Le lendemain matin, Gibbs prit Ziva pour aller chercher Vrecky. Ils le trouvèrent chez lui en train de se préparer.
« Ah bonjour ! Vous avez du nouveau ?
- Oh oui, nous en avons. Veuillez nous suivre, nous voulons vous parlez, répondit Ziva.
- Vous allez mieux, Agent David, à ce que je vois. C'aurait été vraiment triste qu'il vous arrive quelque chose à une si belle période de l'année ! s'exclama-t-il, une lueur malveillante dans les yeux.
Gibbs le prit par le col et l'écrasa contre la porte.
- Ne menacez jamais mes agents. Maintenant, vous nous suivez et surtout, vous la fermez. »
OooO
Lorsqu'ils arrivèrent dans l'open space, Gibbs s'en alla voir le directeur pendant que Ziva s'installait à son bureau pour l'attendre, en gardant les yeux fixés sur Vrecky debout entre elle et Tony. Celui ci était au téléphone.
Avec sa nouvelle copine, apparemment.
« Très bien et toi ?
- …
- Ah oui, je suis désolé, on a une nouvelle affaire et on a fini tard, je ne voulais pas te réveiller.
Ziva le regarda d'un air étonné lorsqu'elle entendit ce mensonge. Il la fixa un instant le visage neutre, puis tourna sur sa chaise pour lui tourner le dos.
- …
- Oui je leur en ai parlé, ils sont d'accord.
- …
- Euh … Oui presque …
- …
- Ouais, mais…
- …
- Ecoute, je t'en ai déjà parlé, c'est un peu tendu entre nous en ce moment, répondit-il en baissant la voix.
Ziva releva la tête. Bien sûr elle avait écouté la conversation, bien sûr elle avait compris qui était à l'autre bout du fil, et bien sûr elle avait compris qu'ils parlaient d'elle.
- …
- Hey tu me connais, personne ne me résiste, dit-il de son ton charmeur. »
A ces mots, Ziva fut prise d'un haut le cœur et se leva en trombe, manquant de faire tomber sa chaise, pour s'enfuir vers les toilettes. Tony, en entendant le bruit, avait sursauté et s'était retourné. Vrecky ne manqua rien de la scène.
« Hein, pardon, tu as dit quoi ?
- …
- D'accord, je t'appelle ce soir. »
Ziva revint quelques minutes plus tard, les yeux vagues et le teint pâle.
« Va te faire ausculter par Ducky, lui conseilla Tony.
- Je ne suis pas encore morte, répondit-elle sans sarcasme, de façon neutre. »
Gibbs redescendit et attrapa Vrecky par le bras pour l'emmener avec lui.
« DiNozzo, il est pour toi. »
OooO
Salle d'interrogatoire :
« John Vrecky, 45 ans, pas marié, pas d'enfant, un travail inintéressant … Je comprends pourquoi vous avez braqué cette bijouterie ! s'exclama Tony, le fixant dans les yeux.
- Vous n'avez pas le droit d'affirmer ça, il n'y a aucune preuve contre moi, répondit Vrecky d'un ton hargneux.
- Hey mon pote, on se détend ! On joue là ; je t'expose mes certitudes, tu m'exposes les tiennes, on compare. Ca marche ?
- Il n'y a aucune preuve contre moi, répéta-t-il.
- Je prends ça pour un oui. Bon, à mon tour. Il y a un témoin qui a tout vu.
- Vous mentez.
- Qui sait ?
Il ne répondit pas tout de suite.
- Votre jeu est nul.
- Bon, tu veux arrêter de jouer ? Très bien. Pourquoi as-tu fait ça ?
- Je veux un avocat.
- Haha, tu sais, d'après les statistiques, presque 90% des personnes qui demandent un avocat sont coupables. Et d'après moi, 100% des voleurs qui trouvent le cadavre de la personne qui allait témoigner contre eux sont aussi des assassins, déclara Tony en se levant. Au moment où il ouvrit la porte, Vrecky s'exclama :
- Elle est mignonne, n'est ce pas ?
- Pardon ?
- L'agent David, elle est plutôt pas mal. C'est bien dommage qu'elle soit agent fédéral, je me la ferai bien sinon, répondit-il avec un regard pervers.
Tony perdit ses couleurs, puis s'approcha de lui et lui murmura à l'oreille :
- Tu la touches, je t'explose.
- Protecteur, hein ? Ou même, jaloux ? C'est marrant, mais elle n'a pas l'air aussi attachée à vous que vous à elle …
- Je répète, tu la touches, je t'explose.
- Je crois bien que je vais tenter ma chance, murmura-t-il à son tour avec un sourire vicieux. »
Tony donna un coup dans la chaise qui fit trembler Vrecky, et partit en claquant la porte.
OooO
Open Space :
« Il n'a pas encore avoué, mais il est coupable de quelque chose, c'est clair, affirma Tony en s'installant à son bureau.
- Continue à l'interroger, déclara Gibbs en partant vers l'ascenseur.
Garage :
« Qu'est ce que tu as, Abbs ?
- La voiture est arrivée, je viens à peine de commencer, mais je peux déjà t'assurer que c'est ici que notre victime a été assassinée. J'ai retrouvé la corde et des traces qui le prouvent.
- C'est tout ?
- Je suis en train de chercher des empruntes, je t'appelle si j'ai du nouveau ! »
OooO
Le reste de la journée se passa normalement, Ziva et McGee travaillant à leurs bureaux, aidés par Tony lorsqu'il n'interrogeait pas Vrecky. Il n'obtenait rien de lui, à part une envie de l'étriper de plus en plus forte.
Bref, aucune découverte exceptionnelle, à part ce que Tim trouva : Dave Richard avait appelé un ami policier la veille pour lui dire qu'il était enfin prêt à témoigner. Et cela accusait encore plus Vrecky. Malheureusement, ils n'avaient pas de preuve concrète pour l'arrêter.
A la fin de la journée, Abby passa leur dire au revoir, et avant de partir elle dit à Tony avec un grand sourire :
« T'imagines pas comment je suis impatiente d'être samedi ! »
Les yeux de Tony et Ziva se rencontrèrent, et ils se fixèrent quelques instants avant que Ziva ne se lève, de nouveau pâle et les yeux hagards.
OooO
Dès le lendemain matin, une mauvaise nouvelle les attendait : Vrecky avait contacté son avocat qui forçait le NCIS à le libérer. De toute façon, ils n'avaient aucune preuve contre lui.
Mais ça lui laissait la possibilité de s'enfuir et de se cacher, et c'était bien ça le problème.
Lorsque Vrecky passa dans l'open space pour se diriger vers l'ascenseur, il dit d'un air arrogant :
« Heureux d'avoir pu faire connaissance avec vous tous.
Puis après avoir fixé Tony pour capter son regard, il ajouta avec un sourire pervers avant de partir :
- Surtout avec vous, Ziva. »
Qui se leva et se sauva vers les toilettes, la main sur la bouche.
« Elle devrait vraiment aller consulter, déclara Tony, neutre, comme s'il ne s'était rien passé. Il ne savait pas que McGee l'avait vu interroger Vrecky la première fois et qu'il avait tout entendu de leur discussion sur leur collègue.
OooO
Labo :
« Tu as des résultats pour les empruntes, Abby ?
- Non, notre tueur a mis des gants.
- Tu m'as appelé pour me dire que tu n'as rien ?
- Tu me connais, je ne ferai jamais ça, répondit-elle en tournant la tête vers son ordinateur, faisant bouger ses couettes. J'ai des résultats pour les analyses de sang. Ducky n'a pas trouvé de blessures de défense ou même de peau sous les ongles de la victime, alors j'ai fait une analyse plus poussée de son sang. Et bingo, il a été drogué avec un paralysant. Vous devriez trouver une seringue pas loin d'où a été trouvée sa voiture.
- Bon travail, dit-il en l'embrassant sur la tempe avant de s'en aller.
- Gibbs ?
Il se retourna.
- Je me disais … Peut être que le meurtrier a laissé ses empruntes à l'endroit où il a déposé le corps, ou alors sur le chemin aux endroits escarpés pour se retenir. »
Il approuva de la tête et se dirigea vers l'ascenseur.
OooO
« Ziva avec moi, on retourne à la gravière. DiNozzo, McGee, cherchez une seringue là où la voiture a été trouvée. »
Ils ne s'arrêtèrent que pour s'acheter un sandwich. Après l'avoir avalé, Ziva ouvrit la fenêtre en grand, et respira lentement de grandes bouffées d'air.
« Ziva, vous allez bien ?
- Je dois mal digérer le concombre, répondit-elle en ne se croyant même pas elle-même. » En fait, elle n'avait absolument aucune idée de ce qu'elle avait. Enfin elle commençait à en avoir une petite, mais qui aurait tellement de conséquences qu'elle préférait l'ignorer.
Ils arrivèrent un peu après, et durent redescendre à la grotte, où ils relevèrent des empruntes où c'était possible avant de remonter. Il faisait étonnement chaud pour un mois de mars, et ils arrivèrent en haut en sueur, Ziva presque pliée en deux, se tenant le ventre. Gibbs la scruta jusqu'à ce qu'elle se redresse et se dessine un sourire naturel qui ne l'était pas du tout, puis ils se dirigèrent vers la voiture.
Ils arrivèrent si tard que Gibbs la déposa sur le parking du NCIS, et elle reprit sa voiture pour rentrer chez elle. Il lui avait dit qu'il irait lui-même déposer les empruntes au laboratoire.
OooO
C'était maintenant jeudi. Ziva et McGee arrivèrent à l'heure, de bonne humeur : lui et Tony avaient trouvé la seringue, elle et Gibbs, des empruntes. C'était o-bli-gé qu'ils trouvent de quoi arrêter Vrecky.
Lorsque Tony arriva, nettement de moins bonne humeur, il était au téléphone.
« Mais stress pas comme ça, c'est après demain !
- …
- T'inquiète pas je te dis, ils ne s'attendent pas à de la haute gastronomie.
- …
- Oui oui je m'en charge, allez faut que je te laisse, bisous.
- …
- Moi aussi, termina-t-il en raccrochant.
- C'est elle, ta copine ? demanda McGee.
- Elisa est complètement hystérique pour samedi, répondit Tony d'une voix lasse, sans même un sarcasme.
Elisa. Ziva s'imaginait déjà une blonde d'un un mètre soixante quinze, tout bien partout où il fallait, sauf en haut où il manquait un cerveau. Puis elle s'en voulu d'avoir pensé ça, si Tony était déjà avec elle depuis 2 mois (à ce moment elle ressentit un pincement au cœur), c'était que ça devait être une fille bien. Enfin bref ; elle avait autre chose à penser. Comme à son estomac qui bougeait dangereusement … Il faudrait vraiment qu'elle aille voir un médecin.
Elle se décida enfin et partit s'isoler derrière l'escalier pour l'appeler et prendre rendez-vous le lendemain matin.
OooO
Il ne se passa rien de la matinée, ils avaient pour charge de surveiller les comptes en banque et les téléphones de Vrecky pour suivre ses déplacement au cas où ils auraient à l'arrêter. Comme ils le lui avaient demandé, il ne quitta pas la ville, sans doute pour se donner l'air moins coupable.
Lorsque les résultats du labo arrivèrent, leur théorie fut confirmée : quel innocent aurait ses empruntes digitales tout autour du corps d'un cadavre ?
Tony et Gibbs se chargèrent d'aller l'arrêter, pendant que Ziva et McGee prenaient une petite pause avant la grande bataille : en effet, ils voulaient des aveux complets pour êtres complètement satisfaits et avoir les morceaux de l'histoire qui manquaient.
Tony, Ziva et McGee se relayèrent pendant plusieurs heures, pour n'obtenir finalement que des aveux pour le vol. Puis Gibbs s'en chargea, et tout se passa très vite. Ils eurent les aveux, l'histoire en entier, ainsi que les félicitations de la directrice.
Vers 23h, alors qu'ils étaient tous les quatre à rédiger leurs rapports, Gibbs annonça qu'ils pouvaient rentrer ils finiraient le lendemain. McGee, des valises sous les yeux, s'en alla tout de suite, imité par Gibbs qui déclara avant de partir :
« Bonne nuit, tous les deux. »
Les deux intéressés relevèrent la tête et se fixèrent dans les yeux, jusqu'à ce que Tony se lève et viennent s'appuyer sur le bureau de sa collègue, face à elle.
« Faut qu'on parle, dit-il.
- Oui, répondit-elle.
Mais ils ne le firent pas avant une minute, chacun cherchant dans le regard de l'autre ce qu'il allait dire.
- Ecoute, commencèrent-ils en même temps. Elle eut le réflexe de dire en première :
- Je t'en prie.
- Ok. Bon, ça ne représentait rien, n'est ce pas ? C'était une mission, on était sous le coup du stress et de l'adrénaline, on ne savait pas ce qu'on faisait.
- Exactement. C'était rien, ça arrive à n'importe quels amis, ya pas de quoi en faire une histoire.
- Voilà. Alors on oublie, ok ?
- Ouais. Et on parle à personne, surtout pas à Gibbs.
- Ca marche.
- Ok, répéta-t-elle.
Ils ne dirent rien pendant quelques secondes, conscients qu'ils avaient encore à s'expliquer. C'est elle qui reparla en première.
- Je sais qu'on vient de dire qu'on en parlait plus et que ça ne représentait rien mais je dois savoir…
Tony sentit une bouffé d'angoisse le saisir, est ce qu'elle allait lui parler d'Elisa, revenir sur ce qu'ils venaient de dire, ou lui demander si elle avait été juste un bon coup pour lui ?
- Est-ce que tu voyais déjà Elisa à ce moment ?
Bingo.
- Oui, mais …
Elle détourna le regard.
- Ecoute-moi. Ce n'était rien de concret, on n'avait pas encore fixé les règles, et elle est au courant que j'ai eu un écart.
- Dans ce cas, je suis désolée, mais je ne pourrai pas venir après-demain.
- Elle ne sait pas qu'il s'agit de toi, et je veux que tu viennes. Elle ne veut pas que j'en parle, mais elle sort d'une dépression, et elle a perdu tous ses amis. Elle tient absolument à vous rencontrer, toi et Abby, car je lui ai beaucoup parlé de vous.
- Alors … C'est d'accord, répondit-elle après une petite hésitation, avec un demi-sourire.
Sans savoir ce qu'il lui prenait, il se pencha et l'embrassa sur la joue. Pour cacher son trouble, il ajouta :
- J'espère que t'es pas contagieuse, ou je vais aussi me transformer en Hulk. »
Ils rirent tous les deux, contents de se reparler. Ils prirent l'ascenseur et se séparèrent sur le parking avec un geste de la main, comme avant, heureux d'avoir pris la décision commune d'oublier leur « écart ».
A ce moment, Ziva ne savait pas encore.
Alors, vous en pensez quoi ? Si vous avez une idée de ce qu'a Ziva, merci de ne pas le dire en review, histoire de ne pas gâcher le suspens, mais par MP !
Merci aussi de me laisser une petite review/MP pour me dire votre avis, vos impressions, ... positifs ou négatifs. :) Bonne lecture !
