasme Charles.

Que je vous explique, lors de la première année chaque élève est répartie par le Choixpeau dans une des quatre maisons de Poudlard.

Il y a les Gryffondor, courageux et arrogants.

Les Serpentard, rusés et machiavéliques.

Les Serdaigle, intelligents et fayots.

Et les Poufsouffle, gentils et débiles.

Donc le Choixpeau trifouille dans notre tête nos traits de caractère et décide de nous envoyer dans tel ou tel maison. Mais voilà, dans Choixpeau, il y a choix.

Et notre chère Iris à choisit, contre l'avis du Choixpeau.

Quant à moi, le Choixpeau hésitait entre deux maisons et j'ai choisit pour lui, donc on ne sait pas vraiment si là où je suis est le mieux pour moi même.

Pour Charles, le Choixpeau hésitait carrément entre trois maisons, mais il a finalement pris une décision sans que Charles ai eut à intervenir.

Et Sylvia, la quatrième de la bande, à peine 2 secondes que le Choixpeau avait déjà fait son choix.

Revenons au présent.

- Ouais ! on fait ça ce soir! clamais-je avec enthousiasme.

- Mais on peut pas faire ça ! Il nous faut un plan, il faut le mettre au point ! On va encore se faire coller sinon commença à se plaindre Iris.

- Uniquement si on se fait prendre, la nuit c'est bien ce sera plus discret.

- Iris, depuis quand un de nos plan à réellement fonctionné ? A chaque fois on a un plan, on y va et tout part en vrille.

- Lyssa à raison, on a qu'à y aller au feeling annonça Charles, Ce sera marrant - encore une idée qui va mal finir si vous voulez mon avis -

- Au feeling de quoi ? nous demanda alors Sylvia en entrant dans l'infirmerie, désolé Lyssa je devais donner quelque chose à Shay.

- Pas de problème Costello.

Sylvia Costello. Asiatique. 1m60 et très mince, les cheveux long brun et lisses, des yeux marrons bridés. Elle est jolie. C'est la plus sérieuse d'entre nous, elle ne s'est jamais fait collé – un exploit –. Elle est attentionnée, gentille, très curieuse, tolérante et essaie d'être discrète depuis l'histoire avec Tanberry – on y reviendra - mais c'est du genre impossible vu qu'elle traîne avec nous.

- Alors ? nous demanda Sylvia, vous allez encore faire une connerie ?

- Tout de suite ! C'est dingue de toujours nous accusé pour tout et n'importe quoi, de faire des suspicions à tout va sans être au courant de rien aboya Charles.

Sylvia se contenta de rouler des yeux.

- On a cours de potions dans 5 min, on n'arrivera jamais à temps, on sèche ? nous proposâmes Iris.

- Et c'est nous que tu traitais de feignantes me moquais-je.

- Il n'est pas question que vous fassiez perdre encore des points à notre maison ! s'énerva Sylvia, alors on se bouge !

Si j'avais su qu'en quittant l'infirmerie je trouverais un autre tyran j'y serais restée.

On se mit donc à courir comme des dératés dans les couloirs en criant telles des harpies de dégager le passage tout en faisant tomber de pauvres élèves qui s'écrasèrent sur le mur telles des quilles au bowling.

Non en fait, Sylvia a couru et nous on l'a regardé.

Sérieusement, courir pour aller en cours ? Je suis plutôt du genre à courir pour sortir de cours.

On arriva donc devant la porte de cours de ce bon vieux Slughy avec 3 min de retard.

- Vous voulez pas qu'on aille faire un tour ? Quitte à être en retard et faire perdre des points, autant que ce soit pour une bonne raison nous questionna Charles.

- Je ne crois pas que ce serait sage Miss Hauptam, lui répondit le gros Slughy de derrière la porte. Entrez miss, 5 points en moins chacune.

- Trop aimable, bonjour ! lui dis-je en souriant tout en rentrant dans la salle, sentant tous les regards sur moi, je me sentis telle la reine d'Angleterre.

Quoi ? Je sais qu'elle est moldue, mais qui ne l'a connaît pas ?

- T'aurais pu nous garder une place Costello ! beugla Charles

- Miss Hauptman voyons, je vais vous placer, Miss Ackerly allez donc à coté de Mr Rogue annonça notre professeur.

Charles se mit à ricaner mais le professeur ne le remarqua pas et se contenta de lui montrer la place à coté de Keena Westford – une poufsouffle flippante –.

- Quant à vous Miss Rowle, allez donc au côté de Mr de Villiers.

- Ou alors je pourrais simplement sortir et ne pas assister au cours d'aujourd'hui Mr Slughorn, bien que celui-ci à l'air vraiment très intéressant, comme tous vos autres cours d'ailleurs! Vous savez je viens seulement de sortir de l'infirmerie, je suis encore fragile, lui dis-je avec un petit sourire.

- Voyons Miss, vos compliments me touchent mais ne soyez pas ridicule, allez vous asseoir auprès de votre camarade !

Je me dirigeais donc vers mon voisin avec autant d'enthousiasme qu'un sorcier devant un détraqueur et m'installai tout en me tenant le plus éloigné de ce débile.

- Salut ! lui dis-je en souriant hypocritement

Celui-ci se contenta de me lancer un regard noir en marmonnant quelque chose.

Je suis pratiquement sure que c'était une insulte.

- Je suis pratiquement sure que c'était une insulte !

- Écoute le sale gnome, toi et moi on n'est pas amis et on le sera jamais, alors ignore-moi et fait ta vie mais fout moi la paix me lança méchamment mon voisin en se détournant de moi.

- C'est dingue ça, si tu crois que je veux avoir à faire quelque chose avec toi trou du cul !

Le silence s'installa entre nous tandis que nous nous mettons à travailler sur la potion.

- T'as toujours ne pas digéré le fait que j'ai coupé les cheveux ?

Un silence me répondit.

- Tu sais il faudrait peut-être passez à autre chose, les cheveux c'est pas la vie – je devrais le dire à Charles -, et t'es bien mieux comme ça avec les cheveux courts. Non pas que je te trouve beau ou quelque chose comme ça, mais ta poufsouffle de petite amie aurait pu venir me remercier de les avoir arrangés tout de même, je veux dire « blablabla le poufsouffles sont gentils » bah moi je ne vois pas la gentillesse, hein, où est-elle ? Franchement un « merci » ce n'est vraiment rien demandé, c'est deux syllabes, 5 lettres, elle pourrait avoir un minimum de reconnaissance. Merde quoi, les cheveux longs pour un gars c'est vraiment moche, et tu les avais vraiment long par Morgane !C'était affreux, surtout quand tu les attachais en queue de cheval basse, tu te croyais où ? on est plus au XVIIIème siècle mon gars, au fait tes rubans élastiques tu les as jetés ou tu les as gardés pour être nostalgique ? débitais-je en rigolant. Dis, est-ce que tu voulais avoir les cheveux aussi longs que ceux de Merlin ?

- Non d'un scout à pétard, mais ça t'arrive se fermer ta putain de grande gueule m'hurle-t-il tout en se levant et en me regardant de haut.

Je vous avais dit que j'étais l'inspiration à la haine.

- Ce qu'il peut être susceptible c'est dingue chuchotais-je avec consternation à ma voisine de l'autre côté de l'allée mais celle-ci se contenta de renifler de façon méprisante sans répondre. Mal élevée !

- T'es vraiment vulgaire, t'as été élevé dans l'allée des embrumes ou quoi ? Crachais-je à mon voisin.

Je n'ai pas craché, je tiens à le préciser, c'est une façon de parler.

Je ne suis pas crade moi.

- Mr de Villiers ce n'est pas un comportement que j'attendais de votre part ! Le réprimande le gros slugh. Ce sera donc 15 points en moins pour Serdaigle !

Ahah. Le nul. Je me mets donc à rigoler pendant que mon voisin se rassoit, rouge de colère.

Celui-ci me regarde fixement tout en me lançant un regard noir.

- Miss Rowle ! Arrêter donc de rire bêtement me gronda Slughy.

- T'es vraiment conne dit alors Gaspard.

- Et moi je comprends pourquoi t'es jamais devenu préfet lui répondis-je au tac au tac.

De Villiers et moi, on a un long passé, pas un passé amoureux ou amical, mais un passé de haine. En faites nos mères se connaissaient et on s'est rencontrés la première fois à nos 10 ans, on s'entendait bien et un jour je lui ai fait une blague, il a fini dans le lac et depuis il me déteste, alors que voilà, je n'y suis strictement pour rien.

Il est tombé tout seul.

C'est la vérité.

En plus son nom est hyper pompeux.

Il n'y a aucun rapport mais je me devais de vous le rappeler.

Enfin ce n'est pas pire que son prénom.

Gaspard.

L'horreur.

- Tiens un mouchoir tendis-je à ma voisine de l'autre côté de l'allée. Ce n'est pas très élégant de renifler lui expliquais-je en souriant.