CHAPITRE 2: Comment Hermione est jugée pour meurtre.
Ca faisait déjà quatre jours que Hermione restait enfermée dans sa chambre
d'hôtel. Elle pleurait amèrement en pensant aux deux hommes qu'elle venait de
perdre. Ces deux hommes qu'elle avait aimés si profondément. Krum tout d'abord
dont elle croyait entendre les râles et les cris de jouissance quelque part
dans sa tête. Ils avaient passé de si bons moments dans les bras l'un de
l'autre... Et enfin, son père, le premier homme de sa vie, celui avec qui elle
avait vécu depuis sa naissance, qui l'avait nourrie, élevée, chérie, qui lui
avait racontée des histoires avant qu'elle ne s'endorme... Aujourd'hui, cet
homme était devenu fou. Elle en avait peur, elle craignait à tout moment de le
voir entrer dans la chambre, en furie, prêt à la tuer. Mais elle avait bloqué
la porte de sa chambre avec de puissants sortilèges et elle savait que seul un
sorcier confirmé parviendrait à faire sauter le verrou.
Quatre jours qu'elle n'avait pas vu sa mère non plus, ni nulle trace de cadavre. Elle se demandait si son père envisagerait bientôt de la faire enterrer. Heureusement que Pattenrond était là pour lui permettre de survivre. Depuis quatre jours, elle partageait avec lui des repas faits de rats, de souris et de mulots, et quand la chasse avait été bonne, de pigeons de Paris. (Pattenrond avait bizarrement appris à transplaner l'année passée)
Au bout du cinquième jour, ne pouvant plus supporter la solitude et l'attente, elle se résolut à faire un petit tour dehors.
- Alohomora ! dit-elle en pointant sa baguette sur la serrure, qui tourna en grinçant.
Elle se risqua à regarder dans le couloir qui était désert. Elle voulait absolument aller jeter un coup d'oeil dans la chambre de ses parents, pour voir ce que son père avait fait de sa mère. Elle entra dans la pièce sans frapper et ce qu'elle vit la glaça d'horreur.
Son père était nu, sur le lit, en train de s'agiter en poussant des cris de jouissance. Sa mère était en-dessous mais elle ne bougeait absolument pas. Sa peau avait une teinte curieuse, grise à certains endroits, verdâtres à d'autres. Et l'odeur ! Oh mon Dieu , l'odeur ! Un relent de viande pourrie qui emplissait la pièce. Hermione cria de toutes ses forces. Son père, surpris, se retourna puis se leva précipitamment.
- Ainsi te voilà, petite pute, dit-il en se masturbant lentement. Viens rejoindre ta mère. Je crois qu'elle aime ce que je lui fais. Regarde là.
Hermione regarda une nouvelle fois sa mère et ne put réprimer un cri d'effroi. Elle avait la gorge tranchée (post mortem, ou peut-être le père l'avait-il achevée ainsi), le visage figé à jamais dans une expression terrorisée. Son corps nu, en décomposition, était maculé de nombreuses stries de sperme séché.
- En fait, tu tombes vraiment très bien, mon cœur, dit le père avec un sourire mauvais. J'ai du mal à prendre mon pied maintenant. Ca fait quatre jours qu'elle est morte et elle commence à se vider de l'intérieur. Au début, ça m'excitait de me retrouver avec un bout d'intestin sur ma queue quand je l'enculais, mais maintenant, je commence à trouver ça dégueulasse.
Il s'avança vers Hermione en levant le poing mais trop tard ! Hermione avait déjà levé sa baguette et crié.
- Stupéfix !
Son père tomba dans un bruit mât. Malgré les horreurs qu'il avait dû faire subir à sa mère, et quoiqu'il eût tué Viktor, Hermione ne pouvait se résoudre à occire son père. Elle laisserait la police se charger de ça. Pour l'heure, il fallait qu'elle trouve un nouvel endroit où loger, loin de ce pays ou subsisteraient à jamais de mauvais souvenirs. Oui ! Il fallait qu'elle trouve une cheminée par laquelle elle pourrait rejoindre ses amis. Malheureusement, elle se trouvait dans un vieil hôtel minable qui grouillait de cafards, car son père, un vrai radin malgré son salaire de dentiste, n'avait pas voulu leur payer le Hilton. Elle quitta donc l'hôtel sans regrets et se mit en quête d'une maison avec cheminée qui, par bonheur, ne serait sans doute pas difficile à trouver dans ces contrées glaciales. Elle frappa à la première venue. Un homme à l'aspect bourru lui ouvrit.
- Excusez-moi, Monsieur, bredouilla Hermione, heu, c'est un peu difficile à expliquer mais j'aurais besoin d'emprunter votre cheminée, en fait mes parents sont morts et...
L'homme, qui ne comprenait visiblement rien à l'anglais mais qui devait trouver Hermione jolie, la poussa à l'intérieur. La maison était petite mais coquette. Une bande de joyeux lurons étaient assis autour d'une petite table et chantaient en sirotant une liqueur locale. Hermione salua tout le monde puis comprit que tous ces hommes l'invitaient à boire avec eux. Elle accepta poliment mais après deux verres, tout se brouilla et elle sombra dans un sommeil peuplé de rêves bizarres.
Lorsqu'elle se réveilla, tous les hommes de la veille ronflaient bruyamment, couchés ça et là sur le sol. Hermione sentit une sensation bizarre sur sa peau comme si... Mais oui, c'est comme si elle avait été couverte de glue séchée. Elle se gratta un peu la poitrine et constata qu'une fine pellicule blanche s'agglomérait sous ses ongles. Et c'était pareil sur tout son corps jusque dans ses cheveux.
- Mais c'est,... mais c'est dégueulasse, cria-t-elle lorsqu'elle comprit enfin l'origine de tout ça.
Mal lui en prit de crier ainsi car elle réveilla les hommes qui crurent qu'elle se réjouissait de se retrouver ainsi couverte de sperme séché. Après s'être échangé quelques mots, les cinq hommes semblaient d'accord. Cette fois-ci, Hermione, qui avait parfaitement saisi où ils voulaient en venir, n'hésita pas et lança cinq sorts de mort à la suite sans songer aux conséquences. Ce fut seulement après le massacre qu'elle constata la gravité de son geste. Elle avait lancé cinq fois de suite le pire de tous les sortilèges impardonnables et n'eut pas à attendre longtemps avant que quatre Aurors, apparus soudain dans la pièce, ne la saisissent et ne l'entraînent dans la cheminée tant désirée.
- Je savais que cette petite était une criminelle en puissance, dit Maugrey, alors qu'ils arrivaient au ministère.
- Mais attendez ! s'écria Hermione, j'ai des circonstances atténuantes.
- Tais-toi, cria Tonks, Tout ce que tu diras à partir de maintenant pourra être retenu contre toi, alors n'aggrave pas ton cas.
Ils la conduisirent dans une petite pièce qui ressemblait à un commissariat moldu. Là, ils la jetèrent violemment dans une cellule de 3 mètres carré ou s'entassaient déjà quinze personnes.
- On viendra te chercher dans dix minutes pour t'emmener à ton procès, dit Tonks. Mais je crois que ton compte est bon. Cinq homicides volontaires et certainement prémédités, c'est la peine de mort assurée.
- La peine de mort n'existe pas en Angleterre, dit doctement Hermione, elle a été abolie en...
- N'en sois pas si sûre, ma jolie, la coupa Tonks. Les lois moldues ne sont pas toujours les mêmes que les nôtres, alors ne fait pas trop ta maligne.
Tonks s'éloigna en laissant Hermione complètement désemparée.
- T'inquiète pas ma jolie, lui dit une femme extrêmement vulgaire qui était assise à côté d'elle. La peine de mort n'est presque jamais appliquée.
- Mais pourquoi vous êtes ici, vous, demanda Hermione vaguement dégoûtée.
- Pour racolage actif, répondit l'autre. J'étais la pute officielle de Fudge mais quand j'ai menacé de tout dévoiler à la Gazette des Sorciers, il m'a jeté ici. Ca fait un mois que j'attends mon jugement. T'as vraiment de la chance de passer tout de suite !
Et justement, Tonks, accompagnée de trois grands gars musclés et armés de baguettes, ouvrait la porte de la cellule et tirait Hermione par le bras.
- Tu vas passer en jugement en même temps que l'accusé matricule 3005486, dit Tonks. On est un peu surbookés en ce moment, alors on tasse les audiences.
Ils parcoururent ensemble les longs couloirs du ministères jusqu'à parvenir enfin à la salle d'audience, qui était très sombre. Hermione fut très impressionnée par le nombre de juges qui étaient rassemblés ici mais ne distinguait pas le fameux matricule 3005486. L'un des juges l'invita à s'asseoir.
- Nous finissons avec Mr Potter, miss Granger, dit une vielle dame à la voix enfantine. Vous serez jugée après.
Harry se retourna vivement et, tout aussi surpris que Hermione, il sourit faiblement. Elle n'eut pas la force de lui rendre ce sourire car elle savait que l'accusation qui pesait contre Harry était sans doute bénigne et que de toute façon, rien de mauvais ne serait jamais décidé contre le chouchou de Dumbledore. Elle ferma ses oreilles au reste du procès de Harry et c'est sans surprise qu'elle entendit le mot « acquitté » au bout d'une heure. Elle regarda Harry sortir puis, sur l'ordre du greffier, prit place dans son fauteuil.
- Miss Granger, dit Umbridge (car c'était évidemment Umbridge qui présidait la séance), vous êtes accusée d'homicide volontaire avec circonstances aggravantes. Qu'avez-vous à dire pour votre défense ?
- Ces cinq hommes que j'ai tués, s'écria Hermione, Ils ont voulu me v...
- Bien Miss Granger, nous notons cela. Autre chose ?
- Mais vous ne m'avez pas laissée...
- Très bien... l'interrompit encore Umbridge en secouant la tête. Face à l'énormité des faits qui vous sont reprochés, il est inutile, je crois, de faire venir un avocat pour vous défendre. Donc, en vertu des pouvoirs qui me sont conférés, je déclare l'accusée coup...
Mais elle fut interrompue par la porte qui venait de s'ouvrir violemment. Face aux yeux médusés des accusateurs, le professeur Rogue entra et prit un siège à côté de Hermione.
- Mais enfin qu'est ce que ça veut dire ? cria Umbridge. On n'entre pas comme dans un moulin ici.
- Madame, dit Rogue froidement, la loi prévoit un avocat pour tous, quel que soit le crime dont il est accusé. Je pourrai vous poursuivre, vous et ce tribunal. Mais je passe l'éponge pour cette fois, à la condition que vous me laissiez défendre Miss Granger.
Tous sursautèrent dans la salle d'audience et Hermione la première. Ainsi Rogue souhaitait jouer le rôle de son avocat mais c'était impossible, impensable, il allait la faire tuer, c'était certain...
- Très bien professeur Rogue, marmonna Umbridge en colère, allez y, commencez votre plaidoyer.
- Je crois, Madame le juge, que miss Granger n'a pas pu tuer tous ces hommes, ce matin.
- Ah oui et pourquoi ? demanda Umbridge, sceptique...
- Eh bien la Norvège est fort loin d'ici, comme vous le savez sans doute, répondit cyniquement Rogue, et il se trouve que Miss Granger a passé la nuit avec moi, dans mon appartement de Londres.
- Ah oui ! demanda Umbridge, mais vous vous foutez de notre gueule ? Nos Aurors l'ont prise sur le fait ce matin.
Hermione, rouge comme une tomate et complètement stupéfaite se taisait.
- Elle a sans doute été victime d'une horrible machination, dit Rogue.
- Et que faisiez vous, la nuit, dans votre appartement, avec l'une de vos élèves ? demanda Umbridge, menaçante.
- On a fait l'amour toute la nuit en fait, répondit tranquillement Rogue. Rien ne m'en empêche, elle n'est plus mon élève durant les grandes vacances.
- Est-ce bien vrai, Miss Granger, gueula Umbridge.
- Euh, ben en fait...
- Je ne vous crois pas, beugla Umbridge sans la laisser finir. Avez-vous des preuves, professeur Rogue ?
- Bien sûr ! répondit Rogue. Nous adorons nous filmer quand nous faisons l'amour.
Il sortit une cassette sous les yeux ébahis de Hermione qui se demandait bien jusqu'où pourrait aller le mensonge.
Le greffier fit venir un combiné télé/magnéto, prit la cassette et l'inséra. Les images commencèrent à défiler et Hermione se sentit rougir en voyant la stupidité de ce film. C'était un film porno bien basique, avec un montage grotesque qui faisait apparaître les têtes de Hermione et de Rogue à la place du visage des comédiens. La supercherie sautait aux yeux. Le visage des deux acteurs était sans cesse figé dans la même expression et leur bouche ne bougeait pas malgré les ho et les ha bruyants des deux hardeurs.
Tous les juges regardaient l'écran avec un intérêt certain. Les uns se masturbaient discrètement, les autres sortaient carrément leur grosse bite toute veineuse pour en faire profiter les voisins. Umbridge, qui était la seule femme, semblait exaspérée par cette mise en scène grotesque. Le greffier ramena le poste de télé sur son ordre et petit à petit, la salle d'audience redevint calme.
- Bon eh bien après cela, je crois que le verdict est clair. Déclara Umbridge. Je déclare l'accusée...
- Non coupable ! crièrent en choeur tous les juges avec la bave aux lèvres.
- Mais non, n'importe quoi, hurla Umbridge. Coupable, coupable ! Vous n'avez donc pas vu que c'était un montage.
Mais tous les juges s'étaient déjà levés, l'air satisfait et repu. Ils quittaient la salle les uns après les autres. La majorité avait parlé et même Umbridge ne pouvait rien y faire. En quittant la salle, elle regarda Hermione et marmonna une phrase du style « on se reverra bientôt petite salope, tu perds rien pour attendre ». Il ne restait plus désormais que Rogue et Hermione.
- Merci professeur, chuchota Hermione, je n'oublierai jamais ce que vous avez fait pour moi.
Mais Rogue se leva, lui décocha un coup de poing et s'en fut en disant :
- Attends d'être revenue à Poudlard, petite trainée. Tu verras. Tu oublieras très vite que je t'ai sauvé la vie aujourd'hui.
à suivre...
le prochain chapitre sera de Nymphadora... Si vous voulez la suite, eh bien, REVIEWS! lol. bon, eh bien+
Nymphadora et Snivellus.
