Disclaimer: Je ne possède pas non plus Harry Potter... Evidemment...

2- Une journée avec son fils

Il était 9h15 le lendemain matin, et Brennan était assise sur son canapé, nerveuse. Elle n'avait jamais gardé un enfant seule avant, encore moins l'enfant d'un très bon ami ; cela signifiait que ce serait encore dix fois pire si elle faisait quelque chose de stupide, comme de laisser la tête de l'enfant prendre feu. Oh c'étaient de mauvaises pensées… elle espérait vraiment que son instinct maternel allait émerger une fois qu'elle aurait commencé à veiller sur l'enfant de l'un de ses meilleurs amis.

Elle entendit frapper à la porte et se leva pour répondre. Elle entendait la voix de Booth de l'autre côté. Ouvrant la porte, elle vit que Parker se tenait à côté de Booth, tenant un gros chien en peluche, alors que Booth tenait un sac.

« Bonjour » la salua-t-il. « Désolé on est en retard. Parker a pensé que ce serait drôle de cacher les clés dans ses chaussettes et de me laisser les chercher. »

« Ce n'est rien, » dit Brennan. « Entrez. »

Booth et Parker entrèrent. Elle ferma la porte alors que Booth posait le sac de Parker près du canapé. Se tournant vers Brennan, il lui fit un sourire reconnaissant. « Merci beaucoup pour ça, Bones. »

« De rien » dit Brennan, lui rendant son sourire. Booth se tourna vers son fils qui ten ait toujours sa peluche géante.

« OK, Parker, tu te souviens de ce qu'on a dit à propos… »

« … je sais, Papa ! » Parker interrompit son père. « Je serai sage! »

« Hey, ça ce n'était pas gentil. On n'interrompt pas les gens quand ils sont en train de parler. » Booth réprimanda son fils qui lui fit ce qui était incontestablement un sourire charmeur ; Brennan surprenait souvent Booth l'essayant sur elle. Elle ne put s'empêcher de rire. Booth la regarda, perplexe.

« C'est bien votre fils, Booth, » dit Brennan en riant. « Il a le même adorable sourire charmeur que vous. »

Booth se leva, un petit sourire sur le visage, clairement amusé que Brennan n'ait pas réalisé ce qu'elle venait de dire.

« Adorable sourire charmeur ? » répéta Booth, et il nota avec satisfaction la soudaine prise de conscience qui se dessina sur le visage de sa partenaire, en même temps qu'un léger embarras.

« Eh bien oui sur lui, immature sur vous, » Brennan esquiva avec un mensonge, et Booth toussota en levant les yeux au ciel.

« Très bien, mon gars, je dois partir. » Booth enlaça Parker. « Sois sage avec le Dr Brennan. »

« Je le serai » l'assura Parker.

« Merci encore, Bones, » dit de nouveau Booth. Elle le raccompagna à la porte. « S'il y a le moindre problème, appelez moi. »

« Je le ferai » dit-elle, et sa nervosité devait être visible car il serra sa main et dit « Vous allez être très bien » avant de partir. Elle le regarda partir et lui faire un dernier signe de la main avant de fermer la porte. Elle se tourna vers Parker qui était maintenant assis sur le canapé, balançant ses jambes. Elle s'approcha et s'assit à côté de lui.

« C'est un gros chien » commenta-t-elle, indiquant son gros chien en peluche.

« Papa me l'a acheté, » dit Parker. « Tu veux le prendre ? »

« Bien sûr, » dit-elle alors que Parker lui tendait le chien. « Il a un nom ? »

« Son nom est Patmol, » dit fièrement Parker, « de Harry Potter. Papa m'a lu les livres. Tu les as lus ? »

« J'ai lu les 2 premiers, » dit Brennan. « Mais je n'ai pas lu les autres. J'ai été très occupée. »

« Tu attrapes les méchants avec mon papa. »

« C'est ça. »

Parker lui sourit alors qu'elle lui rendait Patmol. Il approcha la gueule du chien de son oreille, comme s'il lui disait un secret. « Patmol dit qu'il t'aime bien. »

« Eh bien j'aime bien Patmol aussi, » dit Brennan en souriant. « Tu veux un casse-croûte, Parker ? »

« Ouais ! » dit Parker en la suivant dans la cuisine. Peut-être que ça ne sera pas si difficile que ça, après tout, pensa Brennan.

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« Mon copain Danny dit qu'il saute de la balançoire quand elle bouge encore, » dit Parker alors que Brennan lui donnait une dernière poussée sur la balançoire. Après une mâtinée passée à faire des pancakes en forme de visages souriants et 4 parties de Candyland, le duo improbable avait décidé d'aller dans le parc en bas de la rue. L'air frais faisait voler les feuilles rouge et jaune autour des pieds de Brennan alors qu'elle regardait le gamin énergique se balancer de plus belle.

« Je ne pense pas que tu devrais essayer, Parker, » l'avertit-elle. « Ca semble dangereux. »

« Oh, je le ferai pas, » dit Parker par-dessus le bruit de la balançoire. « La maman de Danny lui dit de pas le faire, mais Danny a été vilain et l'a fait quand même. Il s'est fait mal à la cheville. Maintenant il a un plâtre et il doit rester chez lui ce week-end. »

« Mon frère et moi on faisait des concours à la balançoire dans le parc près de la maison quand j'avais à peu près dix ans, » se souvint Brennan.

« Tu as un frère ? » demanda Parker. « C'est cool. »

« C'est très cool, » acquiesça Brennan. « On faisait beaucoup de concours. »

« Comme quoi ? » Parker commença à faire ralentir la balançoire en écoutant Brennan.

« Des petites choses bêtes, comme qui arrivera à retenir sa respiration le plus longtemps sous l'eau, qui traversera le plus vite le champ, qui sautera à la corde le plus longtemps… » Parker descendit de la balançoire. « Qu'est-ce que tu veux faire maintenant ? »

« On va regarder un film? Il fait froid dehors. »

« Ca me semble bien, » dit Brennan. « On pourrait commander une pizza pour dîner et louer un film. Tu aimes cette idée ? »

« Pizza au fromage ! » s'écria Parker, excité.

Brennan rit et le prit par la main alors qu'ils descendaient la rue vers la boutique de location de vidéos.

Brennan n'était jamais entrée dans la boutique et fut immédiatement dépassée par les murs de DVD tout autour. Parker sembla tout de suite chez lui alors qu'il l'emmenait vers la section enfants. Il leva la tête pour voir les films situés hauts sur l'étagère. Le voyant essayer de son mieux de rester sur la pointe des pieds, Brennan eut pitié de l'enfant.

« Tu veux monter pour mieux voir ? » offrit-elle.

« Oui s'il te plaît, » dit Parker poliment, et Brennan le prit et le fit s'asseoir au niveau de sa hanche alors qu'il regardait les étagères.

« Oh ! Le Monde de Nemo ! » dit Parker en prenant la boîte. « Tu l'as vu ? »

« Non, » dit Brennan. « C'est bien ? »

« C'est très drôle! On peut prendre celui-là? »

« Bien sûr, » dit-elle. « Tu veux en choisir un autre aussi ? »

« Deux films? » Les yeux bruns de Parker s'ouvrirent en grand et Brennan ne put s'empêcher de rire à son adorable visage.

« Pourquoi pas ? » dit-elle. « On ne les regardera sans doute pas tous les deux ce soir, alors on peut en garder un pour demain. »

« OK ! » Les yeux de Parker scannèrent de nouveau l'étagère avant de trouver un autre film. « Les indestructibles » choisit-il, et Brennan prit le DVD.

« On va payer, » dit-elle. Elle posa Parker et ils se dirigèrent vers la caisse.

« Je vais les porter, » offrit Parker, tendant la main vers le sac plastique avec les deux DVD.

« Merci. » Brennan le lui tendit et l'aida à fermer son manteau avant de retourner dans l'air vif de novembre.

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« Pourquoi Papa t'appelle 'Bones' ? » demanda Parker à Brennan alors qu'ils parcouraient le trottoir vers son appartement. Parker balançait le sac, et Brennan portait une grande boîte de pizza au fromage qui gardait ses mains au chaud.

« C'est parce que je suis anthropologue. » Voyant son visage perplexe, elle ajouta « ça veut dire que je travailler avec les os. »

« Alors Bones n'est pas ton prénom ? »

« Non, » sourit Brennan en secouant la tête, « seulement un surnom. »

« Est-ce que quelqu'un d'autre t'appelle Bones ? »

« Non, » dit-elle encore, et elle découvrit que cette pensée était la cause de son sourire. « Non, juste un surnom que ton père aime. »

« Tu l'aimes toi ? »

« Je ne l'aimais pas, » dit-elle avec sincérité. « Mais j'ai appris à l'apprécier. »

« C'est quoi ton prénom ? » demanda Parker avec curiosité. Il semblait fasciné par l'anthropologue.

« Temperance. »

« C'est long, » dit Parker. « Mais c'est joli. »

« Merci, Parker. »

De retour à l'appartement, Brennan posa la boîte à pizza sur la table de la cuisine. Parker posa les DVD sur le canapé puis suivit Brennan dans la cuisine. Elle l'aida à enlever son manteau, prit son bonnet et ses gants, et enfin délaça ses baskets.

« Merci Dr Bones, » dit-il après qu'elle l'eut aidé, en lui faisant un sourire identique à celui de son père.

« De rien, » dit Brennan en riant. « Maintenant on va se laver les mains et on pourra manger en regardant le film. »

« On peut manger et regarder la télé en même temps ? » demanda Parker.

« Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas, » dit Brennan.

« Papa ne me laisse jamais manger et regarder la télé, » lui dit-il. « Il dit toujours qu'on doit manger à table. »

« Eh bien ton papa n'est pas là, n'est-ce pas ? » Brennan lui lança un sourire machiavélique qui le fit glousser. « Et c'est une soirée-pizza. On pourra même sauter sur mon lit si on fait attention de ne pas tomber. »

Le regard d'admiration sur le visage du petit garçon la fit sourire encore plus. C'est à ce moment que son téléphone sonna. Elle le prit sur le comptoir.

« Allo ? »

« Salut Bones, » c'était Booth. « Pourquoi votre téléphone est éteint ? »

« On vient de revenir et je l'ai éteint pour le charger. »

« Oh, alors comment ça va ? »

« Assez bien, vous voulez parler à Parker ? »

« S'il vous plaît. »

« C'est ton père. » Brennan tendit le téléphone à Parker qui le prit avec excitation.

« Salut Papa ! » dit-il. « Devine quoi ? Tempie veut bien qu'on regarde un film en mangeant!... Ouais, on s'amuse bien, on est allés au parc aujourd'hui… Je le suis… OK… je t'aime aussi, Papa. » Il rendit le téléphone à Brennan.

« Pourquoi tu n'irais pas te laver les mains, Parker, » lui dit-elle avant de reporter son attention sur Booth. « Alors comment ça se passe ? »

« C'est ennuyeux, » répondit Booth. « Et vous, Tempie ? » Elle entendait le ton taquin dans sa voix.

« Taisez-vous, » dit-elle en levant les yeux au ciel. « On passe du bon temps. Parker est un enfant super. Il est très poli aussi. »

« Merci, » dit Booth. « Vous voyez, je vous avais dit que ça irait. »

« Je sais, vous aviez raison, » elle attendit sa réponse. Quand elle ne vint pas, elle reprit « Booth ? »

« Huh ? Oh, désolé. C'est juste que je ne vous entends pas souvent dire ça, alors je m'en imprègne avant que vous continuiez et reveniez en arrière. »

« Oui, eh bien je dois vous donner un peu de confiance quelque fois, » le taquina-t-elle. « Je ne veux pas gonfler votre ego au point que votre tête vous fasse tomber. »

« Ouch, Bones. » Il prétendit être blessé. « Vous prenez des leçons pour insulter les gens avec Angela ? »

« Non, j'ai volé votre livre Les Insultes pour les cons, » dit Brennan. « Je suppose que je devrais vous le rendre maintenant. »

« Wow, vous jouez à fond, » dit Booth en riant. « Je devrais probablement vous laisser avant que vous ne les utilisiez toutes dans cette conversation. »

« Taisez-vous, » dit-elle encore en riant à son tour.

« Très bien, je dois vraiment y aller, » dit-il, déçu ne devoir arrêter de lui parler. « Mais je serai sans doute de retour demain soir vers 22h. »

« Vous allez venir le chercher à 22h demain ? » demanda Brennan, semblant un peu déçue.

« Je suppose. »

« Je pense que je peux laisser une clé sous le paillasson. »

« Ok, merci, Bones, » dit-il. « Je dois y aller. Au revoir. »

« Au revoir. »