Disclaimer : Harry Potter et tous les personnages de cet univers ne m'appartiennent pas, ils sont la propriété de JK Rowling
Merci pour votre super accueil de cette histoire ainsi qu'à ma Béta Evafanfic
Un autre merci à Silverbutterfly209, Math'L, au Guest, Gwen et PapillonVert pour vos reviews !
Chapitre 2 : Une histoire à raconter
Quelques secondes après le début des vibrations du portail, une créature informe en sortie. On distinguait assez difficilement le passage de la tête au torse ainsi que de ce qui semblait être le bas du corps avec les jambes. Il était teinté de noir et de rouge sur l'ensemble du corps et possédait deux cornes sur la tête. C'était l'archétype même de ce que les moldus appelaient un démon. En le regardant, on ne pouvait que ressentir un frisson nous traverser le corps.
Hermione était la seule à ne pas paraître effrayée par le monstre qui lui faisait face ou alors elle n'en montrait rien. Elle le regardait avec une haine intense et tous comprirent que si un regard avait la capacité de tuer alors cette créature serait déjà au sol. Pourtant, et même si elle était déjà en posture de combat, elle ne semblait pas avoir sa baguette avec elle. Personne ne désignait Hermione gagnante face à ce démon.
- Toi, tu reviens avec moi ! Grogna-t-il vers Hermione, en la pointant de ce qui paraissait être son doigt.
- C'est hors de question. Je suis libre et je compte bien le rester.
A la surprise générale, elle fit apparaître une boule de feu dans sa main. Aucune brûlure ne semblait être ressentie et au vu de la maîtrise ainsi que du contrôle dont elle faisait preuve, il était évident qu'Hermione n'en était pas à son coup d'essai. Certains cherchaient sur la sorcière sa baguette ou au moins quelques morceaux dont elle aurait trouvé un moyen de tirer de l'énergie mais rien.
Elle lui lança alors cette boule de feu en plein dans la poitrine ce qui projeta la créature à travers le portail. Tous furent impressionnés par la puissance qui ressortait de la sorcière en cet instant même s'il était flagrant qu'elle avait été pas mal épuisée par cette manœuvre. La petite fille fonça alors dans les bras de sa mère qui peina presque à la soulever mais tenta de ne pas le montrer.
- Miss Granger, s'exclama Minerva, dite-nous ce qui vous ait arrivé !
- Je veux d'abord savoir une chose, professeur.
- Tout ce que vous voulez.
- Depuis combien de temps je suis …
Elle ne prit pas la peine de finir sa phrase quand elle remarqua Harry et Ron à la table des Gryffondors. C'est à ce moment exact qu'elle réalisa qu'ils n'avaient pas l'air plus vieux que dans ses propres souvenirs qui, eux, lui semblaient très lointains.
- Cela fait trois semaines, à quelques jours près, que vous avez disparu de notre point de vu, énonça Albus.
Une mine triste s'afficha alors sur le regard de la sorcière qui comprit qu'il lui serait vraiment impossible de retrouver un peu de sa vie normale. Tout ce qu'elle avait espéré avait été de retrouver les siens un jour. Pourtant, il paraissait complexe de retrouver une amitié perdue avec des adolescents quand elle-même était à présent adulte et mère. Elle posa alors sa fille sur le sol sans pour autant lui lâcher sa main. S'approchant ensuite, pas à pas vers Ombrage, elle la fixa d'un air agressif et haineux.
- Vous leur expliquez ou je le fais ? Lui demanda-t-elle.
- Je … Euh … Enfin je ne sais pas de quoi vous … Bredouilla la femme en rose.
Hermione soupira devant le manque total de courage que possédait l'ancienne Serpentard qui se trouvait en face d'elle. Ce n'était même plus du courage dont elle manquait au final, mais le simple respect de l'autre et la capacité à assumer ses actes.
- Il y a maintenant douze ans, de mon point de vu bien évidement, Dolores Ombrage m'a invitée dans son bureau. Avec la tension ambiante au château et les quelques soucis vécus en cours, je pensais me faire réprimander.
La brune expliqua alors qu'elle fut accueillie par une Ombrage avec un immense sourire cette après-midi-là. Bien que trouvant cela étrange, elle ne se méfia pas face à un membre du corps enseignant. La professeure lui avait alors expliquée qu'elle voulait récompenser son envie d'apprendre ainsi que son intelligence, en partageant certaines choses avec elle.
Ombrage l'avait alors approchée d'un étrange miroir. Hermione avait immédiatement pensé à un conte moldu dont elle avait connaissance sur un autre monde de l'autre côté d'un miroir. La jeune sorcière avait assez rapidement comprit qu'il s'agissait d'un portail entre les dimensions. Ce fut quand elle cessa de penser à un certain lapin blanc, qu'elle sentit deux mains dans son dos la pousser à travers le miroir.
- Pardon ? Vous avez fait quoi ? Cria presque McGonagall, plus rouge que jamais.
Hermione ne put que sourire à sa directrice de maison. Elle était d'ailleurs bien la seule à sourire de toute la salle.
- Une fois que j'ai compris que j'avais atterrit dans une autre dimension, il me restait à savoir d'abord de quel genre il s'agissait puis comment rentrer.
- J'imagine qu'il ne s'agissait pas d'une des plus agréables à vivre au vu de votre invité. Conclut Albus.
Elle hocha la tête tristement. Hermione expliqua alors qu'elle s'était retrouvée dans une dimension de type démoniaque. Les humains, tout du moins le peu qui y existaient, servaient d'esclaves aux démons et autres créatures qui y vivaient. Elle baissa alors les yeux, plongée dans ses souvenirs avant de se rappeler qu'elle n'avait terminé son histoire.
- Je me suis retrouvée sans ma baguette, puisqu'elle a été détruite, alors j'ai fait ce que j'ai pu pour maîtriser ma magie sans. Vous avez vu le résultat.
Hermione ne pouvait que sourire, c'était une des rares choses qui la rendait fière de tout ce qu'elle avait vécu pendant toutes ces années. Ça et la petite tête brune qui la regardait continuellement avec un immense sourire.
- Comme les autres humains, j'ai été réduite à l'esclavage. Mais j'ai fini par trouver la force de m'échapper.
- Elle a été votre force, je me trompe ? Demanda Albus en regardant la petite fille.
- C'est exacte. Quand j'ai compris que j'étais tombée enceinte, j'ai réalisé que je ne pouvais pas laisser mon enfant vivre ce que j'avais vécu alors je me suis échappée.
La force qui émanait d'Hermione amenait à l'admiration de tous ceux qui écoutait son récit. Même les Serpentards n'étaient pas insensibles à ce qu'elle racontait. Elle finit alors par ajouter qu'elle avait vécu en passant de colonie humaine en colonie humaine, se cachant de temps à autre pour éviter à sa fille de devenir esclave à son tour.
