Yo les thugs, j'suis re-là! (quel français admirable, très chère...)
Bref! vuq u'aujourd'hui a été extrèmement productif, j'ai l'honeur de vous présenter directement le chapitre un! Il est à peine plus grand que le prologue, à quelques centaines de mots près, et ça introduit juste les personnages prinicpaux, donc Newt & Thomas, pour essayer de les cerner un peu, de comprendre leur environnement, ect. J'en ai pas trop mis, histoire de conserver une part de mystère autour d'eux. Newt sera le plus mystérieux, entre nous. Thomas est assez facile à cerner, en fait, et il n'essaye pas vraiment de se cacher donc...
M'enfin, je vais m'arrêter parce que sinon je vasi trop en dire haha! Bonne lecture!
Disclaimer: Personnages de James Dashner. Décor & intrigue de votre serviteur.
Le dernier son de balle perça dans la soirée humide d'été. Il finit par se dissiper dans le bruit de l'alarme qui rendait peu à peu l'âme. Le silence régna de nouveau sur les rues ensanglantées du quartier. Un jeune homme se tenait dans une rue déserte, mains dans les poches. Malgré le carnage, son esprit était clair et vide. Il était habitué, avec le temps. Il se dégoûtait, de ne montrer aucune émotions devant les corps sans vie de sa famille d'adoption, mais c'était la seule façon de se sentir en sécurité, intouchable.
Un bruit sourd de pas se fit entendre derrière lui, et le blond se tourna lentement vers l'origine du bruit. Une silhouette d'homme commença à prendre forme dans l'obscurité artificielle de la ruelle. Un jeune asiatique, à peine plus grand que l'autre sortit de la silhouette. Il lui adressa un sourire, vide de toutes émotions, et regarda machinalement les cadavres. Le blond se retourna avec lui, contemplant le spectacle morbide qui se tenait devant eux.
Aucun des deux ne pipa mot, observant les corps se vider du précieux liquide carmin en silence. Entre temps, le blond avait sortir une cigarette, et se délectait du goût amer qui se propageait dans sa gorge, lui faisait momentanément tout oublier. L'autre garçon bougea dans son dos, le faisant recracher une bouffée de fumée grisâtre et se retourner.
« Newt, on devrait rentrer. Ça ne sert à rien de rester ici. Les rats vont bientôt arriver de toute façon. »
Les paroles crues de l'asiatique firent frémir le dénommé Newt, qui jeta sa cigarette sans un regard pour son partenaire. La réalité arrivera toujours à le rattraper, quoi qu'il fasse. L'autre garçon se retourna, faisant face à Newt, et commença à partir, sans un autre mot. Le blond regarda une dernière fois la rue, un sentiment d'amertume et de dégoût dans la bouche, et suivit son ami dans la puanteur habituelle du quartier d'Aridus.
X « Death is everywhere. But so is Love. » x
Thomas resta silencieux quelques secondes après que le dernier son de la mort eut quitter la ville. Le soleil se couchait lentement sur Aridus, plongeant le quartier dans une obscurité orangée et fantaisiste. Il soupira, brisant le fil de ses pensées, et attrapa un cahier rouge, posé sur sa table de chevet. Des mots quelconques étaient griffonnés sur les pages blanches du cahier, ajoutant un côté désordonné mais esthétique à l'ensemble du cahier. Il prit un crayon de papier, et se mit à dessiner grossièrement le paysage enflammé du soir.
Son crayon volait gracieusement sur la pureté de la page, la ternissant d'un noir pâle le temps d'un coup de poignet. Un sourire passionné se dessinait sur ses traits fins, à mesure que son dessin prenait la forme d'une ville mise à feu et à sang. Un appel du cœur, un souhait de révolte. C'était sa seul façon de s'évader du quotidien banal de sa petite vie, de se libérer le cœur pour une demi-heure, avant de se faire brusquement tirer hors de son cocon de liberté.
Une vibration étouffée l'interpella, le faisant relever la tête de son cahier déjà bien noirci. Il attrapa son téléphone, posé à proximité et détailla l'écran lumineux. Un nouveau message de Teresa. Il hésita à répondre, mais déverrouilla quand même son téléphone et tape furtivement un message. Il repéra quelques fautes d'orthographe, mais ne prit même pas le temps de les corriger. Elle comprendrait.
Teresa était sa meilleure amie et confidente. Elle était la seule au courant de son rêve impossible, mais l'encourageait à suivre son utopie de toute manière. Elle lui disait souvent que l'espoir était ce qui tenait les hommes en vie. Peut-être n'avait-elle pas totalement faux, qui sait ?
Sa réponse ne se fit attendre, et Thomas parcourut les lignes écrites en script.
«Thomas, t'es sûr que c'est toujours ok pour demain ? T'as l'air vachement distrait… Enfin, je te sens tendu. Plus que d'habitude. »
Il soupira. Teresa était, certes, gentille, mais son attitude de constante protection envers lui commençait peu à peu à l'ennuyer. Il tapa un message rapide, pour lui demander de ne pas faire tout un plat de son humeur maussade, et éteignit son téléphone sans un remord.
Il reprit son cahier, et continua à dessiner les formes abstraites d'un immeuble détruit, laissant les derniers rayons du soleil baigner sa chambre.
« Demain sera un grand jour, se répéta-t-il inlassablement. Demain sera un grand jour. »
Voilà voilà, oubliez pas qu'une review fait vivre l'auteur, que les critiques constructives sont toujours les bienvenues & que je vous aime yoo! Bonne soirée/journée à tous et n'oubliez pas de prendre soin de vous les thugs!
- Liz xx
- P.S: Si mon histoire perce, il y aura une préquel sur Newt :-) -
