Bonjour, bonsoir à tous ! Et me voici avec le premier O.S. personnage x lecteur. Je dois dire que je me suis bien amusée à l'écrire et j'espère qu'il vous plaira tout autant.
Personnages : Chara (Masculin), Lecteur (Féminin)
Couple : Chara x Lecteur
Tag : Comique Romance
Rating : T
Résumé : En rentrant chez toi, tu décides de t'aventurer dans une ruelle, trop curieuse. Ce fut à ce moment que ta vie part en vrille.
Aide : T/N = Ton Nom N/F = Nom de Famille N/A = Nom de ton Amie.
Tu te baladais tranquillement dans les rues de la ville alors qu'il commençait à faire nuit. Tu zieutas vers un coin sombre où tu pouvais entendre des paroles. Intriguée, tu t'approchas et découvris avec horreur un corps inerte au sol et son tueur juste au-dessus de lui. Le couteau en sang, il leva les yeux vers toi. Tu te couvris la bouche et le nez pour éviter de sentir l'odeur nauséabonde du sang qui régnait dans cette ruelle, te donnant envie de dormir.
Le jeune homme se releva et tu t'apprêtais à fuir lorsque ton haut se fit brutalement tirer en arrière. Ton cœur battait à la chamade, tu avais peur. Tu sentis le torse du tueur contre ton dos, le métal froid collé à ta gorge. Tu déglutis, paniquant, et tu pus sentir un souffle chaud près de ton oreille. Tu l'entendis te chuchoter :
« Non non non… N'ait pas peur ma belle, je ne te ferai pas de mal tant que tu restes bien silencieuse. tu acquiesças légèrement. Bien… Maintenant retournes-toi. »
Tu t'exécutas, ne voulant pas le froisser. Les mains contre ta poitrine, tu restas immobile face à lui. Il releva ton visage vers le sien et tu croisas de nouveau ses yeux. Ses pupilles étaient d'un marron presque rouge, imbibées de folie et d'envie. Tu voulus reculer mais tu sentis la pointe du couteau directement sur ton dos.
Tu respiras de manière saccadée, incapable de contrôler ta peur. Tu allais te faire tuer, tu le savais, ce psychopathe ne faisait que de s'amuser, il te torturait mentalement pour te voir souffrir et tomber dans le désespoir le plus total. Ce fut à ce moment où tu t'y attendais le moins que tu sentis quelque chose de chaud et de doux sur tes lèvres. Tu écarquillas les yeux.
Ce meurtrier était en train de t'embrasser.
Savoir que ton dernier baiser était partagé avec un fou te mettait hors de toi. Tu voulus le gifler et ce fut tes actes. Tu reculas brutalement, ne sentant plus le couteau entre tes omoplates. Il se tenait la joue, rigolant légèrement. Toi étais rouge de gêne et de honte. C'était peut-être ton opportunité pour fuir. Tu courus.
Tu sortis de la ruelle sombre, les larmes aux yeux, cherchant tant bien que mal à fuir ce monstre qui venait de tuer quelqu'un. Tu avais frôlé la mort et tu t'en étais sortie. Ton cœur battait fort dans ta poitrine. Tu courus jusque chez toi, ouvrant précipitamment le loquet de la porte de ton appartement, puis ferma derrière-toi à double tour. Tu fermas toutes les fenêtres et t'enfermas dans ta chambre.
Tu t'écroulas contre ta porte, pleurant toutes les larmes de ton corps. Ton corps tremblait à cause de l'adrénaline que tu venais de vivre. Tu sortis doucement ton portable de ta poche, hésitante. Tu composas finalement le numéro de la police et attendis. Tu eus une femme à l'autre bout du combiné et tu commenças à parler. Seulement ta voix se brisa à chaque fois que tu voulais parler.
« Calmez-vous. Dites-moi ce qui se passe. tenta de rassurer la femme.
– Je… J'ai vu un homme… Il… tu tentais de reconstituer la scène malgré ton état de choc. Il a tué un autre homme dans une ruelle… Il…
– D'accord. Pourriez-vous me dire le nom de cette ruelle ?
– Euhm… C'était à côté du Proxys au centre-ville… Un peu sur la gauche quand on y entre…
– Très bien. Vous a-t-il vu ?
– O-oui… Il a même tenté de me tuer… Mais… Je…
– Êtes-vous en sécurité ?
– Je suis chez moi, j'ai tout fermé à double tour…
– Très bien. Déclinez-moi votre identité je vous prie.
– Je suis T/N N/F, j'habite au 13 rue du boulot.
– Merci bien. Une équipe est déjà envoyée sur les lieux, restez chez vous jusqu'à ce que l'affaire soit commencée et s'il le faut vous serez sous surveillance. Au revoir. »
Elle raccrocha et tu soufflas profondément. Tu fermas doucement les yeux et tu pouvais sentir tes épaules se relâcher. La peur que tu avais subie était en train de retomber. Tu devrais prendre une bonne douche après tout ce moment de stresse, mais à présent tu étais en sécurité. Toutefois, les images de cette scène morbide refaisait surface. Lorsque tu fermais les yeux tu revoyais ceux de ce meurtrier plongés dans les tiens.
Tu ouvris tes paupières et te redressas légèrement lorsque tu entendis une voix à ta gauche.
« Alors ton petit nom c'est T/N ? C'est plutôt joli. »
Tu sursautas et tournas la tête vers l'origine de la voix. Tu te retrouvas nez à nez avec ce monstre. Il était là, accroupi, le menton reposant sur ses mains, le pull couvert de sang avec quelques tâches sur le visage où un air malicieux et joueur le décorait.
Tu t'apprêtais à hurler mais il plaqua soudainement sa main contre ta bouche, étouffant le cri. Tu le regardas avec horreur, il t'avait suivi, il était entré chez toi… Mais comment ? Tu avais tout fermé n'est-ce pas ? Tu zieutas vers la fenêtre de ta chambre se situant derrière-lui, grande ouverte. Vous étiez pourtant au troisième étage…
Finalement, lorsqu'il comprit que tu n'allais plus hurler, il retira sa main et soupira. Il la plaça derrière sa nuque et regarda ailleurs, comme gêné de la situation. Ce mec n'était pas net mais s'il n'avait pas tout ce sang sur lui et si tu ne l'avais pas surpris commettre un meurtre sous tes yeux, tu le trouverais plutôt mignon.
Il était même ton genre. Les cheveux lui arrivant un peu au-dessus des épaules, châtains, des tâches de rousseurs sur le visage. Ses iris marrons étaient magnifiques et sa mâchoire plus ou moins carré le rendait encore plus viril. Dommage que ce mec soit un dégénéré. Tu soupiras à ton tour.
« Qu'est-ce que tu veux ? Me tuer ? Si c'est le cas, fais-le tout de suite, je n'ai même pas la force de fuir…
– Ça aurait été drôle pourtant, mais non je ne suis pas là pour te tuer.
– tu le regardas surprise. Pourtant je suis un témoin important… Je sais exactement à quoi tu ressembles…
– Et alors ? Tu as appelé la police, ils ont, à l'heure qu'il est, découvert le corps et ils vont de nouveau t'appeler pour avoir plus amples informations. Seulement… Si tu leur dis à quoi je ressemble, là je te tuerai.
– Pourquoi tu ne prends pas plus de précautions ? Ce serait plus simple de m'éliminer maintenant.
– Je n'ai juste pas envie de tuer une si jolie femme. »
Il avait dit ça avec le sourire et toi, comme une idiote, tu rougis. Tu ne voulais pas mais c'était si rare de recevoir un compliment de la part de quelqu'un que tu ne pouvais t'en empêcher. Tu détournas du regard, ne voulant pas croisé le sien. Tu entendus le son mélodieux de sa voix, un ton de sensualité en plus.
« Ce pourrait-il que tu te sentes flattée ? Alors que je suis à cinquante pourcent de chance celui qui va te tuer ?
– C'est quoi les cinquante pourcents autres ? demandas-tu, changeant de sujet.
– Que tu meures par accident ou autre. Mais bon, la mort plane sur toi depuis que tu m'as vu tuer cet homme.
– D'ailleurs… Pourquoi l'avoir tué ? tu le regardas perplexe.
– Il m'a énervé.
– Oh… Il t'en faut peu… murmuras-tu.
– J'ai eût une sale journée et ce type vient m'emmerder avec ses histoires de christianismes ou de je ne sais pas quelle religion ! Je m'en cogne de Jésus Christ ou de Mohammed ! Le seul dieu que je vénère c'est moi-même ! »
Eh bien lui, il n'avait pas du tout la grosse tête. Tu le regardas complètement dépité et lui rigola, amusé, fier. Il se leva finalement et te demanda s'il pouvait utiliser ta salle de bains. Tu acquiesças légèrement la tête et lui indiquas le chemin. De toute façon, tu n'avais pas le choix, il pouvait te tuer à n'importe quel moment.
Tu te levas à ton tour et alla dans la cuisine, te servir un verre d'eau. Tu en avais besoin, le meurtrier était dans ta maison et semblait vouloir faire la discussion avec toi… Il t'avait même fait un compliment. Tu entendis des bruits de pas et tu levas les yeux vers le psychopathe qui venait d'arriver.
Tu te figeas sur place.
Littéralement.
Il était là, le bras contre le mur du couloir, torse nu. Il ne s'était pas gêné… Il n'avait plus de sang sur le visage et te regardait d'un air amusé. Tu pouvais le haïr intérieurement alors qu'il se marrait de ta réaction. Finalement, il arriva à ta hauteur, un sourire au coin et lança :
« Tu aimes la vue ? tu rougis et l'entendis rire. Je m'en doutais. Tu sais, tu peux voir plus, il faut juste demander. »
Il avait ce sourire qui commençait sérieusement te taper sur le système. Tu décidas de te concentrer sur son visage et tu remarquas ses cheveux légèrement mouillés. Il s'était permis de prendre une douche ? Ou il s'était tout simplement lavé le visage. Tu lui tournas le dos, croisant les bras.
« Il est où ton pull de tout à l'heure ?
– Je le laisse tremper pour retirer le sang dessus dans de l'eau froide. Au fait, tu n'aurais pas du détachant ? Et une machine à laver ?
– Alors non et non. répondis-tu froidement.
– Et du citron ? T'en as au moins ?
– Euhm oui attends… »
Tu ouvris le réfrigérateur mais t'arrêtas un moment, réalisant la discussion que tu venais d'avoir. Tu attrapas le citron et le lui pressa contre son torse, l'évitant du regard. Tu étais légèrement énervée. Tu sentis ses doigts chauds sur ta peau et prendre l'agrume. Il te regardait perplexe.
« Dépêches-toi de nettoyer tout ce sang et de partir d'ici ! Moins j'en sais sur toi, mieux je me porterai ! Et aussi, arrêtes d'agir comme-ci on était amis ! Tu as commis un meurtre je te rappelle !
– Bah ce n'est pas la première fois que j'ôte la vie à quelqu'un tu sais…
– Aaaah ! J'en sais déjà de trop ! Retournes dans la salle de bains ! »
Tu le retournas brutalement et le poussa vers la pièce d'eau. Il se dirigea vers celle-ci avant de revenir, semblant oublier quelque chose. Tu soupiras bruyamment et le regardas agacée. Il eut ce sourire au coin qui te mettait hors de toi et s'approcha de nouveau avec son air charmeur.
« Dis… Tu peux me passer un couteau, il faut que je coupe ce citron si je veux en extirper le jus.
– Tu n'as pas ton propre couteau ? lui demandas-tu dépitée.
– Désolé mais il y a du sang dessus et ça risque de ne pas fonctionner. »
Tu soupiras encore une fois et sortis un couteau d'un des tiroirs et le lui tendis. Il te sourit et le prit avec entrain. Il posa le citron sur une plaque à découpée qu'il s'était permis de prendre et coupa l'agrume sous tes yeux. Il posa l'une des parties sur le plan et prit l'autre pour le ranger dans le frigo. Il prit la planche et le couteau pour les rincer sous l'eau. Une fois fait il te sourit une dernière fois et s'éclipsa pour la salle de bains.
Un soupire s'échappa de tes lèvres et tu levas les yeux au ciel. Ce type était tout sauf normal, c'était un maniaque vu comment il agissait, c'était un tueur et il semblait avoir des sauts d'humeurs… Et le pire d'en tout ça, c'était qu'il flirtait avec toi ! Avec ses petits sourires au coin et ses sous-entendus ! Tu te pris la tête entre tes mains et soupiras pour la énième fois.
Tu avais encore l'occasion de fuir, de te réfugier au centre de police et déclarer qu'un fou furieux était chez toi. Il fallait que tu trouves un moyen de te sortir de ce pétrin… Tu t'apprêtais à boire une gorgée de ton verre presque vide que la sonnette de ton appartement résonna. Tu te dirigeas vers la porte d'entrée, légèrement surprise, et regardas qui était derrière celle-ci.
C'était ta meilleure amie.
Tu te figeas sur place, cherchant une solution quelconque. Elle savait que tu étais chez toi et tu avais complètement oublié qu'elle devait passer pour récupérer un colis. Tu ouvris légèrement la porte et regardas la jeune femme avec un air stressé. Elle te sourit de toutes ses dents. La voir te faisait du baume au cœur mais elle pouvait devenir la cible de ce meurtrier qui se baladait dans ton appartement.
Tu la fis entrer, priant intérieurement que l'homme se trouvant dans ta salle de bains ne se pointe pas comme une fleur et du coup te mettant mal à l'aise. Tu fermas la porte et te précipitas vers le colis. Tu le pris et le lui donnas aussi vite que tu pus.
« Je suis désolée N/A mais je suis pressée ! J'avais oublié que tu devais passer et j'ai un rendez-vous.
– Oh ? Tu as rendez-vous avec ce charmant garçon que tu as rencontré au café ?
– Euhm, pas exactement… tentas-tu de mentir.
– De qui est-ce qu'elle parle ? »
La voix du meurtrier résonna dans le salon et tu te figeas. Il a fallu qu'il vienne… Il a fallu qu'il pointe le bout de son nez… Ta meilleure amie se pencha pour voir qui venait de parler et tomba sur l'homme encore torse nu bien entendu. Il s'avança et se positionna juste derrière-toi. Tu pus sentir son index se poser juste dans le creux de tes omoplates, comme pour t'indiquer qu'il t'avait à l'œil et que si tu disais un mot de travers, toi et ta meilleure amie mourraient sur le champ.
Tu te tournas légèrement vers lui, effrayée mais essayant tant bien que mal à ne pas le montrer. Il te regardait, avec un grand sourire qui te glaçait le sang. Il porta finalement son attention vers la jeune femme qui le fixait perplexe puis qui te regardait. Elle eût un petit sourire suspicieux et s'adressa directement à toi.
« Eh bien dis donc T/N ! Tu ne me présentes pas à ton charmant ami ?
– Euhm… À la base… Tu n'aurais jamais dû le rencontrer… murmuras-tu plus pour toi-même.
– Excusez mon impolitesse, je suis Chara Dreemurr, je nouveau petit copain de T/N.
– Hey ! Je ne te permets pas de t'auto déclaré petit ami ! crias-tu énervée et gênée.
– Oh~ Tu es toute timide c'est trop meugnion~ »
Il te prit par la taille et te sourit comme ferait tout homme amoureux envers leur grand amour. Il cacha ton visage entre ses pectoraux et se tourna vers ta meilleure amie. Toi, tu étais là, dans les bras d'un tueur, tu ne voulais rien savoir de lui et à présent, tu as appris son nom. Finalement, la voix de ton amie s'éleva.
« Eh bien, excusez-moi du dérangement. Je vous laisse retourner dans vos affaires privées… Par contre T/N ! Tu me dois tous les détails !
– Au revoir. » répondit d'une voix enjouée Chara.
Tu avais simplement hoché la tête, complètement perdue. Qu'allais-tu dire à ta meilleure amie après ça ? Il allait falloir que tu inventes une histoire d'amour autour de ce type qui s'était permis de se présenter comme étant ton petit copain. Il te lâcha, alla fermer la porte à clé et se tourna vers toi avec un air peu rassurant.
« Tu sais ce qui te reste à faire. Je retourne m'occuper de mon pull. Ah ! Au fait, c'est qui ce type dont vous parliez toutes les deux ?
– Jaloux ? demandas-tu avec une assurance bancale.
– Peut-être… susurra-t-il, un sourire au coin, ce qui te fit rougir.
– C'est juste un homme que j'ai rencontré à mon café préféré.
– J'espère que tu n'as pas de vue sur lui… Ce serait dommage qu'il disparaisse du jour au lendemain… »
Il disparut dans la pénombre du couloir. Ses derniers mots t'avaient glacé le sang. Ça voulait tout dire mais surtout une chose, si tu l'aimais, il allait mourir des mains de ce Chara. Tu soupiras et t'affalas lourdement sur le canapé de ton salon. Tu haïssais ta vie, tu te haïssais de t'être aventurée dans cette ruelle… Tu étais fatiguée, tu n'en pouvais plus. Tu avais eu trop d'émotions pour cette journée, tu n'y étais pas habituée.
Ton portable vibra et tu zieutas dessus pour voir le nom de ce garçon affiché sur l'écran. Tout mais pas lui… Tu ouvris le message et le lu rapidement. Il te proposait un rencard ce soir-même et il était vrai que ça pourrait te changer les idées mais accepter reviendrait à le condamner. Tu fermas les yeux avec agacement.
« Tu vas lui répondre quoi ? »
Tu sursautas et te tournas brutalement pour te retrouver nez à nez avec Chara, mangeant une pomme qu'il s'était permis de prendre dans ta panière à fruits. Tu soupiras encore une fois et te rassis confortablement dans le fond du canapé. Tu sentis le tueur s'asseoir à côté de toi et fixant encore ton téléphone. Tu le regardas, légèrement énervée, et déclaras sarcastique :
« T'as l'intention de m'espionner jusqu'à la fin de ma vie ou ça se passe comment ?
– P't-être bien. Faut que je voie encore ce que je fais vraiment de toi. il croqua encore une fois dans la pomme.
– Super, je me sens rassurée… murmuras-tu.
– Alors ? Tu vas lui répondre quoi ?
– Que je ne suis pas disponible. C'est tout.
– Ouah ! Tu n'es pas drôle ! Tu aurais dû accepter ! J'aurais su à quoi il ressemble et en plus, j'aurais pu m'amuser de mon côté.
– Et le voir dans la liste des morts le lendemain ? Non merci, il ne mérite pas de mourir.
– Ooh~ Tu l'aimes bien ?
– C'est une personne gentille et pleine de bon sens. Tu devrais prendre exemple sur lui. » déclaras-tu les yeux rivés sur ton écran.
Il posa un de ses pieds sur ta table basse et poussa un grognement de mécontentement. Tu le vis sortir son couteau de sa botte et jouer avec, un air blasé sur le visage. Il tourna finalement le regard vers toi et tes yeux croisèrent les siens. Il sourit une nouvelle fois, amusé.
« Peut-être mais ce serait moins drôle. J'aime bien trancher des personnes et entendre leurs cris. »
Décidément cinglé…
Tu te concentras une nouvelle fois sur le téléphone et regardas tes mails, mais rien de nouveau. Finalement, le téléphone sonna et le numéro de la police s'afficha. Tu décrochas après avoir pris une grande inspiration.
« Mademoiselle T/N N/F ? la même voix résonna dans le combiné.
– Oui c'est bien moi. tu sentis le regard insistant de Chara sur toi. Que puis-je faire pour vous ?
– Nous aimerions que vous nous décriviez qui vous avez vu, ses vêtements, ses cheveux…
– Eh bien… hésitas-tu, stressée.
– Prenez votre temps, ce n'est facile pour personne…
– Il était habillé tout en noir… Je… Je n'ai pas vu son visage… Il avait une capuche. Je suis désolée de ne pas pouvoir vous aidez plus… Je n'ai pas vraiment fait attention aux détails… Je…
– Vous avez pensé à votre sécurité dans un premier temps, c'est tout à fait normal. Merci pour votre coopération. Vous serez sous surveillance au cas où le tueur tenterait une approche vers vous.
– Merci beaucoup… Bon courage… Au revoir… la femme raccrocha et tu soupiras.
– Tu es plutôt bonne menteuse. remarqua-t-il.
– Parfois, il faut mentir pour survivre… » soupiras-tu.
Tu rangeas ton téléphone et sentis soudainement être traînée vers la droite, vers Chara, et une pression se fit sur ta tempe. Tu écarquillas les yeux, comprenant qu'il venait de t'embrasser. Lorsqu'il se décolla tu le fixas intensément, choquée. Il avait toujours son bras autour de ton cou, te tenant l'épaule gauche et te regardant intensément.
« Je peux savoir ce que tu fais ? Ne me dis pas que tu essaies de me draguer… ?
– Et si c'était le cas ? Que ferais-tu ?
– Je préfèrerais que tu m'achèves sur le champ plutôt que de sortir avec toi. répondis-tu froidement.
– C'était méchant… J'essaie d'être gentil avec toi et toi tu ne cesses de m'envoyer balader.
– C'est ce que toutes personnes censées feraient si tu leur mettais un tueur sous le nez tentant de flirter avec toi.
– T'es sûre ? Tu ne penses pas plutôt qu'il chercherait un moyen de fuir ?
– Non, ça, ce sont les personnes stupides. Je sais que si je fuis, tu me retrouveras. Après je ne veux pas penser à ce qui pourrait m'arriver. tu tentas de te détacher de lui mais c'était peine perdue.
– Ça, c'est ma petite amie~ déclara-t-il d'une voix mielleuse et s'approchant de toi.
– On ne sort pas ensemble je te rappelle ! »
Tu le repoussas avec ta main écrasée sur son visage, légèrement rouge. Avec ça, il se colla un peu plus près de toi et prit délicatement ta main avec la sienne de libre. Ce sourire qu'il arborait, celui que tu détestais tant, te fit rougir. Enfin, tu n'étais pas sûre si c'était ça ou autre chose. Tu sentis sa prise sur toi descendre sur ton bassin et il t'enlaça.
« Mais qu'est-ce que tu fiches ! Bouges ! tu te débattais mais il avait une forte poigne sur toi. Je ne veux pas être avec toi. Tu es un tueur… Un assassin… Si je parle tu me tues aussi… Alors arrêtes d'agir comme si tu avais un quelconque intérêt pour moi… »
Tu rougissais et tu sentais ton cœur battre fort. C'était au-dessus de tes forces. Il te mettait à l'aise, mais savait te rappeler qui il était et de quoi il était capable. Tu te mordis la lèvre inférieure et tu abandonnas de te débattre. Tu tapas légèrement son torse, agacée et énervée contre toi-même.
« Arrête de jouer avec mes sentiments… »
Murmuras-tu, abandonnant complètement. Tu le sentis desserrer l'emprise qu'il avait sur toi et il plongea ses yeux dans les tiens. Tu avais l'impression de voir son monde entier rien qu'en le regardant ainsi. Tu commenças à trouver cette situation absurde, tout tournait en du grand n'importe quoi, ta vie s'était littéralement envoyée en l'air. Tu te mis à rire, un rire incontrôlable.
Chara haussa un sourcil, un sourire amusé et une expression d'incompréhension s'affichèrent sur son visage. Toi, tu rigolais encore, à gorge déployée. Il était à la fois tiraillé entre le désespoir et l'amusement. Finalement, tu te calmas, essuyant tes yeux où des larmes commençaient à se former.
« Ça va ? Je ne veux pas dire mais t'es presque aussi folle que moi.
– Désolée, mais je trouve ma vie partir en live juste parce que j'étais trop curieuse. Ça m'apprendra. tu pouffas légèrement. Bon, dis-moi… C'est quand que tu as l'intention d'en finir avec moi ? Sérieusement parlant.
– Tu veux vraiment le savoir ? demanda-t-il, son air s'assombrissant soudainement.
– Bien entendu. J'en ai marre de flipper à chaque fois que tu es à côté de moi alors je t'en prie, dis-moi quand.
– Ça dépend comment tu veux la finir cette vie. Sur une note positive ou négative ? Tu veux mourir d'en d'atroces souffrances ou que ce soit rapide ?
– Positive et rapide s'il-te-plaît… murmuras-tu.
– On va voir ça… »
Il posa délicatement sa main sur ta joue et te souris avec un air de dragueur. Tu soupiras, amusée, et le regarda dans les yeux. Il s'approcha et t'embrassa, passant son autre main au creux de ton dos. Tu répondis au baiser, après tout, autant que ce soit un moment doux et délicat pour tes derniers moments. Tu le sentis l'approfondir et t'allonger doucement sur le canapé. Tu enroulas tes bras autour de son cou, ressentant des papillons dans le ventre.
Il se sépara soudainement de toi, un sourire au coin et se redressant. Il semblait fier de ce qu'il venait de faire et te dévorait du regard. Tu ne pus t'empêcher de rougir de gêne face à son air satisfait. Il attrapa la télécommande qui traînait sur la table basse du salon et alluma la télé. Tu te redressas, perplexe.
« Tu ne vas pas me tuer maintenant… ?
– Nope. Je te l'ai dit non ? Je n'ai pas envie de tuer une aussi jolie femme que toi.
– T'es complètement fou… marmonnas-tu en rougissant.
– Je sais, on me le dit souvent. railla-t-il souriant ironiquement. Bien entendu, ces personnes mouraient dans les minutes qui suivaient. Tu as de la chance que je te trouve mignonne.
– Je ne sais pas si je dois être heureuse d'être sauve ou si je dois pleurer parce qu'un psychopathe a décidé de sortir avec moi.
– Vois ça comme il te chante, dans les deux cas, ça me fera plaisir. il te regardait droit dans les yeux avec son expression bien à lui.
– Si on t'attrape, je serais considérée comme complice…
– Et avec des si on peut refaire tout un monde. Je suis prudent, ne t'en fais pas. Par contre, ne t'étonnes pas si ton cercle masculin se réduit d'un coup, il y a des chances pour que j'y sois pour quelque chose.
– Ah non ! Chara ! Pas mes amis ! »
Il t'attrapa soudainement par la taille et te regarda, faisant la moue. Il approcha ses lèvres à ton oreille et tu pus sentir son souffle chaud en son creux. Ton cœur battait à toute allure tandis qu'il commença à parler.
« C'est la première fois que tu m'appelles par mon prénom… Recommences.
– Q-quoi ? Non ! tu rougis brutalement.
– Aller~ susurra-t-il pour te persuader.
– C-Chara… marmonnas-tu.
– Encore une fois~
– Chara… »
Tu avais prononcé son nom avec une voix légèrement tremblante et hésitante. Tu rougissais, encore plus qu'avant, et te cachais dans le creux de son cou. Il se redressa, ravi, et embrassa ta joue. Tu détournas du regard, laissant tes yeux dériver sur l'écran de la télé. C'était les informations, un flash spécial déclarant que la police avait découvert un corps mutilé par des coups de couteau dans l'abdomen. L'homme semblait être un homme mûr et il avait apparemment perdu son travail. Il était soul lorsque Chara avait décidé d'en faire un mort, pas étonnant qu'il l'ait ennuyé.
Tu redéposas ton regard sur lui, le remarquant très calme et posé. Il fixait la télévision lui aussi, écoutant les propos sur l'état de l'homme. Tu ne pus t'empêcher de détailler ses traits du visage, fins mais marqués par la fatigue. Comme ça, personne ne pourrait se douter qu'il était un tueur de sang-froid. Tu soupiras, souriant légèrement. Il te regarda en haussant un sourcil.
« T'es complètement cinglé… murmuras-tu.
– Oui mais tu en pinces pour moi~ susurra-t-il avec sensualité.
– Ça, c'est encore à voir. » raillas-tu, un sourire au coin.
Il fit une moue et se colla à toi en demandant de l'affection, tu le repoussas, agissant faussement énervée et lui demandant d'aller voir ailleurs. Tu rigolas, amusée, et lui te sourit. Tu ne pus comprendre ce qu'était ce sourire mais il te réchauffait le cœur. Ce type était un fou mais il était gentil envers toi et te mettait à l'aise… Alors peut-être que…
Et voilà ! Bon alors, j'ai imaginé une suite mais je ne pense pas l'écrire, pour la simple et bonne raison que sur c'est un peu… Comment dire… Gore ? Ouais. Cette histoire se terminerait en tragédie de toute manière.
Donc je préfère laisser ça ici et laisser votre imagination penser à la suite.
Sinon, n'hésitez pas à proposer un O.S. !
Gwena'
