Auteur : Alors, quelqu'un a-t-il deviné qui est Aka-san ? Sinon, les nouvelles du jour !

Arrivée de têtes connues dans ce chapitre !

C'est un de mes plus long chapitre, heureux ?

Et enfin, mais le plus important,

Merci pour vos reviews !!

Princesse d'Argent : Oui, bien triste alors qu'on est en période de noël n'est-ce pas ? J'en suis désolée, c'est elle que j'avais commencée ! Merci beaucoup Argent Hime !!! Assez différent, j'avais pas encore essayé ce genre d'histoire. Voici la suite ! Gros bizoo !

Cally-sama : Et oui, une nouvelle, encore…vous allez finir par en avoir marre hehe Sinon merci beaucoup, j'espère que ça plaira jusqu'à la fin ! Kyo, je sais pas… il faut lire pour savoir, non ? ;) Voici la suite !

Rizahawkeye : Merci bien !! Les yeux rouges ? A moi aussi mais penses t-on à la même personne ? Lol voici la suite bonne lecture !

Boulette de riz : merci beaucoup, la voici la voilà, j'ai nommée la suite !!

Nekosan : Merci ! Ca me fait très plaisir !! La suite arrive !! Au fait, oui ce Aka-san a les yeux rouges ! Non, démon c'est Akuma je crois… Aka, c'est « rouge ». Mdr mais oui fais donc, sinon c'est plus drôle ! Merci beaucoup ! A bientôt !

La-tite-yuya : Haha je suis heureuse que l'arrivée d'une nouvelle fic te plaise ! Et merci beaucoup !!! Hehe je crois voir beaucoup de curieux sur l'identité réelle de Aka-san… vous n'avez donc pas deviné ? Peut être qu'avec ce chapitre… Allez bonne lecture, merci et bizoo !

I wish I was her : Merciiiiiii !! Il fallait malheureusement commencé par du pas très joyeux mais je vais me rattraper !! Hehe Merci beaucoup !! Bonne lecture !! (Décidemment je ne me lasse pas de ce nouveau statut…lol)

Spicycocktail : Salut !! Contente également te relire tes reviews !! Lol je vois mal Yuya en princesse Sarah, pas du tout son style !! Hehe Voici la suite, mais répondra t-elle à tes interrogations ? Allez j'ai pas trop fais de suspense encore… !!

Darkhuricaine : merciiiii aniki !!! Lol Promis je continuerais !!!!

Sorael : Oh mais de rien Sorael !! Je suis heureuse de te dire que la suite, là voilà ! Merci beaucoup, bonne lecture et je te remercie et te souhaite de bonne fêtes à toi aussi !!


Insoluble Love

Chapitre 1

Surprenante Richesse !

Le lundi matin craint par Yuya arriva à grande vitesse. Oh que pour changer elle aurait aimé que le temps cesse de s'activer. Elle avait peur, non pas que l'idée de devenir riche héritière ne lui déplaise, peu étaient les privilégiés, mais… elle n'avait pas été élevée dans ce milieu…ne connaissait en rien ce monde qui, elle le savait, était bien souvent corrompu… elle savait, qu'une personne possédant le rôle qu'on lui offrait avait des obligations, des devoirs…que rien n'était rose, bien au contraire.

Ses affaires avaient été préparées la veille afin de ne rien oublier. Un courrier avait aussi signifié au directeur qu'un avion privé serait affrété dans le seul but de mener la jeune fille auprès de sa nouvelle famille, qu'il était hors de question de prendre l'avion comme le petit peuple… Ainsi elle vit, oui, elle vit à quel point sa vie commençait brutalement à changer. Elle ne ferait plus rien comme tout le monde…et elle le craignait. Mais…

Tite sœur, si tu le fais pas tu sauras pas !

« Grand frère… j'espère que tu es sûr de toi… »

La jeune fille, en conversation solitaire avec son défunt frère ne vit pas la surveillante entrer dans la pièce. Lorsque cette dernière prit la parole, Yuya fit un bon mémorable qui se soldat par une chute, après s'être prit les pieds dans sa valise.

«Yuya…il faudra éviter ceci lorsque vous serais au Japon »
« Je sais… »

La demoiselle se releva vivement, sa résolution avait été prise et pour la première fois depuis deux années, une once de sourire germa sur son joli visage. Il fallait arrêter de se lamenter, les paroles de la vieille femme avaient finalement fait leur chemin dans l'esprit de la jeune fille. Une nouvelle vie allait débuter, maintenant.

Il fallut vingt minutes à la limousine pour rejoindre l'aéroport. Le soleil brillait de mille feux et le ciel arborait ce bleu que les gens aimaient tant. Faisait-il le même temps au Japon ? Comment allait-elle être reçue ? Serait-ce par son nouveau père où bien par un envoyé ?

Peut importait la manière dont elle voulait se changer les idées, Yuya n'y arrivait pas. Continuellement ses pensées la renvoyaient au Japon, à sa nouvelle maison, à son nouveau rôle.

La tête ailleurs, la jeune héritière s'enfonça dans un avion qui arrivera 8 heures plus tard, en début de soirée.

Le voyage avait été long. Elle avait tout d'abord regardé la télé, mais ceci l'avait vite ennuyé. Puis elle avait tenté de dessiner, sa spécialité, mais cela l'avait vite énervée. En effet son état allait de mal en pi. Chaque seconde, chaque minute, chaque heure la voyait devenir de plus en plus nerveuse… Bien qu'elle ne fût pas quelqu'un de particulièrement intimidée face aux autres, ce cas fut un peu particulier. Un autre monde, d'autres gens. Comment se comporter ? Elle y avait pensé durant tout le trajet et n'avait été capable de rien faire, pas même dormir. Alors lorsque les roues touchèrent enfin le sol, la demoiselle devint raide, ne voulait plus quitter son siège et était désireuse de faire demi-tour.

Le plus lentement qu'elle put, elle quitta la tranquillité de l'appareil alors que ses bagages se voyaient acheminés par un employé de l'aéroport directement chez elle. Mais sans doute ne s'attendait-elle pas à ce genre d'accueil à son arrivée. Elle se trouvait en haut des marches qui la mèneraient au sol alors que sous ses yeux, tout en bas, une marée de journalistes l'attendait, hurlant d'avance leurs questions. Une soudaine envie de rentrer dans l'avion et de refaire le trajet en direction de la France la prit. Elle ne savait pas s'il fallait descendre et à vrai dire, n'osait faire un pas. Bloquée sur place, avec pour seule vue l'aéroport et cette masse de curieux, Yuya sentait affluer dans sa tête une multitude de questions, de la peur… du regret.

Soudain, elle reprit ses esprits alors qu'un audacieux journaliste réussi à passer la barrière et à la rejoindre. Il lui colla le micro à la bouche et débuta un interrogatoire poussé. La jeune fille, se sentant acculée ne répondit pas, ou seulement par de petits sons… Cet homme semblait si intéressé par sa venue. Pourquoi ? Sa nouvelle famille était elle si réputée ? Elle ne savait rien, elle s'en rendit compte et se mordit les doigts maintenant de ne pas avoir songé à se renseigner un minimum avant.

Les questions se bousculaient encore sans qu'elle n'ait le loisir de pouvoir répondre quand une main se posa sur l'épaule du journaliste.

« Dégage »

Le curieux fut brutalement projeté en arrière et manqua de faire une belle chute dans les escaliers. Injuriant le nouveau venu, il protesta alors que des vigiles le faisaient réintégré la foule de ses compères, agglutinés derrière les barrières de sécurité.

L'homme qui avait sauvé Yuya, un grand brun en costume trois pièces, très chic et au visage fin tel celui d'un ange lui fit face tout en la regardant dans les yeux. Avec un charmant sourire, il se mit à lui parler doucement.

« Mademoiselle Yuya, je m'appelle Fujita Kyosuke, je suis chargé de vous ramenée entière à la résidence »
« Oui… »
« Ne vous inquiétez donc pas, on ne vous laissera pas avec ces petits curieux »

Et cet homme fit passer la jeune fille au travers de cette cohue sans qu'aucun des reporters présents ne puissent la harceler, comme il lui en avait été assuré précédemment. Rapidement il lui fit rejoindre une magnifique limousine noire dans laquelle elle prit place. Il fut commandé au chauffeur de les mener à la résidence de la famille Aka sans attendre.

Cependant, durant le trajet, Monsieur Fujita s'aperçu sans difficulté du malaise de la jeune fille. Il s'installa confortablement et engagea la conversation.

« Je suis désolé pour cette arrivée mouvementé »
« C'est pas grave, ça m'a juste surprise… »
« Vous n'êtes pas habituée, ça se comprend. Mais lorsque les médias ont appris que Monsieur Aka adoptait une jeune fille, on a eu du mal à les tenir… je ne sais même pas comment ils ont pu savoir que vous arriviez aujourd'hui »
« C'est quelqu'un de si important que ça, Monsieur Aka, pour que tout le monde s'intéresse tant à lui ? »
« Oh oui…écoutez moi bien mademoiselle, la chose la plus importante à savoir pour vous pour le moment est que Monsieur Aka est le maître d'un véritable empire scientifique. Beaucoup se sont dirigés il y a quelques années vers l'industrie, l'alimentaire et autre produits utiles et vitaux à notre époque, mais il n'y que lui qui a véritablement prit au sérieux le futur scientifique de notre pays. »
« Vous voulez dire… »
« Oui, il exerce un véritable monopole sur les produits pharmaceutiques, sur les recherches visant la guérison des maladies génétiques et le comportement de l'ADN. »
« … »
« J'admet, ça surprend et pour quelqu'un qui arrive à peine cela peut faire peur... mais vous n'avez pas le choix, il vous a choisi pour être son héritière car Monsieur n'a aucune famille… il ne veut pas voir son empire tomber dans n'importe qu'elles mains »
« … »
« Mais bon, vous avez le temps de vous y faire...en attendant, on m'a chargé de veillez sur vous donc si vous avez la moindre interrogation, venez me demander conseil, je suis là pour ça »
« Merci…Fujita-san… »

A la minute où ils arrêtèrent leur conversation, qui avait été très instructive pour Yuya, la voiture franchissait l'enceinte de la demeure. Il fallut encore cinq minutes à la voiture avant de s'arrêter devant la grande porte de la résidence où attendaient deux membres féminins du personnel de maison. Ces dernières saluèrent en cœur et le sourire aux lèvres la nouvelle arrivante dès sa descente de voiture. Monsieur Fujita arriva à ses côtés et lui fit alors signe d'avancer, la grande porte s'ouvrit et lui laissa découvrir, pour son plus grand émerveillement, à l'intérieur de cette immense demeure, un véritable trésor. Des tentures brodés d'or, des tableaux de grands noms de la peinture, des tapisseries recouvrants la pièce qui elle, portait à merveille cette lueur couleur or qui lui avait été donnée. Le tout était surplombé d'un magnifique lustre tout de cristal fait et qui ajoutait cette touche finale à la riche ambiance des lieux. Cependant, cet amoncellement de richesse ne dissimula pas le moins du monde l'immensité de ce simple hall d'entrée. En effet, un bal aurait pu être accueilli par ce hall à lui seul.

Alors que la décoration brillait encore dans les yeux non expérimentés de la jeune fille, un homme fit son entrée par l'un des deux escaliers débordants sur les côtés. Il portait un costume à la fois stricte et atypique, faisant ressortir le côté officiel et important de son porteur par sa fine ressemblance avec les costumes traditionnels portés à travers le monde tout en montrant son originalité grâce aux différentes touches typiquement asiatiques qui lui avaient été apportées. Cet ensemble, tout à fait élégant était porté par l'homme même qui lui avait paru si étrange lors de leur première rencontre.

« Aka-san… »

L'homme arriva quelques secondes plus tard devant elle, tout souriant. Ses yeux rouges, profonds ne montraient que sympathie et bonheur. Son visage, souriant, ne demandait qu'à parler. Et ce fut précisément ce qu'il fit.

« Je suis ravi de te voir enfin parmi nous Yuya ! »

Se penchant dans une grande révérence, la jeune fille répondit, gênée.

« Je vous remercie de m'accueillir dans votre famille… »
« Ne soit pas si stricte quand nous sommes entre nous ici Yuya…laissons les manières pour les réunions mondaines ! Et si tu veux, tu peux m'appeler « père », j'en serais ravi ! Mais peut être te faut-il un peu de temps pour cela ! »
« D'accord… »
« Fujita-san, avez-vous fait monter ses affaires ? »
« Oui Aka-sama »
« Très bien ! Dis moi, cela te ferais t-il plaisir que je te fasse visiter les lieux ? »
« Oui, très ! »
« C'est parti ! »

Suivis de Monsieur Fujita, Monsieur Aka et Yuya commencèrent donc la visite de cette gigantesque maison. L'ambiance bon enfant régnant alors qu'ils n'étaient que trois, tout en respectant les positions de chacun, détendis profondément la nouvelle fille de la maison. Elle se prit même en train de rire avec son nouveau père, bien moins coincé et stricte qu'elle ne l'aurait cru de la part d'une si grande personne. Les pièces principales telle que la bibliothèque, la cuisine, la salle à manger, les chambres et les différentes salles de jeux, de lecture et de repos lui furent présentées. Sauna, piscine et bowling ne furent bien sur pas oubliés.

« Cette maison doit faire des kilomètres ! »
« Haha et tu n'as pas encore vu les jardins ! »
« C'est vraiment grand ! Jamais je n'avais vu ça ! »
« Maintenant c'est fait et c'est même ici que tu vas vivre »
« Et vous avez même des résidences secondaires ? On dit souvent que les personnes qui ont les moyens ont de superbes résidences aux quatre coins du monde ! »
« Hahaha tu es bien enthousiaste ! Oui j'ai aussi des résidences, tu auras l'occasion d'y aller ! »
« Comme ça doit être beau… »
« C'est vrai… »

Le trio de touristes avait ainsi entamé la visite des jardins, de magnifiques jardins comme on en voyait que trop peu. La partie se situant à l'arrière de la demeure était tout bonnement splendide, rassemblant en un même lieux des jardins de partout et d'ailleurs. Du jardin typiquement français comme Yuya les connaissait aux lieux calmes et zen tout droit venus d'Asie, ces parcelles rassemblaient des jardins de tout endroit du monde ainsi que des espèces de plantes rares et inconnues.

L'on pouvait aussi constater la présence de charmantes petites cours d'eau au milieu de ce parc dans lesquels buvaient et nageaient poissons et oiseaux de toute sorte.

En ce qui concernait les jardins à l'avant de la résidence, ils étaient tout bonnement splendides. Certes moins élaborés que l'arrière, mais ils demeuraient magnifiques à contempler et comprenaient même une partie réservée aux employés, une sorte de petit village au fond de la cours.

La première soirée de Yuya dans sa nouvelle demeure ne se passa pas aussi mal qu'elle ne l'aurait cru. Visite de la propriété, présentation avec le personnel, rangement de ses affaires… la soirée fut bien remplie et loin d'être ennuyeuse et stressante. Elle pu également s'apercevoir qu'elle serait régulièrement en contacte avec Monsieur Fujita. En effet se dernier gardait constamment un œil sur le jeune fille qui pour le moment s'en accommodait très bien.

Yuya s'occupait encore de mettre de l'ordre dans ses affaires lorsqu'une domestique vint la prévenir qu'on l'attendait pour le repas. S'attendait-elle à une foule de monde ? A ce que tout soit fait en grand, comme dans tout ce qui est fait par les riches ? Si elle l'avait cru, elle aurait été déçue en constatant leur nombre à la table, deux. Ils ne seraient que deux ce soir là à la table. Son père et elle.

Lorsqu'elle regarda cette immense table ou ils n'allaient manger qu'à deux, la jeune fille pâlie. De plus, elle remarqua avec tristesse qu'ils mangeraient chacun à un bout, ce qui les forcerait à se remplir la pense en silence. Mais alors qu'elle se dirigeait en traînant presque des pieds vers sa place, son « père », qui l'attendait avant de commencer le repas fit demander une domestique à la plus grande surprise de Yuya.

« Déplacez moi donc ces couverts ! Comment voulez vous que je fasse connaissance avec ma fille si vous nous placez à trente kilomètres l'un de l'autre ! »
« Très bien Monsieur »

Heureuse d'apprendre son déménagement, la jeune fille alla donc se placer à la place qu'on lui avait indiquée. Assise désormais à la gauche du grand chef, la jeune fille entama avec délice son repas. Mais se sentant regardée elle interrompit sa dégustation.

« Oh…excusez moi… y a-t-il une manière de manger ? »
« Hahaha, pas quand tu es avec moi ! Mais ce n'est pas pour cela que je te regardais »
« Ah… »
« Il est rare pour moi d'avoir quelqu'un à ma table le soir »
« Comme il est rare pour moi d'avoir une famille avec qui manger »
« Nous devrions bien nous entendre alors »
« Je l'espère »
« En parlant de bien nous entendre, demain soir aura lieu une réception chez l'un des plus fervent investisseur de mon dernier projet. Je compte te présenter officiellement lors de cette soirée »

A l'écoute de cette nouvelle, la jeune fille dégluti péniblement. Elle venait d'arriver et la journée suivante la verrait déjà conviée à une soirée. Alors elle vit l'homme continuer à manger comme ci de rien n'était. Puis il continua :

« Il faudra faire bonne impression. J'ai déjà fais réserver le meilleur coiffeur, il devrait arriver dans l'un de ses salons dans la matinée. Il en est de même pour la tenue, j'ai mandé le meilleur styliste ! Demain après-midi, il te confectionnera la plus belle des robes. »

« Mais…je n'ai encore jamais participé à ce genre de soirée… »
« C'est en faisant qu'on apprend, tâche juste de ne pas faire d'impairs »

D'un coup, en un seul instant, Yuya découvrit une facette de l'homme qu'elle n'avait pas encore aperçue, l'homme autoritaire et exigent, n'hésitant pas à dépenser une fortune pour arriver au résultat souhaité. Et quelque chose lui disait qu'elle verrait plus cet homme là, que le gentil père qu'il prétendait être depuis leur toute première rencontre. Sa vie ici serait peut être plus compliquée qu'elle ne l'avait finalement pensée dans la soirée.

Peut être était-ce du au décalage horaire, mais la jeune fille fut, juste après le repas, prise d'une énorme fatigue. Ce fut donc sans ménagement que son « père » l'envoya se coucher. Etait-ce pour son bien être à elle ou bien pour qu'elle n'ait pas d'énorme cernes à cacher pour la fête ? Personne ne le saurait, mais la jeune demoiselle penchait ostensiblement pour la seconde solution. Mais étant exténuée par sa journée, elle préféra ne pas trop se tourmenter, elle allait dormir et demain serait un autre jour.

Elle dormit ce soir là d'un sommeil sans rêve. Dans un grand lit inconnu, dans l'attente stressante d'une soirée mondaine des plus chic.

selle…
Made…
Mademoiselle…

« Mademoiselle »
« Hm »
« Il est temps, mademoiselle, vous devez vous préparer pour votre rendez-vous ! »
« Déjà… »
« Oui, vous avez beaucoup à faire… »
« D'accord… »

Avec beaucoup de mal et peu de volonté, Yuya se leva de ce spacieux lit qui était le sien. La salle de bain de sa chambre, qu'elle n'avait jusque là pas remarquée lui fut montrée par Miyuki, sa femme de chambre attitrée. C'était une domestique des plus gentille qui ne cherchait en rien de conflit, Yuya ne la connaissait que très peu mais l'appréciait déjà beaucoup.

« Mademoiselle, je vous laisse, Akari-san viendra vous voir dans peu de temps »
« Akari…-san ? »
« Elle…elle insiste pour choisir les tenues du personnel, mais sa dernière lubie est de choisir votre tenue. »
« Ah… »

Vingt minutes plus tard, la jeune blonde voyait en effet arriver une tornade dans sa chambre. Une tornade rose. Rose de la tête aux pieds…wao…et la tornade savait parler.

« Enchantée mademoiselle !! Je suis Akari, pour vous servir !! »
« Heu…enchantée… »
« Venez donc par ici que je vous habille !!!! J'ai tout plein de petites choses vous verrez !!!! »

En effet, derrière elle, trois grosses valises bourrées de vêtements de tout genre, de toute sorte. Et le début du calvaire de Yuya commença. Elle était féminine, mais il ne fallait pas pousser. Les essayages à répétition n'étaient pas son fort. Mais il lui fallut bien passer par là car Akari, elle, ne se lassait pas.

Des jupes courtes, longues, au dessus du genoux, ouvertes… des hauts chinois, africains, des mélanges de cultures… chaussettes longues, courtes, loose socks… Chaussures hautes, plates, à demi talon… Et la tornade ne s'arrêta pas à ces détails, le moindre accessoire passait dans ses mains, la moindre pince à cheveux faisait l'objet d'une réflexion…

Lorsque Yuya pu enfin se dire « sauvée », après deux heures d'essayages de toute sorte, elle portait une jupe plissée noire assez courte au dessus de laquelle trônait une ceinture en anneaux dorés assez large. Pour accompagner l'ensemble, un court chemisier blanc laissé entrouvert au niveau du coup, une cravate noire desserrée et au dessus duquel passait une légère et courte veste noire sans manche. Enfin, de hautes bottes lui remontaient jusqu'au dessous des genoux. Avec cette tenue, Akari avait opté pour le minimum de bijoux, une montre au poignet gauche et un fin bracelet d'or au droit. Puis les cheveux avaient été pour le moment remontés puis maintenus en place en faisant en sorte qu'une multitude de mèches s'égarent de tout côté. Yuya avait, aujourd'hui, littéralement changé de look.

Lorsque la tornade fut satisfaite, elle repartie aussi vite qu'elle était arrivée, remmenant avec elle ces valises. La jeune blonde se retrouva seule dans sa chambre, complètement déroutée. Elle décida par la suite de descendre déjeuner, car les riches aussi déjeunaient, non ? Elle se rendit donc au premier étage. Sur son passage, les regards, qu'elle ne remarqua pas un instant se tournaient, se retournaient et s'agrandissaient, notamment chez le personnel masculin. Certain rencontraient par inadvertance le mur, d'autres butaient sur une marche, il en fut même un qui, voulant prendre un objet sur le plateau de sa voisine se trompa avec sa poitrine. Il fut généreusement giflé.

Miyuki, qui avait eu le loisir d'observer toute la scène s'avança vers sa jeune maîtresse. Riant à demi, elle lui proposa, sans lui faire part de ce qui venait de se passer, de prendre le petit déjeuner, ce que Yuya accepta sans manières.

A peine eut elle terminé que Monsieur Fujita entra dans la salle.

« Mademoiselle, il faut partir, Hernet Shalders, votre coiffeur vous attend »
« Ah… »

Cet emploi du temps lui rappela soudain le programme de la journée. Coiffeur, styliste et soirée. Etait-ce ainsi que vivait une enfant de riche ? Toujours à se faire entretenir et allant de soirée en soirée ? Elle verrait bien…en attendant, elle était curieuse de voir la tête de ce Hernet Shalders.

Elle était curieuse, elle pouvait désormais être surprise. Relativement bel homme, d'origine Nordique semblait-il…sa voix était de crécelle et ses manières fortement féminines. Mais cela, peut importait, ce qui l'avait le plus étonnée était cette multitude de couleur dans ses cheveux, du vert, du rose, du bleu, du noir et bien d'autres…bientôt l'on aurait pu créer un arc en ciel… Beaucoup de cheveux, tous colorés mais aucun n'avait la taille de son voisin crânien. Des longues, des courtes, des moyennes, ses mèches de cheveux dansaient librement, à leur gré et mettant de côté les préjugés. Cet homme devait posséder un sacré caractère car si au Japon de telles choses ne choquaient pas évidemment, Yuya n'aurait pas vu un français en faire autant.

Mais elle eut soudain peur pour sa tête…

On commença par le champoing, puis on passa à la coupe, très simple mais convenant à une soirée de cette teneur. Mais « absolument pas de couleur ni de mèches » avait alors dit l'artiste de la coiffure. « Il faut laisser une vraie blonde telle qu'elle est dans ce pays ou certains rêvent de l'être naturellement » avait-il également répété et re répété. Ainsi passa la matinée… Lorsqu'elle ressortie de la boutique, accompagnée de Monsieur Fujita, les passants la regardaient comme ci elle venait d'une autre planète.

« Fujita-san…je n'ai pas l'habitude d'être habillée et coiffée ainsi…tout le monde me regarde comme ci j'étais une extraterrestre ! »
« Je ne crois pas non…avez-vous lu les nouvelles ce matin ? »
« Non… »
« Alors regardez donc ceci »

Ils s'étaient approché d'un vendeur de journaux, la jeune fille rougit alors sans limite à la vue de la première page du magasine le plus lu de la ville. Le gros titre était « Une héritière pour le Roi !! » et il y avait une photo d'elle à sa sorti de l'avion en illustration. En effet, tout le monde devait au minimum connaître son visage maintenant et cela la fit alors pâlir…

Mais la journée n'était pas encore terminée, il fallait aller manger et repartir pour le prochain rendez-vous, le styliste. Ils allèrent dans un restaurant ou la encore le commun des mortel ne pouvait avoir accès où elle dégusta la meilleure des cuisines. Puis ils allèrent faire leurs petites affaires pour la robe avec le styliste. Ce vêtement serait magnifique…elle en rêvait encore en sortant du magasin. Jamais elle n'avait vu si beau vêtement.

Tout allait bien et tout deux allaient rentrer à la résidence lorsque, alors qu'ils n'étaient plus qu'à deux pas de la voiture, Monsieur Fujita sembla surpris et parti en courant.

« Mademoiselle, ne bougez pas d'ici !!! »
« Ah, heu…ok »

Puis il disparu de sa vue cinq minutes, puis dix et enfin vingt. Enfin elle arrêta de compter, voyant le temps passer. Elle s'adossa à la voiture et songea à sa nouvelle vie, ce à cause de quoi elle ne vit pas arriver le premier couple, puis le second, cette petites fille…ses parents, des collégiennes, des lycéens…bientôt, elle fut encerclée, presque étouffée par cette foule, qui, ayant reconnue la « fille du Roi » avait accouru avec en tête une multitude de questions.

« Arrêtez…je peux plus respirer… »
« T'es bien la fille des journaux ?»
« Ils sont allé te chercher ou ? »
« T'es jolie, je peux prendre une photo ?! »
« Arrêtez… »

Elle ne voyait plus rien, la foule, les gens, l'excitation de cette masse, tout lui bouchait la vue. Des questions, des questions… pourquoi les gens étaient-ils si excités de la voir ? Elle n'était pourtant pas spéciale, elle avait deux bras, deux jambes…comme tout le monde. Elle n'avait techniquement parlant rien de plus. Pourquoi fallait il un peu d'argent ou le succès d'un proche pour attirer les gens ?

Intérieurement, la jeune fille priait Monsieur Fujita de revenir… Alors lorsqu'une main tenta d'écarter la foule, qu'un bras se fraya un passage et que l'autre créa une barrière entre elle et la foule en délire, elle leva les yeux afin de remercier Monsieur Fujita, mais ce ne fut pas lui qu'elle vit. L'homme, qui la protégeait de son corps la regarda un instant, un sourire entendu sur les lèvres puis la souleva. Désormais hors de portée, tentant de garder l'équilibre en s'appuyant sur les épaules de son mystérieux sauveur, Yuya le regarda faire. Il la portait avec son seul bras gauche et écartait les gens avec son bras libre. Il était fort, elle le sentait, il était grand, plus que Monsieur Fujita, il avait des cheveux longs et bruns qui volaient en tout sens, sans entraves. Puis la foule se dispersa, forcée de constater qu'elle n'atteindrait pas son but.

La jeune blonde se trouvait encore dans les bras du brun aux yeux…rouges ?! Lorsque celui qui était censé veiller sur elle revint, à bout de souffle.

« Mademoiselle !! Le chauffeur est venu me chercher !!! Vous allez bien ?! Vous qui êtes-vous ?! Veuillez la lâcher !!!! »
« Mh…c'est à moi de la lâcher, dans ce cas, peut être était-ce à vous de la protéger »
« Je…je n'ai pas pu… »
« Dans ce cas, moi aussi je ne peux pas la lâcher… »
« Que…?! »
« Heu…dites, c'est peut être vrai mais je ne verrais pas d'inconvénient à toucher terre… »

Le brun la regarda un instant puis la reposa sans ménagement au sol. Lorsqu'elle se retrouva enfin libre de ses mouvements, elle s'inclina vers l'inconnu et le remercia de son aide comme il se devait. « Mh » avait-il dit alors puis s'était retiré sans autre mot, juste un regard amusé à l'homme demandant à sa protégée de remonter en voiture.

Par la suite, la voiture ne fit aucun arrêt qui n'aurait été la résidence. Mais quelqu'un les attendait…

« FUJITA !!! »
« Oui Aka-sama… »
« Je veux des explications ! »
« A quel sujet Monsieur ? »
« Ne fais pas l'ignorant, je te confis ma fille et on me rapporte qu'elle s'est faite agresser par une foule au milieu de la rue. Où étais-tu donc ? »
« J'… »
« Non, ne dis rien, ne reviens pas demain »
« Oui Monsieur… »

Et jamais on ne su ce que Monsieur Fujita avait vu.

Le grand chef avait été expéditif. Mais il avait ses raisons, qui n'étaient pas fausses, loin de là. Comme Yuya en avait fait l'expérience, certaines situations nécessitaient d'être sous constante protection pour telle ou telle raison. Il aurait pu arriver n'importe quoi à une riche héritière sans protection et en ce moment même dans toutes les conversations. Il ne pouvait se permettre de laisser à ses côtés un homme qui faisait à moitié son travail.

Yuya n'avait rien dit depuis le début, elle le savait, elle n'avait pas son mot à dire ici, elle savait que son père disait vrai. Puis elle vit ce même père entrer dans une profonde réflexion orale.

« Mettre quelqu'un du même grade pourrait me rapporter exactement la même situation… un agent au rang supérieur demanderait plus en échange par désir d'évolution…un rang en dessous n'est pas envisageable…peut être un qui a déjà tout ce qu'il veut… Maya ! »

« Oui Monsieur ! »
« Faites appeler Yuan»
« Bien Monsieur »

Après quelques minutes d'attentes dans le hall, le demandé arriva. Il était grand, avait de cours cheveux argentés mais n'était pas vieux pour autant, loin de là même. Au plus grand étonnement de la jeune fille, il ne portait ni costume ni pompes cirées mais un large pantalon blanc accompagné d'un tee-shirt de basketteur et de baskets. Détail important également, l'homme semblait aveugle ce qui se voyait de par le long tissu qui lui bandait les yeux. Ce dernier s'approcha d'eux.

« Salut Monsieur »
« Yuan, désormais tu es chargé de la protection de Yuya, je ne veux plus que l'incident d'aujourd'hui se reproduise »
« Ok… quel incident ? »
« Elle te l'expliquera »

Et sur ces mots le grand manitou prit congés et alla dans son bureau, laissant la jeune fille avec son nouveau garde.

« Il t'es arrivé quoi ? »
« Attaquée par une foule »
« Ok, ben là t'es rentrée je peux partir »

Yuya le regarda partir, sans doute allait il être moins collant que Monsieur Fujita, elle ne s'en plaindrait pas.


Mais qui est ce bel inconnu aux yeux rouges ? La soirée se passera t-elle bien ? Yuya arrivera t-elle à s'habituer à la tornade du matin ?

Toutes les réponses dans le chapitre 2 :

De surprises en découvertes, que la fête commence !